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Il pensa qu’il devait y avoir…

Il pensa qu’il devait y avoir… une clé pour comprendre la simplicité avec laquelle deux êtres pouvaient se donner non pas l’amour, non, mais cette paix, ce répit, cet oubli qui tenait dans la seule chaleur d’une main.

Andreï Makine

Elle pense que deux êtres qui s’aiment au-delà de ce qu’ils ne pouvaient espérer ne peut se défaire. Attirés, aspirés inexorablement, par des espoirs insensés ils ont cheminé vers cette lumière verte qui les a fascinés, leurs yeux se sont perdus dans une contrée lointaine qui leurs a tant fait espérer. À leur corps défendant l’amour entre dans leur cœur et bouleverse leur vie où ils vivent l’inouï qui s’est installé dans leur vie.

Roberte Colonel 17/01/2021

« Andreï Makine — Wikipédia

fr.wikipedia.org › wiki › Andreï_Makine

Andreï Makine (en russe Андрей Ярославович Макин, « Andreï Yaroslavovitch Makine »), né le 10 septembre 1957 à Krasnoïarsk, est un écrivain français. Il est membre depuis 2016 de l’Académie française, dont il est le benjamin. … A ce sujet, il déclare « C’était humiliant pour moi, qui suis imprégné de culture française.

Pseudonymes : Gabriel Osmonde; Albert Lemo…

Nationalités : Soviétique, Français (depuis 1988)

Biographie · ‎Œuvres · ‎Prix · ‎Notes et références »

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« Andreï MAKINE | Académie française

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Un Rêve, Une Émotion, un Éclat De Rire

 « Les personnes sensibles ont toujours le cœur écorché, L’âme à l’envers, Les yeux brillants, une larme prête à couler, Un sourire accroché aux lèvres prêt à exploser. Elles vivent sur la balance des joies et des douleurs de la vie. » Elles ne sont pas parfaites, au contraire. Parfois elles sont même autodestructrices, parce qu’elles respirent de la poitrine jamais des poumons. Elles vivent à mille minutes de l’heure. Les personnes sensibles savent sourire pour peu, pleurer pour un rien. S’arrêter attristées devant un arc-en-ciel Sourire à un chat Regarder vers la mer Savourer l’infini de paix et de tourment. Elles savent transformer le sable en poudre d’étoiles Allumer un rêve dans le noir. Les personnes sensibles sont là assises à l’écart, En attendant le bon moment pour vous donner cette étreinte que vous attendiez. Elles savent voir au-delà de l’apparence Au-delà d’un sourire, au-delà d’une larme. En plus de la colère, en plus de la douleur Parce qu’elles vivent de cœur. « 

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Le bonheur de Marie

Marie est heureuse parmi les oiseaux migrateurs. Elle se dit qu’ils viennent plus nombreux à sa rencontre chaque jour. Etais ce a cause de l’amitié qu’elle leur témoigne ?

 Elle aime à marcher pieds nus sur la plage même par le grand froid qui lui raidis les or teilles . Elle s’amuse comme une enfant  lorsque du bout de son pied elle leurs envoient  des gouttelettes d’eau glacée. Elle se dit qu’en tournant autour d’ elle les grands  goélands  s’amusent à la défié.

Ce matin à son réveil elle n’entend aucun bruit venant du dehors.

Que ce passait il donc ? Le monde est il endormi ? Elle ouvre les volets pointe le bout de son nez au dehors et là, un spectacle peut ordinaire la saisit. Magique ! Pendant la nuit la neige a recouvert les toits des habitations et les arbres aux alentours. Il y a quelques voisins pour contemplé ce spectacle  peut ordinaire à cette heure. Tout est immaculé, même le sable au bord de la mer.

Le Bonheur régne dans le cœur de Marie.

Elle quitte radieuse le petit confort douillet de son appartement pour braver le vent et la neige. De beaux flocons  virevoltent comme sur un manège enchanté mouille  son visage lui procurant quelques frissons. Le vent  se plait à taquiner ses cheveux et à rougir ses joues.

Marie est de celles  qui ont souffert mais qui portent toujours un rayon de soleil dans leurs cœurs, qui savent sourire même dans les moments les plus difficiles.

