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Cet homme fou plein de candeur…

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Tu le vois, cet homme fou plein de candeur. Il te fait rire avec ses pommettes maquillées, sa peau toute blanche comme du lait. Il a les lèvres vermillon et de sa bouche sortent des mots vibrants de gaieté.

Il chante des contes de fée qui t’emmènent aux quatre coins du monde, empruntant des sentiers où il fait si bon vivre qu’on en oublie les malheurs qui le jalonnent. Il court le long des forêts où les elfes s’agenouillent sur les boutons de fleur.

Tu cours à ses côtés en criant de joie, sentant la pression d’un vent frais sur ton visage et voyant le sien se déformer si joliment. Quand son maquillage part, tu ris aux éclats, à ne plus pouvoir t’arrêter.

Tu te régales de ces instants à l’écouter, parce qu’il t’inspire une paix au parfum de tendresse. Il sort de ses pores une bonne odeur de positif et tu adores la renifler profondément. C’est dans ces moments-là que tu respires le mieux, que tu es au plus près de ton essence, de qui tu es.

Il a les cils sertis de noir et des fausses larmes lui coulent sur les joues. Il fait des moues étranges pour déclencher tes sourires et il y parvient à merveille. Tu t’assoies et tu le vois se démener jusqu’à t’illuminer. C’est tellement attendrissant !

Puis, un jour, alors que tu ne t’y attends pas puis qu’on ne s’y attend jamais, tu sais qu’il  ta quitté. Tu es triste et de vraies larmes inondent ton visage. Là, tu comprends que le fard qui le recouvrait était un masque  de clown. Tu regrettes de ne pas avoir su voir à travers et tu sais qu’éternellement, même quand tes yeux seront secs, que tu regretteras de ne pas avoir su voir au travers de sa face cachée qu’il t’avait aimée Roberte Colonel

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L’obstination est le chemin de la réussite…

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L’obstination est le chemin de la réussite. (Charlie Chaplin)

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Marie, n’était pas malheureuse. Loin de là.
Il y avait des livres, du café, des amis. Des fleurs sur Son chemin. Des nuages aux formes étranges qui lui faisaient inventer des personnages. Des souvenirs. Des moments indélébiles. Cette fois où, ce jour quand de petites traces qui font sourire. Un dessin accroché au mur. Des roses qui ont séché. Tous ces petits détails qui lui faisaient dire que non, elle n’était pas malheureuse. Suffisamment de détails heureux et épars pour le lui confirmer. Quelques photos, quelques mots au fond de son tiroir. Quelques cadeaux lui rappelant son passage.

Et tous ces livres à lire comme autant de moments de bonheur à venir.

Non, elle n’était pas malheureuse. Il a suffi d’une minute, peut-être même de quelques secondes. Difficile de dire en combien de temps le changement s’est opéré. Mais plus rien n’a été pareil. Les souvenirs étaient encore plus beaux. Les objets encore plus colorés. Le ciel plus vaste. Les livres plus invitants.

En regardant dans le miroir de souvenirs elle ne pouvait plus dire qu’elle n’était pas malheureuse. Tout avait changé. Elle était heureuse.

Plongée dans son livre, elle tourne lentement les pages, elle prend le temps de s’imprégner de chaque ligne. Elle est entrée dans l’histoire. On peut même supposer – et pourquoi pas – que le livre parle d’un rendez-vous à venir ou qui a eu lieu, elle s’identifie à l’héroïne, comme tout lecteur, comme toute lectrice aime le faire à l’occasion. Le temps et les mots coulent sur elle. Et peut-être y croit-elle vraiment, à l’heure où elle tient le livre ouvert sur ces genoux. Un rendez-vous dont elle ne voudrait rien attendre, mais qu’elle espère, et rien d’autre, n’être que bonheur. Parce que ça ne peut être le hasard, tout ça. Rien n’arrive jamais par hasard. C’est du moins ce qu’elle se dit en parcourant avide les pages du livre sous ses yeux curieux qui la transportent loin. Bien plus loin que son regard peut la porter dans sa rêverie. Elle est déjà à la page où leurs yeux se caressent tendrement…

