Publié dans texte écris

Encore une année de plus sur mes épaules

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Il n’y a que l’image qui change pour ce texte déjà paru sur mon blog !

Hier je fêtais mon anniversaire une année de plus sur mes épaules me fait penser à ses mailles de tricots est-ce ainsi que l’on tricote sa vie comme on tricote un chandail ? Je me pose la question. Je suis assise seule devant mon écran à rechercher un thème pour ce billet. Sur mon bureau règne un joli désordre de feuilles volantes,  un manuscrit achevé. 

Je me dis que ma vie est faite que des mots que j’écris récits personnel, romans, billets pour mon blog ou j’écris des mots passion qui ressemble à des mailles d’un tricot mailles à l’endroit, mailles à l’envers, et c’est ainsi que de mots en mots je traverse les années … mailles à l’endroit, mailles à l’envers, tapant sur mon clavier maille à l’endroit, mailles à l’envers tire sur la laine qui compte les jours et les années pour ne pas oublier que le temps se défile.

Ma vie est ainsi ? Un tricot qui s’allonge un peu plus chaque jour ? Avec des mailles à l’endroit et des mailles à l’envers ? Avec des mots à effacer parce que j’ai fait une erreur ? Avec des mots qui s’allongent sur mes pages blanche comme pour des projets qui n’auront été que des idées, mais qui seront restés en plan, va savoir pourquoi.

Oui, ma vie n’est autre chose qu’un long projet de mots ?  Un long cahier de mots dans lequel se glissent mes amitiés, mes rêves et mes voyages, mes chansons et mes rires, mes coups de folie et mes projets avortés, mes lectures et les jours de pluie ? Ma vie n’est qu’une longue enfilade de mots?

Et les liens avec les autres ne sont-ils pas eux aussi des mots patiemment élaborés et construits, ce qui fait parfois dire aux uns qu’ils pensent me connaître : « Je te connais comme si je t’avais écrite(e) » Aujourd’hui, malgré les années qui défilent j’aime à penser que j’ai encore beaucoup de mots à écrire devant moi.  Roberte Colonel 

Publié dans texte écris

La rencontre…

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Écrire, c’est comme craquer une allumette au cœur de la nuit en plein milieu d’un bois. Ce que vous comprenez alors, c’est combien il y a d’obscurité partout. La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mieux mesurer l’épaisseur de l’ombre. (William Faulkner)

La rencontre, c’est toujours le soir,

Ouvrir grand les bras et se regarder.

Alors que sans bruit, l’écume blanche des vagues éclaire

Mon sourire qui s’amuse de ses mots

Entre rêves et réalité comme dans un conte de fée.

Doucement sur moi s’étend la nuit.

 Le silence se fait comme en un cœur plus attentif

Qui me murmure :

Rappelle-toi quand le soleil sur la plage

S’étonnait de voir émerger dans ses yeux, ce trouble des

Ailes du désir sur mes lèvres,

 Le baiser qu’il y délivrait avait un gout de sel.

Je retiens en secret son amour, recours de mon âme qui

Tremble, semblant toujours être là en perdition

Qu’un battement de cœur reprend sans désemparer.

Roberte Colonel

Publié dans poèsie, texte écris

Ce soir, j’irai boire l’élixir à ton calice…

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~ Image by Peter Holme iii

Ce soir, j’irai boire l’élixir à ton calice

Je te frôlerai doucement de mes ailes 

Sur toi je me poserai en attente

De te distiller mes mots symphoniques.

Déjà, tu frissonnes de plaisir, tu es si joli.

Quand je te regarde tourné vers l’infini

Quelques balbutiements, envies et désirs épars

 Peu à peu prennent leurs envolées vers l’espace

Où nous danserons en ne faisant plus qu’un.

Sous une merveilleuse pluie d’embruns

L’envie devient pressante comme

Si nous étions attirés vers l’infini.

Nous joindrons l’osmose à cette chose agréable

L’ici et l’ailleurs, le passé et le présent

D’une union d’un papillon à une fleur de volubilis.

Roberte Colonel

Lorsque j’étais enfant il était courant de voir courir des volubilis sur des grillages, sur de vieux tronc d’arbre, ou sur un mur de ferme. Et tous les ans de nouvelles tiges s’entremêlaient à ce qui lui servait de support leurs feuillages confondus, les grandes corolles en forme d’entonnoir d’un bleu entre azur et outre mer.

Pendant mes vacances chez mon fils j’ai redécouvert cette fleur sur un pan de mur ou se mêlait dans ces flots verts, l’ici et l’ailleurs, le passé et le présent. Sans doute quelques graines transportées par le vent venues s’échouées dans son jardin. La fleur de l’ipomée, à l’égal de la rose, ne dure, dans sa couleur bleue, qu’un jour à peine et, dès le premier soir tourne au pourpre puis au violet du demi-deuil, avant que sa corolle en cornet ne se retrousse inexorablement, se réduisant comme peau de chagrin jusqu’à n’être plus, au matin, qu’un simple cartouche fermé cachant quel secret.  Puis, elle tombe au sol, inutile maintenant, prête à être foulée au pied ou emportée par une averse. Mais d’autres fleurs entre temps écloront, d’une insolente vitalité.