Elle est de celle qui aime la vie parce que les blessures de son âme la destinent maintenant au plus grand bonheur.

Elle se laisse envoutée par le vol des oiseaux qui font chavirer son cœur dans des contrées lointaines. C’est pour elle un bonheur absolu pour amorcer le temps ou le malheur n’est plus.

Sur le sable fin recouvert de neige elle pense à l’homme qu’elle aime. Elle sent sa main chaude posée sur la sienne.

 Des larmes coulent sur ses joues, et comme s’il pouvait l’entendre elle répète à l’infini ses mots… « Je t’aime… je t’aime … »

Roberte Colonel 10/01/2021

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Bonne et heureuse année 2021

Laissons partire 2020 année cauchemardesque de tous ordres.

Laissons venir a nous cette année 2021.

 Gardons l’espoir que nos chercheurs réussirent leur bataille contre le virus du covide.

Restons optimiste en gomant la peur, en prenant à rebours ces moments douloureux qui nuisent à l’existence.

Et si le soleil parfois n’éclaire pas assez, si le monde vous paraît imparfait, illuminez vos jours en  restant optimiste.

Que mille perles de lumières rejaillissent  sur chacun d’entre vous .

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2021 faite de santé et de bonheur.

Roberte Colonel Valras-Plage le 1/1/2021

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La bonté Ne vient jamais de nulle part.

L’image contient peut-être : texte qui dit ’Les personnes les plus formidables sont celles qui ont connu l'échec, la souffrance, le combat intérieur, la perte et qui ont su surmonter leur détresse. Ces personnes ont une sensibilité, @ une compréhension de la vie qui les remplit de compassion, de douceur, et d'amour. la bonté ne vient jamais coлm de nulle part.’

Nous connaissons tous des personnes formidables.

 Il suffit de regarder autour de nous,  jamais elles vous diront que ce qu’elle font est extraordinaire. Elles font le bien autour d’elles par générosités bien que parfois elles en payent le prix fort. Ces personnes ont une sensibilité, une compréhension hors du commun.

Non la bonté ne vient jamais de nulle part, elle vient du bagage reçu en naissant.

Roberte Colonel 23/12/2020

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Peur du bonheur.

Peur du bonheur.

Avez-vous déjà entendu l’expression que vous êtes votre propre pire ennemi ?

Je pense qu’une partie de la raison en est que nous sommes dans cet état ironique d’avoir peur de notre propre bonheur.

Nous avons appris trop de fois dans la vie ce que c’est que d’échouer, d’être blessé et de sentir tellement désespéré que nos rêves commencent à sembler impossible à réaliser, en nous convainquant que ce n’est pas la peine, o même essayer d’être heureux.

Nous sommes vaincus par la vie alors que nous brandions le drapeau blanc, oubliant malheureusement que les choses qui valent la peine d’être vécues nécessitent

Pourquoi nous permettons-nous de nous noyer dans cette tristesse ?

Peut-être que c’est parce que nous avons accepté cette fausse notion que la vie n’est cruelle que tout en regardant aveuglément loin de tout le bien de ce monde.

Peut-être que nous avons ressenti ce que c’est comme perdre ce que nous aimons trop souvent que nous construisons un mur autour de nous pour nous protéger de ressentir cette douleur atroce à nouveau – sans réaliser que tout ce que vous avez fait était de vous piéger seul avec cette obs

Ou peut-être que nous avons peur de nous-mêmes – où nous avons peur par erreur de ruiner et d’entamer ce bonheur et d’oublier ce que nous méritons ; nous oublions que nous méritons

Je ne pense pas que nous devrions cependant avoir peur du bonheur.

Nous devrions avoir peur d’en être arrivés à un point où nous n’essayons même pas d’être heureux.

Nous devrions avoir peur quand nous laissons cette obscurité consumer nos âmes et nous convaincre que le bonheur est inexistant.

