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Averses de baisers…

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via Averses de baisers… — Charef Berkani

 

https://youtu.be/uecR2BP9cFY 

Extrait d’Équinoxe de Roberte Colonel et Charef Berkani

Augustin et Marie

Averses de baisers (page 25)

   Il avait ce regard fragile plein de rage mais aussi de douceur, il surfait sur son esprit vagabond.

     Il était l’image de mes pensées, un éclat de mystère parsemé par le vent. Il était l’ancien, le neuf et l’avenir avec ces grands yeux ouverts. Vif il disait tout à travers ses pupilles qui lançaient des reflets comme le miroir de mon âme.

    Il sentait bon l’air frais du renouveau. Ses lèvres rouges s’étendaient en un large sourire exotique, s’imprimant dans le présent. Il transpirait de sa voix des notes suaves, l’appel d’une sauvagerie délicate qui n’a de place qu’entre ses bras.

     Il était la mer du lointain, je m’y perdais rien qu’à l’écouter. Dans ces silences, il régnait les refrains d’un passé qui n’appartenait qu’a lui. Il était un mirage, un rêve, un autre monde.

     Il était un passage, un tableau impressionniste, le fond d’un paysage qui inspire les peintres.

    Nous étions perdus, là, dans une immensité perfide, celle d’un bonheur mûr mais conscient. Nous restions une seconde, un cours instant entre les cieux et le vide. Nous partagions des rires fous, encouragés par notre insouciance de l’après.

     Mais l’après nous emblait si loin, quel désert aurions nous encore à traverser avant que de se rejoindre dans cet autre monde que nous voulions fait d’amour.

     Puis, le jour à dit a Augustin, quant on a la tête dans les nuages il faut bien s’ancrer au sol et puiser la force nécessaire pour un juste équilibre entre le rêve et la vie sur terre. Avoir la tête dans les nuages pour alléger le poids de l’apesanteur qui nous fait ployer au rythme de la routine quotidienne. On ne peut pas refuser le rêve, royaume de nos fantasmes, les plus fous.             

     L’amour n’a pas de frontière il nous donne des ailes. Oui, vraiment, le bonheur est une trajectoire et non pas une destination.

Équinoxe un livre de Francophonie de partage, de tolérance, et de diversité proposé au prix de la méditerranée.

Une publication des Éditions Auteurs d’Aujourd’hui, Ed2A : www.editions2a.com

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Équinoxe

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Francophonie ! En publication nationale et internationale dans tous les réseaux de l’Hexagone et de la Francophonie. « Équinoxe » de Roberte Colonel et Charef Berkani, un livre de partage, de tolérance et de diversité proposé à la sélection du Prix Méditerranée. Une publication des Éditions Auteurs d’Aujourd’hui, Ed2A : www.editions2a.com

 

Il y a toujours un point de départ, un hasard ? Où est-ce le destin ? Comment savoir ?

Marie avait été si bouleversée la toute première fois où elle avait vu sa photo sur son blog…
Elle pense a Augustin et se demande pourquoi elle s’était mise à l’aimer si vite, si intensément, et pourquoi elle avait si peur que leur amour s’arrête sans qu’elle ne sache pourquoi.

Mon amour, disait-elle à Augustin, j’accroche ma vie à la tienne malgré le temps qui passe et toujours nous laisse tendrement épris l’un de l’autre. Je voudrais encore vivre des milliers de nuits étoilées avec toi. Elle était si bouleversée la toute première fois où il lui avait dit que malgré la distance qui les séparait il l’avait serrée tendrement contre lui.

L’homme qu’elle aime l’a fait entrer dans un univers qu’elle aime, qui lui colle à la peau et l’émerveille. Marie ne saurait dire tout ce qui la lie à Augustin, tant cela est vaste, tant leur curiosité est identique, tant ils aiment les mêmes choses. Pour elle, leur amour a la couleur de l’arc-en-ciel.

Tout n’était pour eux que rêves, désirs, troubles délicieux, espoirs confus, avec cette confiance au creux de l’âme qui ajoutait à ses émerveillements.  Marie n’avait pas eu l’habitude de vivre des aventures aussi folles dont la plupart des gens autour d’elle étaient habitués. Bien qu’il habite au bout du monde, là ou rien ne pourrait les atteindre, ni les quolibets des gens, ni les mauvaises interprétations que l’on ne manquerait pas de faire sur leur couple.

