Ecritures, Ecrivain

rencontre impromptue…

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Laurie avait pris l’habitude chaque semaine de se rendre dans le super marché près de chez elle. En cette fin d’après midi le ciel était doux et la route dégagée. Elle regarda sa montre. « Cinq heures déjà se dit-elle ! » Pressée, elle se dirigea vers le rayon légumes lorsqu’elle s’aperçut  qu’un homme l’ observait et cherchait à attirer son attention.  Ce fut à ce moment que leurs regards se croisèrent. Elle remarqua que ce monsieur avait déjà  ses courses dans le fond de son caddy. Cependant qu’elle n’avait pas encore commencé ses achats…

Pourtant par une étrange coïncidence ils franchirent en même temps la porte de sortie du magasin et se dirigèrent  vers le même endroit  où leurs voitures se trouvaient  être garée. … Un signe inattendu du destin, leur deux voitures se trouvaient être l’une près de l’autre ! Accomplissant les mêmes gestes pour mettre leurs courses dans le coffre , tous deux ne cessaient de s’observer à la dérobée.  

– hier encore je détestais faire les courses dit-il. 

– Ne vous justifiez pas, il en était de même pour moi dit Laurie.
Elle s’entendit dire ces mots  n’en revenait pas d’ avoir osé les prononcer. Elle se sentit rougir,  les battements de son cœur s’accélérèrent. Elle sût en cet instant, qu’il se passait quelque chose entre eux, une sorte d’attirance réciproque. 

– Si vous avez le temps peut être que nous pourrions prendre un verre ensemble c’est moi qui régale.
Elle se mit à sourire et fini par accepter. Bien sûr qu’elle avait du temps devant elle. Il l’invita à s’asseoir dans sa voiture et ils roulèrent tranquillement vers le centre de la ville. Il effleura plusieurs fois sa main pendant le parcours, puis se gara à quelques mètres du bar de façon à voir sa voiture.Dans le bar ils s’assirent l’un en face de l’autre. Une joie extraordinaire, avait  envahi Laurie. Elle pensait qu’une belle histoire était en train de naître entre eux deux.

– Je suis très heureux que vous soyez  ici avec moi dit il.

– Je ne comprends pas, que vous voulez dire ?

– Et bien que lorsque que je vous ai vue au super marché, je vous ai observée. Je ne pouvais cesser de me dire :
– Mon Dieu faite qu’elle lève les yeux sur moi ! Je ne savais comment, ni ce que je devais faire, pour attirer votre attention. J’ai fait n’importe quoi pour me faire remarquer de vous. Je me suis attardé volontairement devant quelques légumes dont je n’avais nullement besoin. Je ne faisais que passer devant vous sans trop savoir quoi acheter. Pour que mon comportement ne me trahisse pas j’ai choisi d’acheter en plus de ce que j’avais réellement  besoin, une salade et des pommes. Je ne pensais pas à mes achats trop préoccuper que j’étais à chercher votre regard.

Jo est tellement séduisant pensa t-elle comment n’aurais je pas pu le remarquer.

– Je vous ai  bien vu  tourner autour de l’étal de légumes. Cela semblait être une approche pour engager une conversation avec moi n’est-ce pas ?

-Oui c’était cela répondit il avec le sourire. Au moment où je commençais à désespérer vous avez enfin fini par me remarquer.

Laurie baissa la tête et se plongea dans la contemplation des deux verres placés sur la table devant eux. Elle répondit d’une voie à peine audible :

-Oui, moi même ai souhaité que vous,vous intéressez à moi.

Elle s’arrêta comme si elle en avait trop dit. Mais devant l’expression de Jo elle ajouta :

– Ne faites donc pas cette tête là et profitons de ce moment. Jo comprit qu’il venait de marquer un point important. Sans rien connaître de cette jeune femme il s’était senti attiré par elle.

Laurie était envoûtée par ses deux grands yeux bleus qui la dévisageait.

– Et maintenant dit elle si vous me disiez si vous avez l’habitude d’inviter des jeunes femmes  à prendre un café ? Il la regarda tendrement et n’eut pour toute réponse que de lui sourire. Elle lu dans ses yeux la même attente, le même désir, et la même certitude de ce qui les attendaient.

– Oh ! Joe, murmura t-elle. Essayez de comprendre ! Notre rencontre été si improbable qu’elle me perturbe et puis nous ne nous connaissons pas. J’ai en tête tant d’événements qui m’emprisonnent et m’empêchent d’être pleinement sereine. J’aimerais tant pouvoir en parler. 

– Je vous écoute, dit-il.

