Sonnet…

49a3c1c72f979a453631954956f4f97eAlfred de MUSSET   (1810-1857) A M. V. H.

Sonnet

Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses,
Pour savoir, après tout, ce qu’on aime le mieux,
Les bonbons, l’Océan, le jeu, l’azur des cieux,
Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses ;
Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d’adieux.
Puis le cœur s’aperçoit qu’il est devenu vieux,
Et l’effet qui s’en va nous découvre les causes.

De ces biens passagers que l’on goûte à demi,
Le meilleur qui nous reste est un ancien ami.
On se brouille, on se fuit. Qu’un hasard nous rassemble,

On s’approche, on sourit, la main touche la main
Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble,
Que l’âme est immortelle, et qu’hier c’est demain. (Alfred de MUSSET)

L’amitié, c’est ce qui vient du cœur quand on fait ensemble des choses belles et difficiles. (AbbéPierre)

 

Publicités

Petits poissons rêveurs

poissons

Petits poissons rêveurs

Dans les eaux profondes nagent les poissons

Jamais les sables des rives ne les attirent

L’a parmi les coraux se donne la leçon

Comment, devant le danger, s’enfuir…

Avec le courant, ils se balancent dansant solitaire ;

D’autres cherchent parmi les soupirants

Un pour féconder, peupler la mer.

Ainsi les poissons du genre humain,

Instable ils sont, vivants sur la terre

Ils aiment l’aventure et sont malins

Mais ils se baignent dans leur chimère.

Femme poisson tendre, amoureuse,

Elle sacrifie l’amitié pour son amour,

Elle est timide mais aussi chaleureuse,

Indécise, elle fantasme nuit et jour !!!

Enfin les poissons rêvent, et flottent

Sans cesse, dans la mer des Sargasses.

 

 

 

Chimères…

bd738de3eb0d2c8255903389a0979748

Je me construis des Chimères

Je les emberlificote dans ma tête

Au fond de mon cœur d’entan

Comme lorsque j’étais enfant.

Je ne me console pas, je rêve, je rêve

Du spectacle de mes chimères

Même que je ne dors plus

Massacre et torture-la sous mes yeux

De vertiges, de questions

Il faut avouer que le rêve

N’a pas besoin de sommeil

Pour prendre place et s’agiter

Dans le dédale d’un cœur blessé.

Roberte Colonel le 9/10/2017

 

Les Hirondelles ont leurs larmes mêlées…

ob_241321_01-dsc-0480-les-joubarbes-1er-envol-de

Les Hirondelles, par mer

Ont leurs larmes mêlées

On les voit poindre

Leurs ailes déployées

Aux herbes renaissantes

Pour des retrouvailles

Tout est épousailles

La vie s’offre à elles.

Aux saisons défuntes

Aux premiers frimas

De septembre dans la brume

Les voici rassemblées

Aérienne extase

Pour un long voyage

Dans les nuages.

Nous les reverrons

Aux saisons renaissantes

traverser de nouveau

Notre ciel azuré.

Roberte Colonel 15/09/2017

(photo Jean Louis Shmitt)

 

 

 

Il est des silences qu’il ne faut pas déranger…

19702214_1475930925805597_3241793282741796947_n

« Il est des silences qu’il ne faut pas déranger. Pareils à l’eau dormante, ils apaisent notre âme. » (Y asmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit.)

Le silence est un signe quand la parole fait erreur ou reste inachevée. Vous seule possédé la clé de ce silence qui apaise, qui ne dit rien.

Le silence vous enveloppe tout entière par ce que vous êtes seule entre vous et ce bonheur réconfortant, apaisant, troublant.

Le silence vous berce  sans aucune connexion autre que ce bien être d’un ailleurs impénétrable.

Le silence est le miroir qui lave la parole dans l’eau la plus nue de la parole.

Le silence une errance dans un ailleurs qui indique discrètement le chemin à poursuivre.

Le silence  une question posée à la question restée sans réponse.

Roberte Colonel le 13/09/2017

Le cœur a trop de rêves pour être heureux…

-FEhAz-5tW2GE1kkyrHckiaI1ng

Le cœur a trop de rêves pour être heureux. (Mika Waltari)

Le soleil se lève

À travers la brume.

L’animation des goélands

N’arrive plus à me divertir.

Aube d’été

La caresse de ta brise

Sur ma joue attends

Impatiemment ton retour.

À chaque ressac des vagues

Luisent les galets

Qui redoutent la brume d’une fin d’été.

Le bleu de la mer s’effiloche sous

Le roulis de la vague qui s’agite

Juste avant qu’elle ne se brise.

Un rayon de soleil fugace

Qui surgit puis qui disparaît

Sur une mer déchainée.

La venue des souvenirs cerne

le temps comme une frontière

Sur des matins sans lumière.

Roberte Colonel 29/08/2017

Voyage dans tes rêves…

1240655_216118215216755_2099362455_n

« Voyage et ne le dis à personne
Vis une vraie histoire d’amour
et ne le dis à personne
Vis heureux
et ne le dis à personne…
Les gens ruinent les belles choses »
Khalil Gibran

altes Buch mit Tusche und Feder

Voyage dans tes rêves,

Dans tes nuits parsemées d’étoiles

Retrouve-moi sous la voûte du ciel étoilé.

Tu ne me vois pas cependant je suis là, si près

Voyage mon aimé par cette belle nuit d’été

Ou nos pensées succombent épuisées

À la source de l’espoir retrouvé.

Roberte Colonel 18/07/2017