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La philosophie du Coquelicot..

La philosophie du Coquelicot..

Pourquoi le coquelicot ?

Parce que cette fleur est frêle et vulnérable et pourtant, elle se tient droite, dressée vers le ciel.

Elle est d’une couleur intense, elle est pleinement elle-même.

Elle fleurit partout où ses graines se posent, du champ de blé au pierrier, des bords de la route à la profondeur des grandes prairies.

Elle est capable de trouver ce qu’il lui faut dans la terre où elle s’enracine, elle n’a pas besoin d’arrosage ni d’engrais, elle accueille les pluies du ciel.

Elle ne craint pas le soleil, ni l’aridité.

Elle embellit n’importe quel lieu où elle fleurit.

Elle sait s’effacer lorsqu’elle a donné ce qu’elle était appelée à donner.

C’est pourquoi nous vous invitons à considérer cette « voie du coquelicot », apte à prendre soin de vous et à prendre soin des autres.

Le vrai pouvoir n’est pas un pouvoir sur les autres, cela n’a rien à voir avec le contrôle ou la manipulation.

C’est une qualité intérieure qui inclut la sensibilité, la tendresse et la compassion pour nous-mêmes et ceux qui nous entourent.

Rosette Poletti

« Rosette poletti est Infirmière et Ecrivaine. Rosette Poletti, née en 1938 à Payerne, est une infirmière en soins généraux et en psychiatrie suisse. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages d’orientation pratique sur le développement personnel, le deuil, l’acceptation de ce qui est et la sérénité. »

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poèsie, textes

Pour qu’il y ait rencontre, il faut que l’autre soit signifiant, qu’il porte sur son corps les indices et les signaux qui nous font signe.

Pour qu’il y ait rencontre, il faut que l’autre soit signifiant, qu’il porte sur son corps les indices et les signaux qui nous font signe.

On peut très bien bousculer quelqu’un et lui demander pardon sans le voir : ce sera un simple croisement.

Mais si l’on peut repérer, parmi toutes les personnes présentes, celui ou celle dont les signaux corporels provoquent en nous une forte émotion parce que ce sont des gestes et des choses qui correspondent à une sensibilité, une avidité, une espérance inscrite au fond de nous, ce sera une rencontre.

Boris Cyrulnik

Il avait ce petit je ne sais quoi de différent des autres hommes.

Il avait la beauté  d’une âme en peine

Il cherchait une raison de croire en l’avenir,

Pour reprendre sa vie en main,

Il cherchait la réalité au bout de l’oubli.

Il cherchait le silence pour écouter son âme lui parler

Un indice d’espoir pour reprendre courage.

Elle, elle est venue de si loin pour prendre sa main,

Pour l’approcher, comme si ses yeux pouvaient le pénétrer.

C’était comme une passion qui l’a frappait de plein fouet,

Un feu en elle qui s’alanguissait doucement dans l’émerveillement.

La surprise des premiers émois de leurs deux cœurs  émus

Cherchait en vain le sens caché de leurs destinées.

Les obstacles n’existaient pas, la réalité devenait vie

La réalité dérangeante laissait place à la sensation merveilleuse

Que le rêve intense, le rêve prodigieux, développait plus encore

Leurs sentiments et les sensations engendrant un bonheur profond.

Roberte Colonel 23/02/2021

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souvenirs, textes

A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés …

Il est déjà dans tes veines, il ira jusqu’à ton cœur. Il y récoltera les émotions que tu y as cultivées avec tant de précautions. Puis il te nourrira d’espoirs. La conquête amoureuse est la plus égoïste des croisades. Chaque jour, chaque heure, tu te rassureras de tes résistances, de tes manières, de tes esquives, mais l’envie de sa présence sera bien plus forte qu’une drogue. Alors ne sois pas dupe de toi même, c’est tout ce que je te demande. Il envahira ta tête, et rien ne pourra plus te délivrer du manque. Ni ta raison, ni même le temps qui sera devenu ton pire ennemi. Seule l’idée de le retrouver, tel que tu l’imagines, te fera vaincre la plus terribles de tes peurs : l’abandon, de lui, de toi même. C’est le plus délicat des choix que la vie nous impose. Sept jours pour une éternité…de Marc Levy.

A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés ? [Proverbe arabe]

C’est peut-être le soleil sur son visage ces matins où elle le laisse couler sur elle. C’est peut-être cette osmose entre lui et elle. Entre le soleil et la mer. Entre lui et elle. Elle sait seulement qu’elle ne peut plus fermer les yeux. Qu’elle est devenue le soleil et qu’elle se chauffe à ses rayons.

Marie s’est ouverte pour le bonheur de celui qui la regarde. Je ne peux m’empêcher d’aimer voir celui qui illumine ma vie. Elle a trouvé la lumière en lui, comme la fleur trouve le soleil pour éclore. Tous les deux sont plus vivants que jamais. Il s’est enfin posé. Marie le cherchait depuis toujours. Mais il a pris son temps, Peut-être n’avait-il pas trouvé celle d’entre toute qu’il avait envie d’aimer pour un morceau d’éternité. Loin des regards des curieux il l’aimait amoureusement et elle posait sur lui son regard bienveillant de celle qui comprend les papillons qui ont beaucoup volé sans jamais se poser. Puis arriverait sûrement cette minute entre toutes où il posera ses lèvres sur sa nuque. Et elle dirait : Je savais que tu viendrais. Je t’attendais. Il chercherait les mots à lui dire. Les mots qui exprimeraient en une phrase tout ce qu’il voudrait lui dire depuis le premier jour de leur rencontre. C’est ce qu’elle voulait. Le destin en a fait son affaire ne laissant à Marie aucune possibilité de pouvoir changer le court de leur histoire. Le destin ce joue bien du soleil de la lune et des étoiles.