Pour la première fois Marie vivait pleinement son amour en marge des lois que lui dictait sa conscience. Tous les deux ne voulaient pas de fin à cette belle idylle. Ils ne pourraient pas pour tout le reste de leur vie être séparés.
Augustin se tenait là, solitaire et pensif en bout de sa barque, se demandant si elle pourrait lui permettre d’aller retrouver son amour, sa Marie là-bas, de l’autre coté.  Il désirait tellement la rejoindre… Il aimait Marie. Chaque jour il la découvrait plus attentive à lui et tellement joyeuse. Elle dit qu’ils sont si bien l’un et l’autre derrière cet écran qui renvoie leur image. Le temps qui les sépare les fait s’aimer chaque jour davantage.
Sa Marie aimante et fragile l’attendait, elle l’espérait, il devait réagir. Il ne pouvait plus repousser son voyage.
Allait–il continuer à se laisser porter par les vagues sans jamais oser réagir ?
A chaque minute Marie monopolisait ses pensées.
Il oubliait tout ce qui les séparait encore, pour rêver de cette rencontre où enfin leurs lèvres se rejoindraient dans une nuit divine.
En proie à un désir plus fort que sa raison Augustin ne cessait de la désirer.
Avait-il jamais rêvé d’une rencontre plus romantique que celle qu’il fit avec Marie si loin de son pays ?
Il aimait Marie et elle l’aimait.
Il se troubla. Il ne pouvait comprendre à cet instant ce qu’il ressentait, son déchirement de ne pouvoir la prendre dans ses bras. Tous ses manques d’elle. M’aime-t-elle autant que je l’aime.

Roberte Colonel   Charef Berkani

 

 

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J’étais écrivaine plus de la moitié de ma vie.

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Il y a un an, je ne savais pas que tout allait basculer ce jour-là quand je me suis levée. Je ne me doutais pas que quelques heures plus tard, j’allais rentrer, l’âme en peine, en laissant derrière moi la moitié de ma vie. Je ne savais pas, je n’avais même jamais pensé à cette éventualité. Aurais-je dû ? Le choc aurait-il été moins grand ? Je n’en ai aucune idée.

Je sais seulement qu’il m’a fallu des semaines avant de pouvoir recommencer à vivre à nouveau puis à me remettre à écrire, puis à entrer dans une librairie et m’y sentir bien et non plus en mal d’une vie que je n’avais plus, que je ne voulais plus avoir même si elle m’avait comblée à bien des égards toutes ces années. Le temps adoucit-il vraiment tout ? Le temps a-t-il cette propriété ? J’imagine que oui, qu’il sait, quand il est question de douleur, de blessure, d’absence, les rendre moins vives. Ne dit-on pas Il faut laisser le temps faire son œuvre ou Laissons le temps au temps. Et il est vrai que plus le temps passe, plus ce qui faisait terriblement mal devient de moins en moins lancinant, jusqu’à ne plus provoquer qu’un pincement occasionnel. Il en va aussi de ces montagnes qui nous semblaient infranchissables, qu’il a fallu du temps pour mettre derrière soi, et qui, quand elles sont loin là-bas, ne présentent plus des pics insurmontables mais ressemblent davantage à de jolies collines. Oui, le temps adoucit sûrement beaucoup de choses. Mais pas toutes.

Auparavant j’étais écrivaine plus de la moitié de ma vie et nécessairement il en restera toujours quelque chose. Ce goût de partager ma passion, cet amour pour le monde de la littérature, ma toujours habité. Et maintenant, jeter un œil sur cette année où ma vie a changé, où un nouveau projet s’est offert à moi, où de nouvelles amitiés sont venues s’ajouter, où l’écriture a pris une très grande place, celle qu’elle avait avant, il y a longtemps. Et me sentir bien dans cette nouvelle vie où j’ai plus de temps pour ceux que j’aime et pour moi, et où je me sens tellement plus libre et appréciée. Et ne pas avoir de regrets. Ni pour cette vie d’avant,, ni pour ce que je n’ai pas toujours pris le temps de faire…

La douceur de vivre est là. Et même si le ciel est gris, même si parfois je me sens assaillie par une douleur ancienne ou récente, je ferai tout pour que le soleil brille en moi en permanence.

Roberte Colonel    (Extrait d’un de mes prochains romans)

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C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière

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« C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. »(E  Rostand, Cyrano de Bergerac)

Marie contemplait l’immensité mouvante qui déroulait ses anneaux d’argent sous la lune. Tout était calme. Elle regardait le navire qui semblait fendre les flots avec une aisance quasi magique. Elle eut un sourire amer. Depuis longtemps le destin semblait l’avoir condamner à toujours devoir accepter que l’on se moque de ses sentiments. Qu’importait ! Nulle part elle ne trouverait la consolation qu’elle attendait… qui pouvait bien se soucier de ce nouvel échec qu’elle venait une fois encore de subir. Blessée par la force des mots que Paul lui avait déposés, elle l’était dans l’âme…Rien de bien agréable à lire. Aussi ne valait-il mieux ne pas répondre. Elle n’avait pas le gout du scandale bien qu’elle aurait pu le défier ce n’était pas pour lui déplaire. Cependant elle avait aimé cet homme d’un amour passionné cette certitude était douce a son cœur. Elle ne pouvait se résoudre à devenir autre que ce que son cœur lui dictait. L’abandon si cruel fut il, les souvenirs ne sont bon que lorsqu’ils vous aident a vivre.

