souvenirs

Le sens des mots…

56378763_2380358675519176_1994459409262051328_n

-Le destin, dit-elle à mi-voix sur un ton confidentiel et silencieux, et grave comme impuissant à s’arracher à la beauté de l’instant. Ils y avaient le sentiment que quelque chose de grand de beau qui était entré dans leur vie. Une marée de bonheur montait en eux.

– Le destin !  Tant de bonheur n’existe que dans les pages d’un livres pensa telle.

Ils voulurent, rien qu’un moment entré dans la petite église baroque de Valras Plage qui les enchanta.  Les fenêtres diffusaient une lumière nacrée ; la vierge et les saints étaient vêtus comme des personnages de murillo, mais de drap et de brocart véritable.

Une femme priait seule devant l’hôtel avec tant de ferveur qu’elle ne vit même pas le couple qui c’était religieusement agenouillé sur les dalles en se signant avec ferveur. L’église silencieuse transcendait les amoureux de bonheur. Ils se sentaient transportés dans un autre monde, poétique et passionné.

Elle regarda Boris avec surprise. Nous voulons gouter cette vie, si brève, avec passion, avec crainte parce que nous risquons la damnation éternelle, mais avec espoir aussi, parce qu’il suffit d’un instant de repentir pour obtenir la miséricorde divine. Cela me bouleverse, pas toi ?

-Tu es croyante Marie ? demanda t-il.

Bien sûr, dit-elle avec une feinte bonne humeur.

Marie est croyante, aussi naturellement qu’elle respire.

Elle rit, contente : une manière à elle de se montrer joyeuse de partager ce moment avec lui. Son visage s’éclaira. Elle rejeta la tête en arrière et passa la main dans ses boucles :

« Je t’aime lorsque tu es ainsi, jeune, absurde et hardie lui dit Boris…

Jamais elle n’avait été plus en verve.

-Quelle joie de me retrouver seule avec toi lui dit il et quelle qu’en soit la beauté, un sentiment qui oblige un homme à se diviser contre lui-même ne peut que le détruire.

Il s’arrêta et la regarda longuement comme s’il la découvrait.

Je ne souhaite pas que tout soit différent jamais… qu’en garder un beau souvenir.

Avant de te rencontrer je ne savais pas que l’amour pouvait rendre si heureux et apaisé.

« Que j’étais fou ! pensa t-il. Mais cette folie nous a peut-être sauvés de la plus triste vieillesse. »

« Si tu savais… Tout cela est simple… je cherchais seulement… » Ils restèrent silencieux un long moment. Leur regard se rencontrèrent .

Déjà, ils sentaient que ce moment était unique et qu’il leur échappait.

Il y a tout au long d’une vie quantités de moments exeptionnels. Il faut simplement savoir les appréciés

(Texte Roberte Colonel) 7/04/2019

 

 

Par défaut
citations, et poèsie

Guidé par un hasard…

!cid_B859E1A4-28C1-4738-A403-62CDBC8AD050@home

La vie est un voyage qui prend du temps.

Un voyage sous toutes sortes de vent

Les uns vous poussent, d’autres vous retiennent.

Et parfois il semble qu’il n’y ait plus de vent.

C’est à ce moment là qu’on s’arrête,

Qu’on réfléchi, qu’on regrette, qu’on rêve, qu’on espère… (Jo Hoestlandt Delphine Grenier)

 Guidé par un hasard

 Tu étais venu te poser sur ma page

.Je me souviens très bien de ce jour 

Il faisait si gris dans ma vie.

Tu m’as proposé de devenir mon ami.

Ma réponse fut catégorique :

Qu’il te fallait voir ailleurs

Que pouvais je bien faire de ton amitié?

L’amitié dans ma vie j’en étais pourvue,

Écouter mon refus,

C’était beaucoup trop te demander !

Puis un jour j’ai fini par te céder

Ne sachant plus refreiner ton insistance.

Ma vie si triste, si simple,

Prenait soudain de l’importance,

Elle portait en elle une folie et de si jolies couleurs.

Entre des mots qui font rêver

Entre délires, et projets,

Une année depuis c’est écoulée.

Notre rencontre fut exceptionnelle.

J’avais oublié mes cheveux gris

Que m’avait donnés les années.

Ta jeunesse m’a surprise.

Il y a des frontières à ne pas franchir.

Parfois il m’arrive de voir

ton passage sur  mes pages

alors

Sache que mes plus beaux écrits

C’est ton amitié qui me les a dictés.

(Poésie Roberte Colonel) (Photo Mario Colonel)

Par défaut
Pensées

Quelques mots à venir…

appleton-jean-2.jpg

 

Quels mots à venir

Sur les pages de ma vie à venir ?

Quelles nouvelles que j’aimerais recevoir

M’apportera ce que

Je voudrais encore savoir

Quelle tristesse ou

quel tourment en découlerai.

Tant de mots que je tais

Et qui me font si peur

Que le livre de ma vie

Semble à jamais ouvert

Sur la page ou mes mots

Ce soir se posent.

Un papillon aussi léger que l’air

Vole de ses ailes légères

                                                     sur mes pages à venir. (Roberte Colonel)

Toile de Jean Appleton

Par défaut