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Alzeimer on te nomme…

Qu’a tu fais de mon mari voleuse de mémoire ?

Tu lui rends toute forme de vie

Impossible depuis des mois.

Maladie d’Alzeimer on te nomme,

  À cause de toi tout à changer en lui.                                                                                                        

 Il tourne ses doigts toute la journée, 

Il ne sait plus faire que cela.

On lui à fait passer un scanner

 Et sais tu sale voleuse que tu as envahi

Son cerveau de taches blanches.

Il y a en a tant que sa vie d’avant

Il ne s’en souvient pas.

 Demande-lui son nom et où il habite ?

Il te répondra d’un air triste

« Je ne sais pas »

Il ne garde aucun souvenir

Des prénoms de ses enfants

De ses petits enfants qu’il aimait tant.

Demain c’est le jour de son anniversaire

Son âge il ne sait le dire.

Sa mémoire s’est envolée

Nous laissant tristes et désemparés.

Nous sa famille ne savons comment réagir

À la solitude dans laquelle il se laisse enfermer.

Viendra le jour pas si lointain

Où il devra nous quitter

parce qu’il n’y a aucun espoir qu’il puisse  guérir.

Qu’emportera t-il de son vécu ici bas ?

Qu’emportera t-il de ce qui fut de notre amour à nous deux?

Roberte Colonel 25/09/2020

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Blessures et repentir sont d’un seul tenant

La poésie est à la vie ce qu’est le feu au bois. Elle en émane et la transforme. (Pierre Reverdy)

En ce premier jour d’automne

Que de l’univers nous revienne

Ce que nous croyions perdu.

Que reviennent celui  qui en s’éloignant n’avaient rien dit ;

Que la souffrance muette soit notre quotidien.

Que cesse l’âpre déchirure : un cri qui éclate

d’autant plus insoutenable qu’il est en dedans.

 Blessures et repentir sont d’un seul tenant 

Comme des passerelles amies des deux côtés.

Roberte Colonel 24/09/2020

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Urgence d’écrire.

la vérité n’a que deux faces mais son troisième côté vaut mieux! (Eugène Ionesco)

Dans le petit matin qui se lève sous un ciel gris dont je ne sais rien encore

Quelques pages blanches pour tout décor et cette urgence d’écrire

De dire, de me dire que dans une certaine cohésion

Telle la mer dont les vagues vont et viennent

Aussi tourmentées  que mes pensées vagabondes

Sur ma page désertique sont présent en ma mémoire

Des souvenirs qui resteront toujours les rêves de mes nuits

Ou ta vie dans ma vie a imprimé sa trace pour toujours.

Roberte Colonel 20/9/2020

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Ils sont si fragiles mes mots

Il est un art l’art du mot — l’art du mot — qui ne connaît pas de limites : la poésie. (Ivan Gontcharov)

Ils sont si fragiles mes mots

Ils se plaquent sur mes lèvres,

Parfois ils forcent ma gorge

Ils rugissent de paroles

Qui ne sont pas les miennes.

Les gémissements et la douleur

Laisse des traces de désordre

Au creux d’une histoire insensée

Apocalyptique loin de la réalité.

Roberte Colonel le 17/09/2020

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Les élans du coeur…

« Les élans du cœur n’ont rien de logique. Ils ne dépendent pas de notre volonté et échappent à tout. » (Laure-Marie Lapouge) 

Un jour dont j’ai le souvenir

Nos ombres devant nous, sur le sable,

Penchés l’un vers l’autre, se touchant presque

Du fait des mots que nous voulions nous dire,

Où le rire a gravé nos empreintes

Nos mains se frôlaient

Nos yeux éperdus de bonheur

Aux frissons des vagues que la mer roulait à nos pieds.

Je fantasmais aux mains funambules qui me faisaient l’aimer.

Cette passion sans témoin souvenir de l’ultime étreinte

Dans la détresse du jour qui s’assombrissait
.

Brûlure d’un souffle silencieux,

D’un au revoir que la mer allait emporter loin à la dérive.

Roberte Colonel 03/09/2020

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En matière d’écriture …

En matière d’écriture, si résolu que l’on soit à rester sur la grand-route, certains chemins de traverse ont une séduction à laquelle il est difficile de résister. (Herman Melville)

Sur le contour de notre histoire
dans lequel nos mots sont imprimés

Se retrouvent enserrés

nos doigts emmêlés d’une

Complainte inachevée

Roberte Colonel Le 30/08/ 2020

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Le temps … — Plumes, pointes, palettes et partitions

» Le temps agit sur toute chose. Il façonne les rivières, ride la surface de la terre, met au monde le grain de sable qui provient du rocher de demain, roule les saisons. Le temps file. Pourtant il reste toujours du temps, du temps à rattraper, du temps à effacer, du temps à attendre. On […]

Le temps … — Plumes, pointes, palettes et partitions

Un très beau texte. Merci

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Tout est si divin en cette heure…

« Nul bonheur, nulle sérénité, nulle espérance, nulle fierté, nulle jouissance de l’instant présent ne pourrait exister sans la faculté de l’oubli. (Friedrich Nietzsche) »

Tout est si divin, en cette heure, sans bruit, dans cette chambre qui est mienne ou je vois mon ombre planer éperdue interpréter ma nuit.

Mon cœur, fièrement se cambre à ton emprise sur mon être craintif.

 Tu as ouverts la porte de mes secrets, l’extase brève de tes mots éclos dans les fleurs de mon jardin embaumé entre parole et silence qui parle de l’instant passé.

   (Roberte Colonel 24/09/2020)

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Le temps Passe…

Les rêves n’appartiennent ni à ceux qui les font ni à ceux qui les lisent. Ils sont juste un lien invisible entre les âmes et les cœurs. (Ian Manook)

Le temps passe

Le naufrage de nos yeux

Ne connaîtront t-ils plus de repos ?