Nous devrions nous rappeler que ce qui rend le bonheur si spécial n’est pas qu’il soit facile – mais que c’est ce que nous voulons tous et méritons… (Bryant McGill)

Une petite remise en question sur moi même. Une réflexion pour me rappeler qu’être heureux n’est pas un dû, qu’il faut savoir croire au bonheur et chasser le noir pour retrouver le soleil. Après un temps, il réapparait toujours le bonheur au travers des nuages. (Roberte Colonel)

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Ainsi va Valras-Plage…

Il se passe encore quelque chose sur Valras-Plage

Imaginez, nous sommes le sept août et vous êtes péniblement allongé sur votre serviette de plage. Vous transpirez a grosses goutes sous un soleil de plomb, vous avez la couleur caramel et vous en redemandé encore du soleil… bien chaud pour peaufiner votre joli bronzage.

Seize heures, soudain fini votre sieste, l’intrus venus en droite ligne des nuages vous gratifie d’une fraicheur moite, vous en perdez votre souffle tant sa présence est étouffante.

 Je devine que cette brume incommodante se réjouie de vous troubler. Elle est indécente, elle ne c’était pas fait annoncé à la météo. Elle forme un épais brouillard digne des brouillards de novembre, Il vous est difficile de distingué votre voisin le plus proche, vous n’y voyez plus rien.

Ce soir lors de la prise de mon cliché aussi surprenant que cela puisse être, un pêcheur se tenait seul au bord L’Orb. Il lançait d’un coup sec sa ligne dans l’eau et semblait se réjouir de la brume.

Ainsi va Valras-Plage ou il se passe toujours quelque chose !

Photo Roberte Colonel prise sur L’Orb à 20h30

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Je lève les yeux, et m’accroche aux nuages

Je lève les yeux, m’accroche

Aux nuages qui glissent avec une sorte
de tendresse

L’azur alentour ne m’est d’aucun secours.

Je te cherche maman, jusqu’à me perdre là-bas, tout en haut

Dans les mille nuages organisés qui m’entourent

Celui dans lequel ce trouve ton refuge ?

 Je t’appel depuis si longtemps. Nuit à nuit je te construis.

Je t’imagine, dans celui-ci ? Où ce peut être bien dans celui la ?

Je sens ta présence légère descendre au dessus de mes nuits.

Mon inconscient dérape aux larmes de mon âme en détresse.

Il me faut réécrire ma vie, où après des détours, suivre avec amour,

Des instants d’un nouveau bonheur.

Roberte Colonel 17/06/2020

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Il est imparfait le bonheur il est même parfois cruel…

Le bonheur est insaisissable et c’est illusion que de l’attendre. Il est volage, il ne reste guère en place. A peine vous a-t-il approcher que déjà il vous fuit vous laissant a des regrets.

C’était hier, ce sera demain, je l’attendrais toujours avec la même impatience car je sais pertinemment bien qu’il repassera il ne pourra s’en empêcher même pour voir si je l’attendais!

Il est imparfait le bonheur il est même parfois cruel puisqu’il s’approche et repart de nos vies en laissant un trait de son passage, juste quelques maux dont il faudra guérir.

Le bonheur est insaisissable, toujours à venir semblable à une illusion d’optique. Nous avançons alors d’espoir en espoir, ne nous épargnant aucun effort.

Le bonheur nous le cherchons jour après jour au cœur de nos passions. Ils emballent nos cœurs.

Le bonheur peut nous échapper. Il fuit comme la peste ce qui est ordinaire et si on le conteste il joue la fille de l’air. le 17/05/2020

ce texte date de (Roberte Colonel ) 4/5/2017

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Il faisait si beau hier…

Il faisait si beau hier. Le soleil dardé ses rayons et une brise légère m’incita à rompre le confinement pour une petite promenade à quelques pas de chez moi. C’est étrange cette envie ressentie, impérative d’aller voir la nature qui survie aux aléas des saisons. Confinée chez moi je ne fais plus rien, je me renferme sur moi-même et mes démons.

 Privée de promenade depuis un mois, je suis allée prendre un bon bol d’air. J’ai marché seule dans un sentier fleuri de marguerites, de trèfles roses, de fleurs de moutarde jaunes. Un mélange d’effluves entêtantes à ravis mon odorat qui ne savait plus à quel saint se vouer ! Au bord de l’orb que j’affectionne, je me suis assise à même le sol pour un moment de relaxation.