– Je suis si bouleversée de me trouver  là, à vos côtés, je vous ai suivie sans même vous connaître.

Elle lui raconta quelques événements dramatiques qui lui étaient arrivé et qui avait marqué sa vie. Joe l’écouta patiemment et lorsqu’elle eut terminé il lui dit tranquillement :

– Laurie avant que nous décidions quoi que se soit entre nous, permettez moi de vous poser une seule question.

– Oui, laquelle ?

Laurie devinait la question et une demi-heure auparavant, elle n’aurait pas su quoi lui répondre. Mais à présent à son grand étonnement, elle savait qu’elle n’hésiterait pas. Elle leva bravement la tête et rencontra le regard de Joe.

– Laurie est ce que je vous plais ? Pensez vous que vous pourriez m’aimer ?

-Oui. Sa voie était calme et claire.

Il hocha la tête, comme s’il avait connu d’avance sa réponse et qu’il n’attendait que la confirmation.

-Pas de craintes ?

– Non aucune. Vous paraissez si sûre Laurie.
– Tout à fait sûre, répondit-elle. Je ne l’étais pas quand je vous ai suivie ici, mais sitôt que je me suis assise face à vous, j’ai su que je ne serais plus jamais seule.
Il lui prit les deux mains et les enserra doucement dans les siennes. Elle voulu parler, il l’arrêta pour lui donner un doux baiser sur la joue. Ce fut une caresse paisible, douce et réconfortante, mais on sentait qu’elle recouvrait des feux cachés sur lesquels elle ne pouvait se trompait.  Lorsqu’ils reprirent la voiture elle renversa sa tête et s’appuya un instant contre son épaule. Il la regarda si intensément qu’à cet instant un désir puissant se muât en elle. Une lueur rose pâle s’attardait à l’ouest, mais au dessus d’eux, le ciel prenait déjà les teintes saphir de la nuit. Une étoile clignotait à travers les branches des saules, et un mince quartier de lune derrière les grands arbres dessinait comme la lame brillante d’un faucille. Perchée sur la cime d’un grand châtaignier, un merle chantait un chant d’amour et d’extase.

– C’est lui qui a raison dit Joe en levant les yeux. Lorsque l’on est amoureux il faut clamer la nouvelle sur les toits.
Lointain et doux, un étrange bruissement se fit entendre, traversant le ciel d’un  vol majestueux, et régulier, Laurie vit trois cygnes blancs. Leur cou tendu dessinait une parfaite ligne droite pointée vers le rougeoiement du soleil couchant, et les battements de leurs ailes étaient lents, puissants, mélodieux.

Elle suivit les cygnes du regard jusqu’à ce qu’ils disparaissent de sa vue.

– Au fur et à mesure que le bruit de leurs ailes s’éloignait dans le vent, elle sentait monter en elle un étrange sentiment.

– Où vont-ils donc demanda t-elle ?
– Ils ne vont nulle part répondit Jo, ils rentrent chez eux. Jo la prit dans ses bras, la serra contre lui et après une courte, une très courte hésitation il l’embrassa avec une infinie douceur.

Texte (Roberte Colonel) Photo internet

 

 

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Ecrivain

Tu étais une jeune fille bien née…

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Tu étais une jeune fille bien née…

De tes parents tu fus aimée Jusqu’à ce jour maudit 

Où la maladie emporta la vie de ta maman.

Tu n’étais alors, qu’une toute petite fille de huit ans.

A cet instant, tout s’est effondré autour de toi  te laissant orpheline.

Ton papa décida de t’élever. Pour que toi, sa fille chérie,

Soit unique à son cœur et dans sa vie.

Vous trouviez votre bonheur oubliait vos pleurs,

Priant pour qu’aucun abîme jamais ne vous sépare.

Mais le destin ce malin en avait décidé autrement.

  Se jouant de vous il mit sur votre chemin une femme

Qu’immédiatement tu t’empressa de refuser.

Vint pour toi l’adolescence,

Période de révoltes, de désobéissance.

Tes quinze ans où éprise aux larmes de la vie,

Ton inconscient dérapa pour un jeune garçon.

Tu t’offris à l’interdit.

Pendant ce temps les allemands arrivaient aux portes de Paris.

Prise aux jeux de tes délires tu iras jusqu’à te faire arrêter

Dans un bar en compagnie de l’ennemi.

Ton papa sera averti

Mais il ne viendra pas te chercher.

Moi, pendant ce temps, je grossissait dans ton ventre

Jusqu’à ce jour de début mars où tu me donnas naissance.

Je fus ton enfant unique. La guerre nous a séparées.

Des événements que tu n’as su prévoir

M’ont privée de toi, j’étais ton bébé Maman.

