C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière

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« C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. »(E  Rostand, Cyrano de Bergerac)

Marie contemplait l’immensité mouvante qui déroulait ses anneaux d’argent sous la lune. Tout était calme. Elle regardait le navire qui semblait fendre les flots avec une aisance quasi magique. Elle eut un sourire amer. Depuis longtemps le destin semblait l’avoir condamner à toujours devoir accepter que l’on se moque de ses sentiments. Qu’importait ! Nulle part elle ne trouverait la consolation qu’elle attendait… qui pouvait bien se soucier de ce nouvel échec qu’elle venait une fois encore de subir. Blessée par la force des mots que Paul lui avait déposés, elle l’était dans l’âme…Rien de bien agréable à lire. Aussi ne valait-il mieux ne pas répondre. Elle n’avait pas le gout du scandale bien qu’elle aurait pu le défier ce n’était pas pour lui déplaire. Cependant elle avait aimé cet homme d’un amour passionné cette certitude était douce a son cœur. Elle ne pouvait se résoudre à devenir autre que ce que son cœur lui dictait. L’abandon si cruel fut il, les souvenirs ne sont bon que lorsqu’ils vous aident a vivre.

Elle allait mettre une croix sur ce bonheur là, il le lui avait demandé de le faire certes un peu différemment mais les mots dans ce cas là prennent souvent le même sens…A la perspective d’avoir à le quitter elle en éprouvait un pincement au cœur. Elle était persuadée que le déferlement des mots qu’il employait depuis quelques temps dans ses écrits ce fut lui qu’il les écrivit.

Ce matin là, par une petite route ombragée entre cours d’eau et mer qu’elles que fleurs éclosaient. Le soleil du matin buvait la rosée à même leurs corolles. Les oiseaux chantaient pour répondre au murmure de l’eau qui glissait doucement rejoindre la mer. En cette belle matinée ensoleillée une telle paix se dégageait de l’ensemble qu’on avait peine à le croire fragile. Et pourtant … une déferlante de mots sont venus l’assombrir.

Marie marcha longtemps les yeux mouillés de larmes jus qu’au port ou ils s’étaient assis si proche en ces instants que la perspective de le quitter un jour ne lui serait pas venu a l’esprit. Cependant déjà, elle s’interrogeait bien un peu sur les sentiments qu’elle lui inspirait ? Ce jour là il n’y avait fait aucune allusion.

Ils avaient vu passé bien souvent des orages, des vents mauvais, et chaque fois que le calme revenait il ne donnait que plus de puissance à leur amour. Elle se disait qu’il n’était pas interdit de rêver à un avenir ou ils seraient enfin réunis pour vivre leur amour au grand jour.

Elle finit par comprendre que rien ne se ferait dans les conditions actuelles. Cette fois ci il l’avait humiliée, blessée. Elle paraissait avoir perdu l’envie de se battre pour conserver l’amour de cet homme. A quoi bon s’interroger sans cesse ?  Cet abandon la laisse démunie, cependant, pas anéantie.

A cet instant Marie préfère se dire que quoi qu’il arrive elle pourvoira le moment venu à ce que lui réserve son destin.  Texte Roberte Colonel 7/07/2017

Lire un roman qui vous emporte …

 

 

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Lire un roman qui vous emporte écrits  a deux mains de Roberte Colonel et Charef Berkani une nouvelle que vous ne pourrez pas lâcher, que vous essaierez de faire durer comme un plaisir toujours reconduit restera un des grands bonheurs de votre vie de chaque jour

Passion sur Internet

Les effets naturels d’une extrême amitié… Les oiseaux n’ont-ils jamais chanté comme cette année ? Ont-ils été aussi présents par le passé ? Marie se le demande, alors qu’éveillée bien avant le soleil, elle les entend d’un arbre à l’autre faire leurs vocalises dans le noir de la nuit. Elle se rend compte que sûrement ils ont toujours été là, plus discrets, attendant leur heure pour la rendre complice du jour qui pointe déjà à l’horizon. Elle attend, comme chaque matin, de voir le soleil briller de mille étoiles sur la mer. Et ce matin, un roulis sans fin de vagues et d’écumes n’arrive pas à troubler la mélancolie qui s’est emparée d’elle.