Un grain de sable dans les rouages d’un après midi de pluie avait tout anéanti. Un grain de sable ? Marie n’en a aucune certitude… mais elle sait depuis toujours qu’une fois que lorsqu’elle s’approche de trop près du bonheur il s’envole sous d’autre cieux. Elle ne veut plus que ce soit, elle combattra l’adversité d’où qu’elle vienne et qu’elle qu’elle soit comme elle sait si bien le faire. Elle bravera la tempête, longera le chemin fleuri qui longe l’orbe, s’en ira rejoindre ses amis les canards qui  caquettent, nasillonnent leurs chants  peu mélodieux mais dont elle se plait à dire que leurs cancans sont pour elle ! Elle laissera venir à elle tous ces souvenirs enfouis au fond de son cœur. Puis elle l’attendra…

Roberte Colonel 16/02/2021

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La Vérité et le Mensonge se sont rencontrés un jour.

Truth coming out of her well to shame mankind (La Vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l’humanité). Jean-Léon Gérôme

Selon une légende du 19e siècle la Vérité et le Mensonge se sont rencontrés un jour. Le Mensonge dit à la Vérité :
 » Il fait très beau aujourd’hui »

La Vérité regarde autour d’elle et lève les yeux au ciel, le jour était vraiment beau. Ils passent beaucoup de temps ensemble jusqu’au moment d’arriver devant un puits. Le Mensonge dit à la Vérité :
« L’eau est très agréable, prenons un bain ensemble ! »

La Vérité encore une fois méfiante touche l’eau, elle était vraiment agréable. Ils se déshabillent et se mettent à se baigner.

D’un coup, le Mensonge sort de l’eau, met les habits de la Vérité et s’enfuit. La Vérité furieuse sort du puits et court partout afin de trouver le Mensonge et de récupérer ses habits. Le Monde en voyant la Vérité toute nue tourne le regard avec mépris et rage.

La pauvre Vérité retourne au puits et y disparaît à jamais en cachant sa honte.
Depuis, le Mensonge voyage partout dans le monde habillé comme la Vérité, en satisfaisant les besoins de la société, et le Monde ne veut dans aucun cas voir la Vérité nue.

Tableau : « La Vérité sortant du puits »
Jean-Léon Gérôme, 1896. Amano-hilot.fr « Manghihilot » Et « Albularyo »

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Cet homme fou plein de candeur…

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Tu le vois, cet homme fou plein de candeur. Il te fait rire avec ses pommettes maquillées, sa peau toute blanche comme du lait. Il a les lèvres vermillon et de sa bouche sortent des mots vibrants de gaieté.

Il chante des contes de fée qui t’emmènent aux quatre coins du monde, empruntant des sentiers où il fait si bon vivre qu’on en oublie les malheurs qui le jalonnent. Il court le long des forêts où les elfes s’agenouillent sur les boutons de fleur.

Tu cours à ses côtés en criant de joie, sentant la pression d’un vent frais sur ton visage et voyant le sien se déformer si joliment. Quand son maquillage part, tu ris aux éclats, à ne plus pouvoir t’arrêter.

Tu te régales de ces instants à l’écouter, parce qu’il t’inspire une paix au parfum de tendresse. Il sort de ses pores une bonne odeur de positif et tu adores la renifler profondément. C’est dans ces moments-là que tu respires le mieux, que tu es au plus près de ton essence, de qui tu es.

Il a les cils sertis de noir et des fausses larmes lui coulent sur les joues. Il fait des moues étranges pour déclencher tes sourires et il y parvient à merveille. Tu t’assoies et tu le vois se démener jusqu’à t’illuminer. C’est tellement attendrissant !

Puis, un jour, alors que tu ne t’y attends pas puis qu’on ne s’y attend jamais, tu sais qu’il  ta quitté. Tu es triste et de vraies larmes inondent ton visage. Là, tu comprends que le fard qui le recouvrait était un masque  de clown. Tu regrettes de ne pas avoir su voir à travers et tu sais qu’éternellement, même quand tes yeux seront secs, que tu regretteras de ne pas avoir su voir au travers de sa face cachée qu’il t’avait aimée Roberte Colonel

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L’obstination est le chemin de la réussite…

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L’obstination est le chemin de la réussite. (Charlie Chaplin)

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Marie, n’était pas malheureuse. Loin de là.
Il y avait des livres, du café, des amis. Des fleurs sur Son chemin. Des nuages aux formes étranges qui lui faisaient inventer des personnages. Des souvenirs. Des moments indélébiles. Cette fois où, ce jour quand de petites traces qui font sourire. Un dessin accroché au mur. Des roses qui ont séché. Tous ces petits détails qui lui faisaient dire que non, elle n’était pas malheureuse. Suffisamment de détails heureux et épars pour le lui confirmer. Quelques photos, quelques mots au fond de son tiroir. Quelques cadeaux lui rappelant son passage.

Et tous ces livres à lire comme autant de moments de bonheur à venir.

Non, elle n’était pas malheureuse. Il a suffi d’une minute, peut-être même de quelques secondes. Difficile de dire en combien de temps le changement s’est opéré. Mais plus rien n’a été pareil. Les souvenirs étaient encore plus beaux. Les objets encore plus colorés. Le ciel plus vaste. Les livres plus invitants.

