Publié dans poèsie

Un jour nouveau…

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Un jour nouveau

Passé,

Il faut en finir, rien ne sert de me voiler la face…

Je vais fuir le miroir du passé qui me brûle et m’étouffe.

Tout ce que chaque jour j’ai écris

Les fresques de mes emportements

Tu les as enregistrées à l’ancre sympathique.

Passé… c’était hier.

Je pensais pouvoir encore rouvrir le livre

Ou j’ai transcrits de mes jours dépassés.

Je vais men éloigner. J’arrête de me trahir.

Pourquoi ai-je tant fait de rêves qui se sont envolés ?

Mon assiduité a volé vers d’autres mots,

Passé,  dorénavant j’écrirais à l’envie ma poésie

Sûr une ardoise magique.

Roberte Colonel 22/10/2019

 

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Nuit d’octobre…

KOTE-Josef

L’espoir – du moins, l’espoir de ne pas perdre espoir – est le seul sentiment qui doit tous nous animer jusqu’à la fin. (Thomas H. Cook)   (Peinture Kote-Joseph)

Nuit d’octobre, le jour s’apprête à faire son entrée. Elle à ouvert un livre. Mais ne lit pas. Les mots dansent et virevoltent. Trop en tête. Elle se lèvera au cœur de la nuit. Parce qu’épuisé dans son lit de tourner d’un côté puis de l’autre. Parce que fatigué de ruminer toujours les mêmes questions. Parce que les blessures, les déceptions, les doutes, tous ces empêche-bonheur la tienne éveillée. Peut-être ouvrira-t-elle un magazine ou un journal pour chasser de son esprit toutes ces idées. Sitôt que la réalité prend le pas sur l’imaginaire, la saveur des traces laissées entre en jeu.

Il n’y a plus de futur aux verbes. Il y a d’abord le présent.

Et puis après, le passé. Parce que de l’inconnu, on est passé au connu.

Et puis oui, existe encore le futur. Pas tout à fait le même. Mais un autre. Un futur lié à une nouvelle réalité qui n’est plus du ressort du rêve. Un futur basé sur l’espoir de revivre le maintenant connu. L’espoir – du moins, l’espoir de ne pas perdre espoir.

Roberte Colonel.19/2019

 

 

 

 

 

Publié dans textes

Cet homme fou plein de candeur…

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Tu le vois, cet homme fou plein de candeur. Il te fait rire avec ses pommettes maquillées, sa peau toute blanche comme du lait. Il a les lèvres vermillon et de sa bouche sortent des mots vibrants de gaieté.

Il chante des contes de fée qui t’emmènent aux quatre coins du monde, empruntant des sentiers où il fait si bon vivre qu’on en oublie les malheurs qui le jalonnent. Il court le long des forêts où les elfes s’agenouillent sur les boutons de fleur.

Tu cours à ses côtés en criant de joie, sentant la pression d’un vent frais sur ton visage et voyant le sien se déformer si joliment. Quand son maquillage part, tu ris aux éclats, à ne plus pouvoir t’arrêter.

Tu te régales de ces instants à l’écouter, parce qu’il t’inspire une paix au parfum de tendresse. Il sort de ses pores une bonne odeur de positif et tu adores la renifler profondément. C’est dans ces moments-là que tu respires le mieux, que tu es au plus près de ton essence, de qui tu es.

Il a les cils sertis de noir et des fausses larmes lui coulent sur les joues. Il fait des moues étranges pour déclencher tes sourires et il y parvient à merveille. Tu t’assoies et tu le vois se démener jusqu’à t’illuminer. C’est tellement attendrissant !

Puis, un jour, alors que tu ne t’y attends pas puis qu’on ne s’y attend jamais, tu sais qu’il  ta quitté. Tu es triste et de vraies larmes inondent ton visage. Là, tu comprends que le fard qui le recouvrait était un masque  de clown. Tu regrettes de ne pas avoir su voir à travers et tu sais qu’éternellement, même quand tes yeux seront secs, que tu regretteras de ne pas avoir su voir au travers de sa face cachée qu’il t’avait aimée Roberte Colonel

Publié dans citation, et poèsie

Osez être heureux…

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Il est difficile de ne pas voir l’arc en ciel qui fait la pluie et le soleil.

A vivre de regret on ne récupère pas le temps.

Aussi, quelle perte gâchée a ne pas croire au bonheur du présent.