Marie à cette osmose de romantisme entre le soleil qui se chauffe à ses rayons et l’aide a trouvé du réconfort dans les moments les plus difficiles de sa vie. Pourtant, elle devrait savoir avec le temps qu’elle devrait être moins naïve. Mais elle n’y arrive pas. Il y a toujours en elle cette envie de croire que les autres lui ressemblent. Elle imagine. Elle dessine des vies aux regards qu’elle croise. Elle invente des princes charmants, des demoiselles esseulées, une amoureuse du bout du monde guindée qui fait des manières. La vie est là dans toutes ces histoires qu’elle n’écrira peut-être jamais. Mais qui resteront peut-être plus vives dans sa mémoire que celles qu’on lui raconte et qui manquent si souvent de poésie. (Roberte Colonel)     Page 3

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Aucun malheur ne devrait entacher notre essence de vie…

 

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Page 2

La patience est un arbre dont les racines sont amères, mais les fruits sont très doux. » (J.E, investisseur)

Se protéger, c’est s’imaginer dans une bulle dans laquelle on ne laisse entrer que le soleil, la lumière, la tendresse, l’amour, l’amitié, les rires, la joie, la bonne humeur, le rêve, la douceur, les sourires… Et ne jamais laisser quiconque ou quoi que se soit percer cette merveilleuse bulle de bien-être.

Marie était comme en sursis depuis quelques jours… Elle se protège, elle s’imagine dans une bulle dans laquelle elle ne laisse entrer que le soleil, la lumière, la tendresse, l’amitié, les rires, la joie, la bonne humeur de certaines de ses amies. Le rêve, la douceur, les sourires… Ne jamais laisser quiconque ou quoi que se soit percer cette merveilleuse bulle de bien-être.

Comme une rose que l’on extrait de son jardin elle s’étiolait lentement se recroquevillait sur elle-même. Elle ne pouvait s’arracher de ses rêveries… Le vent de la désillusion a fait rage et a plié sa tige fragile… Une pluie du chagrin a déferlé sans pareil, et plusieurs pétales ont été touchés, ne laissant d’elle qu’une fleur en péril… Mais, telle une réponse aux prières pour laver l’offence, un soleil doux et guérisseur s’est posé sur elle. De par sa douce clarté réparatrice, l’espoir caché d’un cœur brisé a ressurgi doucement. Assise sur un banc  devant la mer, le soleil caresse doucement sa peau qui frissonne au plaisir simple du va et vient des vagues. Chaleur de l’astre réparateur, comparable à nulle autre. Chaleur qui traverse même son épiderme afin de la toucher, jusque dans son cœur. Alors, malgré des cicatrices indélébiles Marie se réveille. Elle réapprend à croire au soleil qui réchauffe sa peau et lui donne sa couleur bronzée. Elle réapprend encore une fois à s’aimer, à croire, à espérer ; elle se souvient du goût de ses rêveries et vibre de nouveau à ses souvenirs …

L’espoir n’est pas mort… La flamme de ses rêves s’embrase… comme l’hirondelle dans son envol extrêmement fragile, elle détient une force de vie incomparable… Marie reste fixée sur ses objectifs, ses espoirs et ses rêves, en sachant que ce n’est ni le temps ni la difficulté qui seront des obstacles, mais seulement elle-même si elle ne croit plus en ses rêves. La persévérance est une vertu… Voilà sa rêverie. Rayonner de vie, sans jamais se défaire de ses rêves profonds et risquer de perdre l’essence même qui l’anime… Inonder de beauté la vie qui s’offre à elle… renaître de sa désillusion, oublier… Être libre là, et ailleurs, et devenir celle qu’elle a toujours eu envie d’être.