Dieu qu’il faisait bon respiré les embruns, regarder l’eau glissant sur la rive. Aucun bruit, si ce n’est ceux que font les vagues de la mer un peu plus loin. Je n’avais jamais connu ce calme à cet endroit. Tant de gens arpente ce sentier pour ce rendre à la capitainerie du port plaisance. Ce lieu est très passager l’été par les vacanciers. Hier je n’y ai rencontré personne. Mon regard s’attarda sur des rouges gorges des murailles et des piafs qui se balançaient doucement au gré du vent qui frôlait les tiges des roseaux. Des goélands leurs ailes déployées volaient en raz motte au dessus de l’eau piquant du bec pour quelques poissons convoités par leurs gosiers affamés.

Un spectacle naturel pour mes yeux émerveillés en manque de magie.

Roberte Colonel 15/04/2020

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Que pensez de l’amitié dans ce monde virtuel ?

« Mon Amie Régine tu avais tellement raison de dire qu’il faut être vigilant… »

Caché derrière son écran ont peut tout dire, tout et même le pire pour mettre à bas l’amie sans qu’il ne lui soit permise de se justifier et d’établir sa vérité. Il n’est pire situation que de tomber dans un piège accablant de sorte que vous ne puissiez prouver votre bonne foie. On dit que les histoires sur Internet ne se finissent qu’avec de l’amour où des larmes…

Pour que la belle histoire de rencontre se poursuive il faut être imaginatif, sincère et surtout que celui que vous avez invité ce comporte en gentleman. Il en du monde virtuel comme celui des rencontres entre ami que l’on exige une réciprocité de sincérité.

Il est des rencontres virtuels ou pas qui posent questions.

L’Amitié virtuelle est –elle de l’amitié ?

Pensez-vous que l’on puisse réellement développer une amitié profonde sur le net ? Je ne parle pas d’amour mais bien d’amitié. A priori, j’aurai tendance à dire que c’est quelque chose d’impossible, qu’il y a toute une dimension de l’amitié que l’on occulte si l’on ne reste que virtuel. Partager une glace ou des vacances ensemble par exemples, préparer à manger, boire un apéro… et j’en passe.

Cependant, je me dis aussi que la complicité peut s’avérer plus forte, dans la mesure où l’on découvre d’abord les gens de « l’intérieur » alors que dans la vie, on est d’abord et bien souvent,  attiré par un « physique » et on ne découvre donc pas l’autre de la même façon, puisque certains aspects de la personnalité des gens seront négligés au profit de caractéristiques plus superficielles. Le virtuel évite aussi d’avoir des préjugés sur la personne. On évite les commentaires et les avis « des autres » qui vont inévitablement influencer notre perception et notre rapport avec les gens. On apprend à connaître réellement la personne sans avoir d’aprioris. Il peut donc arriver, lors d’une rencontre qui suit un échange virtuel, qu’on connaisse l’autre plus en profondeur et qu’on n’ait plus la sensation de se retrouver face à un(e) inconnu(e).

Finalement, le tout est de savoir ce que l’on attend de ses amis. Si c’est de pouvoir « papoter », pourquoi pas le virtuel ! En revanche, le contact est important pour renforcer une amitié… il faut se voir pour s’aimer vraiment profondément.

Une amitié virtuelle est très souvent une amitié qui naît d’un mot, d’une phrase échangée entre deux  internautes. On découvre que de l’autre coté de l’écran, il y a une présence qui nous devient peu à peu indispensable.

Finalement, je suis tenté de dire que l’amitié est aussi réelle que virtuelle. Il s’agit de personnalités qui se côtoient sans passer par les filtres souvent déformant du physique et des préjugés…
Est-ce mieux ou moins bien que le réel? C’est tout simplement différent!

