Publié dans poèsie

Mots chuchotés, 

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Mots chuchotés,

Les vagues les font rouler là où sommeillent mes rêves

Effacer la torpeur de ce bel été où j’allais te quitter.

Pour te plaire ma robe légère je faisais virevolter

Pour me donner le courage de croire

Que rien ne pourrait jamais nous séparer

Les vagues couvrent le sable désertique

Mon cœur alangui observe l’envol des goélands,

Et mon âme part à la dérive à la recherche

De toi, toi mon amour bonheur.

Mon esprit s’engourdit l’on ne se méfie pas de ce qui nous attend

Et l’on oublie parfois qu’on aura un peu de temps,

Comme tout ce qui est beau, en un mot, passe trop vite

Et je rêve, rêve mes espoirs  là où s’en va ma vie …

Roberte Colonel

 

Publié dans poésie

Dans le ciel d’une nuit de rêve…

Résultat de recherche d'images pour "amandier en fleurs"photo d’amandier Emmanuel Chanbiaud (Géo)

Les inspirations, c’est comme des gros cailloux qui tombent en nous et que nous portons ensuite avec nous. Nous devons nous en débarrasser pour pouvoir continuer à avancer. (Friedrich Dürrenmatt)

 Dans le ciel d’une nuit de rêve

J’ai vu le vent souffler sur les amandiers

Le souvenir et l’espérance a venir.

les aveugles mots. Les cris de déraison 

Vertiges emmêlés où se rassemble la nuit.

Cette nuit fragile, prémices d’un souffle,

J’ai vu les pétales des amandiers en flocons

 nous recouvrir toi et moi de leurs légèretés .

Ce fut mon plus beau rêve jamais fait :

Croire aux miracles l’espace d’une nuit étoilée.

(Roberte Colonel) Le 15/09/2018

 

 

 

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J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.

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Beau texte de la littérature française : Robert Desnos

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix
qui m’est chère ?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre, à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.

J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venus.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.

Un vrai plaisir que de revisiter de beaux textes de la littérature Française.

 

 

Publié dans texte

J’ai fais un rêve…

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J’ai fais un rêve celui d’un amour aussi grand et éternel qui embrassait l’infini en mon cœur de son nom béni je l’évoquait tendrement et sans répit.

Je voulais son amour sans fin et si fort à porter nos deux âmes au-delà des mers.

Je le voulais beau comme le ciel d’un matin de printemps.

Je le voulais sensible et doux comme une caresse de la brise caressant les vagues de la mer dans son immensité.

Je le voulais sincère, fort, pour l’étreindre tout le reste de ma vie.

Mon rêve, un rêve dans ma nuit endormie qui c’est enfuit à mon réveil dans l’aube d’un matin gris ! Roberte Colonel 27/09/2O17

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Une autre histoire se glisse…

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« Écrire à quelqu’un est la seule manière de l’attendre sans se faire de mal. » [Alessandro Baricco]

Chaque toile ouvre sur des histoires que je peux raconter ou inventer. Et quand je croirais avoir tout dit, une autre histoire se glissera à nouveau sur la page de mon manuscrit. Et la vie ne sera pas triste ? Facile, quand on passe sa vie à fabriquer des histoires, Facile, quand on a une imagination comme la mienne, de voir des indices à partir de détails non concluants ou significatifs. Facile, je vous dis. Et quel bonheur que de constater que  d’un secret peut naître une histoire qui me porte à imaginer son déroulement.

l5 À quoi rêve Marie penchée sur sa page blanche? Aux rendez-vous manqués ? Aux personnages qui ont croisé sa vie se jouant de ses sentiments ? À ceux qui lui ont menti plus d’une fois ? Aux eaux troubles desquelles elle est sortie parfois perturbée ?

À quoi rêve-t-elle ? Rêve-t-elle vraiment aux blessures dont on ne guérit jamais vraiment tout à fait ou se laisse-t-elle bercer par d’heureux souvenirs qui prennent le pas sur tout le reste ?

Je l’imagine triste, et pourtant sereine. On peut par moments être triste et heureux, l’un n’empêchant pas l’autre. Aux errances et aux quêtes effrénées, elle a choisi dans l’absence sa destinée. Et, dans le creux douillet de ses propres bras pour endormir la douleur, l’écriture d’un livre comme refuge. Il est là son bonheur, au moins pour ce soir. Demain, il y aura des sourires à nouveau. Elle aura levé l’ancre de l’eau grise où il lui fallait passer quelques heures pour apprécier à nouveau la beauté du monde. Elle lui a promis d’écrire, souvent. Elle le fera. Ce ne sera jamais une obligation. Il n’y a pas d’obligation entre eux. Que du bonheur, que du partage. Elle lui racontera la couleur du ciel, l’oiseau sur la branche, l’odeur du café, une fleur dont elle ne connaît pas le nom. Elle lui parlera de ces endroits où ils iront sans doute un jour.

Comme elle est belle, comme elle est belle, tandis qu’elle lui écrit. Mais n’est-elle pas d’une certaine façon en train d’attendre ? D’attendre une réponse, d’espérer une réponse?… Mais tout cela est tellement agréable, ce jeu de se redécouvrir. Et cette attente n’est pas douloureuse, mais stimulante. Elle n’attend plus quelqu’un, elle attend une lettre. Qui arrivera quand elle arrivera. Il n’y a pas d’urgence en elle. Juste un peu de curiosité.

Oui demain, elle verra revenir le soleil dans sa vie parce ce soir je l’imagine ainsi Marie. (Roberte Colonel) Peinture Mark Selter.