poésie

Des souvenirs en stock …

Des souvenirs,

J’en avais en stock

Tous plus divers les uns que les autres.

Je les ais trainés pendant des années derrières moi.

Je m’en suis lassée. 

Alors j’ai fini par les soldés et m’en suis débarrassée.

Je repars mes poches trouées, vides de tout projet.

Je vais suivre mon chemin, erré le cœur plus léger

Loin des chagrins qui se sont agrippaient à ma vie lézardée.

J’ai fini par laisser tomber mon savant maquillage servant à de subtiles parades,

Consciente de ma déchéance, je me résigne et j’accepte le temps qui passe.

Roberte Colonel 27/04/2020

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Parfois…

C’était si beau quand nous marchions sur le sable mouillé et que nous y laissions nos ombres !

T’en souviens-tu ? Comment un autre pourrait-il l’effleurer sans en piétiner ces beaux souvenirs.

Pourquoi les plus beaux souvenirs sont-ils faits de cristal prêt à exploser en mille morceaux ?

Une moitié bondit vers la vie en écrasant l’autre qui hurle sa douleur.

Roberte Colonel 20/03/2020 

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poésie

Le cœur a trop de rêves pour être heureux…

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Le cœur a trop de rêves pour être heureux. (Mika Waltari)

Le soleil se lève

À travers la brume.

L’animation des goélands

N’arrive plus à me divertir.

Aube d’été

La caresse de ta brise

Sur ma joue attends

Impatiemment ton retour.

À chaque ressac des vagues

Luisent les galets

Qui redoutent la brume d’une fin d’été.

Le bleu de la mer s’effiloche sous

Le roulis de la vague qui s’agite

Juste avant qu’elle ne se brise.

Un rayon de soleil fugace

Qui surgit puis qui disparaît

Sur une mer déchainée.

La venue des souvenirs cerne

le temps comme une frontière

Sur des matins sans lumière.

Roberte Colonel 29/08/2017

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Qui suis-je réellement ?

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Parfois, dans la vie, il faut savoir se poser les bonnes questions. Comme

« Qui suis-je réellement ? ». Qui ne s’est jamais posé de questions sur soi-même ? Qui n’a jamais voulu changer pour les autres ou même pour soi ? Cette question paraît simple, mais c’est quand on est confronté à elle qu’on se rend compte, qu’en fait, ce n’est pas si simple de se trouver.

Avant, j’écrivais en pensant à la vie que je rêvais d’avoir. J’écoutais les musiques les plus tristes en pensant à tout ce que je pensais qu’il m’était impossible d’obtenir, à tout ce que je voulais pour être heureuse. Je libérais mes peines et mes souffrances, que j’ai prises pour habitude de garder secrètes, à travers mes mots. Cela m’aidait beaucoup.

Mon inspiration était ma seule véritable amie. Je repense souvent au passé, mais je ne regrette rien. J’ai appris que parfois il est nécessaire de perdre quelque chose si l’on veut meilleur, qu’aucun obstacle doit venir nous empêcher d’atteindre nos buts.

Tristesse. Etrange. Nostalgie. Joie. Changement. Nouveautés. Amour.

Ces mots, ce sont une partie de ce que l’ont ressent lorsque l’on revient à un endroit que nous avons quittés depuis longtemps. « Changement » parce que tout à changé, et c’est ça qui est bien, ou mal aussi un peu. C’est ce qui résume tout. Pour ma part, le changement a fait que ma vie est devenue meilleure que ce qu’elle était. Je me sens plus heureuse et c’est ce qui fait que j’oublie tous les mauvais changements. Même si un pincement au cœur est présent.

On a tous, au moins une fois dans notre vie, voulu quelques choses par dessus tout. Mais on a aussi déjà tous abandonné ce que l’on voulait absolument. Par changement d’avis, ou bien par découragement.

Mais moi je pense que rien ne devrait se terminer par un abandon. Si on veut vraiment quelque chose, on finira forcément par l’avoir un jour. Qu’importe le temps que cela prendra ? La patience, c’est difficile oui. Mais quand on veut vraiment réaliser ses rêves, ça n’a pas de prix d’attendre et d’essayer de les atteindre coûte que coûte. Qu’importent les difficultés ? Si on veut, on peut se donner les moyens pour que cela devienne plus facile.

Les choix sont des difficultés. Mais il nous faut prendre ceux qui nous mèneront vers nos objectifs.

