Là, seulement Là, les choses profondes sont à perte de vue.

 

Je dédie a mon amie Marie ce texte écris au mois de mars 2013

C’est à nous d’être vrai, de comprendre ce que la nature nous offre. IL suffit d’un instant pour observer attentivement ce qui nous entoure pour comprendre que : Là, seulement Là, est le spectacle de la vie. (Roberte Colonel)

Ce début de matinée s’annonce bien triste et le moral n’y est pas… depuis la veille une pluie battante n’a cessé de tomber. De nos fenêtres on distingue à peine la maison des voisins d’en face. Le ciel est si sombre que je pense que notre promenade prévue pour l’après midi risque d’être compromise. La radio égrène une chanson triste à mourir. Sans enthousiasme j’hume mon café et plonge mes lèvres dans l’onctueux breuvage espérant y trouver un peu de réconfort.

Mes pensées vagabondent vers je ne sais quelle destination quand levant les yeux de mon bol, j’aperçois  deux jolies Pies qui tournoient dans la coure puis se dirigent vers un abri de fortune. Ces deux belles élégantes au plumages caractéristique : robe noire et blanche et longue queue sombre et étagée aux reflets allants du vert brillant au bleu violacé en passant par le bronze et le pourpre. Elles ont fière allure lors qu’elles déploient leurs ailes et s’accrochent sans difficulté au faîtage de la maison d’en face. A cet instant sous mes yeux ce déroule une extraordinaire scène d’amour. Le couple vole ensemble tout en communiquant intensément.

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Devant ce spectacle aussi inhabituel qu’imprévu je reste ébahie. Que peuvent se raconter ces jolies demoiselles les Pies ? Bec contre bec, elles s’amusent à boire les gouttelettes de pluie qu’elles transportent sur leurs ailes mouillées. Elles se donnent de petits coups de bec, l’une semble vouloir quitter son abri, tandis que l’autre l’entoure en sautillant voulant la retenir. Que le spectacle est beau, j’en oublie la pluie qui n’a eu de cesse de tomber. Le spectacle est ravissant. Jamais je n’aurais imaginé que ces oiseaux puissent nous donner un tel spectacle d’amour. L’une s’envole, l’autre fait de même à son tour  et la force  à revenir sous le faîtage de la maison.  Le spectacle s’éternise dans un ballet de va et viens incessants. De nouveau des échanges tendresse bec a bec, des petits frottements de plumages, de corps à corps, des battements d’ailes, elles sont si proche l’une de l’autre que je pense qu’elles se font des confidences murmurées dans un langage que nous humains ne pourrions comprendre. Ces jolies demoiselles les Pies, m’ont offert ce dimanche le plus joli spectacle qu’il me soit donné de voir. (texte roberte colonel)

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– « C’est en début d’année que les pies se rassemblent pour que chacun puisse trouver sa chacune, mais contrairement aux humains, pas question de se tromper de partenaire, ni de flirter sans s’engager. En effet,  une fois que les couples se  sont formés, ils resteront ensemble toute leur vie.
Si l’un des deux meurt, l’autre cherchera un nouveau partenaire pour se reproduire.

Les accouplements ont lieu au printemps. Les mâles entament leur parade nuptiale en mettant en valeur leur plumage, ouvrant leur queue tel un éventail tout en émettant des appels à la tonalité douce et très différente de leur croassement habituel. »

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Saudade — La Page @Mélie

Saudade est un mot fort, profondément émotionnel… C’est une somme d’émotions et de sensations qui remontent… C’est sentir le vide généré par la distance existant avec la personne aimée, cette brûlure intérieure qui ne s’éteint jamais… C’est la présence d’un manque… C’est ce qui reste quand tout meurt. Plusieurs personnes ont essayé de la traduire, mais son sens reste […]

via Saudade — La Page @Mélie

Noyer quelques feuilles de papier…

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J’ai parfois en moi cette envie de partir lire devant la mer qui se déchaîne, pour évacuer ce trop plein en moi dans cette eau qui bouillonne, en jetant page après page ce manuscrit écrit et que personne ne lira jamais.

Mais je sais fort bien que noyer quelques feuilles de papier ne taira en rien le tumulte qui s’agite en moi, ne me rendra pas raisonnable, n’effacera rien de mes rêves parfois trop grands ni de mes élans amoureux.