Elle allait mettre une croix sur ce bonheur là, il le lui avait demandé de le faire certes un peu différemment mais les mots dans ce cas là prennent souvent le même sens…A la perspective d’avoir à le quitter elle en éprouvait un pincement au cœur. Elle était persuadée que le déferlement des mots qu’il employait depuis quelques temps dans ses écrits ce fut lui qu’il les écrivit.

Ce matin là, par une petite route ombragée entre cours d’eau et mer qu’elles que fleurs éclosaient. Le soleil du matin buvait la rosée à même leurs corolles. Les oiseaux chantaient pour répondre au murmure de l’eau qui glissait doucement rejoindre la mer. En cette belle matinée ensoleillée une telle paix se dégageait de l’ensemble qu’on avait peine à le croire fragile. Et pourtant … une déferlante de mots sont venus l’assombrir.

Marie marcha longtemps les yeux mouillés de larmes jus qu’au port ou ils s’étaient assis si proche en ces instants que la perspective de le quitter un jour ne lui serait pas venu a l’esprit. Cependant déjà, elle s’interrogeait bien un peu sur les sentiments qu’elle lui inspirait ? Ce jour là il n’y avait fait aucune allusion.

Ils avaient vu passé bien souvent des orages, des vents mauvais, et chaque fois que le calme revenait il ne donnait que plus de puissance à leur amour. Elle se disait qu’il n’était pas interdit de rêver à un avenir ou ils seraient enfin réunis pour vivre leur amour au grand jour.

Elle finit par comprendre que rien ne se ferait dans les conditions actuelles. Cette fois ci il l’avait humiliée, blessée. Elle paraissait avoir perdu l’envie de se battre pour conserver l’amour de cet homme. A quoi bon s’interroger sans cesse ?  Cet abandon la laisse démunie, cependant, pas anéantie.

A cet instant Marie préfère se dire que quoi qu’il arrive elle pourvoira le moment venu à ce que lui réserve son destin.  Texte Roberte Colonel 7/07/2017

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L’amour et le printemps…

 

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L’amour et le printemps

Baiser de printemps

Porté par un doux vent

Déposé sur les lèvres rosées

Dégustés avec volupté

Baisers de printemps

Soleil rieur d’un beau temps

Arc-en-ciel de joie dans les yeux

Etincelle de bonheur échangé à deux.

(Sourire 2011)

 

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Cette œuvre qui célèbre l’amour et le printemps est créée durant la longue période de travail de Rodin (une trentaine d’années) autour de la porte de l’enfer

Variante de l’œuvre le baiser des années 1890 , elle est probablement inspirée de la relation passionnelle qui débute en 1890 Pour une dizaine d’années, entre Auguste Rodin et son élève  Camille Claudelle. 

Exposée au   Salon des artistes français  de 1898, l’œuvre connait un important succès et est dupliquée en de nombreux exemplaires en Bronze  en quatre dimensions différentes, ainsi que six exemplaires en  marbre .

La figure féminine de l’œuvre est une reprise de l’œuvre le  torse d’Adèle de  1882 inspiré d’Adèle Abruzzesi, un des  modèles favoris de Rodin.


 

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Salon du livre de Mazamet…

 

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Communiqué de Jacques Nain des Editions des Auteurs d’Aujourd’hui
Salon international du livre de Mazamet (81)
Le dimanche 21 mai prochain
Dans le cadre du salon international du livre de Mazamet (81), nous avons le plaisir de vous
communiquer la liste des auteurs qui dédicaceront ce jour-là sur le stand des Éditions Auteurs
d’Aujourd’hui :
– Laurent DENANCY
– Alain POIRRIER
– Catherine PHALIP
– Roberte COLONEL (avec Charef BERKANI)
– Henri WEIGEL
– Véronique GALGLIONE
– Mado DE SOUZA
– Sylvie MAGRAS
– Isabelle MERCIER
– Alain PIGEAUX
– Martine PEREZ PLATARETS
– Henri ROURE
– Cyntiade NAIN
– Jacques NAIN

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