Publié dans citation, poésie

Une parcelle de toi…

 «Notre âme ne peut se connaître qu’en se reconnaissant dans une autre âme. C’est comme ça qu’elle découvre son essence.» Socrate

Dans la nuit qui avance.

Je cherche dans ma mémoire,

Une parcelle de toi.

Ton odeur, ta voix…

Je ne l’entends plus

Dans ma chambre.

L’image de ton corps absent,

Mes rêves s’égarent

Sur une illusion secrète

Ouverte comme un astre

Sur ma vie

Suspendue au silence.

Suspendue à notre émotion.

Suspendue au souvenir d’un « nous. »

Roberte Colonel 31/05/2020

Publié dans poésie

J’ai vécu tant de belles choses…

Je crois que la poésie est quelque chose qu’on sent, et si vous ne sentez pas la poésie, la beauté d’un texte, si un récit ne vous donne pas l’envie de savoir ce qui s’est passé ensuite, c’est que l’auteur n’a pas écrit pour vous. (Jorge Luis Borges)

Je me suis égarée…

J’ai vécu tant de belles choses

Je suis sans regrets.

Je pars, l’œil prompt à suivre l’étincelle
Qui vole à ma rencontre
Dans l’obscure promesse du jour,

Et me détache du cours des choses.

Je n’ai pas de guitare pour m’accompagner

Mais des chansons bonheur dans le cœur.

Au Sud j’écoute les vagues frapper le récif

Elles me parlent, me rappelle ses belles paroles
qui, dites dépassaient l’entendement

A fendre les lames pendant que roulait ma tête
Hors de la nuit.

 Une émotion, une empreinte d’un passage
A mon quotidien portée plus haut que la raison

Me donnait des frissons.

 Je fais le chemin à l’envers d’un passage difficile,

Le vent joue dans mes cheveux,

Le bonheur en vainqueur

Viens reprendre ses droits, et

Recréer les couleurs qui justifient ma foi.

Roberte Colonel 11/02/2020

Publié dans poèsie

La vraie poésie est celle où l’écriture a son mot à dire. 

 

Jon Boe Paulsen Tutt'Art@ (9)

La vraie poésie est celle où l’écriture a son mot à dire. (Christian Dotremont)

toile de Jon Boe Paulsen

De nouveau, le vent.

Les mots perdus, grains de Lumière,

grains de silence, virevoltant dans l’air.

Je m’essais entrainant avec moi des segments de récits, des mots

Qui reviennent en éclat de joie, si haut que je les élève

Pour les soustraire à l’absence,

Ils s’enfoncent dans le temps,

Multiplient mes émotions

Je n’ai plus peur avec eux !

Livré au mystère, aussitôt écrient sur le clavier

Ils se bousculent jusqu’au délire

Entre, l’amour et la mer.

Roberte Colonel 28/ 2019

 

 

Publié dans poèsie

Lorsque je suis complètement démunie de mots …

COLLANDRE-Françoise-23

La poésie est le débordement spontané de sentiments puissants : elle prend sa source dans l’émotion dont on a souvenance dans la tranquillité. (William Wordsworth)

Lorsque je suis complètement démunie de mots

Il me suffit de penser à toi quelque part perdu

Dans ta contrée lointaine

Pour que mon émotion revienne

Comme au premier jour de notre rencontre.

On dirait qu’une brume invisible emplit l’air de mon bureau

Tant est venu des lointains, l’envoûtement de parfums endormeurs de souvenirs

Qui me parle de toi.

Des échos de ta voie prolonge ces instants bénis de la vie.

Et au plus profond de moi,

Je me dis que pour ces moments imprégnés du plaisir partagé

à t’écouter, je donnerais une éternité,  

Images du cycle inépuisable de notre vie.  (Roberte Colonel)

Toile de Françoise Collandre

 

Publié dans Non classé, poèsie

Émotion…

 DEL-PESCO-Belinda-34

Émotion

Je tourne mes regards vers l’espace là-bas,
Je songe à ces beautés que je ne verrai pas.
Que de brûlants midis étendus sur les plaines,
Ruisselants de rayons comme l’eau des fontaines,
Que d’enivrants bonheurs, répandus à foison
Qui viendraient, s’assoiraient au seuil de ma maison !
Je n’aurais pas besoin d’aller jusqu’à ma porte,
Le jour prodiguerait une chaleur si forte,
Le soleil danserait dans de si clairs rayons,
Animant les jardins, mûrissant les brugnons,
Qu’il entrerait ainsi, par mes fenêtres closes,
Un long frisson de vie, un murmure de roses.
Le soir s’embaumerait aux fleurs des résédas,
Et serait bruissant comme du taffetas.
Avec tant de lenteur, viendrait le crépuscule,
Qu’on croirait entrevoir l’infini qui recule
Et se recueille, avant de presser dans ses bras,
L’horizon qui s’émeut, s’approchant, pas à pas.
Que d’appels oppressés, de frissons, de musique,
Éperdus, haletants comme un plaisir physique,
Quelle épuisante extase et quel troublant émoi,
Dans les soirs accablés, monteraient jusqu’à moi!…
Mais j’irais, me cachant dans la nuit, sous ses voiles,
Dérober le repos immortel des étoiles,
Et je ne serais plus qu’un doux astre qui luit,
Quand elles pâliraient de langueur dans la nuit…

Poésie d’Eva Segal

Poésie d’Eva Segal Éva Senécal (née le 20 avril 1905 à La Patrie et décédée le 14 mars 1988 à Sherbrooke), dont le nom est usuellement prononcé [evɑ senekal], est une poète et romancière québécoise. Elle travailla pour le journalsherbrookois La Tribune de 1930 à 1936 et y travailla de nouveau au milieu des années 1960.

La bibliothèque municipale de la ville de Sherbrooke porte son nom depuis son inauguration en décembre 19901. Cet hommage lui a été décerné par la Société d’histoire de Sherbrooke pour souligner notamment sa carrière de femme de lettres.

Œuvres[modifier 

1927 – Un peu d’angoisse, un peu de fièvre, recueil de poésie.

1929 – La Course dans l’aurore, recueil de poésie.

1931 – Dans les ombres, roman.

1933 – Mon Jacques, roman.

Publié dans poésie

J’aime…

Le destin, un beau jour

a donné à l’amour

l’attrait de tes contours.

J’aime ta peau si douce

lorsqu’elle vient chercher

le plaisir à ma source

j’aime te respirer

J’aime ton regard si droit

A la fois, triste et bon,

Miroir des émotions

Que j’ai quand tu es là

Quand nos lèvres se cherchent

Quand le bonheur m’inonde,

Je crois bien que je perce

Tous les secrets du monde 

Lorsque l’on est ensemble,

Tout au creux de nos bras,

 Tout l’amour nous ressemble

Il est toi et moi.

Je t’aime mon amour,

Et avec toi toujours

Me parait bien trop court.

(Roberte colonel)( peinture Olga Samarina)

Publié dans Pensées

Ces quelques fleurs

Debut-du-printemps-a24475690

Près de la lettre
de ce monde
aux dates printanières
on garde en soi
une émotion intime
de l’azur paisible
et de ses conséquences
à côté du vent
qui s’achève.

Henri Falaise, Les beaux miracles (blog Lali)  

Pour mes ami(es)

« La tendresse et la gentillesse ne sont pas des signes de faiblesse et de désespoir, mais des manifestations de résolutions.  » (Kali Gibran)

Ces quelques fleurs d’arbres fleuris pour vous souhaiter à tous un printemps bonheur. Roberte Colonel