Cependant, derrière le virtuel, il y a une part d’inconnu qui permet toutes les cachotteries. L’inconvénient d’une « amitié » virtuelle, est que l’on masque nos défauts, ou du moins ceux qui nous paraissent trop gênants, et on idéalise l’autre. Le résultat provoque inévitablement un décalage et un risque de déception…
C’est quelque chose d’impalpable. On ne peut pas connaître vraiment les gens à fond car ils se cachent derrière l’écran .On ne sait pas à qui on a vraiment affaire alors que l’amitié réelle est quelque chose de concret avec un contact. Ainsi, il est possible le manque de contacts physiques (regards, sons de la voix…) crée une impression d’insécurité dans une relation « virtuelle », ce qui peut faire douter de la sincérité de l’autre. Pourtant une relation « réelle » n’est pas exempte de jeux, de tricheries et d’aveuglement.

Cet article date du 28 Janvier 2014 je ne me suis permise que d’y mettre quelles que réflexions personnelle rencontrées depuis cet écrit.

Roberte Colonel 28 Janvier 2014

Aujourd’hui 5 Avril, j’ai une pensée toute particulière pour mon amie très chère »Reg » qui s’en est allée rejoindre les étoiles. « Elle disait que l’amitié sur le virtuel peut se créer, mais tout en étant vigilante.Elle se crée car à force de dialoguer, d’échanger, ou même par les moments d’absence, la personne d’en face s’interroge sur ta personne, sur ta santé, sur le pourquoi tu n’étais pas là sur la toile. Puis vient un jour ou le téléphone sonne chez toi où chez la personne que l’on veut entendre, connaître son état du moment!

Puis vint le jour où tu rencontres la personne » virtuelle »! et c’est magique!

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Souvent le chemin qui mène à l’apaisement est difficile à suivre…

Souvent le chemin qui mène à l’apaisement est difficile à suivre,

Mais un jour tout prend son sens, et l’on réalise que le pire est derrière soit

Que le radeau sur lequel nous étions si mal amarrés ne c’est pas échoué.

Nous avons résisté aux pires moments de détresse, et survécus a une forte tempête.

Face que ce radeau si instable retrouve le chemin de la sagesse et du pardon.

Roberte Colonel 26/03/2020

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Dans notre malheur nous aurons entrevu un autre possible…

L’image contient peut-être : ciel, nuage, montagne, nature et plein air

Photos de la publication de Galerie Mario Colonel·  

Texte de notre fils Mario Colonel…

Elle est là, à travers la fenêtre. Elle n’a jamais été aussi proche. Les rochers polis par le vent, la neige sculptée par les courants, les nuages accrochés aux aspérités, le décor est en place. La neige s’accroche encore aux arêtes. Des combes se dessinent plus sensuelles qu’avant. Les sommets se découpent dans la valse des cumulus. C’est beau la montagne, comme toujours. Il suffit de tendre les mains. Pourtant elles nous sont interdites et je regarde benoîtement les montagnes. Comme un saint qui les découvre. Avec mysticité et recul. Des journées de frénésie, puis d’un coup le retour à la grotte. Sur le chemin de l’essentiel. Elles sont là comme le jour et la nuit. Dans la vérité du monde. Je ou plutôt nous ne leur appartenons plus. Pendant longtemps, on a cru que nous possédions la montagne, Comme si un acte de propriété suffisait. Un bout de papier contre le vent des cimes. Une volonté d’en découdre contre la grande verticale. L’envie de s’amuser contre presque l’infini. Un virus, même pas de la taille d’un grain de quartz et tout est remis en question.
Comment pouvons-nous croire en cette fadaise. Comment pourrait-on s’accaparer la nature ? La montagne est magnifique parce que nous n’y sommes plus … Etrange paradoxe de saisir cruellement que notre absence fait son bonheur. L’air est pur comme au premier jour, il se régénère en notre absence. Les brises de vallée ont chassé les derniers polluants. Le cacophonie de bagnoles en mouvement a disparu. Le ciel s’est libéré de ses rayures infâmes qui éraflaient l’azur. Le temps chante à nouveau son impermanence. La vie animale reprend ses droits. Le oiseaux accomplissent leurs rituels. Le printemps approche mais il semble plus joyeux. Le filet d’eau qui coule a côté de la maison charrie moins de scories. Descendant des Fiz, il retrouve un rite ancestral. Celui de se tailler la route, vers la Mer. Pour raccorder le ciel et la Terre, il fallait les deux éléments; celui d’en haut, des hauteurs et des montagnes; celui d’en bas, des profondeurs et des abysses. Je suis sur une frontière et pour une fois, je n’en bougerai pas. Toutes les frontières se ferment. La volonté des hommes n’y est pour rien. La peur l’emporte sur le reste. La montagne redevient une barrière. Elle érige ses parois en une vaste citadelle. Elle est belle à travers ma fenêtre. Qu’il pleuve ou qu’il neige, elle gardera sa magnificence dans les semaines à venir. Je sais que je la retrouverai, un jour. Parce que le jour succède à la nuit. Parce que la beauté forcément s’impose, même sur les frontons des sommets.
Ne me reste plus qu’à ouvrir la fenêtre en grand, pour laisser l’air frais rentrer et la contempler, une fois de plus, en nous disant que cette pause pourrait être une chance. Parce que nous aurons, dans notre malheur entrevu un autre possible…

