livre, Pensées

Au si loin que mes yeux me porte…

 

 

Le regard tourné vers l’horizon, au si loin que mes yeux me porte

malmenés par certains flash-back je suis déterminée à atteindre l’impossible.

J’ai beau avoir été malade, déçue, oubliée, brisée, je continue à avancer avec encore plus

de détermination.

Peut-être qu’au fond je construis la joie avec mes tristesses et que cela se voit dans

certains de mes écrits qui se nourrissent de mes ressentis.

Peut-être qu’au fond j’ai besoin de me dépasser pour atteindre la sérénité et me dire

qu’ avec un rien on peut tout faire, tout imaginer, tout écrire.

Quand dans ma vie il fait froid il me reste l’écriture où je laisse dériver mes mots

sur les vagues de la mer.

Dans les pires moments, les mots que je trace ont pour but de me montrer mes forces

c’est une source de satisfaction, qui elle même est source de mon bonheur.

En somme, merci à mes malheurs passés d’être présent comme motivation.

Roberte Colonel/

Merci a mon amie Patricia pour cette vidéo.

 

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citation

Adieux tristesse…

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Adieu Tristesse

Bonjour tristesse

Tu es inscrite dans les lignes du plafond

Tu es inscrite dans les yeux que j’aime

Tu n’es pas tout a fait la misère

Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent

Par un sourire

Bonjour tristesse

Amour des corps aimables

Puissance de l’amour

Dont l’amabilité surgit

Comme un monstre sans corps

Tête désappointée

Tristesse beau visage.

Paul  Eluard. (la vie immédiate.)

Ne voyez aucune tristesse en moi tout va bien.

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J’ai plaisir en ce moment à redécouvrir   l’oeuvre de Françoise Sagan  « Bonjour Tristesse » est celui qui m’a le plus marqué .

 

 

 

Sur les ailes du Temps la tristesse s’envole ; « le Temps ramène les plaisirs, écrivait Jean de La fontaine  dans sa fable La jeune veuve publiée en 1668. »

Chacun de nous, dans son existence, connaîtra ses heures heureuses suivies par des heures de tristesse : Telle est la vie pour tout le monde !

 

Il est un  proverbe chinois  qui dit : Les jours de tristesse sont longs, les jours de joie sont bien courts. Gardez le moral, et positivez !

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et poèsie, Non classé

rêver…

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J’ai rêvé que ce poème trouverait le chemin de votre coeur ami(es) lecteurs. R. Colonel

Rêver, c’est oublier la réalité
en se donnant un moment de liberté.
Rêver, c’est dire non à l’impossible
mais aussi atteindre ce qui est inaccessible.
Rêver, c’est s’inventer des roses
quand dans la vie il n’y a pas grand-chose.
Rêver, c’est se promener dans son jardin secret
aussi sereinement qu’un roitelet.
Rêver, c’est se créer un monde à soi
illuminé par un soleil de joie.
Rêver, c’est toucher la beauté
mais aussi émouvoir sa sensibilité.
Rêver, c’est broder un poème
avec la soie d’un je t’aime
sur le ciel de son cœur
pour le donner à toutes les douleurs.
Rêver, c’est savoir se mentir
et transfigurer la souffrance en plaisir.
Rêver, c’est pénétrer dans un autre univers
où l’on ne voit ni la tristesse ni l’enfer.

Nadjet Taibouni
Algérie

 

 

