Ecrivain, livre

C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière

11221831_765441880249706_5787805961381319511_n

« C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. »(E  Rostand, Cyrano de Bergerac)

Marie contemplait l’immensité mouvante qui déroulait ses anneaux d’argent sous la lune. Tout était calme. Elle regardait le navire qui semblait fendre les flots avec une aisance quasi magique. Elle eut un sourire amer. Depuis longtemps le destin semblait l’avoir condamner à toujours devoir accepter que l’on se moque de ses sentiments. Qu’importait ! Nulle part elle ne trouverait la consolation qu’elle attendait… qui pouvait bien se soucier de ce nouvel échec qu’elle venait une fois encore de subir. Blessée par la force des mots que Paul lui avait déposés, elle l’était dans l’âme…Rien de bien agréable à lire. Aussi ne valait-il mieux ne pas répondre. Elle n’avait pas le gout du scandale bien qu’elle aurait pu le défier ce n’était pas pour lui déplaire. Cependant elle avait aimé cet homme d’un amour passionné cette certitude était douce a son cœur. Elle ne pouvait se résoudre à devenir autre que ce que son cœur lui dictait. L’abandon si cruel fut il, les souvenirs ne sont bon que lorsqu’ils vous aident a vivre.

Elle allait mettre une croix sur ce bonheur là, il le lui avait demandé de le faire certes un peu différemment mais les mots dans ce cas là prennent souvent le même sens…A la perspective d’avoir à le quitter elle en éprouvait un pincement au cœur. Elle était persuadée que le déferlement des mots qu’il employait depuis quelques temps dans ses écrits ce fut lui qu’il les écrivit.

Ce matin là, par une petite route ombragée entre cours d’eau et mer qu’elles que fleurs éclosaient. Le soleil du matin buvait la rosée à même leurs corolles. Les oiseaux chantaient pour répondre au murmure de l’eau qui glissait doucement rejoindre la mer. En cette belle matinée ensoleillée une telle paix se dégageait de l’ensemble qu’on avait peine à le croire fragile. Et pourtant … une déferlante de mots sont venus l’assombrir.

Marie marcha longtemps les yeux mouillés de larmes jus qu’au port ou ils s’étaient assis si proche en ces instants que la perspective de le quitter un jour ne lui serait pas venu a l’esprit. Cependant déjà, elle s’interrogeait bien un peu sur les sentiments qu’elle lui inspirait ? Ce jour là il n’y avait fait aucune allusion.

Ils avaient vu passé bien souvent des orages, des vents mauvais, et chaque fois que le calme revenait il ne donnait que plus de puissance à leur amour. Elle se disait qu’il n’était pas interdit de rêver à un avenir ou ils seraient enfin réunis pour vivre leur amour au grand jour.

Elle finit par comprendre que rien ne se ferait dans les conditions actuelles. Cette fois ci il l’avait humiliée, blessée. Elle paraissait avoir perdu l’envie de se battre pour conserver l’amour de cet homme. A quoi bon s’interroger sans cesse ?  Cet abandon la laisse démunie, cependant, pas anéantie.

A cet instant Marie préfère se dire que quoi qu’il arrive elle pourvoira le moment venu à ce que lui réserve son destin.  Texte Roberte Colonel 7/07/2017

Publicités
Ecrivain

Lire un roman qui vous emporte …

 

 

passion sur internet 001

Lire un roman qui vous emporte écrits  a deux mains de Roberte Colonel et Charef Berkani une nouvelle que vous ne pourrez pas lâcher, que vous essaierez de faire durer comme un plaisir toujours reconduit restera un des grands bonheurs de votre vie de chaque jour

Passion sur Internet

Les effets naturels d’une extrême amitié… Les oiseaux n’ont-ils jamais chanté comme cette année ? Ont-ils été aussi présents par le passé ? Marie se le demande, alors qu’éveillée bien avant le soleil, elle les entend d’un arbre à l’autre faire leurs vocalises dans le noir de la nuit. Elle se rend compte que sûrement ils ont toujours été là, plus discrets, attendant leur heure pour la rendre complice du jour qui pointe déjà à l’horizon. Elle attend, comme chaque matin, de voir le soleil briller de mille étoiles sur la mer. Et ce matin, un roulis sans fin de vagues et d’écumes n’arrive pas à troubler la mélancolie qui s’est emparée d’elle.

À quoi rêve-t-elle ? Rêve-t-elle aux blessures dont on ne guérit jamais vraiment tout à fait ou se laisse-t-elle bercer par d’heureux souvenirs qui prennent le pas sur tout le reste ? Cela fait des années qu’elle se complaît dans l’écriture de courtes nouvelles qu’elle range soigneusement dans un classeur. C’est sa thérapie, son monde à elle. Toutes ses journées s’écoulent interminables et sans joie. Cependant, elle aime à se réfugier dans sa passion. Là, où elle se sait être en sécurité, là où rien ne peut venir interrompre sa solitude. Marie n’écrit jamais de nouvelles scandaleuses, jamais de mots violents. Elle veut que les personnages de ses fictions lui ressemblent. Pourquoi se contente-t-elle de vivre dans cette douce torpeur ? Finira-t-elle par comprendre que sa solitude n’est autre qu’un besoin de se préserver des soucis du dehors ?

Lorsque Marie vit la photo de cet homme sur les pages de son blog, le temps s’arrêta. C’est lui se dit elle ! Qu’elle dure une minute, une vie, une nuit, la rencontre qu’elle fit avec cette photo fut magique. Elle se dit qu’au-delà de la séquence émotion, quand on rencontre l’autre on se raconte toujours une histoire !

Les comportementalistes le disent : « c’est lors du premier échange que se mettent en place les ferments de l’idylle. Une rencontre, c’est toujours une part de soi qu’on retrouve dans l’autre. »

Bref, tout s’était joué dès le départ par la découverte de cet homme sur la photo. Elle en était bouleversée. Depuis bien longtemps Marie n’avait connu une pareille émotion. Une vague de bonheur la submergeait. D’ordinaire, l’émotion prenait le pas sur sa volonté et l’empêchait d’avancer. Elle savait d’ores et déjà aujourd’hui qu’elle mettrait tout en oeuvre pour gagner le coeur de cet homme. La venue d’Augustin sur son blog allait changer le quotidien de sa vie… elle en était certaine. Depuis quelques semaines déjà, il venait régulièrement chaque jour commenter ses écrits. Marie attachait de l’importance aux billets laissés par ses ami(e)s et elle n’avait accordé aucune attention particulière à ceux d’Augustin. Jusqu’à ce jour de février, où, elle découvrit son portrait.

Elle en fut si bouleversée que son coeur s’était emballé. Les textes de poésie qu’il écrivait sur son blog étaient stylés. C’était un vrai poète ! Quel intérêt pour cet homme de venir la lire, alors que ses écrits à elle, lui semblait très ordinaires ? Chaque matin, elle se posait sur ses pages, écrivait un nouveau billet espérant qu’il la gratifierait d’un nouveau commentaire. Elle devenait friande de ses mots. Puis, sans y prendre garde, elle s’était mise à penser souvent à lui. Qu’avaient-ils donc en commun se demanda-t-elle ? Peu de chose sans doute. Par deux fois, elle Passion sur Internet

voulut savoir ce qui le motivait à venir la lire ? Il lui répondit avoir aimé sa façon de commenter les billets chez une de ses amies et de là, il était venu voir ce qu’elle même publiait.

Elle s’imprégnait de ses commentaires, les lisait, les relisait. C’est ainsi, que très vite, Marie s’était éprise d’Augustin. Elle aurait aimé lui dire qu’elle n’était pas indifférente à ses écrits très amicaux qu’il lui laissait sur ses pages de son blog. Elle espérait maintenant qu’en venant la lire si fidèlement, il finirait par comprendre que ses sentiments à elle allaient bien au-delà de l’amitié. C’est ce qu’elle espérait ! Ainsi se décida-t-elle à lui écrire sa plus belle page :   « Ce soir, la mer est si jolie ! La lune se mire sur l’eau salée lui donnant des reflets d’argents »

A découvrir disponible  sur Amazone. com et en  librairies.

