poèsie

Elle…Mélancolie

Mélancolie

Le temps fuit,

L’angoisse d’un jour gris,

Qui tout doucement s’assombrit.

Ô lenteur infinie de la vie !

Hier encore de ses lignes

C’était sa vie quelle traçait

Avec du bonheur plein le cœur

Jusqu’à ce jour maudit,

Où Mélancolie c’est emparée de sa vie.

La nuit, elle s’entoure du bruit que fait la pluie

Elle pense aux jours à venir

Au temps qui la presse,

Au passé qui revient sans cesse.

Ses larmes se sont tues, ses cris aussi,

Sa voix est devenue muette.

Ennui, lassitude, qu’est-elle

Dans le secret de sa vie 

Sourire le jour,  solitaire la nuit?

Copyright©2022Roberte Colonel 

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La dame de la nuit…

La dame de la nuit

C’est elle qu’il vient voir

À dix heures du soir.

C’est un rendez vous en rase marée

Ce n’est pas une promesse qu’il vient chercher

C’est prendre possession d’elle.

Elle n’a pas bien pu décider

La pauvre elle est sous son emprise 

Rien ne résonne encore plus loin dans sa folie.

Elle n’aura qu’un court rendez vous à hauteur de son attente,

Quelques échanges de mots qui pense-t-il feront office de calmants

Jusqu’au lendemain.

Présage marqué  de son sceau pour la dame du soir  

L’obsession de tout ce qu’elle n’a pas choisit d’être

Et pourtant elle se fond en lui, s’y replonge et s’y dissout.

Il le sait que d’un mot qu’il tire à sa volonté

A son arc-en-ciel  de rideau de pluie… elle y replonge.

Elle le sait il est le bonheur partagé à deux

Dans l’intimité de leur histoire.

Copyright©2022Roberte Colonel

Photo Pinterest

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poèsie

La tendresse  c’est ce qui reste de l’amour…

La tendresse c’est une main qui effleure la tienne

quand la tristesse n’est qu’un mur entre deux jardins,

une ombre dans son regard perdu au loin,

rivée à la vision intérieure

qui ne le quitte plus

et qui le console

en lui tenant lieu de vie.

La tendresse c’est savoir réconforter,

Lors que  l’on a envie de pleurer.

Dire que tout va bien

Alors que tout ne va pas bien

Dire ne t’inquiète pas je suis là…

 La tendresse c’est quelquefois ne plus s’aimer

Mais ne pas pouvoir se séparer.

Copyright©2022Roberte Colonel

«  La tendresse  c’est ce qui reste de l’amour derrière les barrières que le temps dresse. » 

De (Fabien Marsaud, dit Grand Corps Malade)

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poèsie, texte

Le silence de tes paroles me parle,

Le silence de tes paroles me parle,

Tandis qu’un éclair sillonne le ciel

la lune sereine, étincelante  de lumière

Disparait dans l’infini.

La nuit s’achève emportant mes rêves

 Incontrôlés, nostalgique pourtant

 Et les regrettant encore,

 Mais presque rassurés,

 De pouvoir s’en souvenir calmement

Quand subsiste seulement

 La beauté, la tendresse,

Et l’amitié des cœurs émus.

Copyright©2022Roberte Colonel

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poèsie

C’est la fête du printemps…

Illustration : Catrin Welz Stein.

C’est la ronde du printemps

De lumière et des étoiles

Elles valsent au vent  du derniers  frimas

Une danse endiablée.

Les fleurs frémissent dans la nuit

Sous le regard de la lune,

La vie folâtre quand tout luit,

Le vent court sur la plage

L’oiseau  mêmes est joyeux

Et beaux est son appel à l’amour.

Le soleil rit en ce décor,

Le vent donne des frissons.

Les fleurs, en floraison,

Charment le jardin fleuri

Les nuages se vêtent d’or

Tout semble radieux.

C’est la fête du printemps au jardin fleuri !

Copyright©2022Roberte Colonel

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poèsie

Toutes les lettres d’amour sont Ridicules…

Toutes les lettres d’amour sont
Ridicules.
Ce ne seraient pas des lettres d’amour
Si elles n’étaient pas
Ridicules.

Moi aussi, j’ai écrit en mon temps,
Des lettres d’amour, comme les autres,
Ridicules.

