poésie

La pensée vagabonde du poète…

 

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La pensée vagabonde du poète

Au travers de son regard

Réinvente le monde

D’une vie rêvée.

Suivez donc ses mots,

Voyez ou il vous conduit.

En vers, ou en prose,

Ce qu’il écrit est vrai.

Roberte Colonel 16/12/2019

Portrait Stan Miller-Américain né en 1940 en Californie

Le destin du poète

 

« Penser et sentir sont une seule et même chose, comme l’intelligence et l’amour, l’action et la contemplation. L’homme a été obstinément trompé et divisé. Sa capacité d’imaginer, son pouvoir de vision, sa force de contemplation ont été relégués dans la marge du décoratif et de l’inutile…

Le destin du poète est de réunir la pensée, le sentiment, l’imagination, l’amour, la création. »

Roberto Juarroz

 

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poèsie

Combien de mots recommencés…

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Combien de mots recommencés,

Combien d’images copiées-collées,

Sont gravées dans ma mémoire.

Combien t’en ai-je envoyée

A toi, le poète qui sait,

Tu disais que l’amour prenait sa source

Au fond des mots que je t’écrivais.

Poète, tu sais si bien dissimuler tes sentiments

Sous les affres lumineuses des étoiles

Dans la nuit tu graves

ton image à leurs firmaments.

Tu aimes la vie à contretemps.

Tu rimes tes je t’aime,

A tes jolis mots choisit qui font rêver.

Tu les minimises au fil de ta vie.

Tu fermes les portes étroites de ton coeur

Pour mieux les ouvrirent au pouvoir du bonheur.

Roberte Colonel

 

 

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Auteur

Ils se sont reconnu.  » voir page précédente… »

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 "Le temps est garant de l'avenir"... voir page précédente 
Et puis, au fond, je ne sais peut-être que faire ça ce dit Eugénie. Inventer des histoires. Et rêver. Imaginer ce qui se trame derrière un décor de théâtre, j’invente tout un monde à partir de quelques phrases tracées sur une feuille et destinées à un improbable lecteur.

Et tant pis si je ne sais faire que ça. Ou tant mieux. Parce que quelques phrases que je poserai ici trouveront peut-être le cœur de celui à qui elles sont destinées. Quel qu’un échoué ici par hasard ou parce qu’on lui aura indiqué le chemin et qui sera touché.

Oui, tant pis si je ne sais faire que ça ce dit Eugénie. Inventer des histoires . Et rêver. Il y a pires maux que ça.

Je ne sais rien de demain. Et je ne m’attarderai pas à échafauder des plans à partir d’indices ou d’impressions. Ce que je sais c’est que nous nous sommes reconnu Nicolas et moi. Comme on reconnaît en l’autre la moitié perdue depuis toujours. Nous nous sommes reconnus tant et si bien que rien ne pourra nous séparer. Même si presque jamais côte à côte. Même si différente de lui. Même si il est poète. Même si. Même si chacun dans une vie qui n’est pas celle de l’autre. Même si…Il lui arrive parfois de douter nous nous sommes reconnu.

Nous nous sommes reconnus. Si bien que nous ne nous égareront jamais dans les méandres du mensonge. Nous n’auront que de temps en temps la peur de nous perdre l’un l’autre, comme on a peur de se perdre soi-même.

Puisse le calme apaiser les tourments de l’un et faire soupirer de bonheur l’autre.Eugénie sait seulement que ce soir elle n’a pas envie de penser à demain. Sans savoir de quoi sera fait ce temps. Sans savoir rien de ce qui les attend. Sans savoir quelle sera la couleur du ciel. Ils savent seulement l’un comme l’autre que le jour se lève sur un jour qui ne ressemble à aucun autre.

Eugénie était dans l’ombre, muette, silencieuse, blessée, avec pour tout univers qui pouvait la faire rêver un peu, la faire se sentir en vie quand on revient de loin, quand le chemin parcouru ne peut mener qu’à soi, parce qu’on a tout perdu en route. Mais même sans lumière braquée sur elle, Nicolas la remarquée. Et alors que petit à petit l’ombre à nouveau se glisse, elle a cette conscience propre à certains êtres, cette conscience de savoir que sans son regard sur elle, elle ne parviendra jamais tout à fait à être heureuse. Elle se souvient de tout. Du lieu, du moment, ou elle l’avait remarqué. Et du pourquoi. Elle se souvient qu’il se sentait terriblement triste à cette époque pas si lointaine. Peut-être se lèvera-t-il au cœur de la nuit. Parce qu’épuisé de tourner d’un côté puis de l’autre. Parce que fatigué de ruminer toujours les mêmes questions. Parce que les blessures, les déceptions, les doutes, tous ces empêche-bonheur. Peut-être lui lira t-il quelques vers qui lui brûle les lèvres :

