texte

Mademoiselle Plume…

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Elle écrit du matin au soir Mademoiselle Plume

Elle griffonne ces silences des mots soulèvent un alphabet pour renouer avec l’écriture.

Elle dit que si toute fois ce doux billet était recouvert par l’écume de ses larmes

Elle terminerait ses derniers mots sur des soieries ourlées d’espoirs.

Roberte Colonel 20/10/2107 (illustration signée Lucie Brunellière

 

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texte

Sur une vague d’insomnie.

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Je suis allongée sur les vagues de mes insomnies

À t’aimer dans cette nuit étoilée de rêves

Attendant jusqu’au petit matin que le jour se lève

Je n’ai qu’un bagage, un encrier d’amour

pour noyer mes mots à l’encre bleu.

Un je t’aime venant dans le vent chaud de mes désirs

Fait vibrer la source de mon corps.

Je m’invente des étreintes de soleil,

Des mirages courant sur ma peau brûlante,

Le parfum assouvi de ma jouissance embaume l’air.

Un éclair, une lueur d’aurore me ramène à la réalité.

Je frissonne devant l’éphémère de mes rêves étoilés.

Roberte Colonel 18/10/2017

 

poésie

Petits poissons rêveurs

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Petits poissons rêveurs

Dans les eaux profondes nagent les poissons

Jamais les sables des rives ne les attirent

L’a parmi les coraux se donne la leçon

Comment, devant le danger, s’enfuir…

Avec le courant, ils se balancent dansant solitaire ;

D’autres cherchent parmi les soupirants

Un pour féconder, peupler la mer.

Ainsi les poissons du genre humain,

Instable ils sont, vivants sur la terre

Ils aiment l’aventure et sont malins

Mais ils se baignent dans leur chimère.

Femme poisson tendre, amoureuse,

Elle sacrifie l’amitié pour son amour,

Elle est timide mais aussi chaleureuse,

Indécise, elle fantasme nuit et jour !!!

Enfin les poissons rêvent, et flottent

Sans cesse, dans la mer des Sargasses.

 

 

 

poèsie

Je veux vivre le puzzle de ma vie…

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Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à Planter. (Mazouz Hacène)

Magnifique Fleurs

Qui aide a supporté

Ce qui abîme la vie,

Je veux vivre le puzzle de ma vie

À l’envie pour cette vie.

Rester en vie

C’est aimer laisser vivre.

Je voudrais vous dire

Comme il est bon de vivre,

Comme il est bon de rire,

Comme il est bon d’aimer,

Un sourire sans naufrage

L’humour ce partage

Ou la joie se propage

Par des chemins d’ombrages

Ou il fait bon respirer

Les fleurs parfumées des allées.

Je veux vivre des bonheurs

A me couper le souffle.

J’espère en demain

Des jours de soleil

Sans regretter la veille.

Je veux vivre ma vie sans détour,

Du mal qui tourne la page.

Roberte Colonel 11/10/2017

Ecritures

Elle pouvait noircir des pages et des pages sans s’arrêter…

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Elle pouvait noircir des pages et des pages sans s’arrêter. Elle avait tant à dire, tant à raconter qu’elle avait peur que le moindre mot s’envole si elle ne s’en emparait pas immédiatement. Et la plume grattait avec énergie le papier. Elle raturait peu tant tout coulait de source, de façon intarissable.

De temps en temps, quand elle avait mené un paragraphe à terme, elle s’arrêtait quelques secondes, puis elle tournait la tête vers la fenêtre. Juste pour que son regard se perde dans les nuages. Juste pour ce souvenir du premier regard qu’il avait eu la première fois quand elle l’avait regardé avec autant de passion qu’il en mettait dans l’amour.

Puis les mots reprenaient leur course folle. Elle tournerait encore quelquefois la tête. Pour s’assurer qu’elle était là. Qu’elle attendait ses mots qu’il ne manquerait pas de lui écrire

Elle ne veut pas y penser, mais elle ne pense qu’à ça. Une minuscule tache sur le blanc étale de sa vie. Et elle a beau fermer les yeux, elle sait que la tache est là. Toute petite, presque invisible, mais là, présente. Sur le mur noir de la nuit, une étoile s’est accrochée.

Et si la tache sur le blanc était une étoile venue tout exprès lui dire que l’amour ne s’éteint jamais quand il reste un rayon d’espoir ? Roberte Colonel 09/10/2017

poésie, rêve

Chimères…

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Je me construis des Chimères

Je les emberlificote dans ma tête

Au fond de mon cœur d’entan

Comme lorsque j’étais enfant.

Je ne me console pas, je rêve, je rêve

Du spectacle de mes chimères

Même que je ne dors plus

Massacre et torture-la sous mes yeux

De vertiges, de questions

Il faut avouer que le rêve

N’a pas besoin de sommeil

Pour prendre place et s’agiter

Dans le dédale d’un cœur blessé.