Les lettres d’amour, s’il y a amour,
Se doivent d’être
Ridicules.

Mais, après tout,
Il n’y a que les créatures qui n’ont jamais écrit
De lettres d’amour
Qui sont
Ridicules.

Comme je voudrais revenir au temps
Où j’écrivais,
Sans m’en rendre compte,
Des lettres d’amour
Ridicules.

La vérité est qu’aujourd’hui
Ce sont mes souvenirs
De ces lettres d’amour
Qui sont
Ridicules.

[Tous les mots excessifs,
Tous les sentiments excessifs,
Sont, bien sûr,
Ridicules.]

Poème signé Alvaro de Campos
(un des hétéronymes de Fernando Pessoa)

Poésie copiée sur le blog « De braise et d’ombre »

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poèsie

Un jour  tout peut prendre sens…

Quelques  pétales de roses séchées

Quelques notes retrouvées 

Quelques souvenirs des jours d’été

Sans en dire mot de l’amour…

À croire que rien n’eut jamais existé !

Un jour tout prends sens…

On ne perd pas de ce que l’on n’a jamais eu.

On ne garde jamais ce qui n’est pas à nous.

On ne  s’accroche pas à celui qui ne veut pas rester,

On ne s’accroche pas à un rêve divin face à la réalité

D’un naufrage annoncé.

Alors on quitte le bateau sans bruit , on se retire et

On loue le ciel se disant qu’un jour …

Un jour  tout peut prendre sens.

Le  rêve divin peut se produire

Avec quelques pétales de roses fraiches

Quelques notes écrites

 Sans en dire mot de l’amour

A croire que ce qui a  fait pleurer 

Est a jamais oublié.

Copyright©2022Roberte Colonel

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poèsie

Mon refuge parfois, c’est seulement l’imaginaire.

La vérité, c’est qu’il y a des moments dans l’histoire, des moments comme celui que nous vivons, où tout ce qui empêche l’homme de désespérer, tout ce qui lui permet de croire et de continuer à vivre, à besoin d’une cachette, d’un refuge. Ce refuge parfois, c’est seulement une chanson, un poème, une musique, un livre.

Romain Gary

Cette nuit la lune m’a sourit.

Elle est venue dans la douceur.

Elle m’a promis la lune, mon amie

 ma compagne de toujours de conduire mes pas

du lever du jour jusqu’à la nuit

Dans l’euphorie, dans la douceur de l’amour

Elle a répandu des étoiles sur mon chemin de l’espoir.

Elle a répandu de la poudre d’or pour  la paix.

Et dans cette vie pleine d’embûches et de naufrages,

je suis sortie apaisée de la tourmente.

Je me sens bien

La lune sereine est là,

Elle éclaire le soleil

Le jour se lève en douceur

Il sera meilleur.

Copyright©2022Roberte Colonel

Photo :

Futura-Sience

http://cdn.futura-

Science.com /buildsv /6/images/wide1920/9/4/2/942bf91102_50172647_sommeil-pleine-lune.jpg

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poèsie

Écrie-moi des mots…

Écris-moi des mots

Je les accepterai.  

Écris-moi,

Des mots de vérités

Pas  éthérés

Même des mots peints en noir

Je  les colorerai

 Écris-moi des mots

De  consonnes, de voyelles

J’écrirai mon poème.

 Avec la plume de la raison

A la percée de mon souvenir

Écris-moi des mots

Je les  ferais miens. 

Copyright©2022Roberte Colonel

Nadja Adamskïa https://wordpress.com/read/feeds/124775740

Les maux des mots. Des mots, creux pour les uns, sont de plénitude pour d’autres, incitent à l’adoration ou la colère. Les mots sont émus d’inspirer l’amour pour aider à panser les maux de tous les jours. Les mots sont meurtris de provoquer la douleur, d’être complices des maux. Les mots sont spontanés, inoffensifs, ne portent aucune arme. Les mots obéissent aux émotions, prolongent l’idée de la pensée.

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chanson, poèsie

Le temps d’un temps…

Le temps d’un temps.

La nuit s’achève à petit pas

le jour se lève et tu n’es pas

Oh! Quelle détresse!