D’instinct la voix manque,

L’amour n’est plus qu’un point

De grandes déchirures ?

Le temps passe, et

Mon poème lancé à la mer

Saurât t-il trouver la vague

Quand l’usure de nos mots

Tant de fois clamées,

Restent les doux rêves de nos nuits,

Et les pensées secrètes de nos âmes.

 Le temps passe.

Roberte Colonel le 19 / 08/ 2020

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Sérénité du coeur…

Cochonfucius dit :Modifier

Sérénité du coeur
———-

En mon coeur est faible mémoire,
Au monde je suis étranger ;
Mon jardin n’est que terre noire
Et mon bagage est bien léger.

Mon destin n’est pas une histoire,
Mes plaisirs furent passagers ;
D’écrire et de lire et de boire,
Est-ce un temps bien aménagé ?

Ce coeur que le mal abandonne
Aux fantômes d’antan pardonne ;
C’est évident qu’il le devait.

Il se nourrit de quelques rêves
Et de sérénité, sans trêve,
Vieillir, ce n’est pas si mauvais.

Cochonfucius Je suis très touchée par votre poésie déposée sur ma page… un cadeau précieux à mon coeur Merci…Votre poésie fait suite à un de mes billet « Dors tu? de Marceline- Desbordes-Valmore

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Ainsi va Valras-Plage…

Il se passe encore quelque chose sur Valras-Plage

Imaginez, nous sommes le sept août et vous êtes péniblement allongé sur votre serviette de plage. Vous transpirez a grosses goutes sous un soleil de plomb, vous avez la couleur caramel et vous en redemandé encore du soleil… bien chaud pour peaufiner votre joli bronzage.

Seize heures, soudain fini votre sieste, l’intrus venus en droite ligne des nuages vous gratifie d’une fraicheur moite, vous en perdez votre souffle tant sa présence est étouffante.

 Je devine que cette brume incommodante se réjouie de vous troubler. Elle est indécente, elle ne c’était pas fait annoncé à la météo. Elle forme un épais brouillard digne des brouillards de novembre, Il vous est difficile de distingué votre voisin le plus proche, vous n’y voyez plus rien.

Ce soir lors de la prise de mon cliché aussi surprenant que cela puisse être, un pêcheur se tenait seul au bord L’Orb. Il lançait d’un coup sec sa ligne dans l’eau et semblait se réjouir de la brume.

Ainsi va Valras-Plage ou il se passe toujours quelque chose !

Photo Roberte Colonel prise sur L’Orb à 20h30

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Il se passe toujours quelque chose à Valras-Plage…

Il fait si chaud et le soir quand le silence se fait chez moi j’aime à rester sur ma terrasse seule dans le noir. Je regarde le ciel, Je rêve, je me défatigue de l’emprise de ma journée où je ne m’appartiens plus. Mes jours se suivent et se ressemblent tant que j’apprécie à me retrouver seule pour profiter de la fraîcheur de la nuit. C’est pour moi un grand moment de bonheur que j’aime à partager avec les nuages, les étoiles, et la pleine lune du moment. Je me surprends parfois à parler seule je me sens en communion avec le ciel

Mais que c’est il donc passé dans le ciel au dessus de Valras-plage hier au soir ? Une surprise, un spectacle irréel ! Le ciel était très noir et quelque petites étoiles lumineuses à peine visibles s’essayaient à vouloir briller dans le ciel. Le clou du spectacle était magique. La plaine lune jouait à se cacher pendant quelques secondes, puis elle réapparaissait comme pour m’éblouir sortant a moitié visible du gros nuage noir quand enfin, elle se montra belle, transparente, brillant de tout son éclat. Je ne pouvais détacher mes yeux du ciel tant j’étais subjuguée par cette apparition si imprévue à mon regard. (Photo de mon amie Hasnia qui suivait aussi le spectacle)

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Suite de mes vacances à Valras plage…Que de monde!

Que de monde! Des milliers de personnes chaque lundi et vendredi se déplacent pour venir au marché pendant la saison estivale. Il faut savoir se frayer un chemin pour acheter la petite robe pas cher et tant convoitée. Ou bien acheter de belles olives « certifiées du midi ».

Il ne faut pas craindre de se faire monter sur les pieds! Il est rare que je m’y rende, mais ce lundi je me suis faufilée dans la foule et je l’ai trouvée cette petite robe! Je vous le dis il fait très bon vivre à Valras-Plage. Été comme hiver, dans cette station il y a toujours de l’animation.

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Blog en vacance…

(Le bonheur vient de l’intérieur et non de l’extérieur car il ne dépend pas de ce que je possèdes. Il dépend de ce que je suis.)  » Les chemins d’Éléonore. »

Je suis née sous le signe des poissons pas étonnant que j’aime autant l’eau! Je sais… C’est un signe d’eau mais le poisson que je suis n’aime pas les eaux troubles… comprenne qui pourra… je m’entends avec tout les gentils!!! Pour les méchants je suis une anguille, je passe mon chemin en faisant la belle !J’aime celle que je suis devenue. Je me réjouie d’être restée debout après l’orage qui ce félicitait d’avance de vouloir me mettre à terre.

Aujourd’hui je prends des vacances, de longues vacances. J’ai besoin de me ressourcer, de vivre sans stresse.

Pendant cinq longues années j’ai partagé presque chaque jour mes écrits et la rédaction de trois livres avec un ami. Ces livres sont répertoriés aux Archives de la Bibliothèque Nationale de France. Ils y figurent dans la longue listes des livres des auteurs français.