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 Lorsque mon âme s’échappe

Au large d’un sourire,

Mon inconscient dérape

Sur les mots pour la dire.

Toutes ces choses inscrites,

Aux larmes de la vie,

Paroles inédites,

Faux fuyants à l’ennui

Se livrent à l’envie.

(Roberte colonel)

 Cet hommage à maman. Je ne retourne pas dans mon passé comme il m’est dit parfois, mais lorsque arrive la date de mon anniversaire il y a  un souvenir précis en moi, un vœux que fit maman. Elle souhaitait que me soit remis un cadeau préparé à mon intention pour mon anniversaire. Ce cadeau ne me fut jamais remis. Je ne peu  m’empêcher de penser à son désespoir de ne pas avoir été entendue. Une raison parmi beaucoup d’autres qui font que cette période d’anniversaire m’attriste.

(Toile de Steve Henderson)

 

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Ecrivain, livre

Impossible d’oublier… (suite à Elle aimait revivre voilà tout)

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Non il m’est impossible d’oublier…Ainsi, cinq ans plutôt Paul m’avait quitté il m’avait laissée désemparée. Il n’avait pas eu le moindre regard, pas de geste tendre pour adoucir mon chagrin, il s’en était allé sans se retourner. Il me laissait là les bras ballant à ne plus savoir ce que j’allais faire de ma vie. L’air n’entrais plus dans mes poumons,  haletant plus que je ne respirais, je sentais que j’étais exténuée que je défaillais… Je ne sais combien de temps s’est écoulé avant que je ne parvienne à m’assurer que je n’avais pas rêvé, j’ai l’impression que c’était très court, mais plus rien, plus trace de sa présence, je suis montée sur la terrasse pour mieux dominer l’espace, mais on ne le voyait plus, on ne l’entendait plus, silence sépulcral, la nuit au-dessus, l’odeur des pins, les étoiles qui commençait leurs clins d’œil et la lune qui s’élevait comme un ballon orangé. Un seul bruit, celui des grillons, rien d’autre, pas l’ombre ni l’écho d’une voiture. Je distinguais le promontoire on le voit du balcon  arrière de la maison, j’avais au moins retrouvé le sens de l’orientation, je reprenais soudain possession des profils familiers, et je repéré tout en bas les lumières du hameau, tremblantes et dispersées.

J’ai voulu effacer Paul de mes pensées, j’en ai rêvé mille fois, je l’ai remplacé par d’autres hommes beaucoup plus jeunes plus beaux, mais en vain. J’avais l’impression de tomber dans un  tourbillon fatal, dans la menace irrémédiable à laquelle je ne pouvais échapper même si je souhaitais très fort en finir avec l’amour que j’avais  pour lui. 

 J’avais eu le temps de m’habituer à la solitude, de me sentir à l’aise, d’être mieux. Puis David est arrivé dans ma vie et quelque chose s’était passé entre lui et moi. Au début tout fut si différent de mon train train routinier… Ma petite vie avait eu de nouveau son grain de sel quotidien…Après la grasse matinée, le lever à onze heures passé, le petit tour dans le jardin, et nos échanges de longues discussions jusqu à l’heure du repas. L’un et l’autre avions nos secrets  enfouis au fond de notre coeur. Paul avait pris une telle place dans ma vie que David eue de la peine à faire la sienne. Son ombre  était  encore présente dans la maison qu’après quelques années passées les disputes remplacèrent les longues discussions paisibles que nous avions eu dans le jardin.

L’Arrivé de nuit de Paul me surpris; Il été arrivé dans des conditions à peu près inconsciente . Il s’était invité puis avais dormi dans la chambre voisine de la nôtre.  Le lendemain  nous, nous, sommes éloignés de la maison laissant David.  Nous avons roulé longtemps penché l’un contre l’autre. Je retrouvais Paul.  Nous n’avions pas césser de nous aimés tendrement. .  (Roberte Colonel) 

 

 

 

 

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Ami poète…

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Ami poète

Si tes mots venaient à me manquer ?

Ne fait pas silence

Je n’en suis pas encore rassasiée.

Une image est passée dans ma nuit

C’était toi le poète attendri.

Mes rêves sont ils prémonitoires ?

Je m’étais égarée de notre amitié

Sous un jour trop longtemps doré

Tes mots m’ont manqué.

Tant de mots déjà mais

Quel mot choisir?

Lesquels sauront t’apaiser?

Quels bons mots aligner

Si un jour tes mots venaient à me manquer?

Poésie: Roberte Colonel

(Toile de Christensen-James)

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Ecrivain

Elle aimait revivre voilà tout !