En regardant dans le miroir de souvenirs elle ne pouvait plus dire qu’elle n’était pas malheureuse. Tout avait changé. Elle était heureuse.

Plongée dans son livre, elle tourne lentement les pages, elle prend le temps de s’imprégner de chaque ligne. Elle est entrée dans l’histoire. On peut même supposer – et pourquoi pas – que le livre parle d’un rendez-vous à venir ou qui a eu lieu, elle s’identifie à l’héroïne, comme tout lecteur, comme toute lectrice aime le faire à l’occasion. Le temps et les mots coulent sur elle. Et peut-être y croit-elle vraiment, à l’heure où elle tient le livre ouvert sur ces genoux. Un rendez-vous dont elle ne voudrait rien attendre, mais qu’elle espère, et rien d’autre, n’être que bonheur. Parce que ça ne peut être le hasard, tout ça. Rien n’arrive jamais par hasard. C’est du moins ce qu’elle se dit en parcourant avide les pages du livre sous ses yeux curieux qui la transportent loin. Bien plus loin que son regard peut la porter dans sa rêverie. Elle est déjà à la page où leurs yeux se caressent tendrement…

Marie à cette osmose de romantisme entre le soleil qui se chauffe à ses rayons et l’aide a trouvé du réconfort dans les moments les plus difficiles de sa vie. Pourtant, elle devrait savoir avec le temps qu’elle devrait être moins naïve. Mais elle n’y arrive pas. Il y a toujours en elle cette envie de croire que les autres lui ressemblent. Elle imagine. Elle dessine des vies aux regards qu’elle croise. Elle invente des princes charmants, des demoiselles esseulées, une amoureuse du bout du monde guindée qui fait des manières. La vie est là dans toutes ces histoires qu’elle n’écrira peut-être jamais. Mais qui resteront peut-être plus vives dans sa mémoire que celles qu’on lui raconte et qui manquent si souvent de poésie. (Roberte Colonel)     Page 3

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Aucun malheur ne devrait entacher notre essence de vie…

 

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La patience est un arbre dont les racines sont amères, mais les fruits sont très doux. » (J.E, investisseur)

Se protéger, c’est s’imaginer dans une bulle dans laquelle on ne laisse entrer que le soleil, la lumière, la tendresse, l’amour, l’amitié, les rires, la joie, la bonne humeur, le rêve, la douceur, les sourires… Et ne jamais laisser quiconque ou quoi que se soit percer cette merveilleuse bulle de bien-être.

Marie était comme en sursis depuis quelques jours… Elle se protège, elle s’imagine dans une bulle dans laquelle elle ne laisse entrer que le soleil, la lumière, la tendresse, l’amitié, les rires, la joie, la bonne humeur de certaines de ses amies. Le rêve, la douceur, les sourires… Ne jamais laisser quiconque ou quoi que se soit percer cette merveilleuse bulle de bien-être.

Comme une rose que l’on extrait de son jardin elle s’étiolait lentement se recroquevillait sur elle-même. Elle ne pouvait s’arracher de ses rêveries… Le vent de la désillusion a fait rage et a plié sa tige fragile… Une pluie du chagrin a déferlé sans pareil, et plusieurs pétales ont été touchés, ne laissant d’elle qu’une fleur en péril… Mais, telle une réponse aux prières pour laver l’offence, un soleil doux et guérisseur s’est posé sur elle. De par sa douce clarté réparatrice, l’espoir caché d’un cœur brisé a ressurgi doucement. Assise sur un banc  devant la mer, le soleil caresse doucement sa peau qui frissonne au plaisir simple du va et vient des vagues. Chaleur de l’astre réparateur, comparable à nulle autre. Chaleur qui traverse même son épiderme afin de la toucher, jusque dans son cœur. Alors, malgré des cicatrices indélébiles Marie se réveille. Elle réapprend à croire au soleil qui réchauffe sa peau et lui donne sa couleur bronzée. Elle réapprend encore une fois à s’aimer, à croire, à espérer ; elle se souvient du goût de ses rêveries et vibre de nouveau à ses souvenirs …

L’espoir n’est pas mort… La flamme de ses rêves s’embrase… comme l’hirondelle dans son envol extrêmement fragile, elle détient une force de vie incomparable… Marie reste fixée sur ses objectifs, ses espoirs et ses rêves, en sachant que ce n’est ni le temps ni la difficulté qui seront des obstacles, mais seulement elle-même si elle ne croit plus en ses rêves. La persévérance est une vertu… Voilà sa rêverie. Rayonner de vie, sans jamais se défaire de ses rêves profonds et risquer de perdre l’essence même qui l’anime… Inonder de beauté la vie qui s’offre à elle… renaître de sa désillusion, oublier… Être libre là, et ailleurs, et devenir celle qu’elle a toujours eu envie d’être.

Oublier  la douleur à son cœur. Elle pensait avoir tout perdu, alors que la seule chose qu’elle peut faire maintenant, c’est se reconstruire ! Elle ne lâchera pas ses objectifs de vue, restant persuadée que le meilleur ne pourra sortir que de ce matin de désespérance… S’accrocher à la vie se donner les moyens de vivre ses rêves ne devrait pas endurcir son cœur, mais plutôt affirmer sa persévérance et consolider la foi qu’elle en ses propres capacités.

