Parfois…

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Parfois lorsque je suis près de lui je veux toujours être encore plus près ensemble autant que sont le mot vent le mot vague dans une poésie sur la mer.

Cela vient de ce qui
grandit ou se retire qu’image et poésie avec les vagues le vent et la mer

Parfois, j’ai cette peur qu’il ne me touche plus. Qu’il ne caresse plus ma peau nue, qu’il ne s’attarde plus aux plis et aux courbes de mon corps et que peu à peu celui ci devienne muet.

Parfois, un seul regard de lui me fait frémir de désir.

Parfois encore cette peur qu’il ne m’aime plus. Il est mon sourire du matin. Il donne vie à toute chose, il est la raison de ma métamorphose.

 Parfois j’ai cette peur qui s’empare de moi la nuit lors qu’ouvre ses angles de lune je cherche ses pas sur la plage déserte.

Parfois je l’appel dans le bruit assourdissant des vagues de la mer qui couvre ma voix.

 Roberte Colonel 09/06/2017

La planète Amour…

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La planète Amour…

J’aime cette lumière du matin qui envahit ma chambre, alors que la mer déroule ses vagues et que la ville est à demi endormie. J’aime cette lumière qui entre dans toutes les pièces parce que je ne ferme pas les rideaux, parce que je ne descends pas les stores, parce qu’ailleurs j’oublie de fermer les volets.

J’aime ce soleil qui joue sur ma peau et qui éclaire mon bureau. J’aime lire les nouvelles, lire les courriels amicaux, en prenant un bol de thé bien chaud tandis que le petit matin éblouissant caresse doucement mon épaule nue.

Mais je n’ai pas tous les matins ce plaisir. Il y a des matins gris, des matins sans lumières, des matins de nuage et de pluie, où la lumière ne se glisse pas jusqu’à moi. Et pourtant, je fais comme si. Je m’assoie dans mon fauteuil, là, juste sur le coté près de la fenêtre, où l’apparition du soleil darde ses rayons. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait pareil chaque jour. Mais c’est un rendez-vous auquel je tiens. Même si celui avec qui j’ai rendez-vous est inconstant, même s’il fixe comme il l’entend ses heures, même si l’hiver il me fait attendre.

Nous avons un rapport privilégié. Je ne ferme pas les rideaux, je ne ferme pas le volet, et ailleurs je laisse les volets ouverts. Il est chez lui, il entre quand il veut. Il sait que je l’attends pour un petit échange matinal. Nous sommes de vieux complices. Des amis à durée illimitée.

-Bonjour ! As-tu passé une bonne nuit ? As-tu fais quelques rêves ? Étais-je présente ? Je le vois sourire !

-Tu poses toujours trop de questions. Tu ne cesse de vouloir tout savoir…

Et bien oui moi je suis comme ça curieuse par nature et de lui tout m’intéresse. Je suis faite de ces détails qui ont embrasé mes sens.
Je suis tantôt ici, tantôt là-bas de l’autre coté. Et je me promène dans ma mémoire, suscitant là une émotion, une image, une impression que je tente de lui révéler. Mais je ne serai jamais objective. Il y a trop de moi dans mes histoires.

 Et quand pas un mot de lui quand se fait le silence,
s’installe en moi une distance que je ne comprends pas. Je reste assise là prostrée. Et ce qui est plus rare, quand aucune- trace de lui le matin ne vient me réchauffer le cœur je me sens sans défense.

Nous ne sommes que rarement sur la même planète en même temps. Il y en a tant. Des immenses, des bien trop grandes pour nous.

Cependant qu’un jour que je lisais sur une minuscule planète tout juste grande pour moi et mes et rêves, il vint s’asseoir à mes côtés. Et ce jour là le ciel éclaira toute ma chambre. La planète que l’on croyait sans nom s’appelait … Amour.

Roberte Colonel 04/06/ 2017

L’arrivée du bateau.

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Au large elle guette l’arrivée du bateau.  

Paul arrive ! Marie avait souhaité ardemment leur rencontre.  Après tout ce temps passé à l’attendre il va enfin la serrer dans ses bras. Ne rien, surtout, ne rien vouloir saisir d’un regard, d’un toucher, d’un sourire contempler son visage.

Vivre son amour avec Paul est le plus profond secret que personne ne sait. Dans le noir de la chambre d’amour de lui, elle a apprit l’espace du désir et le temps. Elle a su, à travers lui, la lumière de leurs corps et que la soif pouvait être

L’heure est donc aux questions, aux possibilités, à la joie des retrouvailles, et surtout à une grande confusion émotionnelle, alors qu’il faut maintenant que l’heure approche trouver une autre réalité sur laquelle s’appuyer.

