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la poésie m’est douce

Les coquelicots ont étaient de tout temps mes fleurs préférées. Sans doute parce que leurs floraisons est annonciatrice du printemps.

.À présent que la poésie m’est douce

Comme ces fleurs des champs,

Comme l’amour souffle de splendeur

Mes rêves sont devenus fêlures

Dans le jour qui n’est plus.

Aux frémissements du temps,

Se faufile la blessure

Le feu de la vérité brille

Mais ne se consume pas.

Roberte Colonel 10/06/2020

(photo d’Andrey Tiyk)

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Dors-tu ?

Dors-tu ?

Et toi ! dors-tu quand la nuit est si belle,
Quand l’eau me cherche et me fuit comme toi;
Quand je te donne un cœur longtemps rebelle?
Dors-tu, ma vie ! Où rêves-tu de moi ?

Démêles-tu, dans ton âme confuse,
Les doux secrets qui brûlent entre nous ?
Ces longs secrets dont l’amour nous accuse,
Viens-tu les rompre en songe à mes genoux?

As-tu livré ta voix tendre et hardie
Aux fraîches voix qui font trembler les fleurs ?
Non ! c’est du soir la vague mélodie ;
Ton souffle encor n’a pas séché mes pleurs!

Garde toujours ce douloureux empire
Sur notre amour qui cherche à nous trahir :
Mais garde aussi son mal dont je soupire;
Son mal est doux, bien qu’il fasse mourir!

Marceline Desbordes-Valmore, Poésies

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L’oubli est un gigantesque océan …

Oublier quel qu’un : avez-vous songé à ce que cela signifiait ? L’oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire. (Amélie Nothomb)

Mon cœur palpite,

Je ferme les yeux,

Le sommeil n’est plus…

Je glisse la bague à mon doigt

 Et garde nos mille secrets clos.

Lavons nos têtes en friche

Et demandons à la mer bleue

Non pas l’extase mais le repos

Sans connaître le point de chute du prochain aérolithe

Ni prendre garde à la vague qui monte.

Roberte Colonel 22/03/2020

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Vogue goéland sur l’océan…

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Parce que le vent, comme on dit, n’est pas à la poésie, ce n’est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l’oiseau.

– Victor Hugo

Les goélands voguent sur l’océan,

glissent entre mer et nuages

L’œil à l’affût s’inquiète du rivage,

Leurs vols s’élèvent dans l’azur bravent la tempête

Ils traversent les océans, comme des bateaux blancs.

Après un long voyage, traçant des cercles dans l’azur

Ailes blanches déployées,

ils émigrent des mois entiers sur une mer déchaînée.

Mêlent leurs cris et leurs élans offrant à nos yeux éblouis

Leurs parades nuptiales.  

Leurs voix aigu grincent, et

Leur clameur stridente augmente.

 Volent goélands contre le vent,

oiseaux des mers,

Face à la peine, et face au vent, ouvrent tes ailes,

Luttent sans fin en forces vaines.

Roberte Colonel 26/02/2020
        

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Il est faux de dire que l’amour est un sentiment…

 Il est faux de dire que l’amour est un sentiment ; C’est une matière, une substance, une eau fraîche qui coule aux fontaines de l’âme. [Christian Charrière]

Le chagrin est comme un grand trésor :

 On ne devrait s’en ouvrir qu’à ses intimes.

La solitude en moi, toujours ensemble,

Avons partout fait bonne compagnie ;

Pourquoi alors avoir conté mon étrange histoire

Sans exiger qu’elle ne soit pas divulguée ?

On se protège contre l’effondrement

Des mots pense ton définitif,

Des mots donnés sans explication,

Des mots que l’on croit sans conséquence

Alors qu’ils sont dits pour meurtrir.

L’amour est un sentiment qui coule aux fontaines de l’âme…

Lorsque les souvenirs éclatent en tous sens

Dans la mémoire le mot aimé, lui toujours sait résisté

Roberte Colonel 24/02/2020

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Entre nous…

Entre nous…

Dis-moi, si un jour je n’étais plus là

Pour t’écrire de petites histoires,

Si je n’écrivais plus de poésie,

Si je ne te contais plus mes secrets,

Je me demande si tu y survivrais.

