Faut il toujours craindre l’orage?

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Faut il toujours craindre l’orage, le vent, les éclaires dans le ciel alors que le soleil ne demande qu’a renaître après la tempête.

La veille elle en était à se le demander. Elle n’osait entrevoir leur amour engloutie.  La chute fulgurante qui avait étourdit leurs corps, dans les nuits étoilées un faux pas les a précipités dans le désespoir.

Puis secrètement il est passé sans faire de bruit. La nuit était si noire qu’elle la recouvrait d’un sommeil réparateur.

Depuis son départ il avait toujours eu cette façon d’être encore là, au fond de son cœur. De prendre juste un peu de place,  pas assez pour qu’elle tombe amoureuse à nouveau, mais juste assez pour ne pas l’oublier.

Et ce matin rien n’était plus pareil. L’endormissement de la veille à cédé la place à mille soleils qui éclatent en perles de miel. Dans ce bleu camaïeu la mer l’attire. Elle sait quelle a des confidences à lui faire.

L’air est aux aguets du moindre souffle, il se désole d’attendre son secret.

Divaguant tout au long des semaines épuisées… une pause légitime en ce jour est propice à l’apaisement.

Roberte Colonel le 14/07/2017

Griserie merveilleuse…

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Prise par l’absolu des mots qui captaient son attention Soraya avait lu vite. Les joues contractées, ses mèches de cheveux tombants sur son visage elle semblait si imprégnée par sa lecture qu’elle n’entendit pas sonner à la porte d’entrée. Un long moment  s’écoula avant qu’elle ne prenne réellement conscience qu’une personne se trouvait à attendre derrière la porte. Encore si troublée par sa lecture, les mains dans les poches de sa robe, d’un pas nonchalant elle se dirigea vers le hall d’entrée. Elle hésita une fraction de seconde avant d’ouvrir la porte  réprimant cet élan avec la crainte de se trouver face à un importun.

Il était face à elle. Il avait le teint hâlé, un air de distinction et de finesse. Elle percevait la puissance dévorante qu’elle ressentait déjà  au contact de sa main. Elle avait parlé vite freinant l’élan qui la poussait à se jeter dans ses bras. Il y avait si longtemps qu’elle ne l’avait revu. Elle se souvenait de ses mains entourant sa taille, de la chaleur de sa bouche, de la pureté de leur premier baiser. Ils n’étaient que de jeunes adolescents lorsque ils s’étaient rencontrés. Elle poursuivait ses études loin de chez elle. Ils ne se voyaient que pendant les vacances scolaires. Le temps avait passé sur leur jeunesse et chacun avait poursuivi sa route. Jusqu’au jour où le hasard décida de les faire se rencontrer à nouveau. Griserie merveilleuse ! Ils se redécouvraient d’instinct. Cœurs à cœur, par l’amour à l’amour infini qu’ils reconnaissaient dans le plus simple de ses élans. Les lèvres blêmes, entrouvertes, trouvant la force de prononcer « Pour quelles disaient ces lèvres sommes nous restés si longtemps éloignés l’un de l’autre? » Tu le conçois ? Petit silence. Il souriait  et son sourire faisait bouger le filet de rides sur son front.  Il l’attira à lui. Elle avait un corps long, mince, et le visage d’une grande  beauté, les lèvres généreuses cependant. Sa robe très sobre était faite d’une seule pièce de laine bleue, ornée d’un col plus foncé. Elle portait un collier avec une grosse perle verte où s’allumaient des lueurs brillantes.  Elle sortait de mots rapides dont Jordanne ne cherchait même pas à capter le sens trop préoccupé d’imager ce corps qu’il reconnaissait et qui l’enflammait. Ils s’étaient aimés à l’âge de l’étudiant, il s’en souvenait, tout n’était pour eux que rêves, désirs, troubles délicieux, espoirs confus, avec cette confiance au creux de l’âme qui ajoutait à ses émerveillements ! Ils s’étaient retrouvés, ils auraient le temps pour l’explication comme s’ils étaient conscients, subitement, de l’importance que leur procurait la joie d’être seul au monde en cet instant. Roberte Colonel Texte paru 6/07/2013 (peinture Emmanuel Garant)

Il faut avoir aimé si fort…

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Il faut avoir aimé si fort pour comprendre que de si loin l’amour perdure.

