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Les rêves seuls valent la peine que l’on vive.

 

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Les rêves seuls valent la peine que l’on vive. (Élémir Bourges) 

A chacun de tes pas tu me laisses davantage derrière toi.
À chaque vague retournée tu reste invisible. Je suis absente de ta vie. Tu m’avais dis patience et je l’ai étais. Tu m’avais dis telle la mer mes pensées font des roulis dans ma tête. Je suis instable, je t’aime bien mais n’attends rien d’autre. Laisse faire le temps et continue ton chemin. Un jour peut être que je te couvrirais de baisers. J’ai attendu derrière ma fenêtre espérant ton retour tu n’es pas revenu. Ton absence était insupportable. La vie à l’extérieur m’appelé. Je me suis jetée à corps perdu dans un monde que je ne connaissais pas. Je me suis brûlée les ailes et de déception en déception je suis revenue attendre ton retour derrière mes carreaux.

J’ai posé un bouquet de fleurs sur le rebord de ma fenêtre. À chaque vague retournée tu restais invisible. La mer elle, continuait de déposé ses galets que j’allais ramasser chaque matin. Je les empilais un, deux, trois… comme autant de jours passé à attendre ton retour. Et, puisque l’on dit que Les rêves seuls valent la peine que l’on vive, j’ai patiemment attendu que tu reviennes. Et te voilà. Le Rêve fut ! Roberte Colonel.

toile : Quint Buchholz.

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Les galets que nous laissons derrière nous…

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Les galets que nous laissons derrière nous

Faisons-nous autres choses dans notre vie que de laisser quelques traces derrière nous ? Des pierres que d’autres ramasseront, parce qu’ils les jugeront précieuses ou qui seront abandonnées à leur sort parce que personne ne les verra ? Il y aura de l’un et de l’autre. On ne plaira jamais à tous et tous n’entreront pas dans nos vies. Et c’est très bien ainsi. Il faut savoir s’éclipser quand on est mal quelque part, privilégier les rencontres avec ceux qui nous stimulent, ne pas dire oui pour faire plaisir à l’autre, mais bien un vrai oui, significatif, un oui dont on ne se retirera pas.

Oui, je laisse des galets derrière moi. Quelques-uns les ramasse, d’autres pas. Ces galets, je les ai ramassés à mon tour, avant. Je ne les jette pas, je les partage. Ces galets, ce sont mes mots, mes lectures, mon enthousiasme, mes découvertes, mes amitiés. Galets trouvés, galets offerts, je les sème à mon tour. Guideront-ils quelqu’un ? Je ne sais pas. Je les laisse faire leur chemin jusqu’à ceux qu’ils toucheront. 

Ce sont des galets donnés. Je ne les reprendrai pas.

D’autres arriveront sur mes sentiers, loin des chemins tracés d’avance. Ils porteront des prénoms. Où ils me feront danser ou rêver. Ils m’entraîneront dans leur univers et je me laisserai porter. Car je suis toujours en quête de nouveauté. Et si un galet prometteur n’arrive pas à conserver mon intérêt, ou je laisse quelqu’un d’autre le trouver, où je le mets de côté temporairement.

Il y aura toujours des pierres au sol. Seuls ceux qui regardent droit devant eux, sans jamais poser les yeux plus bas, ne les verront pas. Et ne sauront souvent que, bien trop tard, ce qu’ils ont raté et à côté de quels trésors ils sont passés.

C’est dans les chemins de traverse que se trouvent souvent l’inespéré, la petite pierre anodine qui dégage pour soi une lumière pareille à aucune autre. Bonne promenade. Dehors. Dans une bibliothèque. Sur le net. Peu importe. Je sais qu’aujourd’hui une petite roche est là pour chacun d’entre nous.

Aujourd’hui j’éprouve du plaisir a partager avec vous ce texte pour ne pas laisser derrière moi de telles vérités.

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