Publié dans rêve

Le miracle, on l’espère en silence…

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Le miracle, on l’espère en silence, sans bouger, on ne voudrait surtout pas le déranger, qu’il change d’avis, qu’il fasse demi-tour. (Hélène Machelon)

Alors que je dormais le miracle est venu à moi.

Il s’est invité doucement dans mon sommeil,

Puis il ma dit tout bas…

Rêve ma belle endormie, ne te réveille pas.

Les étoiles éclairent de lumière ton visage.

Sois heureuse, ton rêve va se réaliser.

Puis il parla si fort qu’il me réveillât.

A quel rêve faisait t-il allusion ?

Devrais-je le croire le miracle ?

Ici bas, mes déceptions me sont coutumières.

Mes projets tombent souvent à l’eau.

Que sais je, qui puisse se réaliser

Au dire de ce miracle venu cette nuit dans mon sommeil ?

Ce pourrait-il que ce soit prémonitoire ?

J’ai de bonnes raisons pour y croire…

Si la vie est un miracle de tous les jours, vous vivez dans un miracle permanent !

(Roberte Colonel)

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Le miracle

  1. L. : La poésie comme la prière sont aussi action de grâce, occasion de s’émerveiller de chaque instant, sans penser au passé ni à l’avenir. Même dans l’épreuve, et tout en restant dans la vie, on peut toujours se laisser émerveiller par l’empreinte du Seigneur qui passe. Comme cet homme croisé un jour, qui portait un tee-shirt sur lequel était écrit : « Dieu est la seule réponse ». Il y a des signes et des miracles même dans les plus petites choses de la vie, où le visage de Dieu apparaît.

Véronique Lévy, auteur de Montre-moi ton visage (Cerf),

 

Publié dans poésie, rêve

Chimères…

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Je me construis des Chimères

Je les emberlificote dans ma tête

Au fond de mon cœur d’entan

Comme lorsque j’étais enfant.

Je ne me console pas, je rêve, je rêve

Du spectacle de mes chimères

Même que je ne dors plus

Massacre et torture-la sous mes yeux

De vertiges, de questions

Il faut avouer que le rêve

N’a pas besoin de sommeil

Pour prendre place et s’agiter

Dans le dédale d’un cœur blessé.

Roberte Colonel le 9/10/2017

 

Publié dans conte, rêve

Il est venu de si loin…

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Il est venu de si loin…

Il a franchi la mer balotté par les vagues qui mouillait ses pauvres aillons qu’il portait encore sur lui.

Pour toute richesse, il n’avait qu’ un petit ballot contenant les quelques souvenirs de sa vie d’avant.

Pour son voyage lointain il avait emprunté de l’argent afin de payer le passeur qui louait son radeau de fortune à des centaines de pauvre gens.

Il voulait fuir la misère pensait –il. Il voulait trouver de ce coté ci son bel el dora do

mais au cours de la traversée celui ci s’échoua en mer.

Les vagues empotèrent avec elles des centaines de ces compatriotes.

Lui, il s’accrocha de toutes ses forces à la coque du bateau qu’il serra si fort qu’il ne pouvait plus sentir ses doigts endoloris.

En quittant son pays de misère il avait fait un vœu qui le transcendait et lui donnait du courage.

Il ne pouvait pas se laisser engloutir, il fallait à tout prix qu’il réussisse a gagner le rivage.

Dans son pays la bas on le lui avait souvent répété qu’en France il serait respecté, qu’il trouverait du travail.

Il avait fini par croire que sa vie serait meilleur de ce coté ci de la mer. Il choisit donc de rejoindre ce pays du bien être pour trouver sa place, il ne devait pas se démoraliser il y arriverait.

Il luta Jusqu’à l’épuisement  pour atteindre la côte, et ce répéta comme un leitmotiv qu’il serait heureux dans ce pays des libertés ou chacun peut entreprendre, ou chacun a sa place dans une juste société.

Il adressa une prière à son Dieu de bonté de l’aider d’avoir la force de tenir bon, de ne pas flanché. IL senti sur lui la brise du vent léger qui le poussait doucement vers ce monde meilleure, un monde de liberté.

Il continua à nager… longtemps… jusqu’au moment où trop épuisé il s’échoua  fatigué sur le sable mouillé.

Il s’endormit.

A son réveil il sentit dardé sur son corps éreinté les rayons du soleil. Il regarda le ciel et se dit qu’ici quelque soit la couleur de la peau des hommes, ce petit coin de ciel bleu appartenait à tout le monde… sans distinction de race ni de religion.

Roberte Colonel

 

Publié dans rêve, textes, tradition et croyance

Rêve étrange

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Pourquoi ai-je fait ce rêve étrange, alors que je dormais à poing fermé.