A vous mes ami(es) qui me suivaient régulièrement je vous souhaite de passer un bel été et d’êtres heureux.

Nous nous reverrons sans doute un jour prochain!

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Je lève les yeux, et m’accroche aux nuages

Je lève les yeux, m’accroche

Aux nuages qui glissent avec une sorte
de tendresse

L’azur alentour ne m’est d’aucun secours.

Je te cherche maman, jusqu’à me perdre là-bas, tout en haut

Dans les mille nuages organisés qui m’entourent

Celui dans lequel ce trouve ton refuge ?

 Je t’appel depuis si longtemps. Nuit à nuit je te construis.

Je t’imagine, dans celui-ci ? Où ce peut être bien dans celui la ?

Je sens ta présence légère descendre au dessus de mes nuits.

Mon inconscient dérape aux larmes de mon âme en détresse.

Il me faut réécrire ma vie, où après des détours, suivre avec amour,

Des instants d’un nouveau bonheur.

Roberte Colonel 17/06/2020

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Rose de mon enfance…

Rose de mon enfance

Au parfum subtil

Tu m’éblouies, tu m’enivres,

Tu me transportes au jardin de mon enfance.

Tu fais remonter des souvenirs anciens,

De ceux enfouis au plus profond de ma mémoire.

Tu t’exposes au regard des amoureux,

Ton éclat t’a faite reine,

Capricieuse souveraine

Du symbole de l’amour

Quand dans la nacre,

Tu joues avec les pastels

Ta beauté virginale,

Éclose dans toute humilité triomphante,

Tu peux être symbole de l’amour

Et si tes épines nous griffent,

C’est par amour excessif.

De rose des sables

 Les déserts volent ton empreinte

Ils te figent pour mieux t’étreindre.

Le petit Prince a compris

Qu’une rose c’est pour la vie.

Partout où nos yeux se posent

Tu nous fais « La vie en rose. » 

Roberte Colonel 13/ 06/2020

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la poésie m’est douce

Les coquelicots ont étaient de tout temps mes fleurs préférées. Sans doute parce que leurs floraisons est annonciatrice du printemps.

.À présent que la poésie m’est douce

Comme ces fleurs des champs,

Comme l’amour souffle de splendeur

Mes rêves sont devenus fêlures

Dans le jour qui n’est plus.

Aux frémissements du temps,

Se faufile la blessure

Le feu de la vérité brille

Mais ne se consume pas.

Roberte Colonel 10/06/2020

(photo d’Andrey Tiyk)

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Dors-tu ?

Dors-tu ?

Et toi ! dors-tu quand la nuit est si belle,
Quand l’eau me cherche et me fuit comme toi;
Quand je te donne un cœur longtemps rebelle?
Dors-tu, ma vie ! Où rêves-tu de moi ?

Démêles-tu, dans ton âme confuse,
Les doux secrets qui brûlent entre nous ?
Ces longs secrets dont l’amour nous accuse,
Viens-tu les rompre en songe à mes genoux?

As-tu livré ta voix tendre et hardie
Aux fraîches voix qui font trembler les fleurs ?
Non ! c’est du soir la vague mélodie ;
Ton souffle encor n’a pas séché mes pleurs!

Garde toujours ce douloureux empire
Sur notre amour qui cherche à nous trahir :
Mais garde aussi son mal dont je soupire;
Son mal est doux, bien qu’il fasse mourir!

Marceline Desbordes-Valmore, Poésies

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Une parcelle de toi…

 «Notre âme ne peut se connaître qu’en se reconnaissant dans une autre âme. C’est comme ça qu’elle découvre son essence.» Socrate

Dans la nuit qui avance.

Je cherche dans ma mémoire,

Une parcelle de toi.

Ton odeur, ta voix…

Je ne l’entends plus

Dans ma chambre.

L’image de ton corps absent,

Mes rêves s’égarent

Sur une illusion secrète

Ouverte comme un astre

Sur ma vie

Suspendue au silence.

Suspendue à notre émotion.

Suspendue au souvenir d’un « nous. »

Roberte Colonel 31/05/2020

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Le coeur de la femme…

   » Le coeur d’une femme ne change pas avec le temps et ne varie pas avec les saisons. »
Le coeur de la femme agonise longuement mais ne meurt pas.
Le coeur d’une femme ressemble à une forêt que l’homme prend pour un champ de batailles et de massacres.
Il arrache les arbres, brûle les herbes, éclabousse ses rochers de sang et sème son sol de crânes.
Cependant, cette forêt reste calme, sereine et paisible.
Le printemps y est toujours le printemps et l’automne toujours l’automne, jusqu’à la fin des temps. »
(Khalil Gibran) copié sur/ Le beau doit être notre monde·

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Il est imparfait le bonheur il est même parfois cruel…

Le bonheur est insaisissable et c’est illusion que de l’attendre. Il est volage, il ne reste guère en place. A peine vous a-t-il approcher que déjà il vous fuit vous laissant a des regrets.

C’était hier, ce sera demain, je l’attendrais toujours avec la même impatience car je sais pertinemment bien qu’il repassera il ne pourra s’en empêcher même pour voir si je l’attendais!

Il est imparfait le bonheur il est même parfois cruel puisqu’il s’approche et repart de nos vies en laissant un trait de son passage, juste quelques maux dont il faudra guérir.

Le bonheur est insaisissable, toujours à venir semblable à une illusion d’optique. Nous avançons alors d’espoir en espoir, ne nous épargnant aucun effort.

Le bonheur nous le cherchons jour après jour au cœur de nos passions. Ils emballent nos cœurs.