Hier c’était hier, laissez le temps au passé,  la vie est merveilleuse

Et pour la rendre heureuse, jouez donc la symphonie du bonheur

Vous en êtes le grand compositeur. Osez… et soyez heureux!

(Roberte Colonel) 13/10/2019

 

 

 

 

 

Publié dans Ecritures

Ce sont les mots…

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Ce sont les mots

Grisants les philosophes ou les poètes, ils puisent des instincts endormis. Ils sont la base d’une forteresse où l’homme a plongé son mépris. Qu’ils soient paresseux ou violents, ils recommencent et se terminent, humectant d’une rosée fine, le grand parleur ou l’ahuri Ils se promènent dans les injures, les regrets et le pardon.

Ils font la paire, et puis la manche, ils s’assemblent et s’éloignent entre eux. Ils se figurent des styles tournoyant entre leurs courbes et leurs lignes, ils s’emmêlent à volonté. Ils s’exhibent entre point et virgule, à l’image de loups affamés. Brouillant les pistes, ils se ravissent de compassion. A l’inverse, ils sont capables d’une insultante velléité.

Ce sont les mots, ces tristes sires, ces monarques changeant…

Ils nous transpercent, ils nous transcendent. Ils nous glissent des douceurs. A l’oreille, on les fredonne, en mâchouillant une réflexion.

Parfois, il en suffit d’un seul pour déformer nos intentions.

A force de les fuir, ils nous tombent dessus, à l’affût de la foudre, raisonnant comme sur les murs d’une cathédrale. Ils sont l’avant, ils sont l’après.

Ils viennent troubler les amants.

Et du péché le plus infime, ils bâtissent un noyau d’odieux, où ni les sages, ni les victimes, ne calment leur désaveux, et s’accouplent jusqu’à renaître au plus profond de leurs adieux.   Roberte Colonel ( le 8/10/2019)

 

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Qu’est-ce que j’ai fait de mes rêves?

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Qu’est-ce que j’ai fait de mes rêves, même trop fous même trop grands ?

Les ai-je laissé échappés ?

Il y a des journées où on a juste envie de dire merci à la vie pour tout ce qu’elle apporte. Un après-midi qui s’étire autour d’un bon livre. Quelques lignes écrites sur un nouveau manuscrit. L’odeur des feuilles mortes. La perspective d’un grand ciel bleu lors d’une promenade au bord de la mer, et ce bonheur d’être en vie.

Ce bonheur de la solitude volontaire qui n’a rien à voir avec l’isolement choisi quand il est l’heure et qu’il n’est plus l’heure parce qu’on a joué avec les aiguilles de l’horloge et qu’on vit deux fois la même heure et que cette idée trouble le sommeil, que me reste-t-il sinon écrire.

J’ai longuement hésité. Ne sachant quelle option choisir, Ou alors terminer une nouvelle commencée hier pour décrire que je suis perturbée, où bien tergiverser, avant de sombrer à nouveau dans mes rêves sans issus où le bien et le mal se côtoient sans apporter de solution réalisable.

Il aurait été facile d’abandonner mes rêves et d’accepter d’emblée la défaite. Mais je sais faire preuve d’une volonté de fer et d’un courage inouï. Jamais je n’ai considéré l’échec comme une option –  » Abandonner » ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire génétique. Pourquoi ? Parce que j’aime la vie quelle a faillit m’abandonner la vie !
Je suis ainsi c’est moi l’héroïne de mon histoire.

C’est ma force et mon courage remarquables face à l’adversité de tout bord qui essaient  de briser ma résistance et de m’écraser… c’est contre tout cela que je lutte.

Mes gênes me font rêver de la vie. Elle me fait avancer, et peu m’importe les dires de mes adversaires… ce qui compte pour moi c’est d’être une douce rêveuse.
(Roberte Colonel) 6/10/2019

Publié dans poésie

Je te le dit…

 

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Je te l’ai dit pour les nuages

Pour la beauté de la mer

Pour chaque vague

Pour le sable sur le rivage

Pour tes mains familières

Sur mon corps peu sage.

Pour ton cœur devenu volage.

Pour le sommeil qui déserte mes nuits

Par la fenêtre ouverte sur le ciel de minuit.

Pour tes pensées, pour tes paroles,

Comme autant de souvenirs

Couchés au creux de ma mémoire.

Je te l’ai dit…

Non je ne regrette rien de ce bel autrefois,

Le temps, tu le sais passe mais n’efface pas

Nos instants qui survivent

Je te le dit.

( Roberte Colonel 03/10/2019)    photoroberte Colonel mer de Valra-Plage