 

Ecrivain, Livres, Non classé

Ecrire la première page d’un livre

15823211_10207437603169517_7746369700751912777_n

Ecrire c’est nager très longtemps, nager page après page sans jamais regarder le rivage de l’impossibilité. (Antoni Casas Ros)

Ecrire la première page d’un livre c’est penser, composer, imaginer …

Ecrire un livre c’est un petit jardin ou chaque jour je dépose mes mots qui couvriront mes pages d’histoire tendres mais aussi parfois si tristes qu’elles font pleurer.

J’écris j’en suis le compositeur et l’histoire est symphonie il faut qu’elle soit belle pour toucher les coeurs. Parfois elle sera de joie, en d’autres moments elle sera de peine mais une histoire est la vie.

Je compose, j’assemble sur mon clavier de doux mots, que je fais valser de joie ou pleurer de tristesse. Je tisse avec mes mots une relation intime, un bonheur à nul autre tant est puissante entre nous notre relation.

Je craies de personnages à mon images toujours romantique a souhait. Lors que parfois l’un de mes personnages doit mourir ma peine est si grande qu’il me faut plusieurs moi avant que ma décisions lui soit fatal !

Je vis avec mes mots des moments très intimes.  Il m’arrive que mes mots servent à dessein une fiction sentimentale.

Je craie  mes personnage de toute pièce et dans ce cas bien évidemment j’en tombe amoureuse !

Je m’éternise sur le manuscrit.  Je n’aime pas poser le mot fin.

Ce mot est la fin du rendez vous au quotidien qui me reliait  a mes personnages, chaque jour. Je vivais avec eux des moments privilégiés qui m’unissait à leur histoire, à mon histoire.

Ecrire le mot fin me dépossède de mes personnages de fiction et me plonge dans une profonde solitude qui peut durer jusqu’à plusieurs semaines. Roberte Colonel

Les images ci dessus sont celles de mes dédicaces.

 

Ecrivain, Non classé

Ne laissons jamais nos doutes nous envahir…

14141861_1193035867431753_3462415731843599052_n

Ne laissons jamais nos doutes nous envahir, ils pourraient devenir des certitudes. Continuons plutôt de croire en nos rêves pour qu’ils deviennent réalité…

Il était une fois cette petite fille qui chaque soir au moment de sa prière appelait sa Maman. Elle la suppliée de revenir la chercher. Elle mettait tant d’amour dans sa prière qu’elle pensait que son Dieu de miséricorde plein de bonté l’entendrait et l’aiderait à ce que sa Maman revienne la reprendre. Elle était trop petite pour croire que la loi des hommes et si dure aux pauvres gens! Elle ne savait pas non plus que ses hommes si sûre de leur bon droit de décision avaient jugé sa Maman et qu’ils décideraient  de les séparer pour toujours. Et la petite fille continua, jours après jours, a prier son Dieu jusqu’au au moment où elle comprit que sa Maman ne lui serait jamais rendue.

Pourtant, elle ne cessa de croire en son rêve et la petite fille devenue grande continua de l’appeler dans ses nuits. Elle gardait l’espoir en son cœur qu’un jour elle reverrait sa Maman. Elle ne la revit jamais.

Après de nombreuses recherches toutes abouties elle retrouvera la sépulture de sa Maman dans un cimetière Parisien ou elle fera la démarche que lui soient remis les restes mortuaires de sa Maman. En ce jour de fête de la Toussaint l’adulte qu’elle est devenue ne peut retenir ses larmes et lui rendre un hommage. Aujourd’hui les cendres de sa Maman reposent dans un endroit joli des Alpes, face à la montagne ou sa fille ira la rejoindre un jour. Texte Roberte Colonel  (Photos Virginie Monfort)

4_SEPARATEUR--156-

A paraître prochainement  « Rêves Enfouis »  une suite à « Où es-tu Maman ? »

Seuls les rêves valent la peine qu’on les vives. La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à exprimer c’est pourquoi j’ai décidé d’écrire ce livre-ci dans une autobiographie nouvelle ; entre histoires vécues jusqu’à ce jour et mémoire d’enfance. RoberteColonel

 

 

Ecrivain, Non classé

Entre le cœur et la raison…

equilibre

Entre le cœur et la raison.

« Nos vies sont faites de tout un réseau de voies inextricables, parmi lesquelles un instinct fragile nous guide, équilibre toujours précaire entre le cœur et la raison ». [Georges Dor]

Cette acrobate a choisie cette voie? Pour qu’elle raison donne telle l’impression d’une femme tentant de maintenir un équilibre problématique en continu? Pour qu’on sente cette urgence de tout concilier avec le peu de temps dont elle dispose? Oui, qu’à telle bien pu  être sa vie avant pour qu’il en soit ainsi dans ces moments d’équilibre précaire…

Elle qui a vécu tant de vies, ou plutôt des morceaux de vie, vivra-t-elle un jour une vie dans laquelle elle sera elle, entièrement elle, et pas nécessairement ce qu’on attend d’elle, ce qu’on veut d’elle, ce qu’on fait d’elle? Il lui arrive, alors qu’elle tourne les pages d’un livre de penser à toutes ces vies et parce qu’une phrase, parce qu’une similarité lui rappellent la chose, de se dire que beaucoup – même, la plupart – de ceux qu’elle a croisés, de ceux à qui elle a pu s’attacher un moment, de ceux qui ont comptés, n’auraient pas été en mesure de tout prendre d’elle et qu’il valait mieux pour cette raison rester au bord d’elle-même. Et n’être elle, totalement elle, que seule. Pour éviter les reproches, les blessures, le rejet, la manipulation. Toutes ces choses qui obligent à la solitude ou à n’être jamais tout à fait soi quand on décide d’en sortir.

Et pourtant, une infime part d’elle a eu cet espoir caché que quelqu’un avez vu dans ses différences et ses particularités, non pas matière à fuir, mais à rester. Mais souvent, même si cet espoir ténu, elle se demande si ce jour ne vient pas un peu trop tard.

Mais quel est donc cette voix qui souffle à son oreille qu’il n’est jamais trop tard? (Roberte Colonel)

Ecrivain, Non classé

Les écrivains sont une espèce curieuse…

091119092639703004892293

Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l’intelligence d’en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien. (Sidney A. Friedman)

Les écrivains sont une espèce curieuse dont l’activité consiste à se donner et à donner à leurs semblables de petits bonheurs en décrivant avec la plus minutieuse exactitude de grands malheurs. (Claude Roy)

cEdZYM64UexmQRcQgJ_IafRt7ak@256x192

– J’aime les mots, les phrases, celles des romanciers. Les paroles de chansons, les poèmes, les contes pour enfant. J’aime tous ces mots qui inspirent et qui donnent des ailes. J’aime que les mots des autres me fassent réfléchir et écrire. J’aime m’arrêter au sens ou à la musique qui se dégagent de leur alignement. J’aime être bouleversée par ceux qui ont su dire. J’aime les images qui se dessinent à partir de bouts de phrases. J’aime le flou de certains et la précision des autres. Oui, j’aime les mots. Écrire est peut-être l’une des rares choses que je sache faire correctement. Une pour laquelle j’ai un certain talent. Une qui me donne un plaisir incomparable. Une qui me donne les mots et leur quête, qui laisse place au rêve et qui sait créer des images, restituer une émotion ou inventer ce que je devine ou pressens.Écrire est un acte solitaire. Écrire est, dans mon cas, si fort que je peux oublier de me nourrir et ne pas entendre le téléphone. Si puissant que je peux m’exclure d’une réalité connue, pour entrer dans un monde qui n’appartient qu’à moi, où rien ne m’atteint. L’écriture a été, est et restera la grande passion de ma vie. Et surtout, besoin d’écrire. Parce qu’écrire me donne les ailes que l’amour peut vouloir m’enlever. Écrire, parce qu’ainsi, je vis dans la liberté et le désir.