 Au fil du temps

Nous sommes devenus bons amis.

Lorsque je ne serais plus là,

L’amour que je partage en ligne,

Mes mots douceurs, mes écrits

Dis-moi, que deviendront-ils ?

Parfois tu me contrarie,

Tu laisses mes images s’envolés

Et je vois rouge !

Cependant je voudrais te dire

Comme il est bon de rire

Comme il est beau d’aimer

Tu es mon blog d’amour,

Mon confident, mon anti dépresseur

Sans toi, ma vie serait triste et sans couleurs.

Roberte Colonel 21/02/2020

Juste cette question : si un jour nous ne sommes plus là, que deviennent nos blogs.

Deux de mes amies sont décédées et leur blog WordPress sont toujours ouvert. Chacun peut y aller puiser ce qu’il veut il n’y a personne pour s’y opposer.

Gyslaine LE GAL dit :Modifier

Le mieux est d’anticiper et de laisser les informations à une personne de confiance pour que le blog soit supprimé. Je ne vois que cela

Pour facebook nous n’avons qu’a désigner dans l’encadré prévu a cet effet le nom de la personne qui sera chargée de faire disparaître nos données. Pour ce qui me concerne je l’ai fait.

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Le vent de l’indifférence…

 Nous avons perdus la lumière

Et, nous nous sommes égarés dans les ténèbres. 

Quand les cœurs ne s’écoutent plus,

Même les chants les plus beaux

Résonnent en échos de tristesse,

Emportés par le vent de l’indifférence.

Iza Kalim… Samia Bensemane« Poèmes féminins : Le parfait du Subjectif ! » Photo (Guy Drollet/La voix du Nord)

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Je suis prisonnière de la rime…

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Je suis prisonnière de la rime, parce que j’ai commis le crime, un jour de m’y abandonner… D’ainsi la prose délaissée, la rime de moi s’est éprise. Ma sensibilité conquise, ne trouve même plus le temps de se consacrer au roman. Aussi peu libre qu’une bête, car trop passionné, le poète se laisse emporter par les vers comme le marin par la mer.  (Gérald Sédrati-Dinet)

Comment écrire de la poésie lorsque l’inspiration n’est plus ?

Finalement je me dis qu’il y a des écrits plus faciles à coucher sur le papier que la poésie quand l’inspiration vous abandonne momentanément.

Alors écrire m’est facile si je me contente de petites nouvelles qui font mon bonheur et celui de mes lecteurs.

Juste quelques lignes comme exemple:

Il n’est de paysages que j’aime autant que celui de la mer a deux pas de chez moi. Lors qu’elle lui dit cela Pierre se mit à rire lui qui n’aimait que les sommets enneigé du Mont Blanc. Il la regarda, ces yeux bleus verts brillaient comme autant d’étoiles dans un ciel de lumière.

Il lui dit :

-Tu n’as rien perdu de ta grâce naturelle. Tu resteras pour moi celle qui ne vieillit pas ni ne change. Et quand à moi, hélas, combien j’ai intérêt à ne plus exister pour toi que dans le monde du souvenir, le seul où mes derniers jours de jeunesse puissent être sauvés de la nuit toute proche. Marie ton talent te dicte ton plus grand don celui d’écrire… (a suivre peut être)

Roberte Colonel 25/01/2020

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Une fin de non recevoir…

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Une fin de non recevoir,

La main levée,

Sans un au revoir,

 Sans un mot,

Qui justifie ton départ.

Un recueil poétique sans suite…

Où tu avais gravé tes mots

Pour voir  s’accroître

Le pouvoir du bonheur et 

La force de son sourire

 amorcer le temps où

Votre bonheur était. 

Poète ! Tu vies avec des mots

Que tu dissimiles

Par des mots

Inflexibles, et moqueurs.

Tu aimes la vie à contre temps

Et tes rimes miment  

Ce que disent les vents.

Tu es absent d’ici,

Tu as fermé les portes étroites

De votre histoire 

Laissant dans sa vie

Ton absence et

Vos rêves envolés.