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Ecrivain

L’accident…

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L’accident
Elle ne s’était plus promenée seule dans le parc depuis longtemps. Toute une année qu’elle n’avait pu admirer l’allée somptueuse bordée de rosiers odorants qui embaumés aux alentour de l’habitation.
Il y avait dans les yeux de Sophie tant de tristesse, ses joues étaient si pâles que même l’aire qu’elle respirait ne parvenait pas à les colorés.
Un an déjà que l’accident avait eu lieu. Un an qu’elle avait été transportée d’hôpitaux en maisons de rééducation sans espoir qu’un jour elle puisse être de nouveau autonome. L’accident avait eu lieu à quatre kilomètres de leur maison. Une voiture folle était venue s’encastrer à vive allure dans la voiture que conduisait Thibault ne lui laissant aucune chance de sortir vivant. de ce fracas de tôles encastrées les unes dans l’autres. Sophie entendait encore le bruit infernal du choc, leurs cris a tous les deux, puis la projection de son corps sur Le bas coté de la route, et tout ce qui s’en suivit… Les interminables minutes dans l’attente des premiers secours, les moments où elle dut s’imposer la prudence qui commandait à son corps de ne pas bouger, de rester inerte malgré des souffrances insupportables dans le dos et dans les jambes. Au moment du choc tout c’était embrouillé dans sa tête, rien ne paraissait réel ni l’accident, ni ce que disait les secouristes, seule l’ envie de disparaître, de couler doucement vers cet appel d’un autre ailleurs qui la retenait encore vivante. Elle voulait qu’on arrête ce tintamarre que l’on faisait autour d’elle, qu’on la laisse s’endormir! Elle ne pouvait exprimer quoi que se soit. A demi inconsciente aucun son ne franchissait ses lèvres. Après plusieurs mois de soins intensifs à l’hôpital elle avait finit par sortir de sa léthargie. S’en suivirent une longues période de rééducation nécessaire pour qu’enfin elle puisse se mouvoir à nouveau . Sophie ne pouvait oublier que Thibaut n’avait pas eu sa chance ; celle de pouvoir être éjecté de son siège. Thibaut lui manquait tant. Et puis, comme si la mort de son mari n’était pas assez douloureuse, elle avait dut faire face à d’infamantes rumeurs pendant qu’elle se trouvait à l’hôpital. Elle apprit qu’un bruit courait sur son mari et que de prétendues dettes de jeux n’avait pas été honorées par Thibaut . Le chauffard aurait volontairement foncé sur leur voiture voulant lui faire peur. Une enquête avait été diligentée sur place. Le chauffeur du s’expliquer sur les raisons de l’accident. Il avoua spontanément qu’il s’était trompé de voiture et que Thibaut n’était nullement mis en cause dans cette affaire.
Pourquoi évoquait-elle encore ces images ? Peut être pour se sentir liée à ce passé d’avant ou tout semblait leur sourire. Pour ce dire que Thibaut était toujours vivant ! Pour affirmer qu’il était toujours présent ! Qu’il avait, comme tous les vrais vivants sons amour, son irremplaçable provision de souvenir.
Elle sourit avec amertume. Comment avait on pu oser profaner de tels bruit, de tels mensonges, alors que son mari était décédé et pourquoi ? De ce fait, en cette belle première matinée de printemps elle se disait que si Thibault était encore là tout aurait été différent, malheureusement il y avait eu cet accident. Le regard fixe elle tourna les yeux vers le parc. De fines rides apparaissaient au coin de ses paupières, meurtrissures étranges, signes peut-être des nuits sans sommeil à l’extrême limite de la résistance. Puis, Le visage de Sophie changea d’expression, devint plus sombre elle ne pouvait oublier ses heures féerique passées dans le parc avec Thibaut. Ce merveilleux parc où ils avaient pris du temps a surveillé attentivement leurs plantations, et la végétation florissante dont ils étaient si fiers. Elle n’eut d’yeux que pour les allées sous les arbres, pour les haies de lauriers criblées de taches de soleil, pour la terrasse et la bordure bleue de la piscine. Elle se souvenait combien ils étaient proches, si heureux tous les deux. Une fulgurante pensée lui vint que quoi qu’il puisse arriver dans sa nouvelle vie… que rien dans ce parc ne changerait plus jamais, que le ciel venait de s’immobiliser pour toujours avec son soleil fou, emballé au-dessus des arbres, et sa lumière fixée pour l’éternité. (Nouvelle de Roberte Colonel)

 – NB : Une fois encore l’inspiration m’est venue en regardant la toile d’Eugène Grasset « Femme à la rose » fil conducteur  de cette nouvelle : « L’accident. »

La femme à la rose de Eugène Grasset (Lausanne, 1845 – Sceaux, 1917)

Femme à la rose, vers 1900
Aquarelle sur papier, 65 x 50 cm
Acquisition, 1984
Inv. 1984-034
© Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

 

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