(Roberte Colonel)cEdZYM64UexmQRcQgJ_IafRt7ak@256x192

Auteur, Ecrivain, Non classé

A quoi tient L’amour…

 

ec.jpg

A quoi tient L’amour ? On croit qu’il va durer jusqu’a la mort. Les romans nous enseigne cela mais la réalité est parfois différente ce qui fait qu’amour ne rime pas avec toujours…

Il s’était aimés de jours comme de nuit » Le ciel est bleu, la mer est bleue, leurs âmes est bleu, leurs passions grondent et roulent, mais cet orage qui n’éclate pas figure assez bien l’état de leurs âmes… leurs passions grondent et roulent, mais c’est hélas, en d’autres lieux que les rafales désirées balaient les pluies dont ils ont soif, et leurs cœurs restent aride. Ils restent longtemps silencieux. Des météores rayaient le ciel. Doucement elle se pencha vers lui et, en souriant, dit, comme si c’était une chose très simple et sans importance :

« Je crois que je t’aime. »

Il fut surpris, envahi par une joie torrentielle et, malgré lui, après un instant, murmura :

« Je t’aime aussi. »

Elle ferma les yeux et dit : »Ah ! »Comme si un coup venait de la frapper au cœur. Dans un éclair, il avait perçut qu’il y avait en cet : »Ah ! » Du bonheur, de la surprise, de l’adoration, de la souffrance.

Au dehors, la lune était couchée. Les étoiles brillaient, dans un ciel bleu noir. L’orage s’était provisoirement éloigné d’eux.  Elle le regarda et rejeta la tête à l’arrière, avec un sourire tendre. Je te fais peur ?

-Peur ? Je n’ai jamais été plus heureux, dit-il. Il avait l’impression d’être hors du monde, dans quelque bulle enchantée, et ne pouvait arriver à se souvenir que cela puisse lui être arrivé d’aimer de nouveau. Plusieurs fois, il ouvrit les lèvres comme pour parler, mais aucun son ne sortit. Ils restèrent sans parler, les yeux dans les yeux. De temps à autre il secouait la tête comme pour ce dire « Non » à lui même.

– A quoi penses-tu ? Dit-elle.

-Eternelle question de toute femme à tout homme.

-Parce que les hommes ne disent jamais ce qu’ils pensent…Je suis tout a toi ; Tu n’es pas tout à moi…

– Comment serais-je tout à toi ? Je suis un homme chargé de souvenirs. J’ai un pays, une femme…

Il voulu l’embrasser ; elle détourna la tête pour qu’il ne la vit pas pleurer… (Texte Roberte Colonel)

 

Ecrivain, Non classé, texte écris

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ…

99706165_o.jpg

Et si aujourd’hui nous redevenions des enfants…je vous propose pour ce faire de lire ce conte  mon premier essais…

La forêt

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ.

Jamais on n’avait vu plus belle forêt dans la région . . . les sapins se dressaient majestueux, entourés d’une variété de petits arbrisseaux dont le feuillage se parait des plus belles couleurs de l’automne. Les pommes de pins tombant sur la mousse odorante laissaient s’échapper  leurs graines qui s’envolaient de ci de là.

Dès la tombée du jour, la forêt devenait  un magnifique théâtre où se côtoyaient toutes sortes d’animaux : des  biches, des chevreuils, des hiboux, des lapins, et puis de drôles de petits lutins qui hantaient chaque nuit la forêt.  Ils dansaient, dansaient  et foulaient  la mousse.

Il y avait ce matin là de gros nuages laiteux dans le ciel. Les arbres de la forêt frissonnaient sous le vent glacial. Serrés les uns contre les autres, tous  pensèrent qu’un malheur allait se produire. Soudain, au détour du chemin, ils aperçurent la voiture du garde forestier. Elle s’arrêta au bout de l’allée centrale puis, très vite, le garde se mit à palper l’écorce des sapins. Il leva la tête vers le ciel d’un œil critique en maugréant que  le temps allait changer ! Il  va sans doute neiger avant que nous ayons fini de couper tous ces arbres ! Les pauvres sapins, sous sa main, tremblaient.  Ils avaient si peur de cet homme et de ses grosses mains avides  qui entouraient leurs troncs !

Le roi des sapins venait de comprendre que sa fin était toute proche. Que tous les arbres que cet homme venait de palper seraient sciés puis disparaitraient de ce magnifique endroit. A l’idée qu’il ne serait peut être plus jamais le roi de cette forêt, il laissa s’écouler sa résine en larmes dorées sur son écorce grisâtre. Bientôt il n’y aurait plus ici, qu’un terrain vague envahi de  ronces piquantes, pressées de prospérer sur  le sol.

Quel dommage de couper ces beaux sapins qui avaient si fière allure !  Ils avaient pris racines et vécus plusieurs décennies à cet  endroit. Pourquoi fallait-il donc s’en séparer? Le garde forestier  ne se souciait pas du ressenti des arbres et devait accomplir la charge qui lui avait été imposée. Son œil aguerri lui permettait de repérer chaque sapin à raser.  Cependant son cœur s’attendrissait à l’idée de devoir en couper un si grand nombre. Il lança quelques jurons… puis, contraint d’obéir, il tira de son gros sac en cuir une bombe de peinture rouge. Il devait marquer les troncs des arbres à scier afin de permettre  aux bûcherons, de les reconnaître.

Mon Dieu, se dit le roi des grands sapins, épargnez moi s’il vous plait ! En avril, à mon pied je laisse filtrer  la lumière du jour pour que la terre se réchauffe. Les jonquilles et les violettes odorantes dessinent un tapis de couleurs. Que deviendrait cet endroit si vous me coupez ? Pensez qu’en automne dans le sous bois percent les têtes de cèpes,  des pieds de moutons et des girolles. Les fourmis construisent des monticules de fourmilières et le coucou fait sont nid au faite de mes branches.

-Non ! Pitié ! Vous ne pouvez pas m’abattre ! Je suis très utile.  De mes aiguilles émane  de l’oxygène dont l’atmosphère a besoin pour la survie des hommes et de la nature !  S’il vous plait, ne me marquez pas à la peinture rouge. Épargnez-moi !

Les hommes venus tout exprès faire ce funeste travail n’entendirent pas sa plainte. Ils scièrent, scièrent les pauvres arbres sans défense … Un engin  bizarre se chargea de les dépouiller de leur écorce et pour finir une chenille articulée munie d’énormes  griffes s’empara des rondins de bois pour les charger sur le camion.

 

 

a1-natuur-miniatuurwereld

Ne restait plus maintenant dans ce qui fut une si belle forêt, que  l’odeur pénétrante de la sciure de bois et de résine. On ne percevait plus aucun bruit, tout l’environnement était redevenu silencieux. Les hôtes de la forêt, les animaux,  les oiseaux par peur des hommes c’étaient réfugiés dans la forêt voisine.

Cependant, les gentils lutins petits démons espiègles eux ne désertèrent pas l’endroit et reprirent très vite possession du terrain. Ils décidèrent de ne pas laisser en l’état cette belle forêt délabrée! Pour cela, ils se mirent à danser, a tournoyer en tout sens sur la mousse douce du bois. Ils appelèrent  d’autres petits lutins à venir les rejoindre pour leur prêter main forte.  Il fallait se dépêcher, le temps pressait.  Ils ce devaient de remettre un peu de joie dans ce terrain déboisé. De toutes les forêts environnantes ils accoururent et tinrent une réunion publique. Chacun d’entre eux pu s’exprimer. Le vote se fit à main levée et la résolution fut adoptée. Les petits lutins devaient s’appliquer à danser,  sauter sur la mousse mouillée afin que les graines de pins puissent pénétrer et germer dans le sol. En une nuit,  grâce à ces petits démons espiègles, la forêt  retrouva de belle façon, son aura, et Dame nature se réjouit à nouveau de voir son terrain arboré.