Le bonheur peut nous échapper. Il fuit comme la peste ce qui est ordinaire et si on le conteste il joue la fille de l’air. le 17/05/2020

ce texte date de (Roberte Colonel ) 4/5/2017

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« Une aube se lève…

« Une aube se lève une main dessine des auréoles de douceur » (Suzanne Joli poète-enseignante)

Si nos nuits sont parfois plus tristes que nos jours, si notre cœur insistent à suivre les détours du

Chemin de roses, pour vivre l’inouï alors, il trouvera le bonheur.

Si le soleil parfois, ne nous éclaire plus assez, si le monde que nous voyons, nous paraît imparfait,

Renversons la vapeur, tout en gommant la peur.

Prenons à rebours, ces moments de travers qui nuisent à l’existence en inventant des revers.

Si l’on entend plus la musique de la vie, si l’on ne voit plus le soleil qui revit,

Inventons lui des couleurs pour coloré nos nuits.

Effaçons les torpeurs, oublions les malheurs, suivons d’autres pistes

Supprimons le stress, remettons entre nous de la tendresse.

Roberte Colonel 12/ 05 2020

Image chez Flore

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Mais ne dite jamais le mot fin…

Il y a une vérité universelle à laquelle nous sommes tous et toutes confronté, que nous le voulions ou non, tout à toujours une fin. J’ai toujours détesté les fins. Le dernier jour de l’été, le dernier chapitre d’un livre génial, la séparation d’un ami proche. Mais les fins sont inévitables. Les feuilles tombent, on ferme le livre, on se dit au revoir… Au revoir à tout ce qui nous était familier, à tout ce qui était confortable pour aller de l’avant. Et même si nous partons, même si ça fait mal, il y a des personnes qui font tellement partie de nous qu’elles nous accompagnerons toujours, quoi qu’il arrive. Elles sont la terre sur laquelle nous marchons, l’étoile vers laquelle nous nous dirigeons et ces petites voix claires qui raisonnent pour toujours dans notre cœur. Toujours. CastleAlexis Castle.

« Cette vérité à laquelle nous sommes tous et toutes confronté, est douloureuse a vivre. La séparation d’avec un être cher laisse en nous des cicatrices qui sont sources de souffrances. Ne pas se retourner, ne pas chercher à le, la retenir. Laisser le temps au temps de lui dépendra la guérison.

Il est cependant plus facile de l’écrire et de s’y astreindre que de le vivre journellement. » Roberte Colonel

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La Vérité et le Mensonge se sont rencontrés un jour.

Truth coming out of her well to shame mankind (La Vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l’humanité). Jean-Léon Gérôme

Selon une légende du 19e siècle la Vérité et le Mensonge se sont rencontrés un jour. Le Mensonge dit à la Vérité :
 » Il fait très beau aujourd’hui »

La Vérité regarde autour d’elle et lève les yeux au ciel, le jour était vraiment beau. Ils passent beaucoup de temps ensemble jusqu’au moment d’arriver devant un puits. Le Mensonge dit à la Vérité :
« L’eau est très agréable, prenons un bain ensemble ! »

La Vérité encore une fois méfiante touche l’eau, elle était vraiment agréable. Ils se déshabillent et se mettent à se baigner.

D’un coup, le Mensonge sort de l’eau, met les habits de la Vérité et s’enfuit. La Vérité furieuse sort du puits et court partout afin de trouver le Mensonge et de récupérer ses habits. Le Monde en voyant la Vérité toute nue tourne le regard avec mépris et rage.

La pauvre Vérité retourne au puits et y disparaît à jamais en cachant sa honte.
Depuis, le Mensonge voyage partout dans le monde habillé comme la Vérité, en satisfaisant les besoins de la société, et le Monde ne veut dans aucun cas voir la Vérité nue.

Tableau : « La Vérité sortant du puits »
Jean-Léon Gérôme, 1896. Amano-hilot.fr « Manghihilot » Et « Albularyo »

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Fleurs de muguet….

A chacun de vous mes amis (es) ce bouquet de muguet qu’il vous apporte du bonheur et fasse que nous soyons épargnés de ce monstre de Coronora virus.

Fleurs de muguet,

Mystérieuses, entêtantes, odorantes,

Écloses dans ton humilité triomphante

Tu exposes tes clochettes

Dans tes allures végétales.

Ta beauté est Virginale

Dans la nacre tu t’installes

Tu joues avec les pastelles.

Joli muguet,

ton éclat ta fait roi.

Pour ta floraison

Tu choisi le mois de mai.

Chacun offre son brin de muguet,

Puis on compte les clochettes

S’il y en a treize on dira des clochettes

Quelles nous porterons bonheurs.

Roberte Colonel 1/05/2020

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Au cœur de ce bouton d’or…

Au cœur de ce bouton d’or,

 Une petite abeille

Avisée de la pluie

S’est mise à l’abri.

Saoule de pollen,

Elle s’y est endormie !

 Fait-elle la sieste ou bien 

Est-elle confinée elle aussi ?

Se méfie telle des humains

Si pressés de sortir

Ignorant les dangers masqués

Du Coronavirus qui fait le guet, 

Ce glouton mangeur de vie

Qui veut les emprisonner.

Roberte colonel 27/04/2020

 Pierre Escoubas est un macrophotographe surtout basé dans les Alpes Maritimes, notamment sur le secteur de Valbonne.
https://www.facebook.com/profile.php?id=100006616697905

Pierre Escoubas

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Des souvenirs en stock …

Des souvenirs,

J’en avais en stock

Tous plus divers les uns que les autres.

Je les ais trainés pendant des années derrières moi.

Je m’en suis lassée. 

Alors j’ai fini par les soldés et m’en suis débarrassée.

Je repars mes poches trouées, vides de tout projet.

