Moi les mots, j’aime bien…

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 » Moi les mots, j’aime bien. J’aime bien les phrases longues, les soupirs qui s’éternisent. J’aime bien quand les mots cachent parfois ce qu’ils disent ; ou le disent d’une manière nouvelle. »Grégoire Delacourt

Aujourd’hui l’écrivaine a revêtue d’autres habits que ceux qu’elle porta de long mois pour se mettre au diapason d’une histoire virtuelle qu’elle mena avec frénésie jusqu’ à la fin de ce long voyage d’amour, de rebondissements en tout genres. Elle s’était oubliée dans des vêtements trop incommodants pour elle.  Son imaginaire dévorant l’avait portée vers un univers si captivant d’amour qu’elle fut éblouie par l’homme qui l’accompagna tout au  longs des mois dans ses écrits.

Elle s’était laissée griser au travers d’un amour si particulier qu’ils décrivaient …

Aujourd’hui elle se réapproprie ses propres habits, ceux taillés à sa mesure et qui lui vont si bien. Le réel lui est plus confortable.

Ils vont porter prochainement cette histoire aux lecteurs  où s’entremela le réel et l’irréel de leur propre vie. Pour autant elle, elle n’abandonnera pas cette grande amitié venue des jolis mots qu’ils ont écrit ensemble à deux mains.

Ils reecriront dans les prochains jours sans doute d’autres mots où s’entremêleront toujours amitié, confidences mais où l’amour passion ne sera plus leur sujet principal.

L’écrivaine aujourd’hui est heureuse de retrouver ses mots nouveaux à elle pour décrire la beauté des fleurs, des oiseaux, de la mer, de son environnement qui la passionnent tant.

Roberte Colonel le 1/10/2017 Photo (Marie Blanche Muller.)

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Faut il toujours craindre l’orage?

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Faut il toujours craindre l’orage, le vent, les éclaires dans le ciel alors que le soleil ne demande qu’a renaître après la tempête.

La veille elle en était à se le demander. Elle n’osait entrevoir leur amour engloutie.  La chute fulgurante qui avait étourdit leurs corps, dans les nuits étoilées un faux pas les a précipités dans le désespoir.

Puis secrètement il est passé sans faire de bruit. La nuit était si noire qu’elle la recouvrait d’un sommeil réparateur.

Depuis son départ il avait toujours eu cette façon d’être encore là, au fond de son cœur. De prendre juste un peu de place,  pas assez pour qu’elle tombe amoureuse à nouveau, mais juste assez pour ne pas l’oublier.

Et ce matin rien n’était plus pareil. L’endormissement de la veille à cédé la place à mille soleils qui éclatent en perles de miel. Dans ce bleu camaïeu la mer l’attire. Elle sait quelle a des confidences à lui faire.

L’air est aux aguets du moindre souffle, il se désole d’attendre son secret.

Divaguant tout au long des semaines épuisées… une pause légitime en ce jour est propice à l’apaisement.

Roberte Colonel le 14/07/2017

Le flamand aux ailes rebelles

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« Être poète c’est tremper la plume dans son cœur et écrire avec son sang »…(J.Z) « Les matins d’algue » (L’étrave.1968)

Le flamand aux ailes rebelles

Du poids fatal se croit le seul vainqueur !

A lui la liberté, la beauté du jour et du ciel.

Aisément haut perché sur sa belle

Elle le fait planer aux quatre vents

Sur les vagues des marais salants.

Lui, regarde brillait le soleil à l’occident.

Les roseaux qu’il effleure majestueusement

Se sont redressés à son passage sur l’étang ?

Au printemps quand tête baissée

Dans l’azure de l’eau irisée,

Du poids fatal du seul vainqueur

Le rose de ses ailes lui offre en toute liberté

De voler, voler, sur l’étang du marais salant.

Roberte Colonel

Photo :

Pascal Events Rebillard, photographe Valrassien mets dans son objectif l’amour de sa passion… Mélange de mots et d’images pour rendre un sensible hommage à l’amour sous toutes ses formes. L’amour pour lui, c’est le sel de la vie. Il donne de l’éclat aux choses, aux oiseaux qu’il photographie il met de la lumière dans les détails : la fossette d’un sourire, la silhouette d’une femme, le chant mélodieux d’un oiseau, la fragrance d’un parfum… où Tout est permis d’imaginer !