Le volubilis Aussi appelé «  »ipomée«  » ou «  »liseron bleu » », le volubilis est une plante appartenant à la famille des convolvulacées presque exclusivement cultivée comme fleur d’ornement. Originaire d’Amérique centrale, le volubilis (Ipomoea purpurea) est une plante grimpante très prisée des jardiniers pour ses tiges qui s’enroulent d’elles-mêmes sur n’importe quel support, servant ainsi de décoration à des grillages, barrières, pergolas ou tonnelles. (Document Internet)

 

Publié dans poésie, texte écris

L’amour qui occupe tant nos esprits…

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L’amour qui occupe tant nos esprits, a fait battre le cœur des poètes, des philosophes et des écrivains…

En prose ou en vers, dans l’intimité d’une correspondance, au cœur d’un roman ou sur une scène de théâtre, le cycle amoureux n’a de cesse de naître, de se cristalliser, de s’épanouir…et parfois de s’évanouir. Des troubadours à Hugo à Musset, de Madame de Lafayette à Laclos et Genêt, de Toltoï à Margueritte Yourcenar, de Cocteau à Neruda, chacun d’entre eux n’ont cessé de nous émerveiller de leurs mots « Amour ».

Grande figure du romantisme autodidacte instinctive Marceline Desbordes-Valmore est considérée par Verlaine comme la seule femme de génie et de talent de son siècle. Elle est née le 20 juin 1786 à Douai (Nord) et morte le 23 juillet 1859 à Paris.

Voici parmi les nombreuses poésies écrites par Marceline Desbordes-Valmore celle qui m’a le plus émue.

Le Serment

Idole de ma vie,
Mon tourment, mon plaisir,
Dis-moi si ton envie
S’accorde à mon désir ?
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Donne-moi l’espérance ;
Je te l’offre en retour.
Apprends-moi la constance ;
Je t’apprendrai l’amour.
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Sois d’un cœur qui t’adore
L’unique souvenir ;
Je te promets encore
Ce que j’ai d’avenir.
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Vers ton âme attirée
Par le plus doux transport,
Sur ta bouche adorée
Laisse-moi dire encor :

Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Marceline Desbordes-Valmore

Publié dans texte écris

Encore une année de plus sur mes épaules…

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Il n’y a que l’image qui change pour ce texte déjà paru sur mon blog !

Hier je fêtais mon anniversaire une année de plus sur mes épaules me fait penser à ses mailles de tricots est-ce ainsi que l’on tricote sa vie comme on tricote un chandail ? Je me pose la question. Je suis assise seule devant mon écran à rechercher un thème pour ce billet. Sur mon bureau règne un joli désordre de feuilles volantes,  un manuscrit achevé. 

Je me dis que ma vie est faite que des mots que j’écris récits personnel, romans, billets pour mon blog ou j’écris des mots passion qui ressemble à des mailles d’un tricot mailles à l’endroit, mailles à l’envers, et c’est ainsi que de mots en mots je traverse les années … mailles à l’endroit, mailles à l’envers, tapant sur mon clavier maille à l’endroit, mailles à l’envers tire sur la laine qui compte les jours et les années pour ne pas oublier que le temps se défile.

Ma vie est ainsi ? Un tricot qui s’allonge un peu plus chaque jour ? Avec des mailles à l’endroit et des mailles à l’envers ? Avec des mots à effacer parce que j’ai fait une erreur ? Avec des mots qui s’allongent sur mes pages blanche comme pour des projets qui n’auront été que des idées, mais qui seront restés en plan, va savoir pourquoi.

Oui, ma vie n’est autre chose qu’un long projet de mots ?  Un long cahier de mots dans lequel se glissent mes amitiés, mes rêves et mes voyages, mes chansons et mes rires, mes coups de folie et mes projets avortés, mes lectures et les jours de pluie ? Ma vie n’est qu’une longue enfilade de mots?

Et les liens avec les autres ne sont-ils pas eux aussi des mots patiemment élaborés et construits, ce qui fait parfois dire aux uns qu’ils pensent me connaître : « Je te connais comme si je t’avais écrite(e) » Aujourd’hui, malgré les années qui défilent j’aime à penser que j’ai encore beaucoup de mots à écrire devant moi.  Roberte Colonel 

Publié dans texte écris

C’est tout ce que je veux entendre de toi…

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C’est tout ce que je veux entendre,

Des journées ensoleillées avec des espoirs jusqu’au ciel, un baiser,

Donne-moi ton amour,   c’est tout ce que je veux de toi une journée ensoleillée et non un au revoir.

Ne me laisse pas tomber montre que tu te soucie de moi.

Je n’ai plus le temps d’attendre. Demain ne viendra peut-être pas quand les rêves sont rêvés trop tard.

Ne me laisse pas tomber donne moi ton amour c’est tout ce que je veux avant qu’il ne soit trop tard, avant que le brouillard ne s’installe dans ma mémoire.

Sois toujours là quand le noir se fera plus dense, donne moi tes je t’aime c’est tout ce qu’il me faudra de toi.  Roberte Colonel le 8/12/2017