Petits poissons rêveurs

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Petits poissons rêveurs

Dans les eaux profondes nagent les poissons

Jamais les sables des rives ne les attirent

L’a parmi les coraux se donne la leçon

Comment, devant le danger, s’enfuir…

Avec le courant, ils se balancent dansant solitaire ;

D’autres cherchent parmi les soupirants

Un pour féconder, peupler la mer.

Ainsi les poissons du genre humain,

Instable ils sont, vivants sur la terre

Ils aiment l’aventure et sont malins

Mais ils se baignent dans leur chimère.

Femme poisson tendre, amoureuse,

Elle sacrifie l’amitié pour son amour,

Elle est timide mais aussi chaleureuse,

Indécise, elle fantasme nuit et jour !!!

Enfin les poissons rêvent, et flottent

Sans cesse, dans la mer des Sargasses.

 

 

 

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Chimères…

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Je me construis des Chimères

Je les emberlificote dans ma tête

Au fond de mon cœur d’entan

Comme lorsque j’étais enfant.

Je ne me console pas, je rêve, je rêve

Du spectacle de mes chimères

Même que je ne dors plus

Massacre et torture-la sous mes yeux

De vertiges, de questions

Il faut avouer que le rêve

N’a pas besoin de sommeil

Pour prendre place et s’agiter

Dans le dédale d’un cœur blessé.

Roberte Colonel le 9/10/2017

 

Les Hirondelles ont leurs larmes mêlées…

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Les Hirondelles, par mer

Ont leurs larmes mêlées

On les voit poindre

Leurs ailes déployées

Aux herbes renaissantes

Pour des retrouvailles

Tout est épousailles

La vie s’offre à elles.

Aux saisons défuntes

Aux premiers frimas

De septembre dans la brume

Les voici rassemblées

Aérienne extase

Pour un long voyage

Dans les nuages.

Nous les reverrons

Aux saisons renaissantes

traverser de nouveau

Notre ciel azuré.

Roberte Colonel 15/09/2017

(photo Jean Louis Shmitt)

 

 

 

Il est des silences qu’il ne faut pas déranger…

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« Il est des silences qu’il ne faut pas déranger. Pareils à l’eau dormante, ils apaisent notre âme. » (Y asmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit.)

Le silence est un signe quand la parole fait erreur ou reste inachevée. Vous seule possédé la clé de ce silence qui apaise, qui ne dit rien.

Le silence vous enveloppe tout entière par ce que vous êtes seule entre vous et ce bonheur réconfortant, apaisant, troublant.

Le silence vous berce  sans aucune connexion autre que ce bien être d’un ailleurs impénétrable.

Le silence est le miroir qui lave la parole dans l’eau la plus nue de la parole.

Le silence une errance dans un ailleurs qui indique discrètement le chemin à poursuivre.

Le silence  une question posée à la question restée sans réponse.

Roberte Colonel le 13/09/2017

Le cœur a trop de rêves pour être heureux…

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Le cœur a trop de rêves pour être heureux. (Mika Waltari)

Le soleil se lève

À travers la brume.

L’animation des goélands

N’arrive plus à me divertir.

Aube d’été

La caresse de ta brise

Sur ma joue attends

Impatiemment ton retour.

À chaque ressac des vagues

Luisent les galets

Qui redoutent la brume d’une fin d’été.

Le bleu de la mer s’effiloche sous

Le roulis de la vague qui s’agite

Juste avant qu’elle ne se brise.

Un rayon de soleil fugace

Qui surgit puis qui disparaît

Sur une mer déchainée.

La venue des souvenirs cerne

le temps comme une frontière

Sur des matins sans lumière.

Roberte Colonel 29/08/2017

Voyage dans tes rêves…

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« Voyage et ne le dis à personne
Vis une vraie histoire d’amour
et ne le dis à personne
Vis heureux
et ne le dis à personne…
Les gens ruinent les belles choses »
Khalil Gibran

altes Buch mit Tusche und Feder

Voyage dans tes rêves,

Dans tes nuits parsemées d’étoiles

Retrouve-moi sous la voûte du ciel étoilé.

Tu ne me vois pas cependant je suis là, si près

Voyage mon aimé par cette belle nuit d’été

Ou nos pensées succombent épuisées

À la source de l’espoir retrouvé.

Roberte Colonel 18/07/2017

 

Ni toi, ni moi n’avions prévu ça…

 

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Tous ces mots que tu diffuse en moi

Doucement font un tapis de souffrance

Qui abîme ta présence intime.

Aujourd’hui j’ai fait taire mon angoisse

Les volets de ma chambre sont tirés un peu

Et le reflet de ta statuette offerte à peine éclairée

Mais l’eau de mes yeux ruisselle de la tendresse

Qui cherche encore un autre nom pour toi

Dans mon fauteuil tu t’étais assis

Dans le décor de ma chambre

Ton ombre y réside encore

Ce jour, là où je t’ai trouvé assis,

Tu lisais ma frayeur dans mes yeux

Sous la dictée de ton regard je lisais ta peur

Ton angoisse, devant le destin

Qui une fois encore venait de me frapper.

Tu me racontais que j’étais une battante

Et que je m’en sortirais gagnante.

Nous échangeâmes des silences.

Ce matin tu es venu me retrouver sans effraction,

Tu as Posé tes mots vagabondés sur ton clavier

Des mots déjà répétés

Mais pas un mot d’attention pour m’encourager.

Ta muse sur ton clavier une fois encore

N’a su exprimer que des rêves aux gouts inachevés.

En jouant avec moi comme tu l’as fait

Il m’est facile de te dire que je respire mieux

Que le sang qui coule dans mes veines

Trouvera sans peine un peu de cet air pure

Enivrant d’autrefois.

En marchant sur le port à tes cotés

Je rêvais de contrées enchantées.

Aujourd’hui je marche seule

Avec une prise en charge a devenir… lourde

Que ni toi, ni moi, n’avions prévue.

Il en va ainsi

En vue d’une guérison tant désirée.

Roberte Colonel le 30/06/2017