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Rêves Enfouis

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J’avais retranscrit dans mon livre « Où es Tu Maman ? » mes souffrances dans une intense intimité. Devoir vivre sans rien connaître de mon histoire était devenu si pénible qu’il fallait que je réussisse à poser des mots sur mes souvenirs d’enfance. Si je m’étais refusée de retracer ce cheminement, cela aurait voulu dire que je pensais comme « acceptable » l’injustice qui m’avait été réservée : celle d’avoir du subir ma séparation d’avec ma maman.

Cependant, jamais ne m’était venue l’idée que je puisse publier mon histoire. Fait-on constamment ce que nous avons décidé de faire ?

N’emprunte-on pas parfois d’autres trajets que ceux convenus ?

Et voilà qu’après toute cette approche sur mes souvenirs, je me retrouvais propulsée de dédicaces en dédicaces dans l’univers des écrivains… avec mes mots et ma douloureuse histoire.

***

Ce coquin de hasard aime à me surprendre ! Un livre posé sur l’étagère de ma bibliothèque attendait sagement que je m’y intéresse à nouveau.

Ces « Trois Petites Notes d’éternité » viennent me rappeler mes rendez-vous dédicaces dans les librairies.

J’en garde d’intenses souvenirs, entre émotions, larmes et échanges de mots avec le lecteur. Je recevais leurs mots de réconfort, leurs confidences, où encore les petits mots exquis glissés au creux de mon oreille : une manœuvre de séduction.

Que de bons moments passés en dédicaces, j’en suis encore à me demander si je ne les ai pas rêvés.

Après l’écriture de mon livre « Où es-tu Maman ? Et mes rencontres dédicaces, une nécessité de pause se faisait sentir. Un moment de repos pour tourner une page, celle de :

« Où es-tu Maman ? ».

Ce temps entre parenthèse m’a permis de prendre conscience qu’une suite était nécessaire, à la fois pour répondre à la demande de ceux et celles qui, par leur intérêt pour mon histoire attendaient un épilogue.

Pour moi, ce nouveau livre est un besoin réel de tourner définitivement la page de ce que fut mon désarroi d’enfant abandonnée.

« Rêves Enfouis » est la suite de mon histoire parfois difficile, souvent douloureuse, face à l’absence de ma maman.

Seuls les rêves valent la peine qu’on les vive. Roberte Colonel

***

Espoir

« Quand l’espoir est une petite lumière, chaque signe est un encouragement.

Quand l’espoir est un homme, chaque ami est avec lui.

Quand l’espoir est dans l’air, chaque prière est réussie. » Timothé COLONEL

 

 

 

 

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Ô maman !

Chrysanthemum rubellum morifolium - Photo de marguerite d'automne

A maman

Aujourd’hui 1 novembre c’est une journée de recueillement dans les cimetières. On fleurit de chrysanthème les tombes de nos défunts que nous avons aimés et hélas toujours trop disparus.  Maman aujourd’hui, je n’irais pas au funérarium pour me recueillir sur tes cendres. J’ai tant de fois pleuré d’avoir été séparée injustement de toi. Tes bras auraient dut être mon refuge ils me furent interdits. Je n’ai eu que mes larmes pour me consoler d’un chagrin infini de découvrir éparpillées sur un bureau tes courriers où ta vie me fut racontée. J’ai découvert ta douleur dans tes écrits, pour que l’on te rende ton enfant. Tes supplications n’ont pas été entendues. Ton destin fût un long cortège d’interdits, de malheurs, de privations. Depuis cette  découverte et apprenant que tu ne m’avais jamais abandonnée je me suis apaisée. Mes larmes se sont asséchées. Pour nous deux, il n’y aura jamais de retour sur une autre destinée. Je n’ai pas eu l’opportunité de te revoir, de t’assister dans ce qui fut ton dernier grand voyage. Il paraît que lorsque sa maman disparaît, c’est le monde entier qui s’écroule. L’enfant perd son premier point de repère et doit apprendre à se réorienter que c’est une étape vers l’équilibre. Alors pour sur j’ai du mettre en œuvre très tôt cette réorientation pour devenir moi-même, et apprendre à vivre avec mes manques de toi. Aujourd’hui je n’irais pas me recueillir au columbarium de Seyssins où nous t’avons déposé dans ton écrin entre montagne et verdure.

texte déja paru en novembre 2013

Ô maman! 

Ô maman !! Tu auras tout enduré

Tu es morte vaincue, humiliée.

Privée de ton enfant,

Seule tu avais fini par accepter d’être anéantie.

Alors que ton chagrin ruiné ta santé

 que tu as laissé ce délabré.

 Ta vie durant tu mas attendue.

Et Pour finir par ne plus attendre

mon retour

Que tu pensais impossible.

Ô maman toute ta vie tu as subit l’humiliation

De personnes qui n’ont pas voulu croire en ta sincérité.