Il existe parfois des périodes dans la vie où le malheur nous submerge, où on pense perdre pied, mais ces périodes-là, nous apprennent à nous relever… Toujours et encore… Se relever ne veut pas dire ne plus avoir de difficultés, mais c’est savoir accepter le meilleur, afin de traverser les tempêtes avec calme et confiance, en attendant que le beau temps arrive… Alors certes, cela prend du temps, la cicatrice est profonde face a l’abandon, mais Marie est persévérante. Elle garde l’espoir de revoir le soleil l’accompagner dans l’avenir…

«Aucun malheur ne devrait entacher notre essence de vie se dit elle. Aucune peine ne devrait détruire nos rêveries… Croire encore plus fort en l’avenir, briller au-delà des apparences, espérer en ces rêves prometteurs et avancer, en ayant confiance en son destin » (Roberte Colonel)  ( page N°2)

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 Les gens arrivent à nous par toutes sortes de chemins.

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« Le pouvoir de l’auteur, c’est de rendre les choses nouvelles familières et les choses familières nouvelles. (William Thackeray) »

« Le pouvoir de l’auteur, c’est de rendre les choses nouvelles familières et les choses familières nouvelles. (William Thackeray) »

Louise  ne fréquente pas le brouhaha du centre-ville , elle s’est déconnectée de la vie mondaine . Et, cet après midi, elle avait rendez-vous au bord de la mer avec un ami pour passer un agréable moment de causerie. Elle pensait qu’il serait à l’heure. Elle ne peut attendre bien longtemps le vent glacial souffle fort, l’a paralyse. L’éternelle optimisme qui la caractérise en cette minute la transforme ,convaincue que ce qui ressortirai de leur échange resterait dans leurs mémoires et scellerait leur amitié et peut être plus…

Assise sur le banc au bout du port, alors que le vent balaye ses cheveux et refroidit son visage ,elle attend sagement l’arrivée de Rodrigue.

Elle observe au loin la mer qui s’agite. Des vagues de plus de deux mètres de hauteur, fendent sauvagement l’espace pour venir terminer leurs courses sur le sable fin de la plage.

Rodrigue est en retard. A ce moment, le temps lui parait long. Elle s’impatiente.  La façon qu’il a de ne pas respecter l’horaire prévu la désoriente, elle enrage par ce froid, il lui semble qu’il fait peu cas de l’occasion qui leur est donné à ce moment de se   retrouver Elle s’est réjouie à l’avance de ce rendez vous.

Elle se disait qu’il ait des moments qu’il faut vivre quand ils se présentent.

Mais après avoir patienté un bon moment Louise devint réaliste. Sans doute que leur rencontre tombait à l’eau ! Elle avait mal de partout à cause du froid qui la faisait grelotter. 

Rodrigue était entré un jour dans sa vie d’une façon originale. Pourquoi ce jour-là avait elle marché d’un bon pas, le nez plongé dans son téléphone ? Elle ne pouvait savoir à l’avance que Rodrigue avait le nez baissé sur le sien ? Ne regardant que leurs messages ils se croisèrent, se bousculèrent de l’épaule jusqu’à ce qu’enfin leurs yeux plongent dans le regard de l’autre. Rencontre de hasard ? Elle sait seulement qu’ils ont échangé quelques mots de politesse et que depuis cet instant il se donne maintes occasions pour se connecter. Une grande amitié est née entre eux et depuis, elle a donné à cette relation le meilleur d’elle-même. Et, à chaque fois le revoir lui faisait toujours le même effet.  Il eut bien entre eux quelques désaccords. Des moments heureux, d’autres orageux ou ils n’arrivaient pas à se comprendre. Aujourd’hui encore elle est incapable de les effacer totalement. Mais pour sûre elle y parviendra !

Leurs vies se mènent en parallèle, même si elles ont longtemps été entremêlées.

Qu’adviendrait-il de cette amitié s’il se jouait d’elle ?  

Louise n’est pas femme a supporté que l’on se moque impunément de sa personne aussi, le froid, le vent glacial l’oblige à quitter le banc où elle est restée assise trop longtemps à l’attendre .

-Aujourd’hui ce n’est surement qu’un contre temps qui me prive de sa venue. Inutile d’en faire tout un drame.

C’est pour quoi cette rencontre au bord de la mer est toujours si particulière entre eux. Comment savoir pourquoi telle personne entre dans notre vie et pas une autre la seconde d’après ? (Roberte Colonel) 31/03/2019

 

 

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Je suis feu, je suis passion…

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Un tableau est un petit monde qui doit se suffire.
(Pierre Bonnard, 1891)

Et parfois, la vie se charge de mettre sur notre chemin la phrase dont nous avions besoin, celle qui motive à elle seule toutes ces histoires imaginaire que j’invente à partir  d’images représentant des personnages, la mer, les amoureux.

Et, il fallait encore aujourd’hui que cette phrase ait été écrite par un peintre, dont je me sers pour écrire ce billet sur mon blog.

Le peintre lorsqu’il a peint cette toile était il comme moi amoureux en train d’inventer des histoires à sa toile ? Il me plaît grandement d’imaginer que c’est précisément ce qu’il était en train de faire. Il me plaît aussi de croire qu’en effet, « une histoire est un petit monde qui doit se suffire », et que chacun peut y voir ce qu’il veut.