À quoi rêve-t-elle ? Rêve-t-elle aux blessures dont on ne guérit jamais vraiment tout à fait ou se laisse-t-elle bercer par d’heureux souvenirs qui prennent le pas sur tout le reste ? Cela fait des années qu’elle se complaît dans l’écriture de courtes nouvelles qu’elle range soigneusement dans un classeur. C’est sa thérapie, son monde à elle. Toutes ses journées s’écoulent interminables et sans joie. Cependant, elle aime à se réfugier dans sa passion. Là, où elle se sait être en sécurité, là où rien ne peut venir interrompre sa solitude. Marie n’écrit jamais de nouvelles scandaleuses, jamais de mots violents. Elle veut que les personnages de ses fictions lui ressemblent. Pourquoi se contente-t-elle de vivre dans cette douce torpeur ? Finira-t-elle par comprendre que sa solitude n’est autre qu’un besoin de se préserver des soucis du dehors ?

Lorsque Marie vit la photo de cet homme sur les pages de son blog, le temps s’arrêta. C’est lui se dit elle ! Qu’elle dure une minute, une vie, une nuit, la rencontre qu’elle fit avec cette photo fut magique. Elle se dit qu’au-delà de la séquence émotion, quand on rencontre l’autre on se raconte toujours une histoire !

Les comportementalistes le disent : « c’est lors du premier échange que se mettent en place les ferments de l’idylle. Une rencontre, c’est toujours une part de soi qu’on retrouve dans l’autre. »

Bref, tout s’était joué dès le départ par la découverte de cet homme sur la photo. Elle en était bouleversée. Depuis bien longtemps Marie n’avait connu une pareille émotion. Une vague de bonheur la submergeait. D’ordinaire, l’émotion prenait le pas sur sa volonté et l’empêchait d’avancer. Elle savait d’ores et déjà aujourd’hui qu’elle mettrait tout en oeuvre pour gagner le coeur de cet homme. La venue d’Augustin sur son blog allait changer le quotidien de sa vie… elle en était certaine. Depuis quelques semaines déjà, il venait régulièrement chaque jour commenter ses écrits. Marie attachait de l’importance aux billets laissés par ses ami(e)s et elle n’avait accordé aucune attention particulière à ceux d’Augustin. Jusqu’à ce jour de février, où, elle découvrit son portrait.

Elle en fut si bouleversée que son coeur s’était emballé. Les textes de poésie qu’il écrivait sur son blog étaient stylés. C’était un vrai poète ! Quel intérêt pour cet homme de venir la lire, alors que ses écrits à elle, lui semblait très ordinaires ? Chaque matin, elle se posait sur ses pages, écrivait un nouveau billet espérant qu’il la gratifierait d’un nouveau commentaire. Elle devenait friande de ses mots. Puis, sans y prendre garde, elle s’était mise à penser souvent à lui. Qu’avaient-ils donc en commun se demanda-t-elle ? Peu de chose sans doute. Par deux fois, elle Passion sur Internet

voulut savoir ce qui le motivait à venir la lire ? Il lui répondit avoir aimé sa façon de commenter les billets chez une de ses amies et de là, il était venu voir ce qu’elle même publiait.

Elle s’imprégnait de ses commentaires, les lisait, les relisait. C’est ainsi, que très vite, Marie s’était éprise d’Augustin. Elle aurait aimé lui dire qu’elle n’était pas indifférente à ses écrits très amicaux qu’il lui laissait sur ses pages de son blog. Elle espérait maintenant qu’en venant la lire si fidèlement, il finirait par comprendre que ses sentiments à elle allaient bien au-delà de l’amitié. C’est ce qu’elle espérait ! Ainsi se décida-t-elle à lui écrire sa plus belle page :   « Ce soir, la mer est si jolie ! La lune se mire sur l’eau salée lui donnant des reflets d’argents »

A découvrir disponible  sur Amazone. com et en  librairies.

 

Ecrire la première page d’un livre

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Ecrire c’est nager très longtemps, nager page après page sans jamais regarder le rivage de l’impossibilité. (Antoni Casas Ros)

Ecrire la première page d’un livre c’est penser, composer, imaginer …

Ecrire un livre c’est un petit jardin ou chaque jour je dépose mes mots qui couvriront mes pages d’histoire tendres mais aussi parfois si tristes qu’elles font pleurer.

J’écris j’en suis le compositeur et l’histoire est symphonie il faut qu’elle soit belle pour toucher les coeurs. Parfois elle sera de joie, en d’autres moments elle sera de peine mais une histoire est la vie.

Je compose, j’assemble sur mon clavier de doux mots, que je fais valser de joie ou pleurer de tristesse. Je tisse avec mes mots une relation intime, un bonheur à nul autre tant est puissante entre nous notre relation.

Je craies de personnages à mon images toujours romantique a souhait. Lors que parfois l’un de mes personnages doit mourir ma peine est si grande qu’il me faut plusieurs moi avant que ma décisions lui soit fatal !

