Publié dans poésie

 » Croire aux petits bonheurs de chaque jour »

« Croire aux petits bonheur de chaque jour »

Elle croit que ce sont les petits bonheurs

Les petits plaisirs additionnés qui font le bonheur,

Et qui fait que le jour est bien rempli

Et que la nuit elle peut bien dormir.

Le sommeil vient quand on a pris le temps

 De s’adonner au bonheur,

À son propre bonheur.

Elle s’est réveillée dans la nuit

Il était presque deux heures du matin

Comme si elle avait dormi des heures

Comme si c’était l’heure d’entamer une nouvelle journée.

La nuit sert peut-être juste à penser à tout ce qui s’est passé la veille

Et qui l’a rendue heureuse.

Elle sert peut-être aussi à ranger tous ces moments

Dans le coffre aux trésors des souvenirs qu’est sa mémoire.

Nul besoin d’un vrai coffre,

C’est dans le cœur que se conservent les souvenirs.

Roberte Colonel le 01/03/2020

Publié dans poèsie

Plus rien n’a d’importance…

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Plus rien n’a d’importance

Dans le royaume de mes songes.

J’avais juré de garder les yeux ouverts

Effacé les torpeurs de mes nuits.

Il n’’exite plus que des souvenirs,

Des lambeaux de mots flétris.

Oublier le soleil qui réchauffait ma peau,

Oublier l’ombre de nos silhouettes.

Sans un bruit on trépasse,

Le temps fuit, les jours se font moins longs

Laissant dans le gris du vide

L’hiver qui s’annonce.

Je me consume, le temps s’efface

Dans le labyrinthe des glaces

J’écoute ce que disent les vents.

Je tisse des mots au fond de mon encrier.

Roberte Colonel

Toile prise surle Net

 

Publié dans Ecritures

Elle pouvait noircir des pages et des pages sans s’arrêter…

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Elle pouvait noircir des pages et des pages sans s’arrêter. Elle avait tant à dire, tant à raconter qu’elle avait peur que le moindre mot s’envole si elle ne s’en emparait pas immédiatement. Et la plume grattait avec énergie le papier. Elle raturait peu tant tout coulait de source, de façon intarissable.

De temps en temps, quand elle avait mené un paragraphe à terme, elle s’arrêtait quelques secondes, puis elle tournait la tête vers la fenêtre. Juste pour que son regard se perde dans les nuages. Juste pour ce souvenir du premier regard qu’il avait eu la première fois quand elle l’avait regardé avec autant de passion qu’il en mettait dans l’amour.

Puis les mots reprenaient leur course folle. Elle tournerait encore quelquefois la tête. Pour s’assurer qu’elle était là. Qu’elle attendait ses mots qu’il ne manquerait pas de lui écrire

Elle ne veut pas y penser, mais elle ne pense qu’à ça. Une minuscule tache sur le blanc étale de sa vie. Et elle a beau fermer les yeux, elle sait que la tache est là. Toute petite, presque invisible, mais là, présente. Sur le mur noir de la nuit, une étoile s’est accrochée.

Et si la tache sur le blanc était une étoile venue tout exprès lui dire que l’amour ne s’éteint jamais quand il reste un rayon d’espoir ? Roberte Colonel 09/10/2017