Et pour cela tu n’as pu éviter d’être blâmée.

Doucement tes yeux ce sont fermés.

Ô maman,

Tu n’as pas su mes regrets de t’avoir toujours aimée.

 

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Ecritures, Maman?

Lettre à maman : « boite postale dans le ciel et les étoiles »

mère et fille 3

Ma douce maman aujourd’hui c’est la fête des mères je n’ai jamais pu te la souhaiter comme le font tous les enfants. Cependant tu fus toujours dans mes pensées.

Maman tu m’as accompagnée tout au long de ma vie mais aujourd’hui  j’ai besoin de prendre mon envol. Tu m’as toujours tenu la main, sans que je te vois. Tu étais présente à chaque étape de ma vie  mais j’ai grandi. Je voudrais vivre ma propre vie. Je voudrais voler tel le papillon, de mes propres ailes et vivre enfin mon bonheur. Mes larmes se sont taries d’avoir trop coulé sur mes joues. Au cours de ces dix dernières années j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir  pour retrouver les traces de notre histoire et  j’ai réussi à remonter le temps jusqu’à la découverte de mon géniteur tout cela grâce à toi et aux petits cailloux blancs semés sur ton chemin.  Notre puzzle familial est achevé.  Aujourd’hui maman  je suis apaisée.  Nous nous retrouverons un jour.  Je sais que tu seras à l’heure au rendez vous pour me mener dans ton royaume de  lumière et de  paix. Ce jour là plus rien ne pourra t’empêcher de me serrer tout contre toi. Ma douce maman je dois lâcher ta main, je dois te laisser en paix dans ton ciel étoilé et conduire ma vie sans ton aide.  Je le sais maman ce n’est pas facile de te quitter mais je le dois. Je penserai toujours à toi je ne t’oublierai jamais.

Il y a quelques mois encore tu m’as envoyé un message.  Tu souhaitais que je trouve le bonheur. Tu voulais que ma vie ait un sens et tu voulais que le soleil soit présent dans mon cœur. Ton appel a été entendu maman.  Sois rassurée mon arc en ciel saura illuminer ma vie.  Tu  as veillé sur moi depuis si longtemps m’envoyant des petits signes que je savais interpréter.  Si je t’ai entendue maman c’est bien que tu voulais que ma vie prenne de jolies couleurs, alors soit rassurée   je suis heureuse.

Ton éternelle petite fille qui n’a cessé de t’aimer.

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Ecrivain

Tu étais une jeune fille bien née…

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Tu étais une jeune fille bien née…

De tes parents tu fus aimée Jusqu’à ce jour maudit 

Où la maladie emporta la vie de ta maman.

Tu n’étais alors, qu’une toute petite fille de huit ans.

A cet instant, tout s’est effondré autour de toi  te laissant orpheline.

Ton papa décida de t’élever. Pour que toi, sa fille chérie,

Soit unique à son cœur et dans sa vie.

Vous trouviez votre bonheur oubliait vos pleurs,

Priant pour qu’aucun abîme jamais ne vous sépare.

Mais le destin ce malin en avait décidé autrement.

  Se jouant de vous il mit sur votre chemin une femme

Qu’immédiatement tu t’empressa de refuser.

Vint pour toi l’adolescence,

Période de révoltes, de désobéissance.

Tes quinze ans où éprise aux larmes de la vie,

Ton inconscient dérapa pour un jeune garçon.

Tu t’offris à l’interdit.

Pendant ce temps les allemands arrivaient aux portes de Paris.

Prise aux jeux de tes délires tu iras jusqu’à te faire arrêter

Dans un bar en compagnie de l’ennemi.

Ton papa sera averti

Mais il ne viendra pas te chercher.

Moi, pendant ce temps, je grossissait dans ton ventre

Jusqu’à ce jour de début mars où tu me donnas naissance.

Je fus ton enfant unique. La guerre nous a séparées.

Des événements que tu n’as su prévoir

M’ont privée de toi, j’étais ton bébé Maman.

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 Lorsque mon âme s’échappe

Au large d’un sourire,

Mon inconscient dérape

Sur les mots pour la dire.

Toutes ces choses inscrites,

Aux larmes de la vie,

Paroles inédites,

Faux fuyants à l’ennui

Se livrent à l’envie.

(Roberte colonel)

 Cet hommage à maman. Je ne retourne pas dans mon passé comme il m’est dit parfois, mais lorsque arrive la date de mon anniversaire il y a  un souvenir précis en moi, un vœux que fit maman. Elle souhaitait que me soit remis un cadeau préparé à mon intention pour mon anniversaire. Ce cadeau ne me fut jamais remis. Je ne peu  m’empêcher de penser à son désespoir de ne pas avoir été entendue. Une raison parmi beaucoup d’autres qui font que cette période d’anniversaire m’attriste.

(Toile de Steve Henderson)

 

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