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Ô maman !

Chrysanthemum rubellum morifolium - Photo de marguerite d'automne

A maman

Aujourd’hui 1 novembre c’est une journée de recueillement dans les cimetières. On fleurit de chrysanthème les tombes de nos défunts que nous avons aimés et hélas toujours trop disparus.  Maman aujourd’hui, je n’irais pas au funérarium pour me recueillir sur tes cendres. J’ai tant de fois pleuré d’avoir été séparée injustement de toi. Tes bras auraient dut être mon refuge ils me furent interdits. Je n’ai eu que mes larmes pour me consoler d’un chagrin infini de découvrir éparpillées sur un bureau tes courriers où ta vie me fut racontée. J’ai découvert ta douleur dans tes écrits, pour que l’on te rende ton enfant. Tes supplications n’ont pas été entendues. Ton destin fût un long cortège d’interdits, de malheurs, de privations. Depuis cette  découverte et apprenant que tu ne m’avais jamais abandonnée je me suis apaisée. Mes larmes se sont asséchées. Pour nous deux, il n’y aura jamais de retour sur une autre destinée. Je n’ai pas eu l’opportunité de te revoir, de t’assister dans ce qui fut ton dernier grand voyage. Il paraît que lorsque sa maman disparaît, c’est le monde entier qui s’écroule. L’enfant perd son premier point de repère et doit apprendre à se réorienter que c’est une étape vers l’équilibre. Alors pour sur j’ai du mettre en œuvre très tôt cette réorientation pour devenir moi-même, et apprendre à vivre avec mes manques de toi. Aujourd’hui je n’irais pas me recueillir au columbarium de Seyssins où nous t’avons déposé dans ton écrin entre montagne et verdure.

texte déja paru en novembre 2013

Ô maman! 

Ô maman !! Tu auras tout enduré

Tu es morte vaincue, humiliée.

Privée de ton enfant,

Seule tu avais fini par accepter d’être anéantie.

Alors que ton chagrin ruiné ta santé

 que tu as laissé ce délabré.

 Ta vie durant tu mas attendue.

Et Pour finir par ne plus attendre

mon retour

Que tu pensais impossible.

Ô maman toute ta vie tu as subit l’humiliation

De personnes qui n’ont pas voulu croire en ta sincérité.

Et pour cela tu n’as pu éviter d’être blâmée.

Doucement tes yeux ce sont fermés.

Ô maman,

Tu n’as pas su mes regrets de t’avoir toujours aimée.

 

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et poèsie

Mon tendre amour…

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Mon tendre amour, Je voyais briller en tes yeux tant de projets d’avenirs. Tu pensais que nous deux devions vivre une éternité d’amour. Ce soir l’angoisse me serre, m’étreint, elle est un peu comme le chagrin,tout doucement, elle s’enfonce, elle est en moi, comme une ronce. Elle me brûle, elle m’étouffe j’en perds presque mon souffle. Elle vient en moi comme la mort et même si je fais des efforts, elle resserre encore son étreinte, elle est en moi lugubrement, teinte. Elle est presque comme la peur et elle me donne des frissons, elle m’amène à des torpeurs oui  mon cœur tu me faits faux bond. Ô ! Étrange organe sièges des sensations, des émotions, des sentiments, des passions ! Toi, mon cœur du problème organe central de mon amour quand tu serre un peut trop fort ma poitrine,tu dissous mes aspirations d’être aimée pour toujours. Roberte Colonel

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Ecrivain

Tu étais une jeune fille bien née…

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Tu étais une jeune fille bien née…

De tes parents tu fus aimée Jusqu’à ce jour maudit 

Où la maladie emporta la vie de ta maman.

Tu n’étais alors, qu’une toute petite fille de huit ans.

A cet instant, tout s’est effondré autour de toi  te laissant orpheline.

Ton papa décida de t’élever. Pour que toi, sa fille chérie,

Soit unique à son cœur et dans sa vie.

Vous trouviez votre bonheur oubliait vos pleurs,

Priant pour qu’aucun abîme jamais ne vous sépare.

Mais le destin ce malin en avait décidé autrement.

  Se jouant de vous il mit sur votre chemin une femme

Qu’immédiatement tu t’empressa de refuser.

Vint pour toi l’adolescence,

Période de révoltes, de désobéissance.

Tes quinze ans où éprise aux larmes de la vie,

Ton inconscient dérapa pour un jeune garçon.

Tu t’offris à l’interdit.

Pendant ce temps les allemands arrivaient aux portes de Paris.

Prise aux jeux de tes délires tu iras jusqu’à te faire arrêter

Dans un bar en compagnie de l’ennemi.

Ton papa sera averti

Mais il ne viendra pas te chercher.

Moi, pendant ce temps, je grossissait dans ton ventre

Jusqu’à ce jour de début mars où tu me donnas naissance.

Je fus ton enfant unique. La guerre nous a séparées.

Des événements que tu n’as su prévoir

M’ont privée de toi, j’étais ton bébé Maman.

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 Lorsque mon âme s’échappe

Au large d’un sourire,

Mon inconscient dérape

Sur les mots pour la dire.

Toutes ces choses inscrites,

Aux larmes de la vie,

Paroles inédites,

Faux fuyants à l’ennui

Se livrent à l’envie.

(Roberte colonel)

 Cet hommage à maman. Je ne retourne pas dans mon passé comme il m’est dit parfois, mais lorsque arrive la date de mon anniversaire il y a  un souvenir précis en moi, un vœux que fit maman. Elle souhaitait que me soit remis un cadeau préparé à mon intention pour mon anniversaire. Ce cadeau ne me fut jamais remis. Je ne peu  m’empêcher de penser à son désespoir de ne pas avoir été entendue. Une raison parmi beaucoup d’autres qui font que cette période d’anniversaire m’attriste.

(Toile de Steve Henderson)

 

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