Elle…

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Elle s’est enchevêtrée dans les mailles du filet… amour.

Aujourd’hui, elle ne sait plus tellement comment se débattre. Mais ce qu’elle sait, au-delà des convictions qu’elle s’inflige, c’est qu’elle refuse d’être tenue ainsi. Elle ne veut plus se débatte entre sa vie d’hier et celle d’aujourd’hui qui l’encadrent et la réduise en peau de chagrin. Elle ne supporte plus les malentendus, les affabulations qui l’empêche d’avancer. Dorénavant elle veut être elle par dessus tout. Elle veut écrire, elle veut apprendre. Elle veut vivre dans sa fureur, son droit.

Elle a envie de dire que tout est possible si on le souhaite vraiment.
Elle s’est offert une chambre douillette où pleuvent les mots. Elle va écouter les mystères des mouvements du ciel. Elle va oser montrer ses ailes, les déploiera et volera haut. Le jour de sa naissance, elle a reçu un présent. Un présent sensible et précieux, que certains ne pourront jamais comprendre, que d’autres ne soutiendront pas. Mais elle se doit, et elle le sait, de remplir les pages d’un nouveau livre, où pourront vivre ses écrits d’aujourd’hui. (Roberte Colonel  06/11/2017)

 

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Moi les mots, j’aime bien…

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 » Moi les mots, j’aime bien. J’aime bien les phrases longues, les soupirs qui s’éternisent. J’aime bien quand les mots cachent parfois ce qu’ils disent ; ou le disent d’une manière nouvelle. »Grégoire Delacourt

Aujourd’hui l’écrivaine a revêtue d’autres habits que ceux qu’elle porta de long mois pour se mettre au diapason d’une histoire virtuelle qu’elle mena avec frénésie jusqu’ à la fin de ce long voyage d’amour, de rebondissements en tout genres. Elle s’était oubliée dans des vêtements trop incommodants pour elle.  Son imaginaire dévorant l’avait portée vers un univers si captivant d’amour qu’elle fut éblouie par l’homme qui l’accompagna tout au  longs des mois dans ses écrits.

Elle s’était laissée griser au travers d’un amour si particulier qu’ils décrivaient …

Aujourd’hui elle se réapproprie ses propres habits, ceux taillés à sa mesure et qui lui vont si bien. Le réel lui est plus confortable.

Ils vont porter prochainement cette histoire aux lecteurs  où s’entremela le réel et l’irréel de leur propre vie. Pour autant elle, elle n’abandonnera pas cette grande amitié venue des jolis mots qu’ils ont écrit ensemble à deux mains.

Ils reecriront dans les prochains jours sans doute d’autres mots où s’entremêleront toujours amitié, confidences mais où l’amour passion ne sera plus leur sujet principal.

L’écrivaine aujourd’hui est heureuse de retrouver ses mots nouveaux à elle pour décrire la beauté des fleurs, des oiseaux, de la mer, de son environnement qui la passionnent tant.

Roberte Colonel le 1/10/2017 Photo (Marie Blanche Muller.)

Noyer quelques feuilles de papier…

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J’ai parfois en moi cette envie de partir lire devant la mer qui se déchaîne, pour évacuer ce trop plein en moi dans cette eau qui bouillonne, en jetant page après page ce manuscrit écrit et que personne ne lira jamais.

Mais je sais fort bien que noyer quelques feuilles de papier ne taira en rien le tumulte qui s’agite en moi, ne me rendra pas raisonnable, n’effacera rien de mes rêves parfois trop grands ni de mes élans amoureux.

Et si la mer m’appelle, ce n’est peut-être pas pour autre chose que parce qu’il me manque et non pas pour ces quelques feuilles qu’il vaut peut-être mieux déchiqueter ou brûler. Geste que je n’ose pas faire. La mer me donnerait-elle ce courage qui me manque? Roberte Colonel  27/08/ 2O17

La planète Amour…

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La planète Amour…

J’aime cette lumière du matin qui envahit ma chambre, alors que la mer déroule ses vagues et que la ville est à demi endormie. J’aime cette lumière qui entre dans toutes les pièces parce que je ne ferme pas les rideaux, parce que je ne descends pas les stores, parce qu’ailleurs j’oublie de fermer les volets.