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-Paul dit -saurez- vous retrouvez votre chemin ?

-Clair fit un signe de main en s’éloignant.

-Paul dit encore :

-Demain. Sur la terrasse

Clair ne répondit pas, ne fit pas un geste, marchait vite, dans l’allée en pente. Sur le gravier ses talons firent du bruit. Une autre fois elle ferait mieux de mettre des sandales. Avant de renter dans la maison, elle se retourna presque malgré elle. Là-bas, sorti de la pinède Paul surveillait son retour. 

Dans la nuit  brillaient les étoiles. De loin, son corps se confondait  avec la masse sombre du bosquet.

 Clair avait doucement poussé le battant de la porte puis se retourna vers la nuit. Tout avait disparu.

Aucun bruit n’était perceptible, sauf les crissements des criquets isolés. L’air de la maison lui paru fade. Prudemment elle monta, en comptant les marches. Dans sa chambre elle regarda par la fenêtre ouverte le ciel étoilé, et le vent ne se sentait plus.

Elle rejeta son léger peignoir, s’étendit sur le lit. Jamais elle ne pourrait s’endormir. Elle se remémorait les paroles de Paul, cherchait leurs sens exact. Puis elle s’interrogeait : comment avait-elle osé sortir ? Pourquoi avait-elle suivit Paul. Et comment David avait-il pu lui adresser les paroles les mêmes que Paul avait employées ? Il ne la regardait plus, il ne pensait plus à rien…Tout cela devrait disparaître de sa mémoire, annihilé comme un cauchemar. Il s’étonnait de son retour au calme alors que la révélation de David l’avait brisé.

Son enfant, dans la pièce à côté, poussa un cri. La petite avait dû crier dans son sommeil.

Claire prêta encore l’oreille. De sa porte de chambre laissée entrebâillée vers la profondeur de l’escalier.

Longtemps elle guette. Enfin un léger froissement indiqua qu’on fermait la porte d’entrée. Mais les pas se faisaient attendre. Peut être sur les marches recouverte de moquette seraient-ils complètement indistincts ?

Elle allait céder au sommeil brusquement venu lorsqu’il lui parut qu’un frôlement avait fait légèrement frémir sa porte, comme si en passant, une main s’était plu à en toucher le battant.

David allait il venir la retrouver dans sa chambre où serais ce Paul qui revenait vers elle.

Elle ne tarda plus guère à l’apprendre. Elle semblait se rattraper de tant d’année de silence : Les souvenir  de ce lointain passé foisonnait dès qu’elle se retrouvait seule avec Paul. Elle avait décidé pour son enfant de garder encore le secret deux à trois ans. « Comme pour moi, songea t-elle avec amertume. Au moins elle, elle ne risque pas d’en souffrir. » Paul ne lui demandait jamais rien de son mariage avec David. Il ne s’intéressait guère à cela, d’où comme par hasard était issue pourtant sa propre existence (Père hasard), je peux te maudire sans blasphème, toi l’absurde omniprésent !  Il n’avait qu’une simple question à poser. On ne peut guère empêcher l’esprit de trotter où il veut, du moins quand il s’agit d’intérêt aussi captivant. Même une vérité attendue peut encore surprendre …et d’autant plus qu’elle a était plus passionnée désirée ou crainte.

Clair aimé passionnément Paul. Elle aimait revivre voilà tout !

Ce passé troublé David et l’irritait. Il si plongeait dans un sentiment de malédiction originelle. Et spontanément, par bouffées soudaines et tout à fait imprévues, dans la solitude, il se rappelait une fois de plus, que depuis le premier jour de leur rencontre il y avait eu une faille indéchiffrable un abîme dans leur relation. Il avait tout de suite creusé cette abîme : il avait failli en pleuré ce l’était interdis, puis avait espéré en vain que rien ne devait ternir leur mariage. Ce soir il ne songeait plus à rien, il se sentait la tête vide, et n’irait pas comme les autres soirs retrouver Clair dans sa chambre. (Roberte Colonel ) peinture Santiago Rusiñol   

 

Santiago Rusiñol, né à Barcelone en 1861 et décédé à Aranjuez en 1931, est un peintre espagnol symboliste et post-impressionniste, auteur etdramaturge.Fils rebelle d’un riche industriel, il se tourne très tôt vers le milieu artistique et part pour Paris. Dans les années 1880, il revient àBarcelone pour développer la vie culturelle de la ville en créant, entre autres, le café Els Quatre Gats qui ouvre ses portes en 1897. Dans ce café se regroupent de jeunes artistes dont Pablo Picasso. Rusiñol a, à l’époque, une grande influence sur Picasso qui débute sa carrière, en lui définissant la place de l’artiste moderne dans le monde. Entre 1899 et 1903, Picasso fait 21 portraits de Santiago Rusiñol.