Oublier  la douleur à son cœur. Elle pensait avoir tout perdu, alors que la seule chose qu’elle peut faire maintenant, c’est se reconstruire ! Elle ne lâchera pas ses objectifs de vue, restant persuadée que le meilleur ne pourra sortir que de ce matin de désespérance… S’accrocher à la vie se donner les moyens de vivre ses rêves ne devrait pas endurcir son cœur, mais plutôt affirmer sa persévérance et consolider la foi qu’elle en ses propres capacités.

Il existe parfois des périodes dans la vie où le malheur nous submerge, où on pense perdre pied, mais ces périodes-là, nous apprennent à nous relever… Toujours et encore… Se relever ne veut pas dire ne plus avoir de difficultés, mais c’est savoir accepter le meilleur, afin de traverser les tempêtes avec calme et confiance, en attendant que le beau temps arrive… Alors certes, cela prend du temps, la cicatrice est profonde face a l’abandon, mais Marie est persévérante. Elle garde l’espoir de revoir le soleil l’accompagner dans l’avenir…

«Aucun malheur ne devrait entacher notre essence de vie se dit elle. Aucune peine ne devrait détruire nos rêveries… Croire encore plus fort en l’avenir, briller au-delà des apparences, espérer en ces rêves prometteurs et avancer, en ayant confiance en son destin » (Roberte Colonel)  ( page N°2)

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 Les gens arrivent à nous par toutes sortes de chemins.

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« Le pouvoir de l’auteur, c’est de rendre les choses nouvelles familières et les choses familières nouvelles. (William Thackeray) »

« Le pouvoir de l’auteur, c’est de rendre les choses nouvelles familières et les choses familières nouvelles. (William Thackeray) »

Louise  ne fréquente pas le brouhaha du centre-ville , elle s’est déconnectée de la vie mondaine . Et, cet après midi, elle avait rendez-vous au bord de la mer avec un ami pour passer un agréable moment de causerie. Elle pensait qu’il serait à l’heure. Elle ne peut attendre bien longtemps le vent glacial souffle fort, l’a paralyse. L’éternelle optimisme qui la caractérise en cette minute la transforme ,convaincue que ce qui ressortirai de leur échange resterait dans leurs mémoires et scellerait leur amitié et peut être plus…

Assise sur le banc au bout du port, alors que le vent balaye ses cheveux et refroidit son visage ,elle attend sagement l’arrivée de Rodrigue.

Elle observe au loin la mer qui s’agite. Des vagues de plus de deux mètres de hauteur, fendent sauvagement l’espace pour venir terminer leurs courses sur le sable fin de la plage.

Rodrigue est en retard. A ce moment, le temps lui parait long. Elle s’impatiente.  La façon qu’il a de ne pas respecter l’horaire prévu la désoriente, elle enrage par ce froid, il lui semble qu’il fait peu cas de l’occasion qui leur est donné à ce moment de se   retrouver Elle s’est réjouie à l’avance de ce rendez vous.

Elle se disait qu’il ait des moments qu’il faut vivre quand ils se présentent.

Mais après avoir patienté un bon moment Louise devint réaliste. Sans doute que leur rencontre tombait à l’eau ! Elle avait mal de partout à cause du froid qui la faisait grelotter. 

Rodrigue était entré un jour dans sa vie d’une façon originale. Pourquoi ce jour-là avait elle marché d’un bon pas, le nez plongé dans son téléphone ? Elle ne pouvait savoir à l’avance que Rodrigue avait le nez baissé sur le sien ? Ne regardant que leurs messages ils se croisèrent, se bousculèrent de l’épaule jusqu’à ce qu’enfin leurs yeux plongent dans le regard de l’autre. Rencontre de hasard ? Elle sait seulement qu’ils ont échangé quelques mots de politesse et que depuis cet instant il se donne maintes occasions pour se connecter. Une grande amitié est née entre eux et depuis, elle a donné à cette relation le meilleur d’elle-même. Et, à chaque fois le revoir lui faisait toujours le même effet.  Il eut bien entre eux quelques désaccords. Des moments heureux, d’autres orageux ou ils n’arrivaient pas à se comprendre. Aujourd’hui encore elle est incapable de les effacer totalement. Mais pour sûre elle y parviendra !

