Publié dans poésie

Automne te voilà revenu! …

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Automne, lors que tu reviens

Tu nous offre des paysages magnifiques

Profusion de couleurs Chatoyantes,

Pléthores somptueux de feuilles mortes.

Automne, tu es perçu comme le temps du bonheur tranquille

Et de la mélodie créatrice mais aussi, et ce ci n’est pas ta faute,

Comme un moment propice à l’ennui et à ma tristesse des soirs,

Quand tout autour, je me sens comme égarée pensant aux saisons

Passées…

Automne, ta douceur ne peut calmer mon cœur d’un malaise imprécis si

Vivace que l’on croirait le heurt de tous mes mauvais jours.

Depuis la fin de l’été qui brisa sur moi son dernier coup de tonnerre

Même les étoiles ne peuvent rien faire pour calmer mon angoisse 

 Qui cachent dans la nuit la couleur de mes joies effacées! 

(Roberte Colonel) 23/09/2019

Publié dans poésie

Suspendue….

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Suspendue….

Oh ! Temps suspend ton envole

Quand la tristesse barbouille en gris l’horizon

Charmé comme aujourd’hui, je te suivrai toujours ;

Quand je suis près de toi, les heures ont des ailes

Car en ce jour jamais on n’a dit plus ravissantes choses

Qui ont fait monter à mes joues une noble rougeur !

Et dans le ciel de nos yeux se lisait l’émotion

Berçant nos émois en vagues de sentiments.

Mille douceurs, mille lumières merveilleuses

Enveloppait de magie nos heures d’opalines.

D’où jaillit une pluie d’étoiles cristallines.

Roberte Colonel 26/04/2017

Publié dans Non classé, poésie

Sous la douceur, un prédateur…

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Sous la douceur, un prédateur

Il charme l’auditoire d’un cil en battement ;

De son regard amande doux et mystérieux

Eponge la tristesse au voile de vos yeux

Pour trouver en votre âme un tendre épanchement.

Il vous émeut, vous fascine vous trouble et vous séduit

Essuie votre chagrin sur le drap de la nuit

Et parfume vos rêves d’effluve de printemps

Quand le clair du matin mêle l’or à l’argent

Soulève les paupières et les corps paresseux

Il vous pousse hors du lit en petit coups nerveux :

Sont ventre crie famine ! Rêver n’est plus temps !

Sa douceur  cache un instinct violent.

Comme ceux de sa race, il chasse la souris ;

C’est son jeu favori pour tromper son ennui,

Un jeu souvent mortel ou s’invite le sang.

Nez au vent, sa conquête au jardin va flânant

Le cœur empli de fleurs, espère une amoureuse

Pour nourrir l’insomnie et son vide ennuyeux

Mais ne pense un instant rencontré malfaisant.

Et pourtant, il est là qui l’épie, qui l’attend,

Préparé à bondir lestement et sans bruit

Prêt au macabre jeu de l’amour qui s’enfuit

De  la loi du plus fort sur le faible pensant.

Le cri de la souffrance le laisse indifférent

Il jouit de la faiblesse et du regard vitreux

D’une mort programmée par le jeu pernicieux

D’un prédateur sans âme blanc de tout sentiment.

Las des proies bon marché son chemin traversant

S’offrant sans retenue à son regard qui luit.

Il choisit une cible pour plus grand appétit…

De ce choix, il apprit à être moins gourmand.

(Michèle Brodowicz)

Image Monika Wegler photographe, et écrivain, elle écrit des livres sur les animaux, y compris les lapins. Ses livres ont été publiés depuis les années 1980.

Image déjà utilisée dans un de mes écrits le 14 Février 2014 intitulé : « Adorable petite souris gentille »