Mario Colonel, Servoz le 21 mars.

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Eloge de la solitude…

Éloge de la solitude

Il n’y a pas la moindre sagesse dans ma vie.
Pas non plus de folie.
Je ne sais pas au juste ce qu’il y a dans ma vie.
La vie peut-être, simplement confondue avec la solitude, la sagesse ou la folie.
-La solitude occupe ma maison à un point incroyable de sans gêne. Elle ne laisse rien en dehors d’ elle, sauf la page blanche.
C’ est lorsque j’écris que je suis la moins seul.
-La solitude, quand elle monte dans un couple, est terrible, malfaisante.
Quand elle entre chez moi, elle est – comment dire: détendue. Elle a ses habitudes, sa place faite.
-La solitude est une maladie dont on ne guérit qu’ à condition de la laisser prendre ses aises et de ne surtout pas chercher le remède, nulle part.
J’ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d’être seuls et demandent au couple, au travail, à l’ amitié, voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l’amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables.
Leur incapacité d’être seuls fait d’eux les personnes les plus seules au monde.
Christian Bobin, extrait de “L’épuisement”

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Et si tout était à inventer…

Après tout, ce qui doit venir n’est pas tant à découvrir qu’à inventer…[ Hélène Grimaud ]

Et si tout était à inventer ? Et si nous avions vraiment cette possibilité ou même juste celle de pouvoir croire que nous sommes encore en mesure de tout inventer .

Inventer de nouvelles façons de s’exprimer, de dire le désir, est-ce vraiment possible elle qui dans les livres qu’elle lie trouve quelques phrases qu’elle aurait voulu écrire, elle qui s’attarde ici et là sur un mot, elle qui cherche constamment une nouvelle façon de dire les choses mille fois exprimées, peut-elle vraiment créer des suites de mots qui toucheront, qui feront vibrer, des phrases pareilles à aucune autre ? Ceux qui lisent, ceux qui en plus écrivent, n’ont-ils pas cette foi en eux de croire que tout est vraiment à inventer?

Inventer des mots

La rime qu’il faut

Justes pour le plaisir

Pour trouver belle la vie

Inventer des mots

 Juste qu’il faut le prétexte et

L’envie de dire nos différences

Après tout inventé

La nuance

Elle est d’importance.  Roberte Colonel 16/02/02020

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« Voilà ce que Marie allait lui écrire. »

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« Même quand on l’a perdu l’amour qu’on a connu vous laisse un gout de miel. L’amour est éternel. Citation (Edith Piaf) »

Voilà ce que Marie allait lui écrire.

Elle allait lui  écrire que l’amour c’est celui que l’on cultive, jour après jour

et que le silence est un message de l’ombre pour celui qui le pratique.

Que de toute sa vie, elle n’avait vécu un tel bonheur d’avoir été aimée de lui !

Que les sentiments qui se faufilent dans les fissures de la raison,

L’attirance incontrôlable, l’amour qui s’installe

Sans crier gare avait envahie son territoire.

Arès le bonheur,  après l’espérance du toujours, elle c’était habituée à tout.

A son  amour perdu, a son amitié brisée, a son absence…

Pourquoi faut- il mettre des mots sur tout.

Pourquoi faut-il réfléchir et donner des explications ?