Leurs vies se mènent en parallèle, même si elles ont longtemps été entremêlées.

Qu’adviendrait-il de cette amitié s’il se jouait d’elle ?  

Louise n’est pas femme a supporté que l’on se moque impunément de sa personne aussi, le froid, le vent glacial l’oblige à quitter le banc où elle est restée assise trop longtemps à l’attendre .

-Aujourd’hui ce n’est surement qu’un contre temps qui me prive de sa venue. Inutile d’en faire tout un drame.

C’est pour quoi cette rencontre au bord de la mer est toujours si particulière entre eux. Comment savoir pourquoi telle personne entre dans notre vie et pas une autre la seconde d’après ? (Roberte Colonel) 31/03/2019

 

 

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Je suis feu, je suis passion…

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Un tableau est un petit monde qui doit se suffire.
(Pierre Bonnard, 1891)

Et parfois, la vie se charge de mettre sur notre chemin la phrase dont nous avions besoin, celle qui motive à elle seule toutes ces histoires imaginaire que j’invente à partir  d’images représentant des personnages, la mer, les amoureux.

Et, il fallait encore aujourd’hui que cette phrase ait été écrite par un peintre, dont je me sers pour écrire ce billet sur mon blog.

Le peintre lorsqu’il a peint cette toile était il comme moi amoureux en train d’inventer des histoires à sa toile ? Il me plaît grandement d’imaginer que c’est précisément ce qu’il était en train de faire. Il me plaît aussi de croire qu’en effet, « une histoire est un petit monde qui doit se suffire », et que chacun peut y voir ce qu’il veut.

-Le soleil couchant a teinté de rose et de mauve la page que j’écris, si bien que je ne peux que lever les yeux et profiter du moment. Intensément. Je ne savais pas que ça existait. Car si j’avais su j’aurais pris la photo et décris avec passion ce décor surprenant. On me dit douce, même que je parais bien sage, ainsi à écrire sur mon clavier, un dictionnaire des synonymes entre les mains. Mais demandez-moi seulement ce que je cherche. Je vous répondrai en un mot qui attirera du premier regard votre attention ? Je veux vous entraîner dans un monde que vous ne soupçonnez même pas. Voilà des années que je suis devenue une adepte de : je sais, je sais, je fais une fête d’un rien. Et j’aime qu’il en soit ainsi. Que chaque découverte, littéraire ou picturale me fasse autant d’effet. Il y a suffisamment de gens blasés sur cette planète pour que je ne rejoigne pas leurs rangs. Et puis, je n’ais pas envie de décrocher, de toute manière.

Aucune conversation ne saurait remplacer mon plaisir de ce soir alors que je suis sous le charme de ce tableau si inspirant de « Pierre Bonnard », qui me fut envoyé par (une amie) . Ce billet a été écrit pour toi. Mais aussi …  à ce bonheur d’écrire que j’aime partager  avec chacun (e) d’entre vous.

Demain sans doute je laisserai parler mon cœur de façon différente dans un autre écrit. Mes mots décront peut être la venue prochaine du printemps ou bien une merveilleuse histoire d’amour ce sera suivant mon « humeur bonheur » ! Ou pas !

Je sens les choses, mieux que bien des gens de mon entourage. Je suis feu, je suis passion, mes sentiments: des reflets de mes écrits. Mes mots sont amour ou larmes, tristesses ou désespoir, mais toujours écrits avec sincérité. Roberte Colonel le 12/03/2019

 

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A toi Mario…

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Comme tu m’impressionne mon fils ! Ce soir avec ton papa nous allons nous poser et
regarder ensemble à 20H50 dans « Faut Pas Rêver sur France 3 » 
 
Un film documentaire « Dans l’Oeil de Mario » sur le photographe Mario Colonel.
 
Je vais déborder de tendresse parce que je sais qu’au coeur de ta passion il y a les plus beaux sommets du monde. Je sais aussi combien sont fortes tes émotions qui donnent à ton regard bleu cette belle couleur. 
 