Je vais suivre mon chemin, erré le cœur plus léger

Loin des chagrins qui se sont agrippaient à ma vie lézardée.

J’ai fini par laisser tomber mon savant maquillage servant à de subtiles parades,

Consciente de ma déchéance, je me résigne et j’accepte le temps qui passe.

Roberte Colonel 27/04/2020

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Il faisait si beau hier…

Il faisait si beau hier. Le soleil dardé ses rayons et une brise légère m’incita à rompre le confinement pour une petite promenade à quelques pas de chez moi. C’est étrange cette envie ressentie, impérative d’aller voir la nature qui survie aux aléas des saisons. Confinée chez moi je ne fais plus rien, je me renferme sur moi-même et mes démons.

 Privée de promenade depuis un mois, je suis allée prendre un bon bol d’air. J’ai marché seule dans un sentier fleuri de marguerites, de trèfles roses, de fleurs de moutarde jaunes. Un mélange d’effluves entêtantes à ravis mon odorat qui ne savait plus à quel saint se vouer ! Au bord de l’orb que j’affectionne, je me suis assise à même le sol pour un moment de relaxation.

Dieu qu’il faisait bon respiré les embruns, regarder l’eau glissant sur la rive. Aucun bruit, si ce n’est ceux que font les vagues de la mer un peu plus loin. Je n’avais jamais connu ce calme à cet endroit. Tant de gens arpente ce sentier pour ce rendre à la capitainerie du port plaisance. Ce lieu est très passager l’été par les vacanciers. Hier je n’y ai rencontré personne. Mon regard s’attarda sur des rouges gorges des murailles et des piafs qui se balançaient doucement au gré du vent qui frôlait les tiges des roseaux. Des goélands leurs ailes déployées volaient en raz motte au dessus de l’eau piquant du bec pour quelques poissons convoités par leurs gosiers affamés.

Un spectacle naturel pour mes yeux émerveillés en manque de magie.

Roberte Colonel 15/04/2020

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Ramasse tes moments heureux…

Ramasse tes moments heureux

Comme des fleurs de vie

 Et fais-en un bouquet de joie,

De rêve, de senteur,

De rêve, de bonheur

Aussi doux que

 L’emprunte de tes lèvres

Sur les miennes,

Ce sont les meilleures

 Sensations de la vie,

Un élixir d’Amour,

Ou l’on boit à sa source

Comme la rose expose

En toute humilité.

Ses pétales de nacre

A la rosée du matin.

Roberte Colonel le 13/04/ 2020

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Marguerites jolies demoiselles…

Juste pour le sourire pour oublier les mauvais moments à être confiné alors que les jolies marguerites fleurissent dans les près.

Marguerites jolies demoiselles

 Ne soyez donc pas cruelles

Derrière votre ombrelle,

Je devine vos ardeurs

Et votre révolte lors que, une à une

Vos pétales vous sont subtilisées

Pour l’émoi d’un je t’aime, un peu, beaucoup,

 passionnément  pas du tout !

 Assez de vos angoisses

Jolies demoiselles.

Personne à la paroisse

Saura mieux que moi

Vous faire entendre l’émoi.

 Laissez moi donc l’honneur

De croquer vos je t’aime

 L’amour ouvre ses ailes

Derrière votre ombrelle

Aux je t’aime, un peu, beaucoup,

Passionnément, pas du tout.

Roberte Colonel 10/04/2020

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Ici s’arrête mon chemin…

Ici s’arrête mon chemin

Sur une plage immense

Où le soleil brille

Et réchauffe mon cœur endolori.

Puisse le paysage de sable

L’entendre battre

A l’approche de cet inconnu

Venu s’échouer sur le rivage.

Puisse le paysage de lumière

Renaitre de la mer

Au bord de laquelle je viens m’assoir.

Puisse mes rêves cesser  

De s’envoler vers un ailleurs

Se poser doucement sur les vagues

Et s’y laisser bercer.

Roberte Colonel 09/04/2020

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Que pensez de l’amitié dans ce monde virtuel ?

« Mon Amie Régine tu avais tellement raison de dire qu’il faut être vigilant… »

Caché derrière son écran ont peut tout dire, tout et même le pire pour mettre à bas l’amie sans qu’il ne lui soit permise de se justifier et d’établir sa vérité. Il n’est pire situation que de tomber dans un piège accablant de sorte que vous ne puissiez prouver votre bonne foie. On dit que les histoires sur Internet ne se finissent qu’avec de l’amour où des larmes…

Pour que la belle histoire de rencontre se poursuive il faut être imaginatif, sincère et surtout que celui que vous avez invité ce comporte en gentleman. Il en du monde virtuel comme celui des rencontres entre ami que l’on exige une réciprocité de sincérité.

Il est des rencontres virtuels ou pas qui posent questions.

L’Amitié virtuelle est –elle de l’amitié ?

Pensez-vous que l’on puisse réellement développer une amitié profonde sur le net ? Je ne parle pas d’amour mais bien d’amitié. A priori, j’aurai tendance à dire que c’est quelque chose d’impossible, qu’il y a toute une dimension de l’amitié que l’on occulte si l’on ne reste que virtuel. Partager une glace ou des vacances ensemble par exemples, préparer à manger, boire un apéro… et j’en passe.

Cependant, je me dis aussi que la complicité peut s’avérer plus forte, dans la mesure où l’on découvre d’abord les gens de « l’intérieur » alors que dans la vie, on est d’abord et bien souvent,  attiré par un « physique » et on ne découvre donc pas l’autre de la même façon, puisque certains aspects de la personnalité des gens seront négligés au profit de caractéristiques plus superficielles. Le virtuel évite aussi d’avoir des préjugés sur la personne. On évite les commentaires et les avis « des autres » qui vont inévitablement influencer notre perception et notre rapport avec les gens. On apprend à connaître réellement la personne sans avoir d’aprioris. Il peut donc arriver, lors d’une rencontre qui suit un échange virtuel, qu’on connaisse l’autre plus en profondeur et qu’on n’ait plus la sensation de se retrouver face à un(e) inconnu(e).