Pourquoi ne pas laisser le temps au temps faire son œuvre,

Se taire et laisser seulement  se parler leur cœur.

Roberte Colonel 27/01/2020 (photo Wild Nights with Emily : Photo Molly Shannon 

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Je suis prisonnière de la rime…

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Je suis prisonnière de la rime, parce que j’ai commis le crime, un jour de m’y abandonner… D’ainsi la prose délaissée, la rime de moi s’est éprise. Ma sensibilité conquise, ne trouve même plus le temps de se consacrer au roman. Aussi peu libre qu’une bête, car trop passionné, le poète se laisse emporter par les vers comme le marin par la mer.  (Gérald Sédrati-Dinet)

Comment écrire de la poésie lorsque l’inspiration n’est plus ?

Finalement je me dis qu’il y a des écrits plus faciles à coucher sur le papier que la poésie quand l’inspiration vous abandonne momentanément.

Alors écrire m’est facile si je me contente de petites nouvelles qui font mon bonheur et celui de mes lecteurs.

Juste quelques lignes comme exemple:

Il n’est de paysages que j’aime autant que celui de la mer a deux pas de chez moi. Lors qu’elle lui dit cela Pierre se mit à rire lui qui n’aimait que les sommets enneigé du Mont Blanc. Il la regarda, ces yeux bleus verts brillaient comme autant d’étoiles dans un ciel de lumière.

Il lui dit :

-Tu n’as rien perdu de ta grâce naturelle. Tu resteras pour moi celle qui ne vieillit pas ni ne change. Et quand à moi, hélas, combien j’ai intérêt à ne plus exister pour toi que dans le monde du souvenir, le seul où mes derniers jours de jeunesse puissent être sauvés de la nuit toute proche. Marie ton talent te dicte ton plus grand don celui d’écrire… (a suivre peut être)

Roberte Colonel 25/01/2020

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Je suis tombé amoureuse de la vie à nouveau.

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« On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s’agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l’oublions pas : « Souris au monde et le monde te sourira. » »  Sœur Emmanuelle

Je suis tombé amoureuse de la vie à nouveau.

Quand mon bonheur c’est arrêté, je suis tombée sur mon derrière. Depuis cet instant le monde a changé pour toujours.
Je me suis réveillé du rêve et du monde réel en dehors de mes projections, croyances et idéaux qui m’ont coupé le souffle. Je n’ai jamais récupéré ce souffle. Je reste tranquillement essoufflée, en admiration, profondément inspirée par mes simples écrits et ma vie. Et je suis juste tellement heureuse d’avoir la petite vie que j’ai.
Pour occuper le petit espace dans mon univers, pour sentir la vie simple couler dans mes veines, je suis en effet bénie.
Aujourd’hui j’ai fleuri ma terrasse de petites fleurs printanières des petites merveilles qui flottent au gré du vent comme des papillons qui me montrent leurs beautés. Le soleil sur et au-dessus de ma tête me réchauffait et j’étais bien.  Je plongeais mes doigts profondément dans la terre, creusant l’emplacement pour chacun des pieds humides des pensées, cyclamen, rose, primevères et tant d’autres fleurs encore.

La nature, m’a révélé une partie de ce qui m’entoure tous les jours, les merveilles que j’avais cessé de voir, une touche de toute mon existence qui vit en moi. Le paradoxe doux et sans fin de mon être, de mon existence, de mon monde, de mon univers… certaines de mes réflexions ici s’épanouissent et me rendent à nouveau heureuse. Il me fallait ces instants de calme avec moi même pour que mon cœur batte encore et que je ne sois plus essoufflée.