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ.

Conte Roberte Colonel  1ere/ image de la forêt: blog  rien que des chats.canablog.com/  2é/ photo avec l’aimablable autorisation de photographie en disign studio 56

 

 

Ecrivain

Grain de sable…

Amour-A-une-Femme

Grain de sable…

Faut il toujours se lamenter, pleurer,  c’est ce que se demande Marie en ouvrant ces volets.  Le vent soulève légèrement le rideau tout en laissant pénétrer le froid du dehors.  Son regard se porte sur l’eau frissonnante de la piscine.  Le vent d’automne souffle sur les dernières feuilles des arbres qui tourbillonnent en danses effrénées avant de s échouer sur le sol. Ce matin, Marie ne sourit pas à son voisin en  échangeant avec lui  son bonjour matinal.  Elle n’a de cesse  que de se demander  comment garder l’amour de l’homme qu’elle aime? Elle est tourmentée par ce qu’un grain de sable est  venu apporter le tourment dans son cœur. Etait ce à cause d’un mot, d’une virgule mal posée que tous leurs  je t’aime, les toujours,  se serait arrêtés brusquement ? Que resterait-i l de ces heures échangées entre eux si  ce grain de sable venait à emporter avec lui tous leurs mots.  Pourquoi  Augustin ne lui avait –il pas dit la véritable raison qui la privait de son cher amour. Pourquoi ce non dit ? C’est à cela que pense Marie ce matin en ce disant que le bonheur n’est jamais tout rose, il est blanc et rose. Mais les couleurs tendres lui reviennent de droit. Cet amour qu’elle avait appelé de tous ses vœux était devenu sa raison de vivre.

 Marie dit de leur amour qu’il est de la couleur de l’arc en ciel avec une plénitude  de couleur.  Combien devra t-elle attendre avant que ce dissipe ce mal entendu dont elle aimerait tant en connaître la cause.  Car c’est bien cela qui la trouble et l’inquiète. Marie sait que leur  amour est différent  de tous ceux qui s’aiment et c’est aussi ce qui le rend exceptionnel. Alors que les heures s’égrènent le soleil pointe à l’horizon. Elle attend qu’Augustin vienne  la rassurer. Elle ne lui en veut pas. Même si ce grain de sable a semé un doute dans son cœur et la désorientée. Elle l’attendra le temps qu’il faudra et, comme à son habitude, elle acceptera sa décision qu’elle quelle soit. Parce que  Marie est ainsi. Elle a apprit  à  gérer ses tourments pour en faire une force dont elle se sert afin de ne pas s’abimer dans la souffrance. (Texte Roberte Colonel)

Auteur, Ecritures, Ecrivain

Méditation…

meditation_by_howard0-d87vxs1

Et si pour quelques heures l’écrivaine délaissait son clavier pour le désir d’un homme ? Et si elle désertait ses pages pour parcourir son corps ? Et si  dans le noir elle s’abandonnait aux lèvres de l’amant ? Elle médite sur l’attitude à prendre, l’écrivaine dans cet instant, alors que la nuit tombe sur la ville et que son corps s’ouvre déjà dans l’attente. Elle est rêveuse, elle se laisse porter par la passion des sens. Il est cet homme avec qui elle échange des mots, les commentes. C’est leur jeu outre les désirs qu’ils ont l’un pour l’autre. Il s’était laissé séduire par ses écrits qu’elle lui envoyait. L’écrivaine se laissait séduire par ses poésies . Elle imaginait qu’il lui écrirait des poèmes. Il imaginait qu’elle lui écrirait leur histoire. Mais leur passion pouvait elle se raconter ? Et qu’aurait elle bien pu raconter ? Que pendant tout ce temps ou il était venu semer le trouble dans sa vie et que ce trouble n’est plus là lui manque, que sa peau lui manque, et qu’elle fera ce qu’elle à toujours fait avant, ce qu’elle à toujours fait, c’est-à-dire écrire. Il n’est pas certain qu’elle y parvienne. Le regard troublant désormais absent a laissé son corps de braise. Il y a des jours où il est temps de vivre ce qu’il y a dans la vraie vie, se dit-elle. (Texte Roberte Colonel)

Ecrivain

Il n’y a rien de tel dans la vie que le vrai bonheur…

166879amour

Il n’y a rien de tel dans la vie que le vrai bonheur; la plus juste définition qu’on en ait donnée est celle-ci : c’est un acquiescement tranquille à une douce illusion. (Laurence Sterne)

 Être heureux, c’est à la fois être capable de désirer, capable d’éprouver du plaisir à la satisfaction du désir et du bien-être lorsqu’il est satisfait, en attendant le retour du désir pour recommencer. (Henri Laborit

Qu’il est doux ce moment où tout change dans notre vie. Ce moment magique d’une tendresse inouïe où les je t’aimes sont des caresses qui enivre et ne laisse de place pour d’autres mots aussi beaux. Instances instants ou le coeur bat avec  violence que vous pensez que votre vie va s’arrêter . Divines émotions qui vous transporte dans un ailleurs que vous n’auriez jamais  pu envisager de vivre.  C’est le soleil qui revit qui réinvente des couleurs pour faire briller la nuit, effacer les torpeurs pour la rendre jolie. Face que jamais ne s’arrête cet amour que le destin à mis sur mon chemin.  Roberte Colonel

Ecrivain, Es, livre, Maman?, Ou

Vieillir, ce n’est pas vivre moins mais vivre autrement…

                                                                   Vieillir, un nouveau printemps ?
 

L’AVEZ-VOUS REMARQUÉ ?

Ce sont les vieux pommiers qui sont les plus chargés de fleurs, les vieux séquoias qui s’élèvent à des hauteurs majestueuses, les violons anciens qui produisent les plus riches harmonies, les vieux vins qui sont les plus goûtés. Ce sont les monnaies antiques, les vieux timbres et les meubles anciens que beaucoup recherchent avec passion.

L’AVEZ-VOUS REMARQUÉ ?

C’est à son déclin, lorsqu’il va mourir, que le jour déploie les splendides couleurs du soleil couchant. C’est au terme de l’année que la nature transforme le monde en une féerie de neige.

 

 

 Je me souviens d’un de mes après midi lectures au foyer des personnes âgées de Villeneuve Les Béziers 

L’AVEZ-VOUS REMARQUÉ ?

Ce sont les vieux amis qui sont les plus chers, et les vieilles gens que Dieu aime depuis si longtemps.

Merci, mon Dieu, pour les bénédictions du vieil âge, la sagesse, l’expérience, la maturité, la foi, l’amour, l’espérance.

Vieillir, ce n’est pas vivre moins mais vivre autrement. Ce n’est pas effacer nos rides pour n’avoir pas l’air vieux, mais tourner chaque jour le regard de nos

coeurs pour qu’ils continuent à s’émerveiller de tout ce qui est grand et bon. .

Vieillir, ce n’est pas la fin d’une aventure, c’est une aventure nouvelle, inédite, qui peut être passionnante.

Oui, vieillir c’est beau, encore faut-il apprendre à bien vieillir. Bien vieillir, c’est tout un art ! (Texte anonyme) Ce billet a déjà été publier.

Ecrivain

L’accident…

a51cf9a0d5

Elle ne s’était plus promenée seule dans le parc depuis longtemps. Toute une année qu’elle n’avait pu admirer l’allée somptueuse bordée de rosiers odorants qui embaumés aux alentour de l’habitation.