Robert Colonel le 15/01/2020

 

 

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L’amour était là

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Nous sommes conditionnés à penser que nos vies tournent autour de grands moments. Mais les grands moments sont souvent des jolis petits instants auxquels nous ne prêtons pas assez attention. (Kent Nerburn)

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L’amour était là

On ne saura pas comment ni pourquoi ?

Ils se sont trouvés un jour de pluie

Où ils écrivaient Chacun de leur coté.

C’est arrivé probablement sans se chercher.

On dira qu’ils se sont reconnu

Pour expliquer cet amour ardent.

On dira qu’ils se sont cherchés

Comme on se cherche soi-même

Sentant confusément en eux-mêmes

Le manque de cette moitié

qu’on espère sans y croire

Pour traverser les nuits noires.

Il a tendu la main vers elle.

Elle lui a donné des ailes.

L’amour était là.

Ils ne savaient pas.

Il y a des choses comme cela

Qui ne s’expliquent pas.

Roberte Colonel 2/01/2020

 

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La vraie poésie est celle où l’écriture a son mot à dire. 

 

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La vraie poésie est celle où l’écriture a son mot à dire. (Christian Dotremont)

toile de Jon Boe Paulsen

De nouveau, le vent.

Les mots perdus, grains de Lumière,

grains de silence, virevoltant dans l’air.

Je m’essais entrainant avec moi des segments de récits, des mots

Qui reviennent en éclat de joie, si haut que je les élève

Pour les soustraire à l’absence,

Ils s’enfoncent dans le temps,

Multiplient mes émotions

Je n’ai plus peur avec eux !

Livré au mystère, aussitôt écrient sur le clavier

Ils se bousculent jusqu’au délire

Entre, l’amour et la mer.

Roberte Colonel 28/ 2019

 

 

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Elle a but tes mots…

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Elle a but tes mots d’amour en écoutant la mer Chanter

Avant que l’aurore du jour ne vienne tout effacer.

Tes yeux ne la voient plus, ton cœur bat encore

A travers le monde que tu recrée.

Elle a vécu des nuits torrides où son corps était pleurs,

Et son cœur rempli de vide qui ne rêvait que d’être ailleurs.

Tout au bord de la mer elle vie sur une grève, en marge de sa vie

Une lutte sans trêve, une vie sans merci.

Si elle pouvait t’offrir l’ébauche d’un sourire,

Si elle pouvait sécher ton absence de ses larmes et

Donner de la douceur a ton cœur

quand  dans sa tour d’ivoire ses pensées dérivent,

 Elle garde en mémoir toujours ton baisé si doux.

Roberte Colonel 25/11/2019

 

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Je cherche mes mots…

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« Aimer c’est devenir un monde en soi pour quelqu’un d’autre. (Rainer Maria Rilke) »

Je cherche mes mots. Ceux jamais écrits,

Mes incertitudes, mes questionnements,

Mes pourquoi, mes peut êtres, mes jamais, mes toujours,

Des aujourd’hui, des demain, je cherche du fond du cœur

Cette belle étincelle, ce rayonnement de douceur

Qu’autrefois on se donnait a chacun, à toute heure.

Je cherche au fond de mon âme ce merveilleux parfum

Qu’on nome l’amitié .

La lune blanche seule éclaire le pauvre monde

Et je suis seule pour taire mon désespoir

Pas un nuage, pas un oiseau, pas un cri, le silence épais qui s’ennuie,

Et la nuit s’étire sur la terre, sans bruit je frissonne un brin

Ce soir au dessus de la mer, cette nuit est la mienne.

Roberte Colonel paru le 02/07/2017

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Elle et lui…

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Un jour tout prendra sens

Alors, pour l’instant

Souris à travers tes larmes…

Et Rappel- toi que tout arrive

Pour une bonne Raison…

Tu détourne ton regard,

Ce bonheur entrevu

Tu n’y croyais plus.