Roberte Colonel le 9/10/2017

 

Livres

Ne pleure pas mon ange…

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Ne pleure pas mon ange

Je vais te raconter une histoire pour que ton sourire revienne fleurir sur tes lèvres.

Il y avait dans un grand palais au bout du chemin qui mène à la montagne une petite princesse qui ne sortait jamais de chez elle. Elle ne voyait jamais personne et on lui avait interdit de se mêler aux grandes personnes. Alors la petite princesse pour se distraire avait plus d’un tour dans son sac. Elle montait sur une chaise et regardait par la fenêtre les voitures arriver dans les allées du château. Puis elle attendait que le calme revienne pour ajuster son œil dans le trou de la serrure de sa chambre. Et de là, elle pouvait observer ce qui se passait dans la grande salle à manger. Elle écoutait parler les grandes personnes.

Mais ce jour là, elle en avait eu assez de regarder par le trou de la serrure. N’y tenant plus elle décida de se faire remarquer.  Elle   chanta si fort qu’elle fut entendue des grandes personnes.

Sa maman qui la tenait enfermée a clé dans sa chambre dut se résoudre à satisfaire la demande de ses invités. Elle dut aller chercher la petite princesse qui n’en crut pas ses oreilles qu’on puisse la féliciter pour sa voix si pure. On exigea d’elle qu’elle chante encore les quelques chansons de son répertoire quelle connaissait parfaitement. Elle chanta si bien que les grandes personnes très émues de l’écouter se mirent à l’applaudir.

De ce jour la petite princesse ne resta plus jamais enfermée dans sa chambre. Sa maman dut faire en sorte qu’elle puisse continuer de chanter. Cela rendait la petite princesse si heureuse. Elle n’avait plus besoin de regarder par le trou de la serrure de sa chambre la porte restant ouverte.

-Toi mon petit ange ne pleure plus. Un jour ton tour viendra où  tes larmes cesseront de couler et comme la petite princesse tu seras applaudi pour ce que tu auras accompli de bien dans ta vie.

Les enfants cachent souvent leur chagrin au fond de leurs cœurs et n’en parlent à personne.  Un jour un miracle se produit pour l’un d’entre eux.

Souhaitons que beaucoup de miracles se produisent dans le monde pour que chaque enfant dans la souffrance puisse sécher ses larmes et devenir lui aussi heureux.

Roberte Colonel 28/08/2017

Auteur, textes

Moi les mots, j’aime bien…

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 » Moi les mots, j’aime bien. J’aime bien les phrases longues, les soupirs qui s’éternisent. J’aime bien quand les mots cachent parfois ce qu’ils disent ; ou le disent d’une manière nouvelle. »Grégoire Delacourt

Aujourd’hui l’écrivaine a revêtue d’autres habits que ceux qu’elle porta de long mois pour se mettre au diapason d’une histoire virtuelle qu’elle mena avec frénésie jusqu’ à la fin de ce long voyage d’amour, de rebondissements en tout genres. Elle s’était oubliée dans des vêtements trop incommodants pour elle.  Son imaginaire dévorant l’avait portée vers un univers si captivant d’amour qu’elle fut éblouie par l’homme qui l’accompagna tout au  longs des mois dans ses écrits.

Elle s’était laissée griser au travers d’un amour si particulier qu’ils décrivaient …

Aujourd’hui elle se réapproprie ses propres habits, ceux taillés à sa mesure et qui lui vont si bien. Le réel lui est plus confortable.

Ils vont porter prochainement cette histoire aux lecteurs  où s’entremela le réel et l’irréel de leur propre vie. Pour autant elle, elle n’abandonnera pas cette grande amitié venue des jolis mots qu’ils ont écrit ensemble à deux mains.

Ils reecriront dans les prochains jours sans doute d’autres mots où s’entremêleront toujours amitié, confidences mais où l’amour passion ne sera plus leur sujet principal.

L’écrivaine aujourd’hui est heureuse de retrouver ses mots nouveaux à elle pour décrire la beauté des fleurs, des oiseaux, de la mer, de son environnement qui la passionnent tant.

Roberte Colonel le 1/10/2017 Photo (Marie Blanche Muller.)

texte

J’ai fais un rêve…

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J’ai fais un rêve celui d’un amour aussi grand et éternel qui embrassait l’infini en mon cœur de son nom béni je l’évoquait tendrement et sans répit.

Je voulais son amour sans fin et si fort à porter nos deux âmes au-delà des mers.

Je le voulais beau comme le ciel d’un matin de printemps.

Je le voulais sensible et doux comme une caresse de la brise caressant les vagues de la mer dans son immensité.

Je le voulais sincère, fort, pour l’étreindre tout le reste de ma vie.