En fait, avant sa rencontre avec Paul, Marie n’avait pu imaginer vivre une autre vie que celle qui fut la sienne au cours de ses trois dernières années. Le chemin tourmenté qui sert à établir ses fondations est parfois semé d’écueils, d’autres fois moins aride, mais toujours troublant. Il est si facile de perdre pied ou de laisser l’eau se troubler. D’où les doutes, les questions, les chemins de tourment(e)s sur la vie et sur comment leur avenir se construira : l’incessante marche d’angoisse sur l’horizon lui propose une vision personnelle de la rencontre avec l’Autre, celui qu’elle aime depuis si longtemps et qui vient a elle parait de son amour. Texte Roberte Colonel le 16/5/2017

 

L’avenir n’existe qu’au présent…

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« L’avenir n’existe qu’au présent. » (Louis Scutenaire)

Il vente, comme il ventait ce jour de Mars sur la plage. Et mes cheveux balaient mon visage, ainsi qu’ils le faisaient ce jour où je suis allée sur le sable poser mes pas, ce jour où je me suis demandée pourquoi mon cœur cognait si fort dans ma poitrine. Il vente, comme il ventait ce jour.
Un immense souffle qui soulève tout sur son passage, jusqu’aux questions troublantes sur la vie. J’aime cette journée, même si je sais que notre séparation doit encore duré de longues années … J’aime qu’elle existe et qu’elle soit soulignée. Même si pour moi, c’est une nouvelle journée d’attente. J’ai bien essayé d’écrire quelques lignes d’un nouveau roman mais ce n’était jamais ce que je voulais réellement décrire. J’éprouvais un sentiment de plénitude, de bien-être, d’accord avec moi-même. C’est une belle journée aujourd’hui. Elle réunit dans l’universalité les amoureux… dont je suis.

Aujourd’hui, la crainte a disparu. Mon cœur ne bat plus la chamade, j’apprivoise cette nouvelle vie car cet homme, je suis heureuse de l’avoir connu. Être passé à côté d’un homme d’une telle bonté serait bien pire que le fait de le perdre. Comment savoir pourquoi telle personne entre dans notre vie et pas une autre la seconde d’après ? Il va sans dire que nous parlons de nos deux passions communes. Et ce soir, j’aurais tellement envie qu’il soit là près de moi. Il paraît que rien n’arrive pour rien. Et si Augustin était arrivé dans ma vie pour me faire avancer. Il n’est pas donné à tous les écrivains le talent pour regarder avec autant d’intensité que le premier véritable rayon de soleil. Et la journée a été belle. Comme elle devrait toujours l’être, même si on a des soucis, même si une parole nous blesse parfois, même si ça n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait, même si… Et aussi parce que… Et si ma vie est imparfaite, et si mes rêves ne s’accomplissent pas dans le délai escompté, je puis au moins me réjouir du fait que je suis en vie et que je rêve encore. Pas de choc, pas de tristesse. La roue tourne, ma vie est ailleurs. ( texteRoberte Colonel)

 

 

 

 

Portes Sur la mer…

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J’arrive du fond des vagues intenses
pour mouiller de mer ton silence
là-bas le goût de sel façonne les vertiges
ils te frôlent déjà dans le sillage des miracles

Comme un geste d’argile sur tes cheveux
à perte de chaleur se rejoignent des mains
serties de teintes d’eau
elles habitent la mer…

Je lierai à ton front des reflets de corail
et te dirai la mer in sinueuse et chaude
mais j’exige tes yeux aux coulées de lumière
qui caresse les algues de la nuit.

Louise Pouliot Recueil Portes Sur la mer » publié en 1956

Photo LAURAFAUVE Photographe professionnelle à Jard-Sur-Mer en Vendée (85).

 

le printemps est ma saison préférée.

 

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De la fenêtre de mon bureau, je guettais les premiers signes d’un printemps qui se faisait attendre.

Des quatre saisons, le printemps est ma saison préférée. Ma tasse a thé dans la main   à quelques métres de là, j’observais de ma terrrasse un voilier naviguer toute voile offerte au vent de la mer. Un oiseau s’élanceait quand ma tasse de thé en resta bouche bée, du ciel filant l’ondée,  l’orage gronde. Mes yeux, d’un coup, retraversent la baie, côtoient les flaques d’eau aux reflets bleutés… j’hurle, à travers la lucarne solaire, un rêve à l’équilibre, un paysage heureux où s’emporte au lointain mon regard.

À l’aube du petit matin brumeux, plane sur la mer, dans les nuages blancs, la fièvre carnassière du goéland rapace chasseur à la fut du pauvre poisson qui lui servirait de déjeuné.

L’hiver avait été long et particulièrement froid, mais depuis quelques jours, je m’amusais déjà de l’arrivée prochaine du printemps. Je me disais que bientôt tout allait de nouveau exploser de mille couleurs.

Dés l’aube, des milliers des chants d’oiseaux annonçaient le retour prochain des hirondelles. Je me voyais m’attarder dans mon lit, les yeux fermés, savourant les prémices d’un jour nouveau où toi et moi serions heureux comme personne ne l’aurait jamais été dans l’intensité de nos silences où dans notre folie d’amour. Roberte Colonel

A l’automne de la vie…

 

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La nostalgie évoque un souvenir,

Un jour lointain vient de vivre

Nos pensées avec lui vont partir

Errant dans l’abime de nos écrits.

Heureusement la mer bleue est là

Elle nous berce par sa musique

Les Mouettes dans l’air volent plus bas

Le tout devient une vue magique…

Le « bourdon » fuit devant cette image

Là où les vaguent deviennent ivres

Et le calme enchante ces rivages

Un lieu, de nos soucis, nous délivre.

Roberte Colonel

« Arrive-t-il un moment de la vie où le bonheur est passé, où l’on attend plus rien ? Est-ce cela que vieillir ? Lorsque aujourd’hui ne parle que d’hier, quand le présent n’est plus qu’un trait de nostalgie que l’on cache pudiquement par des éclats de rire ?.(Marc Levy) »

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