-Le soleil couchant a teinté de rose et de mauve la page que j’écris, si bien que je ne peux que lever les yeux et profiter du moment. Intensément. Je ne savais pas que ça existait. Car si j’avais su j’aurais pris la photo et décris avec passion ce décor surprenant. On me dit douce, même que je parais bien sage, ainsi à écrire sur mon clavier, un dictionnaire des synonymes entre les mains. Mais demandez-moi seulement ce que je cherche. Je vous répondrai en un mot qui attirera du premier regard votre attention ? Je veux vous entraîner dans un monde que vous ne soupçonnez même pas. Voilà des années que je suis devenue une adepte de : je sais, je sais, je fais une fête d’un rien. Et j’aime qu’il en soit ainsi. Que chaque découverte, littéraire ou picturale me fasse autant d’effet. Il y a suffisamment de gens blasés sur cette planète pour que je ne rejoigne pas leurs rangs. Et puis, je n’ais pas envie de décrocher, de toute manière.

Aucune conversation ne saurait remplacer mon plaisir de ce soir alors que je suis sous le charme de ce tableau si inspirant de « Pierre Bonnard », qui me fut envoyé par (une amie) . Ce billet a été écrit pour toi. Mais aussi …  à ce bonheur d’écrire que j’aime partager  avec chacun (e) d’entre vous.

Demain sans doute je laisserai parler mon cœur de façon différente dans un autre écrit. Mes mots décront peut être la venue prochaine du printemps ou bien une merveilleuse histoire d’amour ce sera suivant mon « humeur bonheur » ! Ou pas !

Je sens les choses, mieux que bien des gens de mon entourage. Je suis feu, je suis passion, mes sentiments: des reflets de mes écrits. Mes mots sont amour ou larmes, tristesses ou désespoir, mais toujours écrits avec sincérité. Roberte Colonel le 12/03/2019

 

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A toi Mario…

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Comme tu m’impressionne mon fils ! Ce soir avec ton papa nous allons nous poser et
regarder ensemble à 20H50 dans « Faut Pas Rêver sur France 3 » 
 
Un film documentaire « Dans l’Oeil de Mario » sur le photographe Mario Colonel.
 
Je vais déborder de tendresse parce que je sais qu’au coeur de ta passion il y a les plus beaux sommets du monde. Je sais aussi combien sont fortes tes émotions qui donnent à ton regard bleu cette belle couleur. 
 
Tu en as tant parcouru des montagnes, une vie sans heurt, d’une existence claire, tu en es l’instigateur jour après jour.  Au fil de ta vie et nait cet amour des hauts sommets, ils t’apaisent, tempère et accroître tes frissons.Ta maman
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Le vieux pêcheur…

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Le vieux pêcheur

-Tiens, je ne le vois plus sur le bord de l’orbe. Serait-il malade ? Demain, il me faudra me renseigner.

Mais réflexion faite, non je ne peux pas me tromper ! Il est impossible de passer au bord de l’Orbe sans l’apercevoir la cane à pêche à la main. Il fait partit du paysage

Et si il avait été là, il n’aurait jamais manqué de m’interpellée par un :

« é peuchère ! » Aujourd’hui ça ne mort pas !  Je riais avec lui et je lui disais tout en essayant de prendre l’accent du midi : « mais dite donc, et ce qu’il y a dans votre seau ces quoi c’est loups de mer ? C’est la pêche d’hier ça ? »

-Mais non « ma belle » c’est que je te dis que sa ne mort pas, c’est pour que les autres… là, s’en aillent ailleurs voir si le poisson est plus gros !

Avec beaucoup de sérieux il replaçait un asticot bien rouge au bout de sa ligne et le geste vif, lançait son fil aussi loin qu’il le pouvait.

Un jour je me souviens alors que je passais sur la route qui longe l’Orbe pour attirer mon attention il m’avait dit : « tu sais petite c’est tout un art la pêche. Il faut bien se préparé, être patient car parfois on rentre bredouille a la maison… enfin, certains, pas moi ! Car je sais y faire ! Et disant cela il partait dans de grands éclats de rires. J’adorais aussi l’entendre raconter quelques histoires un peu coquines et bien méridionales. Il savait que j’aimais bien l’écouter et c’est pour cela qu’il ne se privait pas de m’interpeller.

Pendant la période des vacances je l’entendais souvent chanter au passage des jolies jeunes femmes bien bronzées. Elles étaient assez courtes vêtues et lui, il avait l’œil coquin !

A lui tout seul, cet homme c’était du « Pagnol. »

Lundi je suis passée en me promenant devant sa maison. Elle ne se trouve qu’à deux pas de chez moi.

Leur voiture n’était pas devant le portail comme elle avait l’habitude d’y être. Comment ne l’avais je pas remarqué alors que je passe chaque jour devant.

Son épouse se reposait dans son fauteuil sur la terrasse de leur maison très arborée d’arbres et de plantes de la région.

Je me suis approchée du portail et j’ai demandé si je pouvais venir lui rendre visite. Elle accepta très volontiers.

Cette dame avait gardé son élégance que je lui connaissais.  Seule fut ma surprise de voir sa tristesse sur son visage.

Je m’en inquiétée. Et, lorsqu’elle se confia sur sa santé et celle de son mari je compris très vite qu’il était très malade.

Elle m’invita à entré à dans sa demeure. Lorsque j’ai eu franchi l’entrée immédiatement j’ai constaté que le bel ameublement du séjour avait disparu. Il n’y avait plus les meubles contemporain cérusé roses mais une table très ancienne et des chaises tout autant  qui accentué la tristesse de la demeure. Les volet tirés ne laissé filtrer qu’un filet de lumière.