Je fus soudain surprise d’apercevoir à quelque centimètre de mon orteil une boule ronde de couleur foncée.  Elle me sembla recroquevillée sur elle-même. Du bout de mon pied je repoussé cette chose bizzard, répugnante. Je tremblais de peur. J’appelais au secours, mais les mots ne sortaient pas de ma gorge. Lorsque cette étrange chose ce déploya je m’aperçu que c’était une horrible araignée de couleur foncée. Elle se mit à tisser son fil Sur le bâton que je tenais à la main. Pas moyen de lui faire lâcher prise elle s’agrippait au manche me montrant que de nous deux c’était moi la plus effrayée. J’étai littéralement tétanisée, et elle, elle n’avait pas peur alors que moi je continué d’appeler au secours. Elle ne lâchait pas prise inlassablement elle tissait sa toile.

Quel signification ce rêve avait-il pour m’effrayer autant et pour qu’immédiatement je pressente un danger.

Au lendemain de ce rêve effrayant nous apprenions à notre réveil le décès du frère de mon mari. Roberte Colonel

altes Buch mit Tusche und FederChaque nuit, alors qu’ils dorment, les hommes vivent d’étranges et mystérieuses aventures dans les rêves. Quelque fois agréables et enthousiasmante, quelques fois douloureux et tristes, la plus part d’entre eux sont rapidement oubliés, et leur signification difficile a comprendre.

Depuis des siècles l’homme cherche à comprendre, à expliquer et à interpréter les rêves : Autrefois, à cause de leur étrangeté et de leur apparente incompréhensibilité, on les assimilait à des messages surnaturel dont l’interprétation était réservée à quelques rares « initiés ».

De nos jours, une interprétation plus moderne doit tenir compte de tous les facteurs qui influencent la vie de l’homme : il faut donc considéré le rêve comme une expression authentique et sincère de l’esprit, libéré des liens rationnels.

Publié dans chaïnes, corps, nuits, rêve, souvenirs

Le chemin qui mène à toi

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Le chemin qui mène à toi
Je ne sais d’où il vient, ni comment il mène à toi,
Comment y pénétrer et me transformer en festin pour tes désirs
Je me demandais
Vais-je peut-être y revenir?

Une image
Ne peut désormais se raconter
Elle s’est oubliée
Elle s’est engouffrée dans le mirage du souvenir. Qui étais-je
Où suis-je maintenant? Dans
Ce qui fut au début? Ce qui fut à la fin? Resserrée entre les deux
Peut-on rendre ses pas au passant?
L’identité serait-elle cette question?
Une boule dans l’espace de la mutation
Un signe de la main et départ

Je ne voyage qu’entre
Un rêve et un rêve
Nos corps et leurs deux visages
Flux de lumière de deux chansons
Je ne voyage que pour m’éclairer
La face de la vérité dans nos corps
Rêve et réalité sont deux enfants :
Celui-ci est espace
L’autre est temps

Hier lors de notre rencontre
Je libérais mon âme de la nuit de ses chaînes
J’apprenais à ses cils
Comment te regarder


Regarde-la voilà qui coule entre nous
La nommerais-tu vague?
La nommerais-tu rose? Prends-la
Émiette-la sur tes lèvres

Qui suis-je? Tu demandes
La réponse est mon corps
Tu connais ses légendes
Mon corps ce voyageur
Dans un nuage de terre.

  •  Vers la nuit des images
    Où nous partagions les rêves
    Et les voiles
    Des marins de l’amour
    Et que nous découvrions leurs rivages :
    Flux et reflux, nous nous élevons et nous descendons
    Mon corps voyageait dans un navire
    De nostalgie,
    Et mes chants dans un navire
    D’étincelles —

    Vers la nuit des images Comment rester racine pour ton amour
    Alors que je ne suis nu eau ni terre? À l’ombre
    Je me renie et au soleil
    Je me demande d’où je suis venu? Mais
    J’essaierai d’apprendre où et comment demeurer
    Un nuage pour ton amour

Rends-moi comme je désire
Comme j’étais, vagues
Chacune de mes veines
Est navire d’amour
Ne crois pas
Je n’ai jamais dit :
J’ai la nostalgie du rivage

(Adonis, La forêt de l’amour en nous)

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 Adonis parle de la musicalité de la langue arabe, puis récite l’un de ses poèmes que je traduis ici: L’enfant que j’étais m’est venu une fois d’un visage étranger Il n’a rien dit, Nous avons marché en se regardant avec curiosité; en silence. Nos pas sont une rivière qui court, étrangère; Au nom de cette feuille flottante dans le vent, les branches nous ont réunis; Et nous nous sommes séparés comme une forêt écrite par la terre et racontée par les saisons; Eh! Enfant que j’étais! Approche! Qu’est-ce qui nous rapproche maintenant et que dirons- nous?