Roberte Colonel 8/01/2020

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J’écrie l’amour pour ce qu’il représente dans mon imaginaire d’écrivaine…

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Certains de mes vers ne sont pas écris dans un but précis pour une personne où une autre qu’on ne se m’éprenne pas sur mes intentions. Vous et moi qui me lisait on se connait depuis très longtemps et j’ai toujours écris de cette façon.  J’écrie des poésies pour mon plaisir et aussi pour le plaisir de celles et ceux qui viennent me lire. Mes ressentis sont parfois criants de l’état dans lequel je me trouve. D’autres au contraire sorte de mon besoin d’écrire  « l’amour » dans ce qu’il représente dans mon imaginaire d’écrivaine.  Photo Roberte Colonelfloral-1751088_960_720

J’aime beaucoup ce Texte : À lire ou Relire…

 » J’ai compté mes années et j´ai découvert qu’à partir de maintenant, j’ai moins de temps. à vivre que ce que j’ai vécu jus qu’à présent…
Je me sens comme  (dans le texte ce petit garçon) qui a gagné un paquet de friandises : la première il la mangea avec plaisir, mais quand il s’aperçut qu’il lui en restait peu, il commença réellement à les savourer profondément…
Moi, je n’ai plus de temps pour supporter des gens stupides qui, malgré leur âge chronologique n’ont pas grandi. Je n’ai plus de temps pour faire face à la médiocrité…
Je suis mal à l’aise avec les jaloux, qui cherchent à nuire aux plus capables, d’usurper leurs places, leurs talents et leurs réalisations…
Moi, mon temps est trop précieux.
Je veux l’essentiel, mon âme est dans l’urgence … il y a de moins en moins de friandises dans le paquet…
Je veux vivre à côté de gens humains, très humains qui savent rire de leurs erreurs, qui ne se gonflent pas de leurs triomphes, qui ne se sentent pas élu avant l’heure, qui ne fuient pas leurs responsabilités, qui défendent la dignité humaine, et qui veulent marcher à côté de la vérité et l’honnêteté.
L’essentiel est ce que je fais pour que la vie en vaille la peine.
Je veux m´entourer de gens qui peuvent toucher le cœur des autres… Des gens à qui les coups durs de la vie leurs ont appris à grandir avec de la douceur dans l’âme.
Oui … Je suis pressé de vivre avec l’intensité que la maturité peut m´apporter.
J’ai l’intention de ne pas perdre une seule partie des friandises qu´il me reste…
Je suis sûr qu’elles seront plus exquises que toutes celles que j´ai mangées jus qu’à présent.
Mon objectif est d’être enfin satisfaite et en paix avec mes proches et ma conscience.

« Le temps précieux de la maturité », Mario Raul de Morais Andrade, (1893 – 1945)

 

Publié dans texte, tradition et croyance

Bonne et heureuse fête de Noël à tous.

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Je souhaite que la joie vienne habiter votre cœur en ces temps de Noël tout comme à chaque jour de votre vie !

Bonne et heureuse fête de Noël à tous.

Pour moi le temps des fêtes n’est plus aussi joyeux… à l’approche de Noël il me rend mélancoliques, nostalgiques ou même tristes…

J’essaye de comprendre pourquoi cette période de l’année est difficile à passer. Cela pourrait peut être m’amener à trouver une solution pour apaiser cette nostalgie.

Il est important de ne pas me mentir à moi-même et de ne pas chercher à étouffer ce sentiment. C’est en faisant face à ces sentiments que je pourrais faire face à ce que je ressens et cela pourrait me permettre de vivre cette période de Noël avec un peu plus de sérénité. Si j’essayais de me remémorer mes souvenirs en les partageant avec ceux et celles que j’aime… dire que cette nostalgie, elle me vient de si loin.

J’étais une enfant abandonnée seule devant la cheminée attendant le retour de sa maman. Mes deux petits sabots bien alignés ne recevaient en cadeaux qu’une orange et un bonhomme en pain d’épice.  J’apprendrais bien plus tard que ma maman elle aussi m’attendait à Paris on le lui avait promis que je lui serais rendue. Alors elle avait préparé pour mon Noël un joli sapin et habillé une belle poupée qui ne me sera jamais remise.  Il n’est pas un noël ou je ne m’isole pour laisser échappé quelques larmes en pensant a elle très ford.

Je le sais si j’essayais de faire fondre ma carapace d’adulte et me laisser bercer par mes rêves… Et si je réalisais enfin l’importance de prendre soin de moi dans ces moments mélancoliques ainsi que de l’importance à accepter que ces souvenirs font partie de moi, de mon vécu et de mon existence, sans doute que ma vie en serait plus douce.

Roberte Colonel 23/12/2019

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