J’aime ce soleil qui joue sur ma peau et qui éclaire mon bureau. J’aime lire les nouvelles, lire les courriels amicaux, en prenant un bol de thé bien chaud tandis que le petit matin éblouissant caresse doucement mon épaule nue.

Mais je n’ai pas tous les matins ce plaisir. Il y a des matins gris, des matins sans lumières, des matins de nuage et de pluie, où la lumière ne se glisse pas jusqu’à moi. Et pourtant, je fais comme si. Je m’assoie dans mon fauteuil, là, juste sur le coté près de la fenêtre, où l’apparition du soleil darde ses rayons. Bien sûr, ce n’est pas tout à fait pareil chaque jour. Mais c’est un rendez-vous auquel je tiens. Même si celui avec qui j’ai rendez-vous est inconstant, même s’il fixe comme il l’entend ses heures, même si l’hiver il me fait attendre.

Nous avons un rapport privilégié. Je ne ferme pas les rideaux, je ne ferme pas le volet, et ailleurs je laisse les volets ouverts. Il est chez lui, il entre quand il veut. Il sait que je l’attends pour un petit échange matinal. Nous sommes de vieux complices. Des amis à durée illimitée.

-Bonjour ! As-tu passé une bonne nuit ? As-tu fais quelques rêves ? Étais-je présente ? Je le vois sourire !

-Tu poses toujours trop de questions. Tu ne cesse de vouloir tout savoir…

Et bien oui moi je suis comme ça curieuse par nature et de lui tout m’intéresse. Je suis faite de ces détails qui ont embrasé mes sens.
Je suis tantôt ici, tantôt là-bas de l’autre coté. Et je me promène dans ma mémoire, suscitant là une émotion, une image, une impression que je tente de lui révéler. Mais je ne serai jamais objective. Il y a trop de moi dans mes histoires.

 Et quand pas un mot de lui quand se fait le silence,
s’installe en moi une distance que je ne comprends pas. Je reste assise là prostrée. Et ce qui est plus rare, quand aucune- trace de lui le matin ne vient me réchauffer le cœur je me sens sans défense.

Nous ne sommes que rarement sur la même planète en même temps. Il y en a tant. Des immenses, des bien trop grandes pour nous.

Cependant qu’un jour que je lisais sur une minuscule planète tout juste grande pour moi et mes et rêves, il vint s’asseoir à mes côtés. Et ce jour là le ciel éclaira toute ma chambre. La planète que l’on croyait sans nom s’appelait … Amour.

Roberte Colonel 04/06/ 2017

L’avenir n’existe qu’au présent…

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« L’avenir n’existe qu’au présent. » (Louis Scutenaire)

Il vente, comme il ventait ce jour de Mars sur la plage. Et mes cheveux balaient mon visage, ainsi qu’ils le faisaient ce jour où je suis allée sur le sable poser mes pas, ce jour où je me suis demandée pourquoi mon cœur cognait si fort dans ma poitrine. Il vente, comme il ventait ce jour.
Un immense souffle qui soulève tout sur son passage, jusqu’aux questions troublantes sur la vie. J’aime cette journée, même si je sais que notre séparation doit encore duré de longues années … J’aime qu’elle existe et qu’elle soit soulignée. Même si pour moi, c’est une nouvelle journée d’attente. J’ai bien essayé d’écrire quelques lignes d’un nouveau roman mais ce n’était jamais ce que je voulais réellement décrire. J’éprouvais un sentiment de plénitude, de bien-être, d’accord avec moi-même. C’est une belle journée aujourd’hui. Elle réunit dans l’universalité les amoureux… dont je suis.

Aujourd’hui, la crainte a disparu. Mon cœur ne bat plus la chamade, j’apprivoise cette nouvelle vie car cet homme, je suis heureuse de l’avoir connu. Être passé à côté d’un homme d’une telle bonté serait bien pire que le fait de le perdre. Comment savoir pourquoi telle personne entre dans notre vie et pas une autre la seconde d’après ? Il va sans dire que nous parlons de nos deux passions communes. Et ce soir, j’aurais tellement envie qu’il soit là près de moi. Il paraît que rien n’arrive pour rien. Et si Augustin était arrivé dans ma vie pour me faire avancer. Il n’est pas donné à tous les écrivains le talent pour regarder avec autant d’intensité que le premier véritable rayon de soleil. Et la journée a été belle. Comme elle devrait toujours l’être, même si on a des soucis, même si une parole nous blesse parfois, même si ça n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait, même si… Et aussi parce que… Et si ma vie est imparfaite, et si mes rêves ne s’accomplissent pas dans le délai escompté, je puis au moins me réjouir du fait que je suis en vie et que je rêve encore. Pas de choc, pas de tristesse. La roue tourne, ma vie est ailleurs. ( texteRoberte Colonel)