Les étoiles scintillent et disparaissent

Dans l’infini

Le temps d’un temps le temps

d’un siècle

A l’infini tout à une fin

Et pour toujours mon bel amour

Copyright©2022Roberte Colonel

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poèsie

Au zéphyr d’un printemps à naître…

« Papillon  azuré, sur tes ailes

De velours riches et moirées

Tu cherches  la volupté. » (les papillons Gérard de Nerval)

En d’autres  cieux

Tu effleures mes lèvres

Sans te poser.

 Tu bois à ma source.

Tu t’enivres au parfum de ma fleur.

Tu te balances, tu voltiges

Au gré de la brise douce.

Devant toi les corolles s’ouvrent

Tu effleures d’autres lèvres

Sans jamais tant satisfaire.

Au zéphyr d’un printemps à naître

 Tu secoues tes ailes,

Et sans cesse tu retournes

A de nouvelles aventures.

Libre de ton emprise

Tu fuies  les obstacles

Tout en toi est emblème

De poésie et d’amour !

Copyright©2022Roberte Colonel

Photo Bruno Sousa

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poèsie

Un peu de rose, un peu de bleu…

La-bas, au loin sur la mer

Le vent est polisson

Il Court la dune  et

Les  vagues se brisent sur le sable

Pas un nuage, les oiseaux pépient

Sur mon silence épais qui s’ennuie

Je rêve à des contrées enchantées

En marchant sur le port.

Je cherche cette belle étincelle,

 Ce rayon de douceur

 Qu’autrefois on se donnait

 A chacun, à toute heure.

Mon cœur frémit

A cette douceur sereine,

J’étouffe mes tourments,

Verrais-je pointer l’espoir

D’un rêve merveilleux

 Un peu d’amour enfin,

Avec pour tout décor

Un peu de rose, un peu de bleu.

Copyright©2022Roberte Colonel

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mots, poèsie

Solitude des mots…

-Il faut se souvenir que les mots font les phrases et que chacune d’elles

Donnent le ton avec son écrit et son histoire. (Roberte Colonel)

« Le texte qui suit m’est venu alors que je revenais de  promenade au bord de mer.

Ses mots  se sont ajoutés les uns aux autres et sont écris sans but précis. »

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Solitude des mots

Mots qui deviennent absents

Quand seul le silence s’écoule

Désir d’espace dans ces moments

De non dits.

Recherche  de l’inlassable

Besoin  de connaître la  vérité

 De la phrase posée.

Un mot et puis un autre

J’ écoute

Silence

Mon univers est chaviré.

Le vide 

De toi qui se tait.

Amour absent !

Dire  ne pas dire?

Délire,

A l’affût j’ attend,

Mes lèvres caressent

d’un mouvement indolent

tes mots qui se meuvent en silence

Copyright©2022Roberte Colonel

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poèsie, texte écris

La lumière de L’extase…

Je n’étais ni dans l’attente ni dans le désir.

J’étais comme cette pauvre folle

qui voulait grimper aux étoiles en s’accrochant à un rayon de lune.

J’étais dans l’avant quand rien n’est encore joué.

J’aimais ces moments où les mots sont rares,

Où le visage de l’autre échappe à la mémoire,

Où tout semble possible et  peut être rien du tout.

De ce peut être naît parfois le vertige lorsque l’on ne se méfie plus.

Et après tout, la folie et le rêve se ressemblent parfois !

le fou est-il simplement un poète et la poétesse éprise de son rêve

et qui croit aux histoires fabuleuses que se racontent les adultes,

par ce que son cœur est pure, parce qu’il croit en elle  et l’attend.

Ne dit on pas que chaque nuit le corps endormi, immobile

Propulse le rêve, qui s’évade du sommeil, et le transporte au-delà de lui-même dans l’espace ?

Il y a tant de choses étranges et belles auxquelles on à peur de croire pour ne pas être déçu.

La poétesse et le poète ont toujours cru au rayon de lune,

à la corde sensible  et à la musique des sphères.

La poétesse et le poète sont heureux de vivre

par la beauté de l’inacceptable,

heureux de vivre dans la lumière de l’extase. (Photo du Web)

Copyright©2022Roberte Colonel

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citation, poèsie

Doux rêves !