Au fond de la pièce un lit médicalisé prenait énormément de place c’est la que se trouvait allongé « mon vieux pécheur ami ». Il avait le teint blafard, il été si fatigué qu’il ne pouvait répondre a ma question qu’avec sa main.

Je suis sortie de cette visite le cœur chaviré. En pensant que sa vie avait été toute remplie de plaisir simple comme aller à la pêche. Et cela il ne pourrait plus le faire.

En revenant chez moi, je n’ai pas cherché à retenir mes larmes.

Je pensais à mon vieux pêcheur, cet homme si passionné de pêche,  avec son drôle d’accent que la maladie  réduisait à ce jour  a l’état de mort vivant.

Roberte Colonel le 06 /09 /2018 : Tout droit réservé

(Image du wilipédia)

 

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Journée internationale de la femme.

 

Envie de rien, même pas envie de fêter la journée internationale de la femme, c’est tout dire.

Aujourd’hui est un jour sans rêve et sans désir sinon que celui de me laisser porter sur les vagues de la mer déserte en ce froid.
Aujourd’hui est un jour sans inspiration. Une journée où je tourne en rond, où j’attends que quelque chose se passe, sans savoir quoi.

Une journée où je n’arrive pas à me convaincre de bouger, où aucune image ne réveille en moi un souvenir à partager.

Une journée  où la seule chose que je veux entendre est celle des bruits des vagues.

Spleen du printemps qui tarde à arriver ?

Je sais seulement qu’aujourd’hui je n’arriverai à rien. Tout me semble inaccessible, alors je préfère ne pas en appeler de mes rêves et de mes ambitions.

Aujourd’hui, je reste entre parenthèses, je ne me livre pas. Donnez-moi une raison de rire et je rirai.
Donnez-moi autre chose que ces jours presque toujours pareils où malgré les livres, l’écriture je perds pied.

« Demain est un autre jour », je le pense toujours . Mais quoi faire avec les aujourd’hui d’aujourd’hui désastreux ? Roberte Colonel

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La fille de joie…

Prostitution

Elle ne sait plus ce qui la conduite là, mais ce dont elle se souvient c’est que le piège c’est refermé sur elle sans qu’elle ne puisse s’en échapper. Sans doute avait il su la séduire, la convaincre, lui promettre un amour éternel.

Hélas, elle n’avait pas compris que ce qu’il voulait avant tout la soumettre a ce qu’elle devienne une fille de joie pour lui. L’argent étant sa seule préoccupation.

Puis vient un matin où elle sait qu’à s’éparpiller entre les uns et les autres, à chercher dans le regard de certains quelque chose qui l’animera, elle ne trouvera que de l’éphémère, alors qu’elle est une femme de durée.

Elle retournera à l’essentiel qui n’est pas le leur et dans lequel ils ne pourront jamais entrer, car ils n’auront jamais su d’elle que ce qu’elle a bien voulu leur livrer.

Et si un jour elle s’est dite, sans retenue, si elle a osé donner les clés de son univers à l’un d’entre eux, c’est qu’elle avait envie de le faire.

Puis un jour elle sait dit qu’il était temps, sûrement, de retourner aux êtres qui l’inspirent et la stimulent. Et de tourner le dos à la rue.

Il lui avait fallut peut-être accepter de s’étourdir de gens et multiplier les rencontres pour faire ce constat. Juste un temps. Juste avant qu’elle n’oublie qu’elle n’existait autrement qu’à travers le regard des autres.

Et ce matin elle  avait su qu’un seule pouvait la retenir et la respecter.

Texte Roberte Colonel

 

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Elle…

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Elle s’est enchevêtrée dans les mailles du filet… amour.

Aujourd’hui, elle ne sait plus tellement comment se débattre. Mais ce qu’elle sait, au-delà des convictions qu’elle s’inflige, c’est qu’elle refuse d’être tenue ainsi. Elle ne veut plus se débatte entre sa vie d’hier et celle d’aujourd’hui qui l’encadrent et la réduise en peau de chagrin. Elle ne supporte plus les malentendus, les affabulations qui l’empêche d’avancer. Dorénavant elle veut être elle par dessus tout. Elle veut écrire, elle veut apprendre. Elle veut vivre dans sa fureur, son droit.

Elle a envie de dire que tout est possible si on le souhaite vraiment.
Elle s’est offert une chambre douillette où pleuvent les mots. Elle va écouter les mystères des mouvements du ciel. Elle va oser montrer ses ailes, les déploiera et volera haut. Le jour de sa naissance, elle a reçu un présent. Un présent sensible et précieux, que certains ne pourront jamais comprendre, que d’autres ne soutiendront pas. Mais elle se doit, et elle le sait, de remplir les pages d’un nouveau livre, où pourront vivre ses écrits d’aujourd’hui. (Roberte Colonel  06/11/2017)

 

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Moi les mots, j’aime bien…

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 » Moi les mots, j’aime bien. J’aime bien les phrases longues, les soupirs qui s’éternisent. J’aime bien quand les mots cachent parfois ce qu’ils disent ; ou le disent d’une manière nouvelle. »Grégoire Delacourt

Aujourd’hui l’écrivaine a revêtue d’autres habits que ceux qu’elle porta de long mois pour se mettre au diapason d’une histoire virtuelle qu’elle mena avec frénésie jusqu’ à la fin de ce long voyage d’amour, de rebondissements en tout genres. Elle s’était oubliée dans des vêtements trop incommodants pour elle.  Son imaginaire dévorant l’avait portée vers un univers si captivant d’amour qu’elle fut éblouie par l’homme qui l’accompagna tout au  longs des mois dans ses écrits.

