La planète Amour…

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La planète Amour…

J’aime cette lumière du matin qui envahit ma chambre, alors que la mer déroule ses vagues et que la ville est à demi endormie. J’aime cette lumière qui entre dans toutes les pièces parce que je ne ferme pas les rideaux, parce que je ne descends pas les stores, parce qu’ailleurs j’oublie de fermer les volets.

J’aime ce soleil qui joue sur ma peau et qui éclaire mon bureau. J’aime lire les nouvelles, lire les courriels amicaux, en prenant un bol de thé bien chaud tandis que le petit matin éblouissant caresse doucement mon épaule nue.

Mais je n’ai pas tous les matins ce plaisir. Il y a des matins gris, des matins sans lumières, des matins de nuage et de pluie, où la lumière ne se glisse pas jusqu’à moi. Et pourtant, je fais comme si. Je m’assoie dans mon fauteuil, là, juste sur le coté près de la fenêtre, où l’apparition du soleil darde ses rayons. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait pareil chaque jour. Mais c’est un rendez-vous auquel je tiens. Même si celui avec qui j’ai rendez-vous est inconstant, même s’il fixe comme il l’entend ses heures, même si l’hiver il me fait attendre.

Nous avons un rapport privilégié. Je ne ferme pas les rideaux, je ne ferme pas le volet, et ailleurs je laisse les volets ouverts. Il est chez lui, il entre quand il veut. Il sait que je l’attends pour un petit échange matinal. Nous sommes de vieux complices. Des amis à durée illimitée.

-Bonjour ! As-tu passé une bonne nuit ? As-tu fais quelques rêves ? Étais-je présente ? Je le vois sourire !

-Tu poses toujours trop de questions. Tu ne cesse de vouloir tout savoir…

Et bien oui moi je suis comme ça curieuse par nature et de lui tout m’intéresse. Je suis faite de ces détails qui ont embrasé mes sens.
Je suis tantôt ici, tantôt là-bas de l’autre coté. Et je me promène dans ma mémoire, suscitant là une émotion, une image, une impression que je tente de lui révéler. Mais je ne serai jamais objective. Il y a trop de moi dans mes histoires.

 Et quand pas un mot de lui quand se fait le silence,
s’installe en moi une distance que je ne comprends pas. Je reste assise là prostrée. Et ce qui est plus rare, quand aucune- trace de lui le matin ne vient me réchauffer le cœur je me sens sans défense.

Nous ne sommes que rarement sur la même planète en même temps. Il y en a tant. Des immenses, des bien trop grandes pour nous.

Cependant qu’un jour que je lisais sur une minuscule planète tout juste grande pour moi et mes et rêves, il vint s’asseoir à mes côtés. Et ce jour là le ciel éclaira toute ma chambre. La planète que l’on croyait sans nom s’appelait … Amour.

Roberte Colonel 04/06/ 2017

L’avenir n’existe qu’au présent…

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« L’avenir n’existe qu’au présent. » (Louis Scutenaire)

Il vente, comme il ventait ce jour de Mars sur la plage. Et mes cheveux balaient mon visage, ainsi qu’ils le faisaient ce jour où je suis allée sur le sable poser mes pas, ce jour où je me suis demandée pourquoi mon cœur cognait si fort dans ma poitrine. Il vente, comme il ventait ce jour.
Un immense souffle qui soulève tout sur son passage, jusqu’aux questions troublantes sur la vie. J’aime cette journée, même si je sais que notre séparation doit encore duré de longues années … J’aime qu’elle existe et qu’elle soit soulignée. Même si pour moi, c’est une nouvelle journée d’attente. J’ai bien essayé d’écrire quelques lignes d’un nouveau roman mais ce n’était jamais ce que je voulais réellement décrire. J’éprouvais un sentiment de plénitude, de bien-être, d’accord avec moi-même. C’est une belle journée aujourd’hui. Elle réunit dans l’universalité les amoureux… dont je suis.

Aujourd’hui, la crainte a disparu. Mon cœur ne bat plus la chamade, j’apprivoise cette nouvelle vie car cet homme, je suis heureuse de l’avoir connu. Être passé à côté d’un homme d’une telle bonté serait bien pire que le fait de le perdre. Comment savoir pourquoi telle personne entre dans notre vie et pas une autre la seconde d’après ? Il va sans dire que nous parlons de nos deux passions communes. Et ce soir, j’aurais tellement envie qu’il soit là près de moi. Il paraît que rien n’arrive pour rien. Et si Augustin était arrivé dans ma vie pour me faire avancer. Il n’est pas donné à tous les écrivains le talent pour regarder avec autant d’intensité que le premier véritable rayon de soleil. Et la journée a été belle. Comme elle devrait toujours l’être, même si on a des soucis, même si une parole nous blesse parfois, même si ça n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait, même si… Et aussi parce que… Et si ma vie est imparfaite, et si mes rêves ne s’accomplissent pas dans le délai escompté, je puis au moins me réjouir du fait que je suis en vie et que je rêve encore. Pas de choc, pas de tristesse. La roue tourne, ma vie est ailleurs. ( texteRoberte Colonel)