Mon rêve, un rêve dans ma nuit endormie qui c’est enfuit à mon réveil dans l’aube d’un matin gris ! Roberte Colonel 27/09/2O17

Non classé

Saudade — La Page @Mélie

Saudade est un mot fort, profondément émotionnel… C’est une somme d’émotions et de sensations qui remontent… C’est sentir le vide généré par la distance existant avec la personne aimée, cette brûlure intérieure qui ne s’éteint jamais… C’est la présence d’un manque… C’est ce qui reste quand tout meurt. Plusieurs personnes ont essayé de la traduire, mais son sens reste […]

via Saudade — La Page @Mélie

et poèsie

Vingt deux septembre…

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Dans l’air frais d’une fin d’été

Les feuilles d’automne une à une

S’envolent doucement au soufle du vent.

Elles vont rejoindrent d’autres feuilles: leurs jumelles

sur le sol flavescent de la forêt.

Feuilles gavées du soleil d’un bel été.

-Bonjour dit la feuille à sa jumelle

-Bonjour lui répond t–elle.

Aujourd’hui nous sommes le vingt deux septembre

L’automne vient d’arriver et

Pour nous les beaux jours sont terminé

C’est la fin de l’été!

-Que c’est triste !

Plus d’oiseau dans la forêt nous n’entendrons chanter?

Oui en effet c’es triste lui répond sa jumelle.

Le vent si doux en ce jour demain soufflera très fort

Et nous entrainera pour une dernière valse.

Puis, nous finiront tristement au sol

détachée les unes des autres.

-Que crois tu qu’il puisse nous arriver de pire ?

Nous allons mourir!

-Il le faut tu sais…

De nos feuilles mortes

La forêt a besoin de nous pour survivre et se renouveler

.Roberte Colonel 22/O9/2017

Maman?, texte

Un jour j’écrirai…

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Un jour lorsque septembre aura fini de revêtir ses habits de velours aux feuillages couleur d’ambre il fera beau.

Peut être un souffle d’air bercera la brume de septembre pour  de nouvelles aventures littéraires que j écrirai. Je me cramponne à mes mots défaillants depuis quel que temps.

Mon cœur frémit en cette douce matinée et le ciel semble s’étoiler de bonheur. Les touches de mon clavier chantent sur ses mots.

Non je ne rêve pas, ou je ne veut pas rêver. D’où me vient cet instant merveilleux unique et si nostalgique ? Pourquoi ce matin le ciel est-il si bleu ?

Pourtant le voile se dissipe soudain la vie m’apparait a nouveau triste et sans intérêt.

« Tu avais tout bousculé dans ma vie  jusqu’au paradis je serais allée pour te plaire à l’infini. Tous nos projets, nos secrets qu’on avait pris soin de protéger qu’en a tu fais ? Ils ont éclataient comme des bulles de savon. Tout s’est écroulé comme un château de cartes ! »

Parfois, un seul détail, un grain de sable, un imprévu, peut faire basculer même les plus intimes convictions. La vie sans fondation est si fragile pour qu’un mot inexploré détruise à jamais nos certitudes à nous aimer.

Je me suis enfermée dans mes écrits à raconter mon histoire. Quelle histoire ? Quelques regrets amers retiendront ses moments où je me sentait si bien. Je laisserai surement sur le chantier une œuvre inachevée qui dormira dans mon dossier.  Peut être alors mon âme confessera dans mes nouveaux écrits mes peurs, mes tourments, et mes larmes et mes menus malheurs, il sera présent.  De plus J’ écrirai ses quelques mots : « J’avais douté de tes sentiments. »

Roberte Colonel19/09/2017

poésie

Les Hirondelles ont leurs larmes mêlées…

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Les Hirondelles, par mer

Ont leurs larmes mêlées

On les voit poindre

Leurs ailes déployées

Aux herbes renaissantes

Pour des retrouvailles

Tout est épousailles

La vie s’offre à elles.

Aux saisons défuntes

Aux premiers frimas

De septembre dans la brume

Les voici rassemblées

Aérienne extase

Pour un long voyage

Dans les nuages.

Nous les reverrons

Aux saisons renaissantes

traverser de nouveau

Notre ciel azuré.

Roberte Colonel 15/09/2017

(photo Jean Louis Shmitt)

 

 

 

poésie

Il est des silences qu’il ne faut pas déranger…

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« Il est des silences qu’il ne faut pas déranger. Pareils à l’eau dormante, ils apaisent notre âme. » (Y asmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit.)

Le silence est un signe quand la parole fait erreur ou reste inachevée. Vous seule possédé la clé de ce silence qui apaise, qui ne dit rien.

Le silence vous enveloppe tout entière par ce que vous êtes seule entre vous et ce bonheur réconfortant, apaisant, troublant.