Je vis avec mes mots des moments très intimes.  Il m’arrive que mes mots servent à dessein une fiction sentimentale.

Je craie  mes personnage de toute pièce et dans ce cas bien évidemment j’en tombe amoureuse !

Je m’éternise sur le manuscrit.  Je n’aime pas poser le mot fin.

Ce mot est la fin du rendez vous au quotidien qui me reliait  a mes personnages, chaque jour. Je vivais avec eux des moments privilégiés qui m’unissait à leur histoire, à mon histoire.

Ecrire le mot fin me dépossède de mes personnages de fiction et me plonge dans une profonde solitude qui peut durer jusqu’à plusieurs semaines. Roberte Colonel

Les images ci dessus sont celles de mes dédicaces.

 

Ne laissons jamais nos doutes nous envahir…

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Ne laissons jamais nos doutes nous envahir, ils pourraient devenir des certitudes. Continuons plutôt de croire en nos rêves pour qu’ils deviennent réalité…

Il était une fois cette petite fille qui chaque soir au moment de sa prière appelait sa Maman. Elle la suppliée de revenir la chercher. Elle mettait tant d’amour dans sa prière qu’elle pensait que son Dieu de miséricorde plein de bonté l’entendrait et l’aiderait à ce que sa Maman revienne la reprendre. Elle était trop petite pour croire que la loi des hommes et si dure aux pauvres gens! Elle ne savait pas non plus que ses hommes si sûre de leur bon droit de décision avaient jugé sa Maman et qu’ils décideraient  de les séparer pour toujours. Et la petite fille continua, jours après jours, a prier son Dieu jusqu’au au moment où elle comprit que sa Maman ne lui serait jamais rendue.

Pourtant, elle ne cessa de croire en son rêve et la petite fille devenue grande continua de l’appeler dans ses nuits. Elle gardait l’espoir en son cœur qu’un jour elle reverrait sa Maman. Elle ne la revit jamais.

Après de nombreuses recherches toutes abouties elle retrouvera la sépulture de sa Maman dans un cimetière Parisien ou elle fera la démarche que lui soient remis les restes mortuaires de sa Maman. En ce jour de fête de la Toussaint l’adulte qu’elle est devenue ne peut retenir ses larmes et lui rendre un hommage. Aujourd’hui les cendres de sa Maman reposent dans un endroit joli des Alpes, face à la montagne ou sa fille ira la rejoindre un jour. Texte Roberte Colonel  (Photos Virginie Monfort)

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A paraître prochainement  « Rêves Enfouis »  une suite à « Où es-tu Maman ? »

Seuls les rêves valent la peine qu’on les vives. La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à exprimer c’est pourquoi j’ai décidé d’écrire ce livre-ci dans une autobiographie nouvelle ; entre histoires vécues jusqu’à ce jour et mémoire d’enfance. RoberteColonel

 

 

Entre le cœur et la raison…

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Entre le cœur et la raison.

« Nos vies sont faites de tout un réseau de voies inextricables, parmi lesquelles un instinct fragile nous guide, équilibre toujours précaire entre le cœur et la raison ». [Georges Dor]

Cette acrobate a choisie cette voie? Pour qu’elle raison donne telle l’impression d’une femme tentant de maintenir un équilibre problématique en continu? Pour qu’on sente cette urgence de tout concilier avec le peu de temps dont elle dispose? Oui, qu’à telle bien pu  être sa vie avant pour qu’il en soit ainsi dans ces moments d’équilibre précaire…

Elle qui a vécu tant de vies, ou plutôt des morceaux de vie, vivra-t-elle un jour une vie dans laquelle elle sera elle, entièrement elle, et pas nécessairement ce qu’on attend d’elle, ce qu’on veut d’elle, ce qu’on fait d’elle? Il lui arrive, alors qu’elle tourne les pages d’un livre de penser à toutes ces vies et parce qu’une phrase, parce qu’une similarité lui rappellent la chose, de se dire que beaucoup – même, la plupart – de ceux qu’elle a croisés, de ceux à qui elle a pu s’attacher un moment, de ceux qui ont comptés, n’auraient pas été en mesure de tout prendre d’elle et qu’il valait mieux pour cette raison rester au bord d’elle-même. Et n’être elle, totalement elle, que seule. Pour éviter les reproches, les blessures, le rejet, la manipulation. Toutes ces choses qui obligent à la solitude ou à n’être jamais tout à fait soi quand on décide d’en sortir.