Toujours garder la tête haute, et ne jamais perdre de vue ce que nous voulons absolument. Les échecs, il y en aura. Mais ils sont là pour nous rendre plus forts, pas pour nous faire abandonner. Je m’attache vite aux gens tout en restant méfiante, à cause des mauvais coups bas qui peuvent me tomber dessus à n’importe quel moment. C’est fou comme la musique triste peut rappeler tous les souvenirs plus ou moins vieux, les meilleurs comme les pires… Je me souviens de tous ces moments de joie, les fous rires et tous les délires. Les confidences que j’ai pu te faire. Je me souviens même de quelques moments moins joyeux, des grosses larmes qui ont coulé et qui ont arrêté de couler parce qu’on était si bien ensemble. Ce sont tous ces moments partagés qui sont nos souvenirs…Roberte Colonel

 

 

 

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Des souvenirs heureux…

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On a tous des souvenirs heureux, les mots d’amour ne meurent pas, ils vivent en nous au fond de notre mémoire. Ils sont porteurs d’une histoire, d’instants de vie heureuse à un moment donné. On remises les souvenirs heureux dans des cases au fond du cœur comme on remises les mots d’amour dans un tiroir de commode.  Les faires ressurgir de tant à autres ne me parait pas nécessaires surtout s’ils ne servent qu’a torturé le cœur.  Chacun a sa manière voudrait revivre quelques moments précis de ce bonheur qui n’est plus. A quoi bon puisqu’il n’est plus ce temps où l’amour prenait toute sa place en vous. Ne plus penser aux souvenir de cette relation qui vous aliénez sans que vous en ayez été réellement conscient. Cet amour  qui vous laisse du jour de la rupture, qu’un souvenir amère.

Ne vaut –il pas mieux vivre le présent avec ce qu’il a de beau dans l’amour que vous offre l’autre maintenant et construire votre présent jour après jour avec l’idée qu’il y a toujours dans la destinée de chacun une part d’inconnu , d’inattendu et que seule votre destin pourvoira a ce que vous soyez enfin heureux avec la personne qui vous aime et que vous aimez et qui vous attend. Roberte Colonel

 

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Les beaux souvenirs réchauffent de l’intérieur…

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« Les souvenirs, c’est quelque chose qui vous réchauffe de l’intérieur. Et qui vous déchire violemment le cœur en même temps. » [Haruki Murakami]

Un passé malheureux, quelques moments de bonheur, des larmes, des remises en questions, regrets. C’est ce qui résume ma vie. J’étais à la recherche de quelque chose qui comblerait un peu cette neurasthénie et m’apporterait une sensation de bonheur, sans me douter que ce manque était l’amour. Je l’ai découvert avec toi.

Tout se passait merveilleusement bien entre nous, malgré parfois tes silences que j’avais finis par accepter. Nos conversations tard le soir, nos secrets que l’on partageait. J’aimais tous ces moments d’intimités.

Aujourd’hui tout se mélange dans ma tête. Je ne sais plus ce que je dois faire, je ne sais plus quoi penser de tout cela. Tu m’as quitté ! C’est arrivé au moment ou je ne m’y attendais le moins…J’ai juste envie de pleurer, de laisser s’échapper les larmes qui restent coincée au fond, cachées derrière mes véritables sentiments, que je ne dévoile à personne.

Je t’écris tu ne me réponds pas. Je m’ennuie. Je ne suis pas née pour un bonheur ordinaire. J’ai écris, publié, mais cela ne fait pas de moi une écrivaine heureuse. J’ai milité dans des milieux associatifs qui m’ont à un moment gratifiée. Puis Je t’ai rencontré toi, je t’ai aimé avec folie. Tu m’incitais à continuer d’écrire je suivais tes conseils judicieux. Je t’admirais tu étais tellement plus intelligent et j’étais fière et si amoureuse. Aujourd’hui la mélancolie s’empare à nouveau de ma vie. Tu disais que là période où j’écrivais le mieux c’était lorsque j’étais triste ou tourmentée. Et moi en secret je me disais que là où j’écrivais le mieux c’était l’amour qui me transcendait.

Cette nuit je me suis réveillée en sueur, j’ai ressenti un grand vide en moi, une douleur, une angoisse démesurée. Je n’entendais plus battre mon cœur. J’étais apeurée. Cette alerte me fit comprendre qu’il me fallait retrouver ma raison. Je suis persuadée que ma santé va empirer si je ne reprends pas ma vie en main.

Je n’irais pas comme tous les autres matins au bord de la mer. Derrière ma fenêtre j’entends le bruit que font les vagues qui viennent s’échouer sur le parapet. J’ai l’envie de me couper du monde, de me protéger dans ce que j’appel pompeusement ma chambre- bureau ! Cet endroit m’est personnel et tellement calme. Ces exaltations, cette marche aveugle ou tout à coup on se cogne à une image fatiguée de sois même mais nécessaire oh ! Combien nécessaire en ce moment. Encore une page que j’écris, je ne peux pas croire que tu m’es quittée. Par moment j’étouffe. Je voudrais encore te crier « reviens ! » Mais je ne le ferait pas. A quoi bon ?

C’est un peu pour me soulager que j’écris ce matin. Cela me fait du bien. C’est ridicule d’écrire ainsi pour simplement retrouver un peu de calme. Cette angoisse démesurée éprouvée cette nuit, maintenant m’attendrie, le calme est revenu dans mon cœur.Tous ces jours ci j’ai attendu en vain ton retour.  Je cesse de t’attendre.

L’écriture restera toujours mon réconfort. L’épreuve que je traverse je l’ai déjà vécue aussi, je reprends confiance en moi, je vais continuer ma vie en ne gardant que les beaux souvenirs de cette tranche de vie qui m’a fait t’aimer. Roberte Colonel

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