Il y avait dans les yeux de Sophie tant de tristesse,  ses joues étaient si pâles que même l’aire qu’elle respirait ne parvenait pas à les colorés.

Un an déjà que l’accident avait eu lieu. Un an qu’elle avait été transportée d’hôpitaux en maisons de rééducation sans espoir qu’un jour elle puisse être de nouveau autonome. L’accident avait eu lieu à quatre kilomètres de leur maison.  Une voiture folle était venue s’encastrer à vive allure dans la voiture que conduisait Thibault ne lui laissant aucune chance de sortir vivant. de ce fracas de tôles encastrées les unes dans l’autres . Sophie  entendait encore le bruit infernal du choc, leurs cris a tous les deux, puis la projection de son corps  sur Le bas coté de la route, et tout ce qui s’en suivit… Les interminables minutes dans l’attente des premiers secours, les moments où elle dut s’imposer la prudence qui commandait à son corps de ne pas bouger, de rester inerte malgré des souffrances insupportables dans le dos et  et dans les jambes.  Au moment du choc tout c’était embrouillé dans sa tête, rien ne paraissait réel ni l’accident , ni ce que disait les secouristes, seule l’ envie de disparaître, de couler doucement vers cet appel d’un autre ailleurs qui la retenait encore vivante.  Elle voulait qu’on arrête ce tintamarre que l’on faisait autour d’elle, qu’on la laisse s’endormir! Elle ne pouvait exprimer quoi que se soit. A demi  inconsciente aucun son ne franchissait ses lèvres.  Après plusieurs mois de soins intensifs à l’hôpital elle avait finit par sortir de sa léthargie. S’en suivirent une longues période de rééducation nécessaire  pour  qu’enfin elle puisse se mouvoir à nouveau . Sophie ne pouvait oublier que Thibaut n’avait pas eu sa chance ; celle de pouvoir être éjecté de son siège. Thibaut lui manquait tant.  Et puis, comme si la mort de son mari n’était pas assez douloureuse,  elle avait dut faire face à d’ infamantes rumeurs pendant qu’elle  se trouvait à l’hôpital.  Elle  appris qu’un bruit courait sur son mari et que de prétendues dettes de jeux n’avait pas été honorées par Thibaut . Le chauffard aurait volontairement foncé sur leur voiture voulant lui faire peur. Une enquête avait été diligentée sur place. Le chauffeur du s’expliquer sur les raisons de l’accident. Il avoua spontanément qu’il s’était trompé de voiture et que Thibaut n’était nullement mis en cause  dans cette affaire.

 Pourquoi évoquait-elle encore ces images ? Peut être pour se sentir liée à ce passé d’avant ou tout semblait leur sourire. Pour ce dire que Thibaut était toujours vivant ! Pour affirmer qu’il était toujours présent ! Qu’il avait, comme tous les vrais vivants son amour, son irremplaçable provision de souvenir.

Elle sourit avec amertume. Comment avait on pu oser profaner de tels bruit, de tels mensonges,  alors que son mari était décédé et pourquoi ? De ce fait, en cette belle première matinée de printemps elle se disait que si Thibault était encore là tout aurait été différent, malheureusement il y avait eu cet accident. Le regard fixe elle tourna les yeux vers le parc. De fines rides apparaissaient au coin de ses paupières, meurtrissures étranges, signes peut-être des nuits sans sommeil à l’extrême limite de la résistance. Puis, Le visage de Sophie changea d’expression, devint plus sombre elle ne pouvait oublier ses heures féerique passées dans le parc avec Thibaut. Ce merveilleux parc où ils avaient pris du temps a surveillé attentivement leurs plantations, et la végétation florissante dont ils étaient si fiers.  Elle n’eut d’yeux que pour les allées sous les arbres, pour les haies de lauriers criblées de taches de soleil,  pour la terrasse et la bordure bleue de la piscine.  Elle se souvenait combien ils étaient proches, si heureux tous les deux. Une fulgurante pensée  lui vint que quoi qu’il puisse arriver dans sa nouvelle vie… que rien dans ce parc ne changerait plus jamais, que le ciel venait de s’immobiliser pour toujours avec son soleil fou, emballé au-dessus des arbres, et sa lumière fixée pour l’éternité. (Nouvelle de Roberte Colonel)

 – NB : Une fois encore l’inspiration m’est venue en regardant  la toile d’Eugène Grasset « Femme à la rose » fil conducteur  de cette nouvelle : « L’accident. »

La femme à la rose de Eugène Grasset (Lausanne, 1845 – Sceaux, 1917)

Femme à la rose, vers 1900
Aquarelle sur papier, 65 x 50 cm
Acquisition, 1984
Inv. 1984-034
© Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

Ce n’est pas le moindre des paradoxes de Grasset que d’avoir été considéré comme le chantre de la femme, alors que ses Carnets intimes le révèlent d’une rare misogynie. Pour lui, «l’homme et la femme ne sont pas seulement différents par le physique, mais leur mentalité est ennemie l’une de l’autre (…). Et la femme n’a rien à donner si ce n’est son corps».

Ce corps craint et détesté, l’artiste va le réduire à une proposition graphique. La femme de Grasset est atemporelle, son être une figure malléable, applicable – comme tout autre objet naturel – à un propos allégorique ou à un usage décoratif. L’artiste la traite comme un élément inanimé, entretenant des correspondances formelles avec les plantes. Fleur parmi les fleurs, asexuée, mélancolique et muette, elle n’est pas portraiturée mais réduite à un type pour lequel de nombreux commentateurs de l’époque s’enthousiasmèrent, le rapprochant à juste titre de celui des femmes représentées par les Préraphaélites anglais et, auparavant, par Sandro Botticelli.

S’il est probable que Grasset réalisa Femme à la rose en vue de quelque affiche, pour orner un calendrier ou illustrer une publication, le projet ne dut pas aboutir car cette aquarelle n’a pas de correspondance dans son corpus imprimé. L’artiste art nouveau réalise ici la quintessence de sa formule décorative. Devant un paysage encadré par deux bouleaux, une jeune femme s’est arrêtée le long de l’allée sablonneuse d’un jardin. Sa silhouette longiligne est serrée dans une robe mauve toute en arabesques qui marque la finesse de sa taille. Penchée sur une branche de rosiers, elle respire l’odeur d’une fleur. Son bras déployé contrebalance l’arc de son corps. Bi dimensionnalité, aplats de couleurs pures et lumineuses, cernes noirs et découpage précis des formes disent les sources d’inspiration stylistiques de l’artiste qui puise dans le vitrail médiéval et dans l’estampe japonaise. 

Bibliographie 

Catherine Lepdor (dir.), Eugène Grasset. L’art et l’ornement, cat. exp. Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts, Milan, 5 Continents Editions, 2011.

Anne Murray-Robertson, Grasset : une certaine image de la femme, cat. exp. Gingins, Fondation Neumann, Milan, Skira, 1999.

 

 

Ecritures, Ecrivain

rencontre impromptue…

Résultat de recherche d'images pour "image d'amoureux romantiques"

Laurie avait pris l’habitude chaque semaine de se rendre dans le super marché près de chez elle. En cette fin d’après midi le ciel était doux et la route dégagée. Elle regarda sa montre. « Cinq heures déjà se dit-elle ! » Pressée, elle se dirigea vers le rayon légumes lorsqu’elle s’aperçut  qu’un homme l’ observait et cherchait à attirer son attention.  Ce fut à ce moment que leurs regards se croisèrent. Elle remarqua que ce monsieur avait déjà  ses courses dans le fond de son caddy. Cependant qu’elle n’avait pas encore commencé ses achats…

Pourtant par une étrange coïncidence ils franchirent en même temps la porte de sortie du magasin et se dirigèrent  vers le même endroit  où leurs voitures se trouvaient  être garée. … Un signe inattendu du destin, leur deux voitures se trouvaient être l’une près de l’autre ! Accomplissant les mêmes gestes pour mettre leurs courses dans le coffre , tous deux ne cessaient de s’observer à la dérobée.  