Tu te sentais perdue

De peur à surmonter…

Avec ce bonheur-là

A portée de tes bras

Qu’il te suffit d’ouvrir

à l’automne de ta vie,

Tu ne voulais plus aimer

Et d’un coup l’amour est-la

Qui remets le soleil

A sa place,

Un concentré d’amour,

Un tracé de lumière,

Deux cœurs qui se réveillent,

Semés au vent de l’amour

Rappel- toi que tout arrive

Pour une bonne Raison… »

Roberte Colonel le 20/11/2019

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Les étoiles me sont chères…

Fantaisie, Paysage, Montagnes, Étoiles, Ciel, Nightsky

Les étoiles me sont chères

Toute étoile est chère à mes yeux
Pour la pureté de son feu
Pour son vol parmi des milliers,
Pour son éclat particulier,
Parce que sa clarté profonde
Dans chaque goutte peut se fondre.

Toute étoile est chère à mes yeux
Car jamais n’est double son feu
Quand elle offre à l’eau sa lumière,
Rien n’est plus sombre ni plus clair
sur la route longue et dorée
Qui monte jusqu’à l’empyrée.

Toute étoile est chère à mes yeux
Tant son ordre est vertigineux,
Je trouve mesure pour elle,
Mais sa lumière en moi se perd
Car elle appartient à la terre
Tout comme elle appartient au ciel.

Shmule Halkin (1897-1960)
(Anthologie de la poésie yiddish)

 

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Nos mots secrets…

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la mer est déchainée,

Quatre saisons je t’aime.

J’ai beau y mettre la volonté

Je perds le fil de mes idées.

Le temps s’écoule

Comment ne pas apprécier

Que derrière nos mots secrets

D’une même écriture

Sont devenus singuliers.

Irréversible  revanche d’espoir

Que nos corps enlacés,

Enivrés d’un  amour éffréné.

Roberte Colonel le 11/11/2019

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La tendresse …

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« Écrire, c’est comme être amoureux, on est de nouveau, libre – et porté par un désir formidable » Francis Dannemark, »

Je suis heureuse d’être en vie,

Et de cette liberté qui est mienne.

Fallait-il tant de détresse,

Tant de tristesse, pour apprécier la vie ?

Pour te le dire j’écrie mes délires

De ceux qui te faisaient rire

Tu t’en souviens ?

Le soleil ces jours là brillait de mille éclats.

Tu me disais : tant fais pas

Demain sera meilleur, tu seras guérie.

Mais demain était encore pire

Je souffrais le martyre et n’osais te le dire.

Il m’a fallu du temps pour retrouver ma santé.

Aujourd’hui je suis guérie, et

Nous avons quelques années de plus.

Avec une excitation contagieuse nos mots,

Sonnent en écho

La tendresse et l’amour  réunie.

Roberte Colonel 04/11/2019

 

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Nuit d’automne

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Nuit d’automne

Comme si…
dans la nuit du temps

s’établissait un silence

qu’elle pourrait saisir dans son livre.

Un temps où elle pouvait encore rêver ses vœux

D’un paysage immense

où se déploient ses souvenirs 

Ceux voilés par les ombres portées

Avec au ralenti leur rencontre, leurs rires

comme des ponts flottants, complices

de deux rives brisées.

Allongé sur sa couverture

dans ses rêveries elle le voit la nuit

Sa tête posée sur sa joue elle s’endort

Dans ces gestes qui les amarrent. 
Roberte Colonel 26/10/2019  (Peinture Aldana Carl)

 

 

 

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Un jour nouveau…

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Un jour nouveau

Passé,

Il faut en finir, rien ne sert de me voiler la face…

Je vais fuir le miroir du passé qui me brûle et m’étouffe.

Tout ce que chaque jour j’ai écris

Les fresques de mes emportements

Tu les as enregistrées à l’ancre sympathique.

Passé… c’était hier.

Je pensais pouvoir encore rouvrir le livre

Ou j’ai transcrits de mes jours dépassés.

Je vais men éloigner. J’arrête de me trahir.

Pourquoi ai-je tant fait de rêves qui se sont envolés ?

Mon assiduité a volé vers d’autres mots,

Passé,  dorénavant j’écrirais à l’envie ma poésie

Sûr une ardoise magique.

Roberte Colonel 22/10/2019