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Osez être heureux…

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Il est difficile de ne pas voir l’arc en ciel qui fait la pluie et le soleil.

A vivre de regret on ne récupère pas le temps.

Aussi, quelle perte gâchée a ne pas croire au bonheur du présent.

Hier c’était hier, laissez le temps au passé,  la vie est merveilleuse

Et pour la rendre heureuse, jouez donc la symphonie du bonheur

Vous en êtes le grand compositeur. Osez… et soyez heureux!

(Roberte Colonel) 13/10/2019

 

 

 

 

 

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Poussière d’étoile…

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Chacun de nous possède à l’intérieur un peu de poussière d’étoile, une petite étincelle qui résiste à toutes les épreuves. Quelle que soit l’obscurité qui nous entoure, rien ne peut éteindre cette lumière. (Odile Dormeuil)

Mes larmes encore inondent mes yeux,

 Coulant sur mes joues,

Je ne les retiens pas, elles sont de toi,

De ton voyage en moi,

Sur la douceur de ma peau, sur mon cou,

Mon être entier de toi, respire l’air qui m’entoure,

Tu es ma joie.

Une éternité entre nous comme effleurée

Le temps d’un toucher.

J’ai tant de fois tissé détissé retissé

Des histoires qui ne me menaient à rien

Que Cette lumière entière de l’arc-en-ciel,

Rend visible l’invisible,  

Entre jour et nuit, un souffle de vent,

Une simple pensée pour entendre l’absence

Réconcilier les mots et ouvrir l’accès au présent.

(Roberte Colonel)

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On à beau dire…la vie n’a pas d’âge…

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La vie n’a pas d’âge

La vraie jeunesse ne s’use pas.
On a beau l’appeler souvenir,
On a beau dire qu’elle disparaît,
On a beau dire et vouloir dire que tout s’en va,

Tout ce qui est vrai reste là.

Quand la vérité est laide,
C’est une bien fâcheuse histoire.
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.

Les gens très âgés remontent en enfance
Et leur cœur bat là où il n’y a pas d’autrefois.
Jacques Prévert

On à beau dire et vouloir en rire,

Je me trouve plus jolie, J’ai moins peur de vieillir.

A l’heure où je fixe mon visage devant mon miroir

Je ne tire plus sur mes rides.

Elles sont les témoins de ma vie, des souvenirs

Des bons et des mauvais jours.

Et si ce soir je me trouve jolie,

C’est que j’ai su me convaincre

Que le temps qui s’enfuit donne l’espoir

A mon cœur de battre là, pour une nouvelle vie.
(Roberte Colonel 07/11/2018)

 

 

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un soir d’hiver…

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Un soir d’hiver 

J’étais seule avec ma triste vie

Quand j’écrivais mon passé.

Mes pages inlassablement blanches

Les inclémentes amies de mes nuits

se noircissaient de mots tristes.

Elles me répondaient d’un ton accablé :

– Laisse tes rêves d’autrefois

Dormir aux plis de leur sueur.

Ne réveille pas leurs émois,

Pense à des choses moins amères.

Mais moi, sans discontinue

Je reprenais mon rêve

Dans mes nuits sans sommeil

Je me rappelais Combien

Il avait été difficile de l’éconduire.

Sans trêve les mêmes mots revenaient.

Quand j’avais souhaité son départ

Quand ses yeux déchirèrent la nue

C’était un soir d’ennui

Les heures s’en étaient allées très lentes

Tout avait été dit. (Roberte Colonel le 13/10/2018

 

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Divine, tu t’amuses et danses avec le vent…

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« Le train de l’écrit passe par votre corps et le traverse. C’est de là qu’on part pour parler de ces émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous. J’ai envie d’écrire juste un passage de  mots en moi là maintenant. Des écrits que je  souhaite s’empareront de vos émotions. C’est ça l’écriture. » 

Divine, le vent dans tes cheveux défaits tu es si belle.

Tu t’amuses, tu te promènes dans les allées de la forêt, tu admires les arbres de ce bel Automne annoncé.

Tu te shootes de l’Humus qui se dégage de la mousse des bois. Ou n’est-ce pas plutôt de l’odeur de l’amanite tue-mouches aux propriétés psychotropes ? Tu avances joyeuse, tu ne vois que ses couleurs mouchetées rouge orangé. Tu n’entends plus que ce mystère qui entoure les brames des cerfs amoureux, le cri de la hulotte « nia, nia hop hu hu hue ».  Elle aimerait sans doute retenir pour quelques jours supplémentaires les feuilles des arbres qui se détachent une à une des branches des châtaigniers. Quel spectacle pour tes yeux  les feuilles qui tourbillonnent puis se séparent et s’éparpillent sur le sol.

Quelques gouttes d’eau, des larmes, quelques perles de tristesse au bout de leurs feuilles elles savent que poussé par le vent leur vie s’arrêtera sur la mousse du bois.

Divine, tu laisses sur ton passage  accrochée de si de là aux branches des arbres quelques uns de tes longs cheveux. Tu t’amuses et danses avec le vent tu es aussi légère que l’étoile filante dans le ciel. Ta beauté a séduit toute la forêt. 