– hier encore je détestais faire les courses dit-il. 

– Ne vous justifiez pas, il en était de même pour moi dit Laurie.
Elle s’entendit dire ces mots  n’en revenait pas d’ avoir osé les prononcer. Elle se sentit rougir,  les battements de son cœur s’accélérèrent. Elle sût en cet instant, qu’il se passait quelque chose entre eux, une sorte d’attirance réciproque. 

– Si vous avez le temps peut être que nous pourrions prendre un verre ensemble c’est moi qui régale.
Elle se mit à sourire et fini par accepter. Bien sûr qu’elle avait du temps devant elle. Il l’invita à s’asseoir dans sa voiture et ils roulèrent tranquillement vers le centre de la ville. Il effleura plusieurs fois sa main pendant le parcours, puis se gara à quelques mètres du bar de façon à voir sa voiture.Dans le bar ils s’assirent l’un en face de l’autre. Une joie extraordinaire, avait  envahi Laurie. Elle pensait qu’une belle histoire était en train de naître entre eux deux.

– Je suis très heureux que vous soyez  ici avec moi dit il.

– Je ne comprends pas, que vous voulez dire ?

– Et bien que lorsque que je vous ai vue au super marché, je vous ai observée. Je ne pouvais cesser de me dire :
– Mon Dieu faite qu’elle lève les yeux sur moi ! Je ne savais comment, ni ce que je devais faire, pour attirer votre attention. J’ai fait n’importe quoi pour me faire remarquer de vous. Je me suis attardé volontairement devant quelques légumes dont je n’avais nullement besoin. Je ne faisais que passer devant vous sans trop savoir quoi acheter. Pour que mon comportement ne me trahisse pas j’ai choisi d’acheter en plus de ce que j’avais réellement  besoin, une salade et des pommes. Je ne pensais pas à mes achats trop préoccuper que j’étais à chercher votre regard.

Jo est tellement séduisant pensa t-elle comment n’aurais je pas pu le remarquer.

– Je vous ai  bien vu  tourner autour de l’étal de légumes. Cela semblait être une approche pour engager une conversation avec moi n’est-ce pas ?

-Oui c’était cela répondit il avec le sourire. Au moment où je commençais à désespérer vous avez enfin fini par me remarquer.

Laurie baissa la tête et se plongea dans la contemplation des deux verres placés sur la table devant eux. Elle répondit d’une voie à peine audible :

-Oui, moi même ai souhaité que vous,vous intéressez à moi.

Elle s’arrêta comme si elle en avait trop dit. Mais devant l’expression de Jo elle ajouta :

– Ne faites donc pas cette tête là et profitons de ce moment. Jo comprit qu’il venait de marquer un point important. Sans rien connaître de cette jeune femme il s’était senti attiré par elle.

Laurie était envoûtée par ses deux grands yeux bleus qui la dévisageait.

– Et maintenant dit elle si vous me disiez si vous avez l’habitude d’inviter des jeunes femmes  à prendre un café ? Il la regarda tendrement et n’eut pour toute réponse que de lui sourire. Elle lu dans ses yeux la même attente, le même désir, et la même certitude de ce qui les attendaient.

– Oh ! Joe, murmura t-elle. Essayez de comprendre ! Notre rencontre été si improbable qu’elle me perturbe et puis nous ne nous connaissons pas. J’ai en tête tant d’événements qui m’emprisonnent et m’empêchent d’être pleinement sereine. J’aimerais tant pouvoir en parler. 

– Je vous écoute, dit-il.

– Je suis si bouleversée de me trouver  là, à vos côtés, je vous ai suivie sans même vous connaître.

Elle lui raconta quelques événements dramatiques qui lui étaient arrivé et qui avait marqué sa vie. Joe l’écouta patiemment et lorsqu’elle eut terminé il lui dit tranquillement :

– Laurie avant que nous décidions quoi que se soit entre nous, permettez moi de vous poser une seule question.

– Oui, laquelle ?

Laurie devinait la question et une demi-heure auparavant, elle n’aurait pas su quoi lui répondre. Mais à présent à son grand étonnement, elle savait qu’elle n’hésiterait pas. Elle leva bravement la tête et rencontra le regard de Joe.

– Laurie est ce que je vous plais ? Pensez vous que vous pourriez m’aimer ?

-Oui. Sa voie était calme et claire.

Il hocha la tête, comme s’il avait connu d’avance sa réponse et qu’il n’attendait que la confirmation.

-Pas de craintes ?

– Non aucune. Vous paraissez si sûre Laurie.
– Tout à fait sûre, répondit-elle. Je ne l’étais pas quand je vous ai suivie ici, mais sitôt que je me suis assise face à vous, j’ai su que je ne serais plus jamais seule.
Il lui prit les deux mains et les enserra doucement dans les siennes. Elle voulu parler, il l’arrêta pour lui donner un doux baiser sur la joue. Ce fut une caresse paisible, douce et réconfortante, mais on sentait qu’elle recouvrait des feux cachés sur lesquels elle ne pouvait se trompait.  Lorsqu’ils reprirent la voiture elle renversa sa tête et s’appuya un instant contre son épaule. Il la regarda si intensément qu’à cet instant un désir puissant se muât en elle. Une lueur rose pâle s’attardait à l’ouest, mais au dessus d’eux, le ciel prenait déjà les teintes saphir de la nuit. Une étoile clignotait à travers les branches des saules, et un mince quartier de lune derrière les grands arbres dessinait comme la lame brillante d’un faucille. Perchée sur la cime d’un grand châtaignier, un merle chantait un chant d’amour et d’extase.

– C’est lui qui a raison dit Joe en levant les yeux. Lorsque l’on est amoureux il faut clamer la nouvelle sur les toits.
Lointain et doux, un étrange bruissement se fit entendre, traversant le ciel d’un  vol majestueux, et régulier, Laurie vit trois cygnes blancs. Leur cou tendu dessinait une parfaite ligne droite pointée vers le rougeoiement du soleil couchant, et les battements de leurs ailes étaient lents, puissants, mélodieux.

Elle suivit les cygnes du regard jusqu’à ce qu’ils disparaissent de sa vue.

– Au fur et à mesure que le bruit de leurs ailes s’éloignait dans le vent, elle sentait monter en elle un étrange sentiment.

– Où vont-ils donc demanda t-elle ?
– Ils ne vont nulle part répondit Jo, ils rentrent chez eux. Jo la prit dans ses bras, la serra contre lui et après une courte, une très courte hésitation il l’embrassa avec une infinie douceur.

Texte (Roberte Colonel) Photo internet

 

 

Ecrivain

Tu étais une jeune fille bien née…

midcentury-paintings                                         

Tu étais une jeune fille bien née…

De tes parents tu fus aimée Jusqu’à ce jour maudit 

Où la maladie emporta la vie de ta maman.

Tu n’étais alors, qu’une toute petite fille de huit ans.

A cet instant, tout s’est effondré autour de toi  te laissant orpheline.

Ton papa décida de t’élever. Pour que toi, sa fille chérie,

Soit unique à son cœur et dans sa vie.

Vous trouviez votre bonheur oubliait vos pleurs,

Priant pour qu’aucun abîme jamais ne vous sépare.

Mais le destin ce malin en avait décidé autrement.

  Se jouant de vous il mit sur votre chemin une femme

Qu’immédiatement tu t’empressa de refuser.

Vint pour toi l’adolescence,

Période de révoltes, de désobéissance.

Tes quinze ans où éprise aux larmes de la vie,

Ton inconscient dérapa pour un jeune garçon.

