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L’hypocrite…

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Elle est sa muse, son opium, sa souffrance.

Elle est revenue. C’est installée L’hypocrite

Et Je n’ai rien vu venir.

Depuis combien de temps rôdait-elle autour de lui ?

Je ne saurais le dire… Lui peut être !

J’aurais dû me montrer plus vigilante

Quand je le voyais jour après jour changer.

Mais je pensais, trop confiante

Que plus jamais cela n’arriverait

qu’elle réapparaisse plus forte que jamais.

Mais l’Hypocrite na pas d’état d’âme

Elle se tenait en embuscade

Ne lui laissant aucun répit.

Et Je suis restée abasourdie,

A ne savoir que faire contre cette hypocrite

Qui lui faisait monter la fièvre

Jusque au délire chaque nuit.

Elle portait un drôle de nom l’Hypocrite

Staphylocoque doré bactéries de type coque

Responsables de sa maladie.

Roberte Colonel le 5 fevrier 2018

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J’ai tout appris de toi sur les choses humaines…

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Une fois de plus elle a cédé à la fatigue et s’est enveloppée de sommeil, livre à la main. Comme ça lui arrive presque tous les soirs. Et comme chaque fois, il la réveillera par un baiser et elle dira « Je t’ai attendue, puis je me suis encore endormie » ? Et il sourira.

Et cette scène qui lui est si familière fait monter ce soir les mots d’une chanson à ses lèvres, les mots d’Aragon chantés par Ferrat venus de très loin, dont il ne se rappelle que le début :

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson

Et il à envie de la laisser encore un peu dans ses rêves.

(Peiture de Michael Mao Blog Lali)

 

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On décide pas d’écrire un roman…

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On ne décide pas d’écrire un roman, il survient. Il dévore. Il porte en soi le temps de sa course. Il entraîne. Il piaffe d’impatience.

Le scénario se construit dans l’imaginaire de l’écrivain habité par l’histoire qu’il souhaite raconté. La puissance de son imagination lui fait traverser des contrées qu’il n’aurait jamais cru pouvoir parcourire. Tout son être vibre des faits et gestes de ses personnages.

Ecrire un roman c’est vivre dans, et avec, l’histoire.

Pour écrire le début du roman il arrive que l’on choisisse un modèle de personnage parce que l’on retrouve en lui des sentiments que l’on a éprouvés et que l’on aurait plaisir à exprimer.

Parfois aussi le choix est aussi une compensation : on espère vivre, a travers un des personnages, ce que la vie ne nous a pas donné.

Parfois encore le modèle est choisit tout simplement parce que c’est un beau personnage qu’il sera passionnant de le faire vivre dans le roman.

Viendront s’ajouter d’autres personnages aussi différents les uns des autres qui donneront un sens au scénario.

texte Roberte Colonel (toile de Nicolas Hely Hutchison)

 

 

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Brou à glas, glas, il me faut me couvrir…

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Il fait très froid dehors. Heureusement que j’ai mis mon écharpe de plumes blanches.

Pourquoi donc Philomachus  pugnax mal dis tu que tu sens un peu triste, et seul ? Personne ne met en doute que rien n’est plus beau, plus grand, plus essentiel que l’amour.

-Moi l’oiseau je suis seul, et sans amour malgré mon élégance et mon chant mélodieux personne à l’horizon pour m’approcher, et venir caqueter avec moi.

Les humains eux ont l’habitude de se déclarer leur amour, sans avoir conscience que dans cette manière d’agir se glisse un élément intéressé, égoïste. S’ils veulent attirer à eux une créature, ils lui écrivent ou lui parlent le plus poétiquement possible, en choisissant les gestes, les mots, le son de voix appropriés, avec l’espoir que l’être qu’ils ont élu sera touché, charmé, ravi, et finira par se laisser convaincre.

Et à partir de ce moment, cet être-là doit savoir qu’il est « réservé », personne d’autre n’a plus tellement le droit de l’approcher. C’est donc bien l’instinct de possession qui guide les humains, mais surtout le manque de foi en la puissance de l’amour.

Comme ils ne connaissent pas le véritable amour qui fait des merveilles, ils s’empressent de le manifester par des moyens concrets : la parole, l’écriture, les gestes, afin d’emprisonner l’être aimé. Et s’ils prétendent que c’est la force du sentiment qui les pousse à agir ainsi, en réalité ils avouent là leur propre faiblesse. Celui qui est habité par le véritable amour ne l’exprime pas, ce n’est pas nécessaire, car cet amour se sent : il rayonne.

Et moi l’oiseau c’est ce que je recherche l’amour. Le seul moyen dont on ait le droit de se servir pour attirer l’amour est la lumière, et c’est aussi le seul véritablement efficace que mon caquetage pour attirer celle qui viendra à moi.