Passé, aujourd’hui je te trahie

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Passé, tu te souviens, tu enregistres, toi   le miroir de mes riens, j’écris tout sur ta vitre. Pourquoi accumuler tant de rêves envolés. Tant de moment vécus, qui ne pourrons revivre. Tout ce que j’ai traversé avec toi, tu la noté. Je voudrais rouvrir le livre ou tant de moment que nous avons partagés ensemble y sont transcrit. Comme j’aimerais, passé fondre le cuivre qui cache la couleur de mes joies effacées ! J’ai vécu de si beaux instants, une si belle passion. J’ai frémi, j’ai aimé.  Comment arrêter cette main qui toujours transcrit. Je n’ai rien oublié de mes jours passé. J’écris sans cessait de craindre le pire qu’il puisse nous arriver qu’un jour, nous cessions de nous aimer. Passé demain, je vais revivre, demain je réinvente, je détruirai ton cuivre, demain qu’il neige ou qu’il vente. Passé je te trahi, aujourd’hui je suis dans l’avenir… Roberte Colonel

Ce texte  légérement modifié est une reprise d’un billet publier en Aout 2O15 intitulé « Passé »

A l’approche du printemps

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A l’approche du printemps, sous bois, et prairie, de lumineux soleil: les jonquilles !

Les belles rayonnent en tapis coloré sous la mousse des bois, berceau de leurs naissances.

Elles Essaiment leurs bulbes sous les feuilles séchées. L’éclosion précède leur floraison

Sous la douce brise du printemps le cycle de la nature les fera éclore par milliers.

Attirante, elle charme l’œil du passant par leur beauté, elles s’amusent à jouer

Les élégantes, et revendique le privilège d’être les fleurs les plus admirées de la forêt !

Précieuses, imprudentes et étourdies, elles en oublient de se méfier du promeneur

Qui effleure et sectionne d’une main avide leurs tiges, aveugle devant leur fragilité.

Frissonnantes de beauté, les jonquilles finiront en bouquets jolis égayé nos salles à manger.

Roberte Colonel

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La cueillette des jonquilles est règlementée par des arrêtés préfectoraux dans de nombreux départements et limitée au bouquet que la main peut contenir. Demoiselle jonquille est très courtisée et fêtée dans de nombreux coin de l’hexagone. La manifestation la plus connue se déroule à Gérardmer tous les deux ans avec un défilé de chars fleuris de 25000 jonquilles au mètre carré.

La jonquille étant l’une des premières fleurs à naître après les rigueurs de l’hiver la jonquille est devenue symbole d’espoir et de renouveau dans le domaine de la santé.

Les matins difficile de l’écrivaine…

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Parfois, il y a des matins difficiles, des matins qui annoncent des écrits arides qu’elle ne pourra contourner, parce que le travail le demande. Et parfois, elle fait la tête la, sans s’en rendre compte, parce que le passage que l’écrivaine veut écrire est ardu, mal écrit ou flou, et qu’il demande une lourde révision pour qu’elle puisse donner une quelconque clarté à ces lignes. Mais elle sait, elle qui écrit ne perdre de vue aucun détail. Elle sait que quand elle aura reconstruit, changé des mots, trouvé de meilleures formulations, le texte sera lisible. Et elle sait que si, en cette minute, le travail lui semble fastidieux par moments, dans quelques heures elle sourira, le travail accompli. Elle qui se nourrit de mots, elle dont le regard s’allume à chacun des mots qu’elle écrit, qui s’était livrée comme jamais, celle-là, l’écrivaine, n’avait pas prévu ça. Ni imaginé une seule minute que ça arriverait comme cela. Elle voulait faire vivre à son personnage un amour sans fin, elle voulait pour lui que des mots qui fasse rêvé son lecteur en lisant les phrases qu’elle écrivait parce que jamais quelqu’un n’avait su trouver avant elle des mots qui touchent à ce point. Elle qui, depuis quelques heures, doit se rendre à cette évidence que tout ce qui commence a toujours une conclusion. Et si pour l’écrivaine tout était encore à inventer ? Et si elle avait vraiment cette possibilité ou même juste celle de pouvoir croire qu’elle est encore en mesure de tout réinventer de nouvelles façons de s’exprimer, de dire le désir, est-ce vraiment possible, semble telle se demander ? L’écrivaine est elle en mesure de réinventer l’histoire ? Elle qui dans les livres trouve quelques phrases qu’elle à voulu écrire, elle qui s’attarde ici et là sur un mot, elle qui cherche constamment une nouvelle façon de dire les choses mille fois exprimées, peut-elle vraiment créer encore des suites de mots qui toucheront, qui feront vibrer, des phrases pareilles à aucune autre ? Ceux qui lisent, ceux qui en plus écrivent, n’ont-ils pas cette foi en eux de croire que tout est vraiment à inventer ? Roberte Colonel