Tu t’offris à l’interdit.

Pendant ce temps les allemands arrivaient aux portes de Paris.

Prise aux jeux de tes délires tu iras jusqu’à te faire arrêter

Dans un bar en compagnie de l’ennemi.

Ton papa sera averti

Mais il ne viendra pas te chercher.

Moi, pendant ce temps, je grossissait dans ton ventre

Jusqu’à ce jour de début mars où tu me donnas naissance.

Je fus ton enfant unique. La guerre nous a séparées.

Des événements que tu n’as su prévoir

M’ont privée de toi, j’étais ton bébé Maman.

l5

 Lorsque mon âme s’échappe

Au large d’un sourire,

Mon inconscient dérape

Sur les mots pour la dire.

Toutes ces choses inscrites,

Aux larmes de la vie,

Paroles inédites,

Faux fuyants à l’ennui

Se livrent à l’envie.

(Roberte colonel)

 Cet hommage à maman. Je ne retourne pas dans mon passé comme il m’est dit parfois, mais lorsque arrive la date de mon anniversaire il y a  un souvenir précis en moi, un vœux que fit maman. Elle souhaitait que me soit remis un cadeau préparé à mon intention pour mon anniversaire. Ce cadeau ne me fut jamais remis. Je ne peu  m’empêcher de penser à son désespoir de ne pas avoir été entendue. Une raison parmi beaucoup d’autres qui font que cette période d’anniversaire m’attriste.

(Toile de Steve Henderson)

 

Ecrivain, livre

Impossible d’oublier… (suite à Elle aimait revivre voilà tout)

Notre amour, le Couple dans un parc Wallpaper

Non il m’est impossible d’oublier…Ainsi, cinq ans plutôt Paul m’avait quitté il m’avait laissée désemparée. Il n’avait pas eu le moindre regard, pas de geste tendre pour adoucir mon chagrin, il s’en était allé sans se retourner. Il me laissait là les bras ballant à ne plus savoir ce que j’allais faire de ma vie. L’air n’entrais plus dans mes poumons,  haletant plus que je ne respirais, je sentais que j’étais exténuée que je défaillais… Je ne sais combien de temps s’est écoulé avant que je ne parvienne à m’assurer que je n’avais pas rêvé, j’ai l’impression que c’était très court, mais plus rien, plus trace de sa présence, je suis montée sur la terrasse pour mieux dominer l’espace, mais on ne le voyait plus, on ne l’entendait plus, silence sépulcral, la nuit au-dessus, l’odeur des pins, les étoiles qui commençait leurs clins d’œil et la lune qui s’élevait comme un ballon orangé. Un seul bruit, celui des grillons, rien d’autre, pas l’ombre ni l’écho d’une voiture. Je distinguais le promontoire on le voit du balcon  arrière de la maison, j’avais au moins retrouvé le sens de l’orientation, je reprenais soudain possession des profils familiers, et je repéré tout en bas les lumières du hameau, tremblantes et dispersées.

J’ai voulu effacer Paul de mes pensées, j’en ai rêvé mille fois, je l’ai remplacé par d’autres hommes beaucoup plus jeunes plus beaux, mais en vain. J’avais l’impression de tomber dans un  tourbillon fatal, dans la menace irrémédiable à laquelle je ne pouvais échapper même si je souhaitais très fort en finir avec l’amour que j’avais  pour lui. 

 J’avais eu le temps de m’habituer à la solitude, de me sentir à l’aise, d’être mieux. Puis David est arrivé dans ma vie et quelque chose s’était passé entre lui et moi. Au début tout fut si différent de mon train train routinier… Ma petite vie avait eu de nouveau son grain de sel quotidien…Après la grasse matinée, le lever à onze heures passé, le petit tour dans le jardin, et nos échanges de longues discussions jusqu à l’heure du repas. L’un et l’autre avions nos secrets  enfouis au fond de notre coeur. Paul avait pris une telle place dans ma vie que David eue de la peine à faire la sienne. Son ombre  était  encore présente dans la maison qu’après quelques années passées les disputes remplacèrent les longues discussions paisibles que nous avions eu dans le jardin.

L’Arrivé de nuit de Paul me surpris; Il été arrivé dans des conditions à peu près inconsciente . Il s’était invité puis avais dormi dans la chambre voisine de la nôtre.  Le lendemain  nous, nous, sommes éloignés de la maison laissant David.  Nous avons roulé longtemps penché l’un contre l’autre. Je retrouvais Paul.  Nous n’avions pas césser de nous aimés tendrement. .  (Roberte Colonel) 

 

 

Ecrivain

Ami poète…

christensen-james-c-1

Ami poète

Si tes mots venaient à me manquer ?

Ne fait pas silence

Je n’en suis pas encore rassasiée.

Une image est passée dans ma nuit

C’était toi le poète attendri.

Mes rêves sont ils prémonitoires ?

Je m’étais égarée de notre amitié

Sous un jour trop longtemps doré

Tes mots m’ont manqué.

Tant de mots déjà mais

Quel mot choisir?

Lesquels sauront t’apaiser?

Quels bons mots aligner

Si un jour tes mots venaient à me manquer?

Poésie: Roberte Colonel

(Toile de Christensen-James)

Ecrivain

Elle aimait revivre voilà tout !

santiago-rusinol-L-UcgfCc

-Paul dit -saurez- vous retrouvez votre chemin ?

-Clair fit un signe de main en s’éloignant.

-Paul dit encore :

-Demain. Sur la terrasse

Clair ne répondit pas, ne fit pas un geste, marchait vite, dans l’allée en pente. Sur le gravier ses talons firent du bruit. Une autre fois elle ferait mieux de mettre des sandales. Avant de renter dans la maison, elle se retourna presque malgré elle. Là-bas, sorti de la pinède Paul surveillait son retour. 

Dans la nuit  brillaient les étoiles. De loin, son corps se confondait  avec la masse sombre du bosquet.

 Clair avait doucement poussé le battant de la porte puis se retourna vers la nuit. Tout avait disparu.

Aucun bruit n’était perceptible, sauf les crissements des criquets isolés. L’air de la maison lui paru fade. Prudemment elle monta, en comptant les marches. Dans sa chambre elle regarda par la fenêtre ouverte le ciel étoilé, et le vent ne se sentait plus.

Elle rejeta son léger peignoir, s’étendit sur le lit. Jamais elle ne pourrait s’endormir. Elle se remémorait les paroles de Paul, cherchait leurs sens exact. Puis elle s’interrogeait : comment avait-elle osé sortir ? Pourquoi avait-elle suivit Paul. Et comment David avait-il pu lui adresser les paroles les mêmes que Paul avait employées ? Il ne la regardait plus, il ne pensait plus à rien…Tout cela devrait disparaître de sa mémoire, annihilé comme un cauchemar. Il s’étonnait de son retour au calme alors que la révélation de David l’avait brisé.

Son enfant, dans la pièce à côté, poussa un cri. La petite avait dû crier dans son sommeil.

Claire prêta encore l’oreille. De sa porte de chambre laissée entrebâillée vers la profondeur de l’escalier.

Longtemps elle guette. Enfin un léger froissement indiqua qu’on fermait la porte d’entrée. Mais les pas se faisaient attendre. Peut être sur les marches recouverte de moquette seraient-ils complètement indistincts ?

Elle allait céder au sommeil brusquement venu lorsqu’il lui parut qu’un frôlement avait fait légèrement frémir sa porte, comme si en passant, une main s’était plu à en toucher le battant.

David allait il venir la retrouver dans sa chambre où serais ce Paul qui revenait vers elle.