Et pourtant, une infime part d’elle a eu cet espoir caché que quelqu’un avez vu dans ses différences et ses particularités, non pas matière à fuir, mais à rester. Mais souvent, même si cet espoir ténu, elle se demande si ce jour ne vient pas un peu trop tard.

Mais quel est donc cette voix qui souffle à son oreille qu’il n’est jamais trop tard? (Roberte Colonel)

Les écrivains sont une espèce curieuse…

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Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l’intelligence d’en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien. (Sidney A. Friedman)

Les écrivains sont une espèce curieuse dont l’activité consiste à se donner et à donner à leurs semblables de petits bonheurs en décrivant avec la plus minutieuse exactitude de grands malheurs. (Claude Roy)

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– J’aime les mots, les phrases, celles des romanciers. Les paroles de chansons, les poèmes, les contes pour enfant. J’aime tous ces mots qui inspirent et qui donnent des ailes. J’aime que les mots des autres me fassent réfléchir et écrire. J’aime m’arrêter au sens ou à la musique qui se dégagent de leur alignement. J’aime être bouleversée par ceux qui ont su dire. J’aime les images qui se dessinent à partir de bouts de phrases. J’aime le flou de certains et la précision des autres. Oui, j’aime les mots. Écrire est peut-être l’une des rares choses que je sache faire correctement. Une pour laquelle j’ai un certain talent. Une qui me donne un plaisir incomparable. Une qui me donne les mots et leur quête, qui laisse place au rêve et qui sait créer des images, restituer une émotion ou inventer ce que je devine ou pressens.Écrire est un acte solitaire. Écrire est, dans mon cas, si fort que je peux oublier de me nourrir et ne pas entendre le téléphone. Si puissant que je peux m’exclure d’une réalité connue, pour entrer dans un monde qui n’appartient qu’à moi, où rien ne m’atteint. L’écriture a été, est et restera la grande passion de ma vie. Et surtout, besoin d’écrire. Parce qu’écrire me donne les ailes que l’amour peut vouloir m’enlever. Écrire, parce qu’ainsi, je vis dans la liberté et le désir.

(Roberte Colonel)cEdZYM64UexmQRcQgJ_IafRt7ak@256x192

A quoi tient L’amour…

 

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A quoi tient L’amour ? On croit qu’il va durer jusqu’a la mort. Les romans nous enseigne cela mais la réalité est parfois différente ce qui fait qu’amour ne rime pas avec toujours…

Il s’était aimés de jours comme de nuit » Le ciel est bleu, la mer est bleue, leurs âmes est bleu, leurs passions grondent et roulent, mais cet orage qui n’éclate pas figure assez bien l’état de leurs âmes… leurs passions grondent et roulent, mais c’est hélas, en d’autres lieux que les rafales désirées balaient les pluies dont ils ont soif, et leurs cœurs restent aride. Ils restent longtemps silencieux. Des météores rayaient le ciel. Doucement elle se pencha vers lui et, en souriant, dit, comme si c’était une chose très simple et sans importance :

« Je crois que je t’aime. »

Il fut surpris, envahi par une joie torrentielle et, malgré lui, après un instant, murmura :

« Je t’aime aussi. »

Elle ferma les yeux et dit : »Ah ! »Comme si un coup venait de la frapper au cœur. Dans un éclair, il avait perçut qu’il y avait en cet : »Ah ! » Du bonheur, de la surprise, de l’adoration, de la souffrance.

Au dehors, la lune était couchée. Les étoiles brillaient, dans un ciel bleu noir. L’orage s’était provisoirement éloigné d’eux.  Elle le regarda et rejeta la tête à l’arrière, avec un sourire tendre. Je te fais peur ?

-Peur ? Je n’ai jamais été plus heureux, dit-il. Il avait l’impression d’être hors du monde, dans quelque bulle enchantée, et ne pouvait arriver à se souvenir que cela puisse lui être arrivé d’aimer de nouveau. Plusieurs fois, il ouvrit les lèvres comme pour parler, mais aucun son ne sortit. Ils restèrent sans parler, les yeux dans les yeux. De temps à autre il secouait la tête comme pour ce dire « Non » à lui même.

– A quoi penses-tu ? Dit-elle.

-Eternelle question de toute femme à tout homme.

-Parce que les hommes ne disent jamais ce qu’ils pensent…Je suis tout a toi ; Tu n’es pas tout à moi…

– Comment serais-je tout à toi ? Je suis un homme chargé de souvenirs. J’ai un pays, une femme…

Il voulu l’embrasser ; elle détourna la tête pour qu’il ne la vit pas pleurer… (Texte Roberte Colonel)