Le silence vous berce  sans aucune connexion autre que ce bien être d’un ailleurs impénétrable.

Le silence est le miroir qui lave la parole dans l’eau la plus nue de la parole.

Le silence une errance dans un ailleurs qui indique discrètement le chemin à poursuivre.

Le silence  une question posée à la question restée sans réponse.

Roberte Colonel le 13/09/2017

poèsie

Le temps d’avant c’est arrêté…

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Le temps d’avant c’est arrêté,

Je ne sais plus ce que l’on sait dit.

Tant de choses que l’on sait raconter

Jusqu’aux moindres détails

Chaque réflexion, une méprise

C’est arrivé à tout le monde

De dire des mots incompris.

Derrière chaque déception

Se trouve un nouvel espoir

De recommencement.

Telle une page d’un livre

Où chaque jour tu lisais mes pensées

Tu as préféré t’en éloigné.

A l’instant présent

Rien n’y pourra changer

Laissons le temps passé.

Roberte Colonel 09/09/2017

poésie

Le cœur a trop de rêves pour être heureux…

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Le cœur a trop de rêves pour être heureux. (Mika Waltari)

Le soleil se lève

À travers la brume.

L’animation des goélands

N’arrive plus à me divertir.

Aube d’été

La caresse de ta brise

Sur ma joue attends

Impatiemment ton retour.

À chaque ressac des vagues

Luisent les galets

Qui redoutent la brume d’une fin d’été.

Le bleu de la mer s’effiloche sous

Le roulis de la vague qui s’agite

Juste avant qu’elle ne se brise.

Un rayon de soleil fugace

Qui surgit puis qui disparaît

Sur une mer déchainée.

La venue des souvenirs cerne

le temps comme une frontière

Sur des matins sans lumière.

Roberte Colonel 29/08/2017

texte écris

Merci…

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Merci à tous : Docteur, secrétaires, manipulateurs, infirmière, esthéticienne du centre d’ONCOLOGIE de Béziers

Ce n’est que peut de chose quelques mots de gratitude aux vues de vos gentillesses, du respect et de l’attention que vous m’avez apporté au long de ce voyage dans ma maladie. Ce fut parfois douloureux et le  soutien, l’aide des soignants ma permise d’aller jusqu’à la fin du protocole.

Je remercie particulièrement la disponibilité des manipulatrices et manipulateurs qui dès le début de mes soins m’ont réconfortée pour que je ne ressente aucune angoisse aucune gène sous l’appareil.

Leur sympathie me fut aussi donnée l’avant dernier jour de ma séance de rayons lorsque réunis devant l’écran de leur ordi les manipulateurs était  à me découvrir comme écrivaine.  Un instant joyeux, un privilège que ce moment partagé avec eux dans la bonne humeur . Ce ci pour terminer mon voyage dans ce monde de peur et de souffrance.

Recevez tous, Docteur, secrétaires, manipulateurs, infirmière, esthéticienne mes très cordiales pensées.

Roberte Colonel

 

texte écris

Juste l’envoi d’une rose …

 

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Juste l’envoi d’une rose pour dire je t’aime encore.

Cela suffira t-il a atténué ta peine ? La fragrance de son parfum atténuera telle tes larmes ?

Tu pleurs et tu souffre de son adieu.

Tu te souviens c’est dans l’amour sous toutes ses formes qu’il te mettait en lumière par la magie réunie de ces mots.

Il laissait parler son cœur dans ses poésies.

Il donnait de l’éclat, et de la passion, aux mots qu’il clamait.

Il n’y a plus de sourire sur tes lèvres.

L’attendre te fais mal.

Il n’y a plus de sourire sur ses lèvres. Il a mal !

De sa fenêtre il n’écoute plus le chant mélodieux des oiseaux.

En définitif son adieu se voulait-il être  la fin d’une belle histoire  ?

Roberte Colonel Le 24 / O8/ 2017

Ecritures, Non classé, textes

Noyer quelques feuilles de papier…

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J’ai parfois en moi cette envie de partir lire devant la mer qui se déchaîne, pour évacuer ce trop plein en moi dans cette eau qui bouillonne, en jetant page après page ce manuscrit écrit et que personne ne lira jamais.

Mais je sais fort bien que noyer quelques feuilles de papier ne taira en rien le tumulte qui s’agite en moi, ne me rendra pas raisonnable, n’effacera rien de mes rêves parfois trop grands ni de mes élans amoureux.

Et si la mer m’appelle, ce n’est peut-être pas pour autre chose que parce qu’il me manque et non pas pour ces quelques feuilles qu’il vaut peut-être mieux déchiqueter ou brûler. Geste que je n’ose pas faire. La mer me donnerait-elle ce courage qui me manque? Roberte Colonel  27/08/ 2O17