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Eloge de la solitude…

Éloge de la solitude

Il n’y a pas la moindre sagesse dans ma vie.
Pas non plus de folie.
Je ne sais pas au juste ce qu’il y a dans ma vie.
La vie peut-être, simplement confondue avec la solitude, la sagesse ou la folie.
-La solitude occupe ma maison à un point incroyable de sans gêne. Elle ne laisse rien en dehors d’ elle, sauf la page blanche.
C’ est lorsque j’écris que je suis la moins seul.
-La solitude, quand elle monte dans un couple, est terrible, malfaisante.
Quand elle entre chez moi, elle est – comment dire: détendue. Elle a ses habitudes, sa place faite.
-La solitude est une maladie dont on ne guérit qu’ à condition de la laisser prendre ses aises et de ne surtout pas chercher le remède, nulle part.
J’ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d’être seuls et demandent au couple, au travail, à l’ amitié, voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l’amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables.
Leur incapacité d’être seuls fait d’eux les personnes les plus seules au monde.
Christian Bobin, extrait de “L’épuisement”

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pensée, texte

La grande solitude intérieure

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Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir.  (Rainer Maria Rilke)

Quand arrive la dernière ligne du manuscrit, le dernier mot, la fin d’une histoire qui nous serre, qui nous étreint, comme le chagrin, qui doucement s’enfonce en nous comme une ronce qui nous étouffe à en perdre le souffle. A ce moment là la solitude est comme la peur elle nous donne des frissons et nous amène a des torpeurs ou notre cœur nous fait faux bond. Messager de la tristesse la solitude est l’âme de la terre, le moteur de nos vies, notre existence entière demeure à sa merci. Quand d’une main tranchante elle fait un rien d’un tout, elle sait mettre à nos pieds tout le bonheur du monde et nous le retirer en l’espace d’une Seconde.

Roberte Colonel

(Peinture Yoakam-Richard)

 

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chanson, Non classé

Que serais-je sans toi …

 

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Marie avait eu envie de rester là, a rêver tendrement à cet homme qu’elle aimait tant.  Dans ce moment de triste solitude qui la submerge et qui fait monter en elle les mots d’une chanson à ses lèvres, les mots d’Aragon chantés par Ferrat venus de très loin, dont elle ne se rappelle que le début :

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.

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