« Laisse courir
dans les couloirs secrets de ton corps
les chevaux vertigineux de tes désirs.
Eux seuls connaissent la destinée
que l’esprit voilé par des brumes honteuses
n’ose pas découvrir

Mes mains se cherchent sur ton corps
Pour saisir ta forme la plus complète.
Si tu pars, je garderai la robe
De ta nudité parfaite. » (
Vers de Natália Correia)

Eugénie aime se laisser dire quand il coule en elle, goutte après goutte, chaleur vivante, généreuse. Parce que c’est ainsi entre eux. Les mêmes mots, qui les touchent, comme si de temps en temps ils ne faisaient qu’un seul. Mais ce que Nicolas ne veut pas toujours croire, même si elle le lui répète souvent, même s’il voudrait la croire, c’est que tous les poèmes qu’il lui a dédiés seront toujours pour elles les plus beaux.( Roberte Colonel)

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Ecritures, et poèsie

De l’autre coté …

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Ce soir la mer est si jolie ! La lune se mire sur l’eau salée lui donnant de jolis reflets argentés.

Il est tard et mon coeur part à la dérive en observant les vagues s’enrouler et rejoindre l’autre rive.

Est il lui aussi au bord de la mer de l’autre côté de cette immensité qui nous sépare l’un de l’autre ? As t-il lui aussi une pensée pour moi? Mon âme est si tourmentée. Peut il imaginé qu’en ce moment je vogue par de là l’horizon et que j’aimerais aller le retrouver. Le cœur y est-il pour quelque chose ? A cette folle question, suggérée peut être pour me rassurer, j’aimerais  répondre, bien que je sache qu’il ignore tout de mes pensées. Et quelle que soit ma modestie, quelque que soit le désir qui me retient de caresser une chimère, je m’autorise cependant à penser qu’il est là bas, de l’autre coté, et que quelque chose en nous, nous lie à jamais.

La mélancolie s’empare de moi et mes doigts s’attarde à dessiner sur le sable doré deux grands cercles: un pour y mettre mon passé, et l’autre pour y dessiner un point d’interrogation.

-Entre nous, ne serais tu pas embarrassé si tu savais que quelque peut je puisse t’aimais ? Les semblants de l’amour ne sont ils pas devenus préférables à l’amour même ? Un jour entendra tu mon appel ? Est-ce si absurde que de  vouloir aimer l’autre sans qu’il le sache ?

Est-ce de ma faute et jusqu’à quel point mon histoire en ceci du moins devient-elle celle de toutes les femmes !    (Roberte Colonel)   (image marieandrée.cinterblog.net)

Heureux les cœurs qui peuvent plier car ils ne seront jamais brisés.

Sont-ils si heureux que cela ?

Un cœur qui ne se brise pas, ne peut pas guérir si on ne connaît ni épreuve, ni la guérison, on n’apprend rien et si l’on apprend rien on ne change pas.

Mais les épreuves et les changements font partie de la vie.

Tous les cœurs devraient-ils êtres brisés ? (Albert Camus)

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Pensées

Mais chaque Souvenir, amené dans le rayon de lumière …

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Mais chaque souvenir, amené dans le rayon de lumière, projette une ombre qui est à la fois l’ombre de l’objet lui-même, mais aussi l’ombre de l’oubli; chaque chose produite et nommée ouvre une porte sur la pièce vide de la perte. (Robert Finley)
Il faut bien un jour ouvrir la porte la porte d’ombre, s’avancer vers les premiers degrés, chercher une lumière pour se reconnaître dans des ténèbres si anciennes que la chair humiliée en a déjà l’habitude. (Michel Serres)
On a raison de penser que la lumière et la vue sont semblables au soleil mais tort de croire qu’elles sont le soleil. (Platon)
Que le poète obscur persévère dans son obscurité, s’il veut trouver la lumière. (Jean Paulhan) doc, peinture, sur le blog lali tout simplement

*toile Hendrick ter Brugghen 1588-1629

Hendrick ter Brugghen est allé en Italie à l’âge de quinze ans, après un apprentissage dans Utrecht sous Abraham Bloemaert, un peintre de scènes d’histoire. A Rome, Ter Brugghen vu des photos du Caravage, qui travaille encore à l’époque. Il était fasciné par dramatiques effets de lumière et d’ombre de ce dernier et son usage des gens ordinaires comme modèles. Une dizaine d’années plus tard, il est retourné à la République un caravagesque confirmé, en travaillant en étroite collaboration avec Dirck van Baburen depuis plusieurs années dans le même style. Ter Brugghen peint des scènes de genre de musiciens et de buveurs, ainsi que des scènes bibliques et mythologiques. Les premiers travaux daté par Ter Brugghen est de 1616. Comme compatriote Caravaggists Van Baburen et Gerard van Honthorst, il a perfectionné l’art du clair-obscur et la représentation réaliste.
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