Finalement, le tout est de savoir ce que l’on attend de ses amis. Si c’est de pouvoir « papoter », pourquoi pas le virtuel ! En revanche, le contact est important pour renforcer une amitié… il faut se voir pour s’aimer vraiment profondément.

Une amitié virtuelle est très souvent une amitié qui naît d’un mot, d’une phrase échangée entre deux  internautes. On découvre que de l’autre coté de l’écran, il y a une présence qui nous devient peu à peu indispensable.

Finalement, je suis tenté de dire que l’amitié est aussi réelle que virtuelle. Il s’agit de personnalités qui se côtoient sans passer par les filtres souvent déformant du physique et des préjugés…
Est-ce mieux ou moins bien que le réel? C’est tout simplement différent!

Cependant, derrière le virtuel, il y a une part d’inconnu qui permet toutes les cachotteries. L’inconvénient d’une « amitié » virtuelle, est que l’on masque nos défauts, ou du moins ceux qui nous paraissent trop gênants, et on idéalise l’autre. Le résultat provoque inévitablement un décalage et un risque de déception…
C’est quelque chose d’impalpable. On ne peut pas connaître vraiment les gens à fond car ils se cachent derrière l’écran .On ne sait pas à qui on a vraiment affaire alors que l’amitié réelle est quelque chose de concret avec un contact. Ainsi, il est possible le manque de contacts physiques (regards, sons de la voix…) crée une impression d’insécurité dans une relation « virtuelle », ce qui peut faire douter de la sincérité de l’autre. Pourtant une relation « réelle » n’est pas exempte de jeux, de tricheries et d’aveuglement.

Cet article date du 28 Janvier 2014 je ne me suis permise que d’y mettre quelles que réflexions personnelle rencontrées depuis cet écrit.

Roberte Colonel 28 Janvier 2014

Aujourd’hui 5 Avril, j’ai une pensée toute particulière pour mon amie très chère »Reg » qui s’en est allée rejoindre les étoiles. « Elle disait que l’amitié sur le virtuel peut se créer, mais tout en étant vigilante.Elle se crée car à force de dialoguer, d’échanger, ou même par les moments d’absence, la personne d’en face s’interroge sur ta personne, sur ta santé, sur le pourquoi tu n’étais pas là sur la toile. Puis vient un jour ou le téléphone sonne chez toi où chez la personne que l’on veut entendre, connaître son état du moment!

Puis vint le jour où tu rencontres la personne » virtuelle »! et c’est magique!

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 » Croire aux petits bonheurs de chaque jour »

« Croire aux petits bonheur de chaque jour »

Elle croit que ce sont les petits bonheurs

Les petits plaisirs additionnés qui font le bonheur,

Et qui fait que le jour est bien rempli

Et que la nuit elle peut bien dormir.

Le sommeil vient quand on a pris le temps

 De s’adonner au bonheur,

À son propre bonheur.

Elle s’est réveillée dans la nuit

Il était presque deux heures du matin

Comme si elle avait dormi des heures

Comme si c’était l’heure d’entamer une nouvelle journée.

La nuit sert peut-être juste à penser à tout ce qui s’est passé la veille

Et qui l’a rendue heureuse.

Elle sert peut-être aussi à ranger tous ces moments

Dans le coffre aux trésors des souvenirs qu’est sa mémoire.

Nul besoin d’un vrai coffre,

C’est dans le cœur que se conservent les souvenirs.

Roberte Colonel le 01/03/2020

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Équinoxe du printemps

Rude apprentissage de l’oubli. 

Avec l’arrivée d’équinoxe du printemps,

Il faut balayer devant sa porte. Tout passer au crible.

Oser effacer les anciennes traces, plonger dans un présent précaire.

Vivre chaque journée

Comme si c’était la dernière. (. (Monique Bosco, Amen)

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Coronavirus je veux sentir le vent sur mon visage…

téléchargement (3)

Coronavirus…

Je veux sentir le vent sur mon visage,

 Je veux sentir l’air iodé de la mer,

Je veux entendre le cri des mouettes,

 Je voudrais vivre, simplement vivre libre.

Quand les nuages s’en vont,

 Le soleil éclaire si fort tout mon être

 Que tout me semble évident…

Hélas !

Chacun de nous somme préoccupé

Par un mal sournois qui n’averti pas

Sa proie qu’il va engloutir.

Le coronavirus sans façon

Cherche à nous anéantir.

 Il agit à l’aveugle, et s’il le désir

Personne ne sera épargné.

En ces temps difficiles faire front,

Ne pas s’enfermer dans la tristesse

Accepter que l’on soit confiné chez soi

Pour que demain ce virus immonde

Ne soit qu’une douloureuse tragédie

Que l’on n’oubliera pas de ci tôt.

Roberte Colonel le 30/03/2020

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Souvent le chemin qui mène à l’apaisement est difficile à suivre…

Souvent le chemin qui mène à l’apaisement est difficile à suivre,

Mais un jour tout prend son sens, et l’on réalise que le pire est derrière soit

Que le radeau sur lequel nous étions si mal amarrés ne c’est pas échoué.

Nous avons résisté aux pires moments de détresse, et survécus a une forte tempête.

Face que ce radeau si instable retrouve le chemin de la sagesse et du pardon.