Tu en as tant parcouru des montagnes, une vie sans heurt, d’une existence claire, tu en es l’instigateur jour après jour.  Au fil de ta vie et nait cet amour des hauts sommets, ils t’apaisent, tempère et accroître tes frissons.Ta maman
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Le vieux pêcheur…

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Le vieux pêcheur

-Tiens, je ne le vois plus sur le bord de l’orbe. Serait-il malade ? Demain, il me faudra me renseigner.

Mais réflexion faite, non je ne peux pas me tromper ! Il est impossible de passer au bord de l’Orbe sans l’apercevoir la cane à pêche à la main. Il fait partit du paysage

Et si il avait été là, il n’aurait jamais manqué de m’interpellée par un :

« é peuchère ! » Aujourd’hui ça ne mort pas !  Je riais avec lui et je lui disais tout en essayant de prendre l’accent du midi : « mais dite donc, et ce qu’il y a dans votre seau ces quoi c’est loups de mer ? C’est la pêche d’hier ça ? »

-Mais non « ma belle » c’est que je te dis que sa ne mort pas, c’est pour que les autres… là, s’en aillent ailleurs voir si le poisson est plus gros !

Avec beaucoup de sérieux il replaçait un asticot bien rouge au bout de sa ligne et le geste vif, lançait son fil aussi loin qu’il le pouvait.

Un jour je me souviens alors que je passais sur la route qui longe l’Orbe pour attirer mon attention il m’avait dit : « tu sais petite c’est tout un art la pêche. Il faut bien se préparé, être patient car parfois on rentre bredouille a la maison… enfin, certains, pas moi ! Car je sais y faire ! Et disant cela il partait dans de grands éclats de rires. J’adorais aussi l’entendre raconter quelques histoires un peu coquines et bien méridionales. Il savait que j’aimais bien l’écouter et c’est pour cela qu’il ne se privait pas de m’interpeller.

Pendant la période des vacances je l’entendais souvent chanter au passage des jolies jeunes femmes bien bronzées. Elles étaient assez courtes vêtues et lui, il avait l’œil coquin !

A lui tout seul, cet homme c’était du « Pagnol. »

Lundi je suis passée en me promenant devant sa maison. Elle ne se trouve qu’à deux pas de chez moi.

Leur voiture n’était pas devant le portail comme elle avait l’habitude d’y être. Comment ne l’avais je pas remarqué alors que je passe chaque jour devant.

Son épouse se reposait dans son fauteuil sur la terrasse de leur maison très arborée d’arbres et de plantes de la région.

Je me suis approchée du portail et j’ai demandé si je pouvais venir lui rendre visite. Elle accepta très volontiers.

Cette dame avait gardé son élégance que je lui connaissais.  Seule fut ma surprise de voir sa tristesse sur son visage.

Je m’en inquiétée. Et, lorsqu’elle se confia sur sa santé et celle de son mari je compris très vite qu’il était très malade.

Elle m’invita à entré à dans sa demeure. Lorsque j’ai eu franchi l’entrée immédiatement j’ai constaté que le bel ameublement du séjour avait disparu. Il n’y avait plus les meubles contemporain cérusé roses mais une table très ancienne et des chaises tout autant  qui accentué la tristesse de la demeure. Les volet tirés ne laissé filtrer qu’un filet de lumière.

Au fond de la pièce un lit médicalisé prenait énormément de place c’est la que se trouvait allongé « mon vieux pécheur ami ». Il avait le teint blafard, il été si fatigué qu’il ne pouvait répondre a ma question qu’avec sa main.

Je suis sortie de cette visite le cœur chaviré. En pensant que sa vie avait été toute remplie de plaisir simple comme aller à la pêche. Et cela il ne pourrait plus le faire.

En revenant chez moi, je n’ai pas cherché à retenir mes larmes.

Je pensais à mon vieux pêcheur, cet homme si passionné de pêche,  avec son drôle d’accent que la maladie  réduisait à ce jour  a l’état de mort vivant.

Roberte Colonel le 06 /09 /2018 : Tout droit réservé

(Image du wilipédia)