Elle ne tarda plus guère à l’apprendre. Elle semblait se rattraper de tant d’année de silence : Les souvenir  de ce lointain passé foisonnait dès qu’elle se retrouvait seule avec Paul. Elle avait décidé pour son enfant de garder encore le secret deux à trois ans. « Comme pour moi, songea t-elle avec amertume. Au moins elle, elle ne risque pas d’en souffrir. » Paul ne lui demandait jamais rien de son mariage avec David. Il ne s’intéressait guère à cela, d’où comme par hasard était issue pourtant sa propre existence (Père hasard), je peux te maudire sans blasphème, toi l’absurde omniprésent !  Il n’avait qu’une simple question à poser. On ne peut guère empêcher l’esprit de trotter où il veut, du moins quand il s’agit d’intérêt aussi captivant. Même une vérité attendue peut encore surprendre …et d’autant plus qu’elle a était plus passionnée désirée ou crainte.

Clair aimé passionnément Paul. Elle aimait revivre voilà tout !

Ce passé troublé David et l’irritait. Il si plongeait dans un sentiment de malédiction originelle. Et spontanément, par bouffées soudaines et tout à fait imprévues, dans la solitude, il se rappelait une fois de plus, que depuis le premier jour de leur rencontre il y avait eu une faille indéchiffrable un abîme dans leur relation. Il avait tout de suite creusé cette abîme : il avait failli en pleuré ce l’était interdis, puis avait espéré en vain que rien ne devait ternir leur mariage. Ce soir il ne songeait plus à rien, il se sentait la tête vide, et n’irait pas comme les autres soirs retrouver Clair dans sa chambre. (Roberte Colonel ) peinture Santiago Rusiñol   

 

Santiago Rusiñol, né à Barcelone en 1861 et décédé à Aranjuez en 1931, est un peintre espagnol symboliste et post-impressionniste, auteur etdramaturge.Fils rebelle d’un riche industriel, il se tourne très tôt vers le milieu artistique et part pour Paris. Dans les années 1880, il revient àBarcelone pour développer la vie culturelle de la ville en créant, entre autres, le café Els Quatre Gats qui ouvre ses portes en 1897. Dans ce café se regroupent de jeunes artistes dont Pablo Picasso. Rusiñol a, à l’époque, une grande influence sur Picasso qui débute sa carrière, en lui définissant la place de l’artiste moderne dans le monde. Entre 1899 et 1903, Picasso fait 21 portraits de Santiago Rusiñol.

Rusiñol est aussi un organisateur d’événements comme le festival ‘modernista’ au port de pêche de Sitges (au sud de Barcelone où il a laissé de nombreux bâtiments) où il remet au goût du jour El Greco, en se baladant en cortège avec deux tableaux de l’artiste qu’il avait achetés.

Artiste complet, il a écrit aussi des nouvelles et joué dans des pièces.

Il est décédé à Aranjuez en 1931 tandis qu’il peignait ses célèbres jardins.

Il a été le sujet principal d’un billet de 50 pesetas daté du 31 décembre 1951.

 

Ecrivain

Un Père …

En plus de ce cri « Où Es Tu Maman? » … Un autre cri venu s’ajouter à mes manques d’amour d’enfant : …  Je t’ai retrouvé Papa mais il m’est interdit de te rencontrer. 

Un père c’est un premier voyage
Dans le noir et sans âge
Qui nous lie à la mère
Un père c’est un premier amour
Avant de voir le jour
Dans un ventre où l’on tambour
Où ses mains nous entourent
Un père c’est une frontière qui sert
Un père c’est une barrière qui aide
Il nous offre les premiers pas
D’une vie de combat
Il nous venge chaque fois
Il nous rassure tout bas

Un père c’est une première colère
Jaloux au bout des lèvres
Mais qui borde nos reves

Un père c’est un premier bonheur
Une alliance autour du coeur
Qui dit oui a l’âme soeur
Creusant nos jours pleure

Un père c’est les heures qui espèrent
Un futur fait d’hier
Il nous confie une vie entière
De printemps et d’hiver
D’un baiser on le rassure
Un peu comme une mère

Un père c’est le dernier repère
Dans les bras de la terre
Une étoile qui eclaire nos envies

Un père  de Chimène Badi

Ecrivain

Trois Petites Notes D’Eternité…L’orpheline

Ce coquin de hasard  aime à me surprendre! Un livre posé sur l’étagère de ma bibliothèque attendait sagement que je m’y intéresse à nouveau.

Ces « Trois Petites Notes d’éternité » viennent me rappeler mes rendez vous dédicaces dans les librairies.  J’en garde d’intenses souvenirs, entre émotions, larmes, et échange de mots avec le lecteur. Je recevais leurs mots de réconfort, leurs confidences, où encore les petits mots exquis glissé au creux de mon oreille une manœuvre de séduction. Que de bons moments passés en dédicaces, j’en suis encore à me demander si je ne les ais pas rêvé.

J’avais écrite mes souffrances dans une intense intimité. Ne plus pouvoir vivre sans rien connaître de mon histoire était devenu si pénible qu’il fallait que je réussisse à poser des mots sur mes souvenirs d’enfance. Si je m’étais refusée de transcrire ce cheminement, cela aurait voulu dire que j’acceptais comme « acceptable » l’injustice qui m’avait été réservée : celle d’avoir du subir  ma séparation d’avec ma maman. L’écriture fut mon remède pour guérir de mes maux. Jour  après jours sur mon manuscrit je rendais plus léger le fardeau qui avait encombré ma vie. Cependant, jamais m’était venue l’idée que je puisse publier mon histoire.

Fait t-on constamment ce que nous avons décidés de faire ? N’empreintes t-on pas parfois d’autres trajets que ceux convenus…

Et voilà qu’après toute cette approche sur mes souvenirs, je me trouvais propulsée de dédicaces en dédicaces dans l’univers des écrivains… avec mes mots et ma douloureuse histoire.

Je me souviens… je m’étais installée pour l’après midi dans une librairie où il avait été prévu mes dédicaces. Une femme m’avait abordée un peu intimidée de se retrouver devant moi qui étalait mon histoire au su des lecteurs avec des larmes au bord des yeux. Elle s’approcha, me tendit son livre pour que j’y dépose quelques mots. Puis la conversation entre nous deux s’était établie naturellement. Elle me raconta quelques bribes de son histoire qui ne ressemblait en rien à la mienne. Sa souffrance personnelle à elle : le décès récent de ses deux parents. Pour retrouver un peu de sérénité dans sa vie elle me confiât avoir écrit quelques poèmes. Elle me fit cadeau de son œuvre. J’ai plaisir à vous faire découvrir ce poème tiré du recueil de poésie : « Trois Petites Notes D’Eternité » de Madeleine Reynaud 

L’orpheline

Ils sont là, tous les deux, a nouveau réunis.

Il faut leur dit adieu, l’enfance est bien finie.

Leur âme est tout là-haut, la terre est leur maison,

Le bois est leur berceau, la pierre leur horizon.

Et je suis orpheline ! Mon papa, ma maman,

J’ai perdu mes racines, rien n’est plus comme avant.

Quand Maman est partie, oui, j’ai beaucoup pleuré.

C’était une tragédie mais je m’y attendais,

Parfois je souhaitais que finissent ses souffrances,

Son calvaire me hantait, ce fut une délivrance.

Mais toi papa, pourquoi ? Tu parlais d’avenir,

Tu vivais dans la joie, tout te faisait plaisir.

Tu adorais la fête, boire un bon petit vin,

Manger dans les guinguettes et te griser un brin.

Tu ne parlais jamais de tes doutes de tes douleurs

Qui souvent te donnaient des pincements au cœur,

Ce cœur qui t’a trahi un matin de novembre,

Tu as quitté la vie sans pouvoir te défendre.

Je suis orpheline !

Mon papa, ma maman,

J’ai perdu mes racines,

Rien n’est plus comme avant.

(Madeleine Reynaud) « Trois Petites Notes d’Eternité » Edition Scriba