Roberte Colonel 26/03/2020

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L’oubli est un gigantesque océan …

Oublier quel qu’un : avez-vous songé à ce que cela signifiait ? L’oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire. (Amélie Nothomb)

Mon cœur palpite,

Je ferme les yeux,

Le sommeil n’est plus…

Je glisse la bague à mon doigt

 Et garde nos mille secrets clos.

Lavons nos têtes en friche

Et demandons à la mer bleue

Non pas l’extase mais le repos

Sans connaître le point de chute du prochain aérolithe

Ni prendre garde à la vague qui monte.

Roberte Colonel 22/03/2020

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Dans notre malheur nous aurons entrevu un autre possible…

L’image contient peut-être : ciel, nuage, montagne, nature et plein air

Photos de la publication de Galerie Mario Colonel·  

Texte de notre fils Mario Colonel…

Elle est là, à travers la fenêtre. Elle n’a jamais été aussi proche. Les rochers polis par le vent, la neige sculptée par les courants, les nuages accrochés aux aspérités, le décor est en place. La neige s’accroche encore aux arêtes. Des combes se dessinent plus sensuelles qu’avant. Les sommets se découpent dans la valse des cumulus. C’est beau la montagne, comme toujours. Il suffit de tendre les mains. Pourtant elles nous sont interdites et je regarde benoîtement les montagnes. Comme un saint qui les découvre. Avec mysticité et recul. Des journées de frénésie, puis d’un coup le retour à la grotte. Sur le chemin de l’essentiel. Elles sont là comme le jour et la nuit. Dans la vérité du monde. Je ou plutôt nous ne leur appartenons plus. Pendant longtemps, on a cru que nous possédions la montagne, Comme si un acte de propriété suffisait. Un bout de papier contre le vent des cimes. Une volonté d’en découdre contre la grande verticale. L’envie de s’amuser contre presque l’infini. Un virus, même pas de la taille d’un grain de quartz et tout est remis en question.
Comment pouvons-nous croire en cette fadaise. Comment pourrait-on s’accaparer la nature ? La montagne est magnifique parce que nous n’y sommes plus … Etrange paradoxe de saisir cruellement que notre absence fait son bonheur. L’air est pur comme au premier jour, il se régénère en notre absence. Les brises de vallée ont chassé les derniers polluants. Le cacophonie de bagnoles en mouvement a disparu. Le ciel s’est libéré de ses rayures infâmes qui éraflaient l’azur. Le temps chante à nouveau son impermanence. La vie animale reprend ses droits. Le oiseaux accomplissent leurs rituels. Le printemps approche mais il semble plus joyeux. Le filet d’eau qui coule a côté de la maison charrie moins de scories. Descendant des Fiz, il retrouve un rite ancestral. Celui de se tailler la route, vers la Mer. Pour raccorder le ciel et la Terre, il fallait les deux éléments; celui d’en haut, des hauteurs et des montagnes; celui d’en bas, des profondeurs et des abysses. Je suis sur une frontière et pour une fois, je n’en bougerai pas. Toutes les frontières se ferment. La volonté des hommes n’y est pour rien. La peur l’emporte sur le reste. La montagne redevient une barrière. Elle érige ses parois en une vaste citadelle. Elle est belle à travers ma fenêtre. Qu’il pleuve ou qu’il neige, elle gardera sa magnificence dans les semaines à venir. Je sais que je la retrouverai, un jour. Parce que le jour succède à la nuit. Parce que la beauté forcément s’impose, même sur les frontons des sommets.
Ne me reste plus qu’à ouvrir la fenêtre en grand, pour laisser l’air frais rentrer et la contempler, une fois de plus, en nous disant que cette pause pourrait être une chance. Parce que nous aurons, dans notre malheur entrevu un autre possible…

Mario Colonel, Servoz le 21 mars.

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Parfois…

C’était si beau quand nous marchions sur le sable mouillé et que nous y laissions nos ombres !

T’en souviens-tu ? Comment un autre pourrait-il l’effleurer sans en piétiner ces beaux souvenirs.

Pourquoi les plus beaux souvenirs sont-ils faits de cristal prêt à exploser en mille morceaux ?

Une moitié bondit vers la vie en écrasant l’autre qui hurle sa douleur.

Roberte Colonel 20/03/2020 

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Marie au jour le jour… Les tourterelles sont de retour…

Marie est triste d’entendre comme tous les matins les informations qui ne parlent que du Corona Virus, cette terrible maladie qui inquiète tant et fait des ravages dans le monde entier.
Elle étouffe dans ce vide. Elle aimerait ressentir le véritable manque, celui qui entre deux présences, le manque après lui et avant lui. Ce manque là est un gouffre glacial qui n’est pas un manque ordinaire.

-« Qu’as-tu fais de moi ? Je ne m’appartiens plus. Je deviens folle. »
Parfois, elle lui dit qu’elle lui en veut terriblement de s’être laissé allée à l’aimer ainsi. On se trompe complètement parce que l’amour n’est pas une science, on n’apprend tout de l’autre qu’une fois qu’on l’a perdu. Oui, même quand on l’a perdu l’amour qu’on a connu vous laisse un goût de miel. L’amour perdu, c’est une blessure qui ne se referme pas d’un claquement de doigt. Il faut du temps.
Un jour elle soignera ses plaies comme elle a su guérir de toutes ses autres souffrances.

Elle repense à ces mots, qu’il lui avait écrits un soir. Elle avait d’abord cru qu’il était contrarié. Il vaut mieux le laisser ce calmer plutôt que tenter de comprendre, et essayer de réparer et de risquer de se froisser comme ils en avaient si souvent pris l’habitude.

