et poèsie

un soir d’hiver…

Broken Christmas ornament

 

Un soir d’hiver 

J’étais seule avec ma triste vie

Quand j’écrivais mon passé.

Mes pages inlassablement blanches

Les inclémentes amies de mes nuits

se noircissaient de mots tristes.

Elles me répondaient d’un ton accablé :

– Laisse tes rêves d’autrefois

Dormir aux plis de leur sueur.

Ne réveille pas leurs émois,

Pense à des choses moins amères.

Mais moi, sans discontinue

Je reprenais mon rêve

Dans mes nuits sans sommeil

Je me rappelais Combien

Il avait été difficile de l’éconduire.

Sans trêve les mêmes mots revenaient.

Quand j’avais souhaité son départ

Quand ses yeux déchirèrent la nue

C’était un soir d’ennui

Les heures s’en étaient allées très lentes

Tout avait été dit. (Roberte Colonel le 13/10/2018

 

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poèsie

Nous voici liés par les mots…

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Nous voici liées par le plus beau lien que l’humanité ait créé : le lien d’écriture. Rien ne peut nous en déloger, nous séparer, pas même les neuf mille kilomètres de mers et de continents. Je souhaiterais bien sûr vous écraser moins sous ma prose indigeste. Je déteste l’idée d’être un fardeau pour vous, de vous forcer à m’aimer, à me répondre, même à penser à moi. Mais vous écrire m’est devenu vital. C’est ma respiration. Il faudrait que vous m’ordonniez d’arrêter pour que j’arrête.

Elisabeth Brami Blog la tentation d’écrire Didier Celiset

 

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Les mots

Qui un jour n’as pas eu cette approche de l’écriture pour transmettre son amour à l’être aimé.

Les mots sont des perles de culture d’une beauté inépuisable.

En vers pour rendre jolies les plus belles poésies ils se clament.

Chaque syllabe, chaque consonne, prends sa place pour dire : « je t’aime, tu es unique, tu es mon amour chéri.

Pour celui qui les reçoit l’instant ressemble au petit matin soleil dans la blancheur du ciel.

Et parce que la semaine a été dure, émotive ment et physiquement, écrire un poème, et m’y perdre, m’imprégner de ses mots et m’envoler loin, très loin, au delà de la mer et des rives si souvent pensées inabordables. Et m’oublier. N’écrire que quelques vers et franchir l’horizon où se profile mon rêve…

Les mots sont parvenus au bout de la jetée,

 Tu constates que la mer s’est retirée.

Demeure l’empreinte de la vague sur le sable,

Un peu de sel pour certitude.

La réalité est pourtant bien présente.

Tu as gommé tous nos mots

Pour que la page redevienne d’un blanc parfait.

Tu peux laisser la place à ton rêve dont l’imaginaire

Écourte le temps de tes sommeils.

Nul estuaire à l’horizon que longes le bateau en partance.

Navigue vers ton destin,

Désormais il est en toi ce bonheur que tu voulais parfait…

Écrit le sur ta page blanche.  

Roberte Colonel  23/3/2017    (Peinture SC Art)

 

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