Soudain un bruit vient te surprendre. Tu es inquiète. Tu observes avec appréhension d’où vient le bruit. Qui a pu te suivre à cet endroit ? Ton cœur bat très vite. Tu as peur.

Mais voilà que sans suit un brame de cerf!   Majestueux il semble ne pas te voir. Il ne te regarde pas. Le temps lui est compté. A cet heure il n’a qu’un seul désir celui d’aller faire la cour à sa biche.  L’Amour, l’Amour puissant, la Volupté féconde. (Texte Roberte Colonel le 07/10/2018)

 Les cerfs

Aux vapeurs du matin, sous les fauves ramures 
Que le vent automnal emplit de longs murmures, 
Les rivaux, les deux cerfs luttent dans les halliers : 
Depuis l’heure du soir où leur fureur errante 
Les entraîna tous deux vers la biche odorante, 
Ils se frappent l’un l’autre à grands coups d’andouillers. 

Suants, fumants, en feu, quant vint l’aube incertaine, 
Tous deux sont allés boire ensemble à la fontaine, 
Puis d’un choc plus terrible ils ont mêlé leurs bois. 
Leurs bonds dans les taillis font le bruit de la grêle 
Ils halètent, ils sont fourbus, leur jarret grêle 
Flageole du frisson de leurs prochains abois. 

Et cependant, tranquille et sa robe lustrée, 
La biche au ventre clair, la bête désirée 
Attend; ses jeunes dents mordent les arbrisseaux; 
Elle écoute passer les souffles et les râles; 
Et, tiède dans le vent, la fauve odeur des mâles 
D’un prompt frémissement effleure ses naseaux. 

Enfin l’un des deux cerfs, celui que la Nature 
Arma trop faiblement pour la lutte future, 
S’abat, le ventre ouvert, écumant et sanglant. 
L’oeil terne, il a léché sa mâchoire brisée; 
Et la mort vient déjà, dans l’aube et la rosée. 
Apaiser par degrés son poitrail pantelant. 

Douce aux destins nouveaux, son âme végétale 
Se disperse aisément dans la forêt natale ; 
L’universelle vie accueille ses esprits : 
Il redonne à la terre, aux vents aromatiques. 
Aux chênes, aux sapins, ses nourriciers antiques. 
Aux fontaines, aux fleurs, tout ce qu’il leur a pris. 

Telle est la guerre au sein des forêts maternelles. 
Qu’elle ne trouble point nos sereines prunelles : 
Ce cerf vécut et meurt selon de bonnes lois, 
Car son âme confuse et vaguement ravie 
A dans les jours de paix goûté la douce vie; 
Son âme s’est complu, muette, au sein des bois. 

Au sein des bois sacrés, le temps coule limpide, 
La peur est ignorée et la mort est rapide ; 
Aucun être n’existe ou ne périt en vain. 
Et le vainqueur sanglant qui brame à la lumière. 
Et que suit désormais la biche douce et fière, 
A les reins et le cœur bons pour l’œuvre divin. 

L’Amour, l’Amour puissant, la Volupté féconde. 
Voilà le dieu qui crée incessamment le monde. 
Le père de la vie et des destins futurs ! 
C’est par l’Amour fatal, par ses luttes cruelles. 
Que l’univers s’anime en des formes plus belles. 
S’achève et se connaît en des esprits plus purs. ( Anatole France)

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Ce qui se lie reste-t-il lié à jamais ?

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Bribes de textes choisies en flânant sur mes poésies

Retenues où clamées un jour où il fit gris dans mon cœur.

Etais-ce en Automne ou bien étais-ce en hiver ?

Jour de douleur dans ma poitrine

Où mes mots se perdaient sur des ruines de phrases vidées de tous leurs sens.

Où je me disais qu’il y aurait d’autres qui viendraient prendre place

Pour des lendemains bien différents.

Des mots comme si rien n’avait jamais eu lieu

Ce qui se lie reste-t-il lié à jamais ?

Se délie–t-il pour être relié ?

Lié puis relié sans fin ?

On ne peut se passer de ce qui nous a liés.

Qui de nous peut dire quand exactement

Les fissures deviennent des fêlures ?

Puis se muent en gouffres infranchissables.

Nous mêmes l’ignorons, nous le découvrons qu’en nous perdant.

Roberte Colonel 28/09/2018

 

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Quand la nostalgie nous mort le coeur

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Quand la nostalgie nous mort le cœur c’est que le souvenir est encore plein d’espoir. (Jacques Salomé)

Elle dit que si toute fois ce doux billet

était recouvert par l’écume de ses larmes

Elle griffonnerait ces silences, et ses mots,

Un alphabet pour renouer avec l’écriture.

Elle terminerait sur des sourires ourlés d’espoirs.

A l’heure ou sa pensée apprivoise son cœur

Sur des mots désertés, des vœux, un instant de bonheur,

Une heure, un je t’aime coulant dans le vent chaud

Sur le clapotis doux de la mer bleue

Elle dit que si que si toute fois ce doux billet était recouvert

Par l’écume de ses larmes brisant ses insomnies

dans la lumière cristalline

Du rêve qui se moque de la nuit.

Roberte Colonel