poèsie

Je cherche mes mots…

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« Aimer c’est devenir un monde en soi pour quelqu’un d’autre. (Rainer Maria Rilke) »

Je cherche mes mots. Ceux jamais écrits,

Mes incertitudes, mes questionnements,

Mes pourquoi, mes peut êtres, mes jamais, mes toujours,

Des aujourd’hui, des demain, je cherche du fond du cœur

Cette belle étincelle, ce rayonnement de douceur

Qu’autrefois on se donnait a chacun, à toute heure.

Je cherche au fond de mon âme ce merveilleux parfum

Qu’on nome l’amitié .

La lune blanche seule éclaire le pauvre monde

Et je suis seule pour taire mon désespoir

Pas un nuage, pas un oiseau, pas un cri, le silence épais qui s’ennuie,

Et la nuit s’étire sur la terre, sans bruit je frissonne un brin

Ce soir au dessus de la mer, cette nuit est la mienne.

Roberte Colonel paru le 02/07/2017

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poésie

est-ce une feuille qui cherche ?

 

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Es-ce une feuille qui cherche ?

Es-ce mon âme qui marmotte ?

Je ne sais pas, mais tout frissonne

Ce soir peut être est ce la vie

Qui fredonne ?

Est-ce une feuille qui s’envole ?

Ou mon âme qui caracole ?

Je ne sais pas, je n’en sais rien

Mais ce soir sous la lune blonde

Je suis bien.

La vie s’écoule en moi

Et j’ai besoin de calme

De silence et de joie.

La nature s’écoule en moi

pour une vie d’amour.

Roberte Colonel 25/06/2017

 

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poésie

L’Automne…

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Pour le Poète, dans quel mesure la poésie permet-elle le dépassement d’une épreuve?

L’automne

Salut ! Bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

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Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux. 

Alfonse De Lamartine (1790-1869)

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Ecritures, et poèsie

De l’autre coté …

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Ce soir la mer est si jolie ! La lune se mire sur l’eau salée lui donnant de jolis reflets argentés.

Il est tard et mon coeur part à la dérive en observant les vagues s’enrouler et rejoindre l’autre rive.

Est il lui aussi au bord de la mer de l’autre côté de cette immensité qui nous sépare l’un de l’autre ? As t-il lui aussi une pensée pour moi? Mon âme est si tourmentée. Peut il imaginé qu’en ce moment je vogue par de là l’horizon et que j’aimerais aller le retrouver. Le cœur y est-il pour quelque chose ? A cette folle question, suggérée peut être pour me rassurer, j’aimerais  répondre, bien que je sache qu’il ignore tout de mes pensées. Et quelle que soit ma modestie, quelque que soit le désir qui me retient de caresser une chimère, je m’autorise cependant à penser qu’il est là bas, de l’autre coté, et que quelque chose en nous, nous lie à jamais.

La mélancolie s’empare de moi et mes doigts s’attarde à dessiner sur le sable doré deux grands cercles: un pour y mettre mon passé, et l’autre pour y dessiner un point d’interrogation.

-Entre nous, ne serais tu pas embarrassé si tu savais que quelque peut je puisse t’aimais ? Les semblants de l’amour ne sont ils pas devenus préférables à l’amour même ? Un jour entendra tu mon appel ? Est-ce si absurde que de  vouloir aimer l’autre sans qu’il le sache ?

Est-ce de ma faute et jusqu’à quel point mon histoire en ceci du moins devient-elle celle de toutes les femmes !    (Roberte Colonel)   (image marieandrée.cinterblog.net)

Heureux les cœurs qui peuvent plier car ils ne seront jamais brisés.

Sont-ils si heureux que cela ?

Un cœur qui ne se brise pas, ne peut pas guérir si on ne connaît ni épreuve, ni la guérison, on n’apprend rien et si l’on apprend rien on ne change pas.

Mais les épreuves et les changements font partie de la vie.

Tous les cœurs devraient-ils êtres brisés ? (Albert Camus)

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