L’amour c’est fragile, c’est si difficile à la fin. Il ne lui avait suffit que d’une minute pour avoir eu le coup de foudre pour cet homme. Ils avaient eu des mois, des années pour s’aimer et … il l’a quittait, avec un seul mot pathétique. Pour qui, pourquoi ? Marie en réalise seulement maintenant la raison.  Une ombre comme elle se plait à l’appeler qui ne dit pas son nom mais qui est plus destructive qu’elle n’y paraissait. Elle n’avait pas voulu la voir alors qu’elle savait déjà ! Malgré l’injustice subie, la violence des mots qui lui sont parvenus Marie préfère faire taire cette ombre qu’elle à repéré et qui continue son travail de sape insidieusement.
Marie ne veut plus remuer le couteau dans sa plaie à peine refermée. Elle est ainsi. Elle a de la peine à se reconnaître tant fut grand son chagrin de s’être retrouvée rejetée de la vie de cet homme aussi brutalement. Alors que se soit la rancune, la bêtise, la traitrise de l’ombre elle l’oublie.

C’est sans doute la raison pour laquelle, elle se dit qu’il ne faut pas se retourner sur un passé qui semble t-il n’a plus d’avenir.

Elle sait que rien n’arrive par hasard et que ce qui est arrivé… lui sans doute l’avait programmé depuis des mois.  Demain, demain Marie relèvera la tête lavée de cette infamie qui lui était tombée dessus… Depuis ce soir là ce qu’elle veut, ce qu’elle recherche c’est le silence de l’oubli.  
Elle n’a même pas envie de faire bonne figure tant elle s’est coupée du monde. Elle recherche le silence. Mais dans sa poitrine, le bruit infernal, les coups du cœur, forts, saccadés, oppressants. Attendre. Respirer. Sentir les coups frapper encore, plus espacé peut-être. Pas sûr.

Dans le noir de ses nuits, les yeux fermés, la laisser venir cette phrase qu’elle a de la peine à oublier, la laisser chercher son chemin dans le labyrinthe du souvenir et la voir apparaître, intense, terrible, douloureuse. A l’évocation de ces mots Marie tremble… Des légers frémissements comme des feuilles d’automne qui frissonnent dans le vent pour ne pas risquer de se détacher définitivement de la branche. Elles s’entraînent en prévision de la grande voltige, de ce moment où elles oseront enfin s’élancer et tournoyer dans le vide, ultime prouesse avant de rejoindre le tapis chatoyant des feuilles mortes.
On s’habitue à tout. Ce qu’elle à subit : une amitié brisée, un amour perdu, une absence, le temps joue contre l’oubli.  Il fait perdre le fil de l’attachement. Il reste la pensée et celle-ci heureusement, l’oubli ne peut rien y faire… Au cours du temps l’amour finit toujours par se transformer en cicatrice. Et tout dépends du temps qu’il faut à la cicatrice pour s’effacer. L’indulgence, comme l’admiration, est saine au cœur.

Un soir d’hiver dans un gros nuage il y avait eu le gris pour la mettre dans les ténèbres, mais au petit matin, au levé du soleil qui brille sa vie rayonnent à nouveau qui veux l’emmener dans un autre amour, mais Marie ne veut aucun autre amour. Elle pense qu’avoir la foi, à un moment où à un autre, un nouveau printemps refleurira pour elle.

Et comme un accomplissement à son souhait, un signe lui parvient soudain pour corroborer ces pensées : Les douces tourterelles sont maintenant de retour dans les sapins de sa résidence ! Elle entend leurs roucoulements présage de leurs amours à venir.

Un sourire jaillit maintenant des lèvres de Marie. C’est un très bon présage pour elle.

Roberte Colonel le 18/ 03/2020

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Au milieu de la haine , j’ai trouvé qu’il y avait en moi en moi un amour invincible

Un bonheur parfait sa n’existe qu’en rêve…

Alors je l’avais rêvé.

On à détruit mon rêve.

Doucement sans que je m’en aperçoive,

J’ai couru, j’ai voulu le rattraper

Mais en vain

Il à fuit vers d’autre cieux

D’où je n’ai pas la clé.

La vie ce n’est pas un rêve

Elle ignore l’indulgence

Dans ce monde fermé d’adulte

Qui ne sait plus conjuguer

Le mots aimé, pardonné.

Roberte Colonel 16/03/2020

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A la surface des eaux demeure l’éternel miroir…

A la surface des eaux demeure l’éternel miroir

Qui calme les émotions, qui emballent nos cœurs

Tempère les frissons, au cœur de nos passions.

D’un amour paisible elle fait un ouragan,

A peine perceptible, elle modifie le temps,

Surprend les amants a leurs corps défendant.

Éloigne le poison et tout ce qui nous blesse.

Elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.

En se penchant à la surface des eaux  

 Chacun n’y verra que le reflet de lui-même 

Dans un cercle d’horizon lointain.

Roberte Colonel 15/03/2020

Image facebook Symphonie des sentiments.

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Et si les fins n’étaient que le début d’une autre histoire ?

Et si les fins n’étaient que le début d’une autre histoire ? (Camille Brissot)

Aux plages étendues de nos errements

Érigée sur les rives secrètes de notre histoire

Ne me reste pour seul territoire

Ma passion désabusée.

Aux plis de ton absence

J’y puise ma force,

À portée de main.

C’est en entrant dans le noir

Que l’on trouve le jour quand

La mer surprend au loin

Une musique née du silence

de nos âmes en rade au cœur des tourments

Pour tant d’étoiles que tu avais semées.

Dans ma nuit sans son sommeil je remonte le temps

Vois le film de notre pauvre histoire arrêtée.

Ne rien regretter de ce bel autrefois

Il est doux de penser que des souvenirs

Viendront vite remplacer les larmes d’aujourd’hui.

Roberte Colonel 12/03/2020 image https:ladepeche.fr