Après les larmes dans mes yeux

Il faut que tu comprennes que je t’aime.

Qu’après toi il n’y aurait plus d’après.

Que Sans toi je n’existerais plus.

Les jours passe. Tu es toujours là si fort en moi.

Je t’aime de la passion jusqu’au délire.

Je prie le Dieu de l’amour

Qu’il me fasse t’aimer toujours.

Je rêve des mots que tu me dis,

Je rêve à la douceur de nos nuits

A ces moments où il fait si chaud sur nos corps.

Lorsque je regarde passer ma vie si loin de toi,

J’ai le mal de toi. Je t’attends.

Je n’aurais dans ma vie nul autre que toi .

Et, si l’amour entre nous existe

Attends-moi pour que m’a vie ne s’arrête pas là.

Laissons les ombres du passés derrières nous

Et vivons au grand jour cet amour pour toujours.

Roberte Colonel 11/06/2017

L’arrivée du bateau.

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Au large elle guette l’arrivée du bateau.  

Paul arrive ! Marie avait souhaité ardemment leur rencontre.  Après tout ce temps passé à l’attendre il va enfin la serrer dans ses bras. Ne rien, surtout, ne rien vouloir saisir d’un regard, d’un toucher, d’un sourire contempler son visage.

Vivre son amour avec Paul est le plus profond secret que personne ne sait. Dans le noir de la chambre d’amour de lui, elle a apprit l’espace du désir et le temps. Elle a su, à travers lui, la lumière de leurs corps et que la soif pouvait être

L’heure est donc aux questions, aux possibilités, à la joie des retrouvailles, et surtout à une grande confusion émotionnelle, alors qu’il faut maintenant que l’heure approche trouver une autre réalité sur laquelle s’appuyer.

En fait, avant sa rencontre avec Paul, Marie n’avait pu imaginer vivre une autre vie que celle qui fut la sienne au cours de ses trois dernières années. Le chemin tourmenté qui sert à établir ses fondations est parfois semé d’écueils, d’autres fois moins aride, mais toujours troublant. Il est si facile de perdre pied ou de laisser l’eau se troubler. D’où les doutes, les questions, les chemins de tourment(e)s sur la vie et sur comment leur avenir se construira : l’incessante marche d’angoisse sur l’horizon lui propose une vision personnelle de la rencontre avec l’Autre, celui qu’elle aime depuis si longtemps et qui vient a elle parait de son amour. Texte Roberte Colonel le 16/5/2017

 

Pour vous ce bouquet porte bonheur…

muguet-rose-fleur-sauvage-joyeuse-fête-rare-fleur-bouquet-de-fleur-joie,amitié-spring air, lilies of the valley and Venetian lace curtains…

Promenade sous un ciel qui prend des couleurs.

Sentiment de liberté. D’intense liberté.

Mes pas sur la mousse du bois, les oiseaux mêlent leurs voix.

Sentiment de plénitude, de douce plénitude.

La brume, guetteuse à la lisière des bois porte à ma main toute auréolée de douceur, un

tapis blanc aux mille clochettes odorantes.

Ce premier Mai, comme il est de coutume pemettez moi de vous offrir ces quelques

fleurs de muguet porte bonheur.

Roberte Colonel

Petite pause …

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Petite pause c’est le printemps, c’est Pâques et le besoin pour moi de profiter pour quelques jours du soleil et de la mer.

J’ai soudain cette envie de regarder au loin, de m’évader, de prendre le large, de déposer mes pas sur le sable et  voir la mer les effacer…

Car pour moi être en vie, c’est aimer la vie c’est choisir de vouloir être heureuse même si ce n’est que pour un court moment.

A vous tous mes ami(es) qui savent se poser au coeur de ceux qui savent vous écouter: à très vite. (Roberte Colonel)