Elle s’était laissée griser au travers d’un amour si particulier qu’ils décrivaient …

Aujourd’hui elle se réapproprie ses propres habits, ceux taillés à sa mesure et qui lui vont si bien. Le réel lui est plus confortable.

Ils vont porter prochainement cette histoire aux lecteurs  où s’entremela le réel et l’irréel de leur propre vie. Pour autant elle, elle n’abandonnera pas cette grande amitié venue des jolis mots qu’ils ont écrit ensemble à deux mains.

Ils reecriront dans les prochains jours sans doute d’autres mots où s’entremêleront toujours amitié, confidences mais où l’amour passion ne sera plus leur sujet principal.

L’écrivaine aujourd’hui est heureuse de retrouver ses mots nouveaux à elle pour décrire la beauté des fleurs, des oiseaux, de la mer, de son environnement qui la passionnent tant.

Roberte Colonel le 1/10/2017 Photo (Marie Blanche Muller.)

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Noyer quelques feuilles de papier…

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J’ai parfois en moi cette envie de partir lire devant la mer qui se déchaîne, pour évacuer ce trop plein en moi dans cette eau qui bouillonne, en jetant page après page ce manuscrit écrit et que personne ne lira jamais.

Mais je sais fort bien que noyer quelques feuilles de papier ne taira en rien le tumulte qui s’agite en moi, ne me rendra pas raisonnable, n’effacera rien de mes rêves parfois trop grands ni de mes élans amoureux.

Et si la mer m’appelle, ce n’est peut-être pas pour autre chose que parce qu’il me manque et non pas pour ces quelques feuilles qu’il vaut peut-être mieux déchiqueter ou brûler. Geste que je n’ose pas faire. La mer me donnerait-elle ce courage qui me manque? Roberte Colonel  27/08/ 2O17

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La planète Amour…

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La planète Amour…

J’aime cette lumière du matin qui envahit ma chambre, alors que la mer déroule ses vagues et que la ville est à demi endormie. J’aime cette lumière qui entre dans toutes les pièces parce que je ne ferme pas les rideaux, parce que je ne descends pas les stores, parce qu’ailleurs j’oublie de fermer les volets.

J’aime ce soleil qui joue sur ma peau et qui éclaire mon bureau. J’aime lire les nouvelles, lire les courriels amicaux, en prenant un bol de thé bien chaud tandis que le petit matin éblouissant caresse doucement mon épaule nue.

Mais je n’ai pas tous les matins ce plaisir. Il y a des matins gris, des matins sans lumières, des matins de nuage et de pluie, où la lumière ne se glisse pas jusqu’à moi. Et pourtant, je fais comme si. Je m’assoie dans mon fauteuil, là, juste sur le coté près de la fenêtre, où l’apparition du soleil darde ses rayons. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait pareil chaque jour. Mais c’est un rendez-vous auquel je tiens. Même si celui avec qui j’ai rendez-vous est inconstant, même s’il fixe comme il l’entend ses heures, même si l’hiver il me fait attendre.

Nous avons un rapport privilégié. Je ne ferme pas les rideaux, je ne ferme pas le volet, et ailleurs je laisse les volets ouverts. Il est chez lui, il entre quand il veut. Il sait que je l’attends pour un petit échange matinal. Nous sommes de vieux complices. Des amis à durée illimitée.

-Bonjour ! As-tu passé une bonne nuit ? As-tu fais quelques rêves ? Étais-je présente ? Je le vois sourire !

-Tu poses toujours trop de questions. Tu ne cesse de vouloir tout savoir…

Et bien oui moi je suis comme ça curieuse par nature et de lui tout m’intéresse. Je suis faite de ces détails qui ont embrasé mes sens.
Je suis tantôt ici, tantôt là-bas de l’autre coté. Et je me promène dans ma mémoire, suscitant là une émotion, une image, une impression que je tente de lui révéler. Mais je ne serai jamais objective. Il y a trop de moi dans mes histoires.

 Et quand pas un mot de lui quand se fait le silence,
s’installe en moi une distance que je ne comprends pas. Je reste assise là prostrée. Et ce qui est plus rare, quand aucune- trace de lui le matin ne vient me réchauffer le cœur je me sens sans défense.

Nous ne sommes que rarement sur la même planète en même temps. Il y en a tant. Des immenses, des bien trop grandes pour nous.

Cependant qu’un jour que je lisais sur une minuscule planète tout juste grande pour moi et mes et rêves, il vint s’asseoir à mes côtés. Et ce jour là le ciel éclaira toute ma chambre. La planète que l’on croyait sans nom s’appelait … Amour.

Roberte Colonel 04/06/ 2017

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L’avenir n’existe qu’au présent…

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« L’avenir n’existe qu’au présent. » (Louis Scutenaire)

Il vente, comme il ventait ce jour de Mars sur la plage. Et mes cheveux balaient mon visage, ainsi qu’ils le faisaient ce jour où je suis allée sur le sable poser mes pas, ce jour où je me suis demandée pourquoi mon cœur cognait si fort dans ma poitrine. Il vente, comme il ventait ce jour.
Un immense souffle qui soulève tout sur son passage, jusqu’aux questions troublantes sur la vie. J’aime cette journée, même si je sais que notre séparation doit encore duré de longues années … J’aime qu’elle existe et qu’elle soit soulignée. Même si pour moi, c’est une nouvelle journée d’attente. J’ai bien essayé d’écrire quelques lignes d’un nouveau roman mais ce n’était jamais ce que je voulais réellement décrire. J’éprouvais un sentiment de plénitude, de bien-être, d’accord avec moi-même. C’est une belle journée aujourd’hui. Elle réunit dans l’universalité les amoureux… dont je suis.