 

 

 

 

Les matins difficile de l’écrivaine…

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Parfois, il y a des matins difficiles, des matins qui annoncent des écrits arides qu’elle ne pourra contourner, parce que le travail le demande. Et parfois, elle fait la tête la, sans s’en rendre compte, parce que le passage que l’écrivaine veut écrire est ardu, mal écrit ou flou, et qu’il demande une lourde révision pour qu’elle puisse donner une quelconque clarté à ces lignes. Mais elle sait, elle qui écrit ne perdre de vue aucun détail. Elle sait que quand elle aura reconstruit, changé des mots, trouvé de meilleures formulations, le texte sera lisible. Et elle sait que si, en cette minute, le travail lui semble fastidieux par moments, dans quelques heures elle sourira, le travail accompli. Elle qui se nourrit de mots, elle dont le regard s’allume à chacun des mots qu’elle écrit, qui s’était livrée comme jamais, celle-là, l’écrivaine, n’avait pas prévu ça. Ni imaginé une seule minute que ça arriverait comme cela. Elle voulait faire vivre à son personnage un amour sans fin, elle voulait pour lui que des mots qui fasse rêvé son lecteur en lisant les phrases qu’elle écrivait parce que jamais quelqu’un n’avait su trouver avant elle des mots qui touchent à ce point. Elle qui, depuis quelques heures, doit se rendre à cette évidence que tout ce qui commence a toujours une conclusion. Et si pour l’écrivaine tout était encore à inventer ? Et si elle avait vraiment cette possibilité ou même juste celle de pouvoir croire qu’elle est encore en mesure de tout réinventer de nouvelles façons de s’exprimer, de dire le désir, est-ce vraiment possible, semble telle se demander ? L’écrivaine est elle en mesure de réinventer l’histoire ? Elle qui dans les livres trouve quelques phrases qu’elle à voulu écrire, elle qui s’attarde ici et là sur un mot, elle qui cherche constamment une nouvelle façon de dire les choses mille fois exprimées, peut-elle vraiment créer encore des suites de mots qui toucheront, qui feront vibrer, des phrases pareilles à aucune autre ? Ceux qui lisent, ceux qui en plus écrivent, n’ont-ils pas cette foi en eux de croire que tout est vraiment à inventer ? Roberte Colonel

Danse allucinogène des champignons

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« Ce soir je serai la plus belle pour aller danser pour mieux évincer toutes celles que tu as aimées ce soir je serai la plus tendre quand tu me diras tous les mots que je veux entendre murmurés par toi. » Chanson Sylvie Vartan

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Tu m’as dis que tu trouvais jolie ma robe. Fais moi danser, regarde moi, ne suis-je pas la plus belle. Gouttent à mes lèvres elles portent la magie de tout ce jamais vu et donnent l’envie quand le réel déçoit, quand on est en attente de nouveaux émois qui si fort, nous tentent. Quand l’univers connu dont on a fait le tour, ne nous amuse plus et que l’ennui prend jour, c’est vers ce désir hallucinogène cette fascination qui donne des frissons. C’est l’attrait de l’étrange, un monde inconnu, que la victime échange tout au bout de l’horreur contre une vie bien réelle qui pourrait être belle. Malheur à celui qui croise cette drogue hallucinogène au détour du mauvais chemin, sur le fil du rasoir il annonce la fin.

Roberte Colonel « Image sur le blog de marie des vignes »

N B/ Ces superbes champignons m’ont fait penser a de belles demoiselles qui vont ont au bal dansé et qui pour l’occasion se sont parées de leurs belle robes. D’où la chanson de Sylvie Vartan.

Mais aussi c’est en pensant aux champignons allucinogene qu’est née l’envie d’écrire cette histoire poétique sur ces drogues qui provoquent des hallucinations visuelle (mirages) et parfois mortelles.

 

Les rêves seuls valent la peine que l’on vive.

 

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Les rêves seuls valent la peine que l’on vive. (Élémir Bourges) 

A chacun de tes pas tu me laisses davantage derrière toi.
À chaque vague retournée tu reste invisible. Je suis absente de ta vie. Tu m’avais dis patience et je l’ai étais. Tu m’avais dis telle la mer mes pensées font des roulis dans ma tête. Je suis instable, je t’aime bien mais n’attends rien d’autre. Laisse faire le temps et continue ton chemin. Un jour peut être que je te couvrirais de baisers. J’ai attendu derrière ma fenêtre espérant ton retour tu n’es pas revenu. Ton absence était insupportable. La vie à l’extérieur m’appelé. Je me suis jetée à corps perdu dans un monde que je ne connaissais pas. Je me suis brûlée les ailes et de déception en déception je suis revenue attendre ton retour derrière mes carreaux.