 

 

 

 

Les matins difficile de l’écrivaine…

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Parfois, il y a des matins difficiles, des matins qui annoncent des écrits arides qu’elle ne pourra contourner, parce que le travail le demande. Et parfois, elle fait la tête la, sans s’en rendre compte, parce que le passage que l’écrivaine veut écrire est ardu, mal écrit ou flou, et qu’il demande une lourde révision pour qu’elle puisse donner une quelconque clarté à ces lignes. Mais elle sait, elle qui écrit ne perdre de vue aucun détail. Elle sait que quand elle aura reconstruit, changé des mots, trouvé de meilleures formulations, le texte sera lisible. Et elle sait que si, en cette minute, le travail lui semble fastidieux par moments, dans quelques heures elle sourira, le travail accompli. Elle qui se nourrit de mots, elle dont le regard s’allume à chacun des mots qu’elle écrit, qui s’était livrée comme jamais, celle-là, l’écrivaine, n’avait pas prévu ça. Ni imaginé une seule minute que ça arriverait comme cela. Elle voulait faire vivre à son personnage un amour sans fin, elle voulait pour lui que des mots qui fasse rêvé son lecteur en lisant les phrases qu’elle écrivait parce que jamais quelqu’un n’avait su trouver avant elle des mots qui touchent à ce point. Elle qui, depuis quelques heures, doit se rendre à cette évidence que tout ce qui commence a toujours une conclusion. Et si pour l’écrivaine tout était encore à inventer ? Et si elle avait vraiment cette possibilité ou même juste celle de pouvoir croire qu’elle est encore en mesure de tout réinventer de nouvelles façons de s’exprimer, de dire le désir, est-ce vraiment possible, semble telle se demander ? L’écrivaine est elle en mesure de réinventer l’histoire ? Elle qui dans les livres trouve quelques phrases qu’elle à voulu écrire, elle qui s’attarde ici et là sur un mot, elle qui cherche constamment une nouvelle façon de dire les choses mille fois exprimées, peut-elle vraiment créer encore des suites de mots qui toucheront, qui feront vibrer, des phrases pareilles à aucune autre ? Ceux qui lisent, ceux qui en plus écrivent, n’ont-ils pas cette foi en eux de croire que tout est vraiment à inventer ? Roberte Colonel

Danse allucinogène des champignons

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« Ce soir je serai la plus belle pour aller danser pour mieux évincer toutes celles que tu as aimées ce soir je serai la plus tendre quand tu me diras tous les mots que je veux entendre murmurés par toi. » Chanson Sylvie Vartan

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Tu m’as dis que tu trouvais jolie ma robe. Fais moi danser, regarde moi, ne suis-je pas la plus belle. Gouttent à mes lèvres elles portent la magie de tout ce jamais vu et donnent l’envie quand le réel déçoit, quand on est en attente de nouveaux émois qui si fort, nous tentent. Quand l’univers connu dont on a fait le tour, ne nous amuse plus et que l’ennui prend jour, c’est vers ce désir hallucinogène cette fascination qui donne des frissons. C’est l’attrait de l’étrange, un monde inconnu, que la victime échange tout au bout de l’horreur contre une vie bien réelle qui pourrait être belle. Malheur à celui qui croise cette drogue hallucinogène au détour du mauvais chemin, sur le fil du rasoir il annonce la fin.

Roberte Colonel « Image sur le blog de marie des vignes »

N B/ Ces superbes champignons m’ont fait penser a de belles demoiselles qui vont ont au bal dansé et qui pour l’occasion se sont parées de leurs belle robes. D’où la chanson de Sylvie Vartan.

Mais aussi c’est en pensant aux champignons allucinogene qu’est née l’envie d’écrire cette histoire poétique sur ces drogues qui provoquent des hallucinations visuelle (mirages) et parfois mortelles.