Je ne sais pas pourquoi
Je rêve que ma vie
avec toi serait belle
Doux rêves !
Je m’entends pleurer 
Quand vient la pluie.
Au rythme de mon chagrin
Je vois couler mes larmes.
Au-delà de mon doux rêve
Au-delà de la mer
 Je rêve d’un amour puissant
mais, l’implacable impossibilité
De mes rimes se fanent
Plus rien de gai ne sort.
Dans ma nuit
Les mirages s’effritent
Et se perdent
Dans un souffle sans fin.
Seule sur la rive,
La tristesse m’envahie
M’enveloppe  et me berce.

Copyright©2022Roberte Colonel

« Il ne sert à rien d’éprouver de beaux sentiments si l’on ne parvient pas à les communiquer. »
– Stefan Zweig

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Quand les mots arrivent…

Quand les mots arrivent

 ce sont des caresses

 qui font battre le cœur,

 Ils ont ce pouvoir d’apaiser

 le manque de l’ aimé.

 Ils sont les mains de l’absent

 Ils accentuent sa présence

 à bout de souffle

 A ras bord de deux bouches asséchées

 par la fièvre du vouloir se retrouver

 Aux limites de la source

Donnée en offrande à l’amour sacrifié.

Copyright©2022Roberte Colonel

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Les mots me manquent…

photo Roberte Colonel

Je vous aime, pas d’un amour de vacances, d’un amour d’un instant, d’un grand amour dont je veux les tristesses comme les joies, d’un amour où je suis engagée corps et âme, si lourd, si précieux que parfois j’en ai le souffle coupé.

(Correspondance croisée avec Jacques-Laurent Bost de Simone de Beauvoir.)

Les mots me manquent.

Nos cœurs s’emballèrent trop vite.

 Ils Cessèrent de battent à l’orée de l’hiver

Il se croyaient invincibles et grands.

Par quelles paroles te dire ce mélange de tendresse et d’attachement

Qu’une âme comme la mienne fait naître dans un cœur comme le tien

qui bat en silence et cherche désespérément a se ressouder.

Comment t’exprimer mon amitié

où je me suis engagée corps et âme

Tant que parfois j’en ai le souffle coupé.

Comment t’exprimer ce pour toujours ?

Les mots me manquent …

Copyright©2022Roberte Colonel

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poèsie

Je voudrais trouver les mots.

Je voudrais trouver les mots

Ceux jamais écrits,

Mes incertitudes, mes questionnements,

Mes pourquoi, mes peut êtres,

Mes jamais, mes toujours.

Aujourd’hui, je cherche à comprendre du fond du cœur

ce temps que nous avons gaspillé.

La lune éclaire le ciel étoilé

Et je suis seule à taire mon désespoir.

Pas un nuage, pas un oiseau, pas un cri,

Seul le silence épais s’ennui

Prolongeant ma nuit agitée

Dans un délire éphémère

De phrases insensées

Copyright©2022Roberte Colonel

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Sur les ailes bleues de mes mots…

Sur les ailes bleues de mes mots,

Mon rêve immense, enchanté,

Entretenu au fond de mon cœur a grandi dans la lumière d’été.

Tu me parlais avec amitié et

Tes mots se perdaient  sur le mauve de mon jour.

Aujourd’hui, des obstacles existent, la réalité est là.

Une brise légère et fraîche coure sur ma peau

Quand nos deux cœurs s’écoutent

Les chants les plus beaux  ne résonnent plus en échos.

Tu ne prête plus attention à moi qui te parle le doux langage de notre amour.

Tu ne Cours plus après notre futur qui pourtant tendait ses bras 

Le présent  n’est qu’un souvenir accroché aux lambeaux de notre passé.

Copyright©2022Roberte Colonel

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Elle se tait…

Elle se tait

Elle se tait
et le silence s’écoule
s’écoute
poursuite de l’inlassable
de l’intarissable
désir d’espace entre les mots
phrases qui se détachent
dans l’espace du cœur
du corps défense
elle se tait
à l’écoute du tu
du toi qui se tait qui s’est tu
de ce qu’on tue
elle se tait
et les mots deviennent absents
hors contexte
le vide s’attache se détache
entre une phrase et puis l’autre
dire et ne pas dire
elle se tait
et le temps passe est dépassé
il est déjà trop tard
trop tôt

elle se tait

L’univers entre je et tu
infranchissable

Blog Lali(janvier 1986)

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