Et si la mer m’appelle, ce n’est peut-être pas pour autre chose que parce qu’il me manque et non pas pour ces quelques feuilles qu’il vaut peut-être mieux déchiqueter ou brûler. Geste que je n’ose pas faire. La mer me donnerait-elle ce courage qui me manque? Roberte Colonel  27/08/ 2O17

une vérité universelle…

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Il y a une vérité universelle à laquelle nous sommes tous et toutes confronté, que nous le voulions ou non, tout à toujours une fin. J’ai toujours détesté les fins. Le dernier jour de l’été, le dernier chapitre d’un livre génial, la séparation d’un ami proche. Mais les fins sont inévitables. Les feuilles tombent, on ferme le livre, on se dit au revoir… Au revoir à tout ce qui nous était familier, à tout ce qui était confortable pour aller de l’avant. Et même si nous partons, même si ça fait mal, il y a des personnes qui font tellement partie de nous qu’elles nous accompagnerons toujours, quoi qu’il arrive. Elles sont la terre sur laquelle nous marchons, l’étoile vers laquelle nous nous dirigeons et ces petites voix claires qui raisonnent pour toujours dans notre cœur. Toujours. -(Castle)

Cette vérité à laquelle nous sommes tous et toutes confronté, est douloureuse a vivre. La séparation d’avec un être cher laisse en nous des cicatrices qui sont sources de souffrances. Ne pas se retourner, ne pas chercher à le, la retenir. Laisser le temps au temps de lui dépendra la guérison.

Il est cependant plus facile de l’écrire et de s’y astreindre que de le vivre journellement. Roberte Colonel

Griserie merveilleuse…

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Prise par l’absolu des mots qui captaient son attention Soraya avait lu vite. Les joues contractées, ses mèches de cheveux tombants sur son visage elle semblait si imprégnée par sa lecture qu’elle n’entendit pas sonner à la porte d’entrée. Un long moment  s’écoula avant qu’elle ne prenne réellement conscience qu’une personne se trouvait à attendre derrière la porte. Encore si troublée par sa lecture, les mains dans les poches de sa robe, d’un pas nonchalant elle se dirigea vers le hall d’entrée. Elle hésita une fraction de seconde avant d’ouvrir la porte  réprimant cet élan avec la crainte de se trouver face à un importun.

Il était face à elle. Il avait le teint hâlé, un air de distinction et de finesse. Elle percevait la puissance dévorante qu’elle ressentait déjà  au contact de sa main. Elle avait parlé vite freinant l’élan qui la poussait à se jeter dans ses bras. Il y avait si longtemps qu’elle ne l’avait revu. Elle se souvenait de ses mains entourant sa taille, de la chaleur de sa bouche, de la pureté de leur premier baiser. Ils n’étaient que de jeunes adolescents lorsque ils s’étaient rencontrés. Elle poursuivait ses études loin de chez elle. Ils ne se voyaient que pendant les vacances scolaires. Le temps avait passé sur leur jeunesse et chacun avait poursuivi sa route. Jusqu’au jour où le hasard décida de les faire se rencontrer à nouveau. Griserie merveilleuse ! Ils se redécouvraient d’instinct. Cœurs à cœur, par l’amour à l’amour infini qu’ils reconnaissaient dans le plus simple de ses élans. Les lèvres blêmes, entrouvertes, trouvant la force de prononcer « Pour quelles disaient ces lèvres sommes nous restés si longtemps éloignés l’un de l’autre? » Tu le conçois ? Petit silence. Il souriait  et son sourire faisait bouger le filet de rides sur son front.  Il l’attira à lui. Elle avait un corps long, mince, et le visage d’une grande  beauté, les lèvres généreuses cependant. Sa robe très sobre était faite d’une seule pièce de laine bleue, ornée d’un col plus foncé. Elle portait un collier avec une grosse perle verte où s’allumaient des lueurs brillantes.  Elle sortait de mots rapides dont Jordanne ne cherchait même pas à capter le sens trop préoccupé d’imager ce corps qu’il reconnaissait et qui l’enflammait. Ils s’étaient aimés à l’âge de l’étudiant, il s’en souvenait, tout n’était pour eux que rêves, désirs, troubles délicieux, espoirs confus, avec cette confiance au creux de l’âme qui ajoutait à ses émerveillements ! Ils s’étaient retrouvés, ils auraient le temps pour l’explication comme s’ils étaient conscients, subitement, de l’importance que leur procurait la joie d’être seul au monde en cet instant. Roberte Colonel Texte paru 6/07/2013 (peinture Emmanuel Garant)

Parfois…

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Parfois lorsque je suis près de lui je veux toujours être encore plus près ensemble autant que sont le mot vent le mot vague dans une poésie sur la mer.

Cela vient de ce qui
grandit ou se retire qu’image et poésie avec les vagues le vent et la mer

Parfois, j’ai cette peur qu’il ne me touche plus. Qu’il ne caresse plus ma peau nue, qu’il ne s’attarde plus aux plis et aux courbes de mon corps et que peu à peu celui ci devienne muet.

Parfois, un seul regard de lui me fait frémir de désir.

Parfois encore cette peur qu’il ne m’aime plus. Il est mon sourire du matin. Il donne vie à toute chose, il est la raison de ma métamorphose.

 Parfois j’ai cette peur qui s’empare de moi la nuit lors qu’ouvre ses angles de lune je cherche ses pas sur la plage déserte.

Parfois je l’appel dans le bruit assourdissant des vagues de la mer qui couvre ma voix.

 Roberte Colonel 09/06/2017