souvenirs

Le sens des mots…

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-Le destin, dit-elle à mi-voix sur un ton confidentiel et silencieux, et grave comme impuissant à s’arracher à la beauté de l’instant. Ils y avaient le sentiment que quelque chose de grand de beau qui était entré dans leur vie. Une marée de bonheur montait en eux.

– Le destin !  Tant de bonheur n’existe que dans les pages d’un livres pensa telle.

Ils voulurent, rien qu’un moment entré dans la petite église baroque de Valras Plage qui les enchanta.  Les fenêtres diffusaient une lumière nacrée ; la vierge et les saints étaient vêtus comme des personnages de murillo, mais de drap et de brocart véritable.

Une femme priait seule devant l’hôtel avec tant de ferveur qu’elle ne vit même pas le couple qui c’était religieusement agenouillé sur les dalles en se signant avec ferveur. L’église silencieuse transcendait les amoureux de bonheur. Ils se sentaient transportés dans un autre monde, poétique et passionné.

Elle regarda Boris avec surprise. Nous voulons gouter cette vie, si brève, avec passion, avec crainte parce que nous risquons la damnation éternelle, mais avec espoir aussi, parce qu’il suffit d’un instant de repentir pour obtenir la miséricorde divine. Cela me bouleverse, pas toi ?

-Tu es croyante Marie ? demanda t-il.

Bien sûr, dit-elle avec une feinte bonne humeur.

Marie est croyante, aussi naturellement qu’elle respire.

Elle rit, contente : une manière à elle de se montrer joyeuse de partager ce moment avec lui. Son visage s’éclaira. Elle rejeta la tête en arrière et passa la main dans ses boucles :

« Je t’aime lorsque tu es ainsi, jeune, absurde et hardie lui dit Boris…

Jamais elle n’avait été plus en verve.

-Quelle joie de me retrouver seule avec toi lui dit il et quelle qu’en soit la beauté, un sentiment qui oblige un homme à se diviser contre lui-même ne peut que le détruire.

Il s’arrêta et la regarda longuement comme s’il la découvrait.

Je ne souhaite pas que tout soit différent jamais… qu’en garder un beau souvenir.

Avant de te rencontrer je ne savais pas que l’amour pouvait rendre si heureux et apaisé.

« Que j’étais fou ! pensa t-il. Mais cette folie nous a peut-être sauvés de la plus triste vieillesse. »

« Si tu savais… Tout cela est simple… je cherchais seulement… » Ils restèrent silencieux un long moment. Leur regard se rencontrèrent .

Déjà, ils sentaient que ce moment était unique et qu’il leur échappait.

Il y a tout au long d’une vie quantités de moments exeptionnels. Il faut simplement savoir les appréciés

(Texte Roberte Colonel) 7/04/2019

 

 

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Non classé, poésie

Pour changer mon destin,

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Puisque demain sera fait de moments incertains,

Pour changer mon destin,

Pour que renaisse ma santé.

Le praticien de ses mains doit m’opérer.

Puisqu’il faut des larmes au cycle du chagrin.

Pour que les étoiles éclairent mes nuits de soleil

Pour que mes rêves ce réalisent,

Pour resserrer les liens que nous  donne le destin

Pour vivre sans détour mon amour

Il me faut savoir accepter le noir

Pour ce qui est sombre en ce moment dans ma vie,

Puis, recréer les couleurs arc en ciel,

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Oublier l’ombre, et laisser souffler un vent de bonheur absolu

Pour amorcer le temps des couleurs où  l’épreuve ne sera  plus.

 (Roberte Colonel)

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et poèsie

A l’automne de ma vie …

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A l’automne de ma vie vint un lutin qui, soudain écrivit

Amour dans mon destin.

Moi qui n’y croyais plus, ou qui voulais en rire,

Tout à coup, je l’ai vu courir dans mon sourire.

Je me sentais perdue à l’idée du finir

et je ne voulais plus, aimer jusqu’au mourir.

Mais si je n’aimais plus, si je laissais partir ce bonheur entrevu,

Si je voulais le fuir, la solitude viendrait avec des jours sans fin…

Même si je le pouvais, que ferait le destin?

Parfois la vie se moque, on ne peut la contrer,

Même si l’on en suffoque, à elle d’en décider

De mettre sur la route des amours à trouver,

A vivre coûte que coûte, des peurs a surmonter…

Avec ces bonheurs-là qu’elle nous fait découvrir,

A portée de nos bras qu’il nous suffit d’ouvrir…

Que serait le destin à l’hiver de ma vie?

Si le petit lutin que j’aime était parti?

Je ne veux pas savoir ce que ma vie prévoit

Ce que je sais vouloir c’est la vivre avec toi.

(Roberte Colonel)

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Ecrivain

Tu étais une jeune fille bien née…

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Tu étais une jeune fille bien née…

De tes parents tu fus aimée Jusqu’à ce jour maudit 

Où la maladie emporta la vie de ta maman.

Tu n’étais alors, qu’une toute petite fille de huit ans.

A cet instant, tout s’est effondré autour de toi  te laissant orpheline.

Ton papa décida de t’élever. Pour que toi, sa fille chérie,

Soit unique à son cœur et dans sa vie.

Vous trouviez votre bonheur oubliait vos pleurs,

Priant pour qu’aucun abîme jamais ne vous sépare.

Mais le destin ce malin en avait décidé autrement.

  Se jouant de vous il mit sur votre chemin une femme

Qu’immédiatement tu t’empressa de refuser.

Vint pour toi l’adolescence,

Période de révoltes, de désobéissance.

Tes quinze ans où éprise aux larmes de la vie,

Ton inconscient dérapa pour un jeune garçon.

Tu t’offris à l’interdit.

Pendant ce temps les allemands arrivaient aux portes de Paris.

Prise aux jeux de tes délires tu iras jusqu’à te faire arrêter

Dans un bar en compagnie de l’ennemi.

Ton papa sera averti

Mais il ne viendra pas te chercher.

Moi, pendant ce temps, je grossissait dans ton ventre

Jusqu’à ce jour de début mars où tu me donnas naissance.

Je fus ton enfant unique. La guerre nous a séparées.

Des événements que tu n’as su prévoir

M’ont privée de toi, j’étais ton bébé Maman.

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 Lorsque mon âme s’échappe

Au large d’un sourire,

Mon inconscient dérape

Sur les mots pour la dire.

Toutes ces choses inscrites,

Aux larmes de la vie,

Paroles inédites,

Faux fuyants à l’ennui

Se livrent à l’envie.

(Roberte colonel)

 Cet hommage à maman. Je ne retourne pas dans mon passé comme il m’est dit parfois, mais lorsque arrive la date de mon anniversaire il y a  un souvenir précis en moi, un vœux que fit maman. Elle souhaitait que me soit remis un cadeau préparé à mon intention pour mon anniversaire. Ce cadeau ne me fut jamais remis. Je ne peu  m’empêcher de penser à son désespoir de ne pas avoir été entendue. Une raison parmi beaucoup d’autres qui font que cette période d’anniversaire m’attriste.

(Toile de Steve Henderson)

 

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