poèsie

A quoi te servirait mon opinion?

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-Dis oiseau?

Sais-tu pourquoi le bon Dieu

T’a donné deux ailes ?

-Bin ! non je ne sais pas !

-Comment tu sais pas à quoi serve tes ailes ?

Tu veux dire que tu n’as pas d’opinon ?

C’est pas possible d’être un oiseau pareil !

Ça traverse les mers pour émigré

Dés que le froid montre le bout de son nez

Et ça ne sait pas à quoi servent ses ailes ?

-Et toi oiseau

A quoi te servirait mon opinion

Puis que toi tu sais.

On ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif ?

Qui peut savoir si je sais, ou si je ne sais, pas?

A quoi me servirait de perdre mon temps

A vouloir justifier que j’aurais une opinion ?

-Tu as raison oiseau.

allez cesse de bouder

Et viens te serrer tout contre moi

Car j’ai bien compris que tu sais

Et qu’en toute modestie

tu préféres laissez penser,

que savoir, c’est personnel

Et, que ton opinion t’appartient .

Roberte Colonel

 

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Eh ! L’oiseau!

 

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Eh ! L’oiseau

Comme chaque matin un petit  moineau

Est venu picorer mes miettes de pain.

Il m’a fièrement  observée !

La tête penchée, il m’a regardé

Il m’a même semblait  qu’il se moquait!

Ne me regarde pas ainsi l’oiseau

Si je te parais étrange,

Je ne suis pas, pour autant  triste.

Je contemple ma vie sans plus voir les récifs

Qui en leurs temps, ont pu me faire pleurer.

Mais c’est fini, j’arrête de jouer !

Au nom de cet amour que j’éprouvais

Je pardonne le mal qu’ils m’ont fait.

Aujourd’hui, je ne garde

Que les bons  souvenirs.

Eh ! L’oiseau, si je te parais triste

Sache que je ne le suis pas.

Dans tous les moments où je les ai aimés

J’avais oublié ma fragilité.

Puis, progressivement est venue

Ma peur de ne plus être aimée.

J’ai vécu, j’ai frémi, j’ai aimé.

Eh ! L’oiseau  tu ne me crois pas lorsque je dis

Que maintenant là ou s’en va ma vie

J’inscrirais mes jours sur une ardoise magique.

Je suis dans l’avenir, plus dans le passé.

Roberte Colonel

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L’hirondelle au printemps

hirondelle-rustique-446-666.jpgHirondelle rustique: photo Thierry Tancrez photographe animalier

L’hirondelle au printemps

L’hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
Débris où n’est plus l’homme, où la vie est toujours;
La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée,
La forêt sombre et fraîche et l’épaisse ramée,
La mousse, et, dans les nœuds des branches, les doux toits
Qu’en se superposant font les feuilles des bois.
Ainsi fait l’oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville,
Le coin désert, l’abri solitaire et tranquille,
Le seuil qui n’a pas d’yeux obliques et méchants,
La rue où les volets sont fermés ; dans les champs,
Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds.
L’oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.

(Victor Hugo)

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