L’humain voue à l’être qu’il aime et dont il souhaite se faire aimer des cadeaux de lumière spirituelle, il répand autour de lui des couleurs, en sachant que la lumière et les couleurs sont des entités vivantes. Quand son âme sentira la présence de ces entités bénéfiques, celle qu’il vous en sera reconnaissante et, peu à peu, elle s’ouvrira à vous. » Voilà ce que je recherche en caquetant pour trouver mon âme sœur.

Des passage de ce texte me fut inspiré par Omraam Mikhaël Aïvanhov dont j’ai recopié certaines lignes de son texte pour faire caqueter de réponses mon bel « Philomachus pugnax » Roberte Colonel

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l’homme manipulateur…

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Demain auras lieu à Paris une marche organisée pour l’élimination de la violence faites aux femmes.

Je dédie cet écrit à toutes ces victimes au quotidien.

Comment qualifié l’homme manipulateur, gourou qui ce joue d’une femme amoureuse alors que rien ne justifie qu’elle soit blâmée.

L’homme se croit tout puissant puisque jour après continuant son manège infernal et sous n’importe quel prétexte il la ru de coups à la moindre occasion.

Il la fait tourné en rond comme il ferait tourner sa toupie … il l’a meurtrie de sa toute puissance, la ridiculise lui insouflant des mots insensés croyant ainsi pouvoir la déstabilisé.

Elle, elle l’a tant aimé ! Elle pensait n’avoir jamais la force de le quitter cependant  Demain, demain elle mettra fin a ses tourments.

Il ne pourra plus jamais la déconsidérer et la contraindre à accepter ces offenses et ces coups répétés.

Elle vivra sa vie comme une renaissance et se donnera les moyens de se défendre.

Tourner la page de cette mascarade, de se tourment qu’il la tenue éloignée de sa vie d’avant.

Aujourd’hui elle dit qu’elle va reprendre sa route sans se retourner, sans trébucher laissant au vent le souvenir de l’homme qu’elle avait tant sublimé.

Elle va reprendre sa route … simplement pour vivre… vivre en regardant devant elle sans s’affubler du superflu.

Mieux vaut pour elle qu’elle se fixe sur l’essentiel : sa propre vie plutôt que de s’accrocher désespérément au souvenir d’un homme qui la bafouée, et si tristement déconsidérée. ( Roberte Colonel le 25/11/2017)

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Toujours nous sommes sur le même chemin…

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Je suis foudroyée par tes histoires qui me fascinent. Tu es un messager de l’inconnu. Il y à dans nos échanges un fleuve de béatitude inconnue et des remous imprécis dans lesquels nous nous dessinons. A l’encre et au fusain. Enfoncés dans le papier, étalés entre les lignes. Nous devenons indélébiles et nous rêvons ce moment. Tu es cette poussière rebelle qui brille au fond des flaques, ce grain de sable échappé d’un désert lointain. Je parcours les étoiles et tu es un mirage au fond d’un instant. Oasis inopiné, tu remplis ma jarre d’eau alors qu’entre nos écrits se dresse un mur d’impossible à conquérir. Tu es mon sortilège, ma drogue au quautidien. Tu as le goût de l’improbable et d’un vent dément qui lève les cheveux. Tu as des étincelles bien cachées que je perçois dans tes chuchotements. Les années défilent, s’égrainant autour d’un chapelet de minutes qui paraissent des éternités. Il est si bon ce trouble de la folie pure et secrète dont nous n’avons pas idée. Cette énergie, cette force qui nous construit et qu’un jour nous perdrons. Mais sans savoir pourquoi, toujours nous sommes sur le même chemin… Roberte Colonel Le 12/11/2017 image du peintre Kelley

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le prix de l’acceptation…

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J’ai envie de m’asseoir sur le sable d’une plage déserte. Lever lentement la tête et rêver ces figures dans le corps des étoiles. Je pense qu’elles sont toutes issues d’amours envolés, comme le nôtre. Une larme fine transperce ma cornée, tranchant lentement ma pommette rougie par le froid, la réchauffant. C’est un cadeau à notre mémoire. Suivent les autres, puis un vent léger qui vient les glacer sur ma peau.
J’enfonce mes doigts dans le sable, humide sous son manteau. Je ferais bien un château, mais je sais qu’il ne tiendra pas, et je ne veux pas perdre ces secondes si précieuses, parce qu’elles me font grandir. Ma voie intérieure pointe vers le ciel, renaissance d’un épisode émaillé.
Mes habits de soie font de moi une parcelle inutile de l’univers, courant sur mon corps, aidés par le vent. Je me sens portée par l’atmosphère. Je ferme les yeux. Et là, dans cette parfaite harmonie, le prix de l’acceptation m’envahit. Je frissonne et j’écoute… ce silence… est un immense soulagement. C’est le bout du chemin, là où la vie devient Paradis, là où l’angoisse n’a plus sa place. Roberte Colonel 4/11/2017