Aujourd’hui, la crainte a disparu. Mon cœur ne bat plus la chamade, j’apprivoise cette nouvelle vie car cet homme, je suis heureuse de l’avoir connu. Être passé à côté d’un homme d’une telle bonté serait bien pire que le fait de le perdre. Comment savoir pourquoi telle personne entre dans notre vie et pas une autre la seconde d’après ? Il va sans dire que nous parlons de nos deux passions communes. Et ce soir, j’aurais tellement envie qu’il soit là près de moi. Il paraît que rien n’arrive pour rien. Et si Augustin était arrivé dans ma vie pour me faire avancer. Il n’est pas donné à tous les écrivains le talent pour regarder avec autant d’intensité que le premier véritable rayon de soleil. Et la journée a été belle. Comme elle devrait toujours l’être, même si on a des soucis, même si une parole nous blesse parfois, même si ça n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait, même si… Et aussi parce que… Et si ma vie est imparfaite, et si mes rêves ne s’accomplissent pas dans le délai escompté, je puis au moins me réjouir du fait que je suis en vie et que je rêve encore. Pas de choc, pas de tristesse. La roue tourne, ma vie est ailleurs. ( texteRoberte Colonel)

 

 

 

 

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Les matins difficile de l’écrivaine…

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Parfois, il y a des matins difficiles, des matins qui annoncent des écrits arides qu’elle ne pourra contourner, parce que le travail le demande. Et parfois, elle fait la tête la, sans s’en rendre compte, parce que le passage que l’écrivaine veut écrire est ardu, mal écrit ou flou, et qu’il demande une lourde révision pour qu’elle puisse donner une quelconque clarté à ces lignes. Mais elle sait, elle qui écrit ne perdre de vue aucun détail. Elle sait que quand elle aura reconstruit, changé des mots, trouvé de meilleures formulations, le texte sera lisible. Et elle sait que si, en cette minute, le travail lui semble fastidieux par moments, dans quelques heures elle sourira, le travail accompli. Elle qui se nourrit de mots, elle dont le regard s’allume à chacun des mots qu’elle écrit, qui s’était livrée comme jamais, celle-là, l’écrivaine, n’avait pas prévu ça. Ni imaginé une seule minute que ça arriverait comme cela. Elle voulait faire vivre à son personnage un amour sans fin, elle voulait pour lui que des mots qui fasse rêvé son lecteur en lisant les phrases qu’elle écrivait parce que jamais quelqu’un n’avait su trouver avant elle des mots qui touchent à ce point. Elle qui, depuis quelques heures, doit se rendre à cette évidence que tout ce qui commence a toujours une conclusion. Et si pour l’écrivaine tout était encore à inventer ? Et si elle avait vraiment cette possibilité ou même juste celle de pouvoir croire qu’elle est encore en mesure de tout réinventer de nouvelles façons de s’exprimer, de dire le désir, est-ce vraiment possible, semble telle se demander ? L’écrivaine est elle en mesure de réinventer l’histoire ? Elle qui dans les livres trouve quelques phrases qu’elle à voulu écrire, elle qui s’attarde ici et là sur un mot, elle qui cherche constamment une nouvelle façon de dire les choses mille fois exprimées, peut-elle vraiment créer encore des suites de mots qui toucheront, qui feront vibrer, des phrases pareilles à aucune autre ? Ceux qui lisent, ceux qui en plus écrivent, n’ont-ils pas cette foi en eux de croire que tout est vraiment à inventer ? Roberte Colonel

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Danse allucinogène des champignons

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« Ce soir je serai la plus belle pour aller danser pour mieux évincer toutes celles que tu as aimées ce soir je serai la plus tendre quand tu me diras tous les mots que je veux entendre murmurés par toi. » Chanson Sylvie Vartan

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Tu m’as dis que tu trouvais jolie ma robe. Fais moi danser, regarde moi, ne suis-je pas la plus belle. Gouttent à mes lèvres elles portent la magie de tout ce jamais vu et donnent l’envie quand le réel déçoit, quand on est en attente de nouveaux émois qui si fort, nous tentent. Quand l’univers connu dont on a fait le tour, ne nous amuse plus et que l’ennui prend jour, c’est vers ce désir hallucinogène cette fascination qui donne des frissons. C’est l’attrait de l’étrange, un monde inconnu, que la victime échange tout au bout de l’horreur contre une vie bien réelle qui pourrait être belle. Malheur à celui qui croise cette drogue hallucinogène au détour du mauvais chemin, sur le fil du rasoir il annonce la fin.

Roberte Colonel « Image sur le blog de marie des vignes »

N B/ Ces superbes champignons m’ont fait penser a de belles demoiselles qui vont ont au bal dansé et qui pour l’occasion se sont parées de leurs belle robes. D’où la chanson de Sylvie Vartan.

Mais aussi c’est en pensant aux champignons allucinogene qu’est née l’envie d’écrire cette histoire poétique sur ces drogues qui provoquent des hallucinations visuelle (mirages) et parfois mortelles.

 

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