J’ai posé un bouquet de fleurs sur le rebord de ma fenêtre. À chaque vague retournée tu restais invisible. La mer elle, continuait de déposé ses galets que j’allais ramasser chaque matin. Je les empilais un, deux, trois… comme autant de jours passé à attendre ton retour. Et, puisque l’on dit que Les rêves seuls valent la peine que l’on vive, j’ai patiemment attendu que tu reviennes. Et te voilà. Le Rêve fut ! Roberte Colonel.

toile : Quint Buchholz.

Rêve étrange

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Pourquoi ai-je fait ce rêve étrange, alors que je dormais à poing fermé.

Je fus soudain surprise d’apercevoir à quelque centimètre de mon orteil une boule ronde de couleur foncée.  Elle me sembla recroquevillée sur elle-même. Du bout de mon pied je repoussé cette chose bizzard, répugnante. Je tremblais de peur. J’appelais au secours, mais les mots ne sortaient pas de ma gorge. Lorsque cette étrange chose ce déploya je m’aperçu que c’était une horrible araignée de couleur foncée. Elle se mit à tisser son fil Sur le bâton que je tenais à la main. Pas moyen de lui faire lâcher prise elle s’agrippait au manche me montrant que de nous deux c’était moi la plus effrayée. J’étai littéralement tétanisée, et elle, elle n’avait pas peur alors que moi je continué d’appeler au secours. Elle ne lâchait pas prise inlassablement elle tissait sa toile.

Quel signification ce rêve avait-il pour m’effrayer autant et pour qu’immédiatement je pressente un danger.

Au lendemain de ce rêve effrayant nous apprenions à notre réveil le décès du frère de mon mari. Roberte Colonel

altes Buch mit Tusche und FederChaque nuit, alors qu’ils dorment, les hommes vivent d’étranges et mystérieuses aventures dans les rêves. Quelque fois agréables et enthousiasmante, quelques fois douloureux et tristes, la plus part d’entre eux sont rapidement oubliés, et leur signification difficile a comprendre.

Depuis des siècles l’homme cherche à comprendre, à expliquer et à interpréter les rêves : Autrefois, à cause de leur étrangeté et de leur apparente incompréhensibilité, on les assimilait à des messages surnaturel dont l’interprétation était réservée à quelques rares « initiés ».

De nos jours, une interprétation plus moderne doit tenir compte de tous les facteurs qui influencent la vie de l’homme : il faut donc considéré le rêve comme une expression authentique et sincère de l’esprit, libéré des liens rationnels.

Les mots boivent notre pensée…

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Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître. (Jean-Paul Sartre)

Pour que l’événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu’on se mette à le raconter. (Jean-Paul Sartre)

Voilà des jours qu’elle cherche les mots. Minutes qui doucement s’égrènent dans la nuit qui se prépare. Qui filent entre ses doigts comme grains de sable quand le cœur se laisse porter par ses rêves. Minutes si douces du silence aux odeurs de bonheur. Au loin dans la nuit, un bateau est prêt à prendre la mer. À moins que ce ne soit une étoile qui cherche son ciel. Ou les mails qu’elle lui a écrits et qui voudraient s’envoler le rejoindre dans la nuit. Elle sait juste son cœur qui bat, qui battra tant qu’elle le saura là, prêt à prendre place. Il la regarderait lire. Jour après jour. Inlassablement. Les doigts tremblant autour de sa plume qui aurait du mal à glisser sur le papier parce que son cœur battrait trop fort. Attendant cette minute où elle fermerait le livre et le regarderait avec un amour tel qu’aucune phrase ne saurait le décrire. Elle le regarderait. Lèvres ouvertes. Elle ne finirait jamais son poème. Le désir d’eux serait plus fort que tous les mots qu’elle pourrait écrire, que tous les livres qu’elle pourrait lire. Ils ont tant rêvé qu’un jour, après avoir copié dans un grand cahier tous les poèmes qu’ils aimaient, ils partiraient vers un ailleurs dont ils pressentaient l’existence, sans aucune certitude que celle que là-bas ils s’aimeraient en toute liberté. Avec leurs mots et ceux qu’ils avaient choisis entre tous. Ces mots filent entre leurs doigts  et le vent du Sud se charge de les faire voguer sur les vagues d’un rêve insurmontable. (Roberte Colonel) (Peinture Jekel-Brian)