Rusiñol est aussi un organisateur d’événements comme le festival ‘modernista’ au port de pêche de Sitges (au sud de Barcelone où il a laissé de nombreux bâtiments) où il remet au goût du jour El Greco, en se baladant en cortège avec deux tableaux de l’artiste qu’il avait achetés.

Artiste complet, il a écrit aussi des nouvelles et joué dans des pièces.

Il est décédé à Aranjuez en 1931 tandis qu’il peignait ses célèbres jardins.

Il a été le sujet principal d’un billet de 50 pesetas daté du 31 décembre 1951.

 

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Un Père …

En plus de ce cri « Où Es Tu Maman? » … Un autre cri venu s’ajouter à mes manques d’amour d’enfant : …  Je t’ai retrouvé Papa mais il m’est interdit de te rencontrer. 

Un père c’est un premier voyage
Dans le noir et sans âge
Qui nous lie à la mère
Un père c’est un premier amour
Avant de voir le jour
Dans un ventre où l’on tambour
Où ses mains nous entourent
Un père c’est une frontière qui sert
Un père c’est une barrière qui aide
Il nous offre les premiers pas
D’une vie de combat
Il nous venge chaque fois
Il nous rassure tout bas

Un père c’est une première colère
Jaloux au bout des lèvres
Mais qui borde nos reves

Un père c’est un premier bonheur
Une alliance autour du coeur
Qui dit oui a l’âme soeur
Creusant nos jours pleure

Un père c’est les heures qui espèrent
Un futur fait d’hier
Il nous confie une vie entière
De printemps et d’hiver
D’un baiser on le rassure
Un peu comme une mère

Un père c’est le dernier repère
Dans les bras de la terre
Une étoile qui eclaire nos envies

Un père  de Chimène Badi

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Trois Petites Notes D’Eternité…L’orpheline

Ce coquin de hasard  aime à me surprendre! Un livre posé sur l’étagère de ma bibliothèque attendait sagement que je m’y intéresse à nouveau.

Ces « Trois Petites Notes d’éternité » viennent me rappeler mes rendez vous dédicaces dans les librairies.  J’en garde d’intenses souvenirs, entre émotions, larmes, et échange de mots avec le lecteur. Je recevais leurs mots de réconfort, leurs confidences, où encore les petits mots exquis glissé au creux de mon oreille une manœuvre de séduction. Que de bons moments passés en dédicaces, j’en suis encore à me demander si je ne les ais pas rêvé.

J’avais écrite mes souffrances dans une intense intimité. Ne plus pouvoir vivre sans rien connaître de mon histoire était devenu si pénible qu’il fallait que je réussisse à poser des mots sur mes souvenirs d’enfance. Si je m’étais refusée de transcrire ce cheminement, cela aurait voulu dire que j’acceptais comme « acceptable » l’injustice qui m’avait été réservée : celle d’avoir du subir  ma séparation d’avec ma maman. L’écriture fut mon remède pour guérir de mes maux. Jour  après jours sur mon manuscrit je rendais plus léger le fardeau qui avait encombré ma vie. Cependant, jamais m’était venue l’idée que je puisse publier mon histoire.

Fait t-on constamment ce que nous avons décidés de faire ? N’empreintes t-on pas parfois d’autres trajets que ceux convenus…

Et voilà qu’après toute cette approche sur mes souvenirs, je me trouvais propulsée de dédicaces en dédicaces dans l’univers des écrivains… avec mes mots et ma douloureuse histoire.

Je me souviens… je m’étais installée pour l’après midi dans une librairie où il avait été prévu mes dédicaces. Une femme m’avait abordée un peu intimidée de se retrouver devant moi qui étalait mon histoire au su des lecteurs avec des larmes au bord des yeux. Elle s’approcha, me tendit son livre pour que j’y dépose quelques mots. Puis la conversation entre nous deux s’était établie naturellement. Elle me raconta quelques bribes de son histoire qui ne ressemblait en rien à la mienne. Sa souffrance personnelle à elle : le décès récent de ses deux parents. Pour retrouver un peu de sérénité dans sa vie elle me confiât avoir écrit quelques poèmes. Elle me fit cadeau de son œuvre. J’ai plaisir à vous faire découvrir ce poème tiré du recueil de poésie : « Trois Petites Notes D’Eternité » de Madeleine Reynaud 

L’orpheline

Ils sont là, tous les deux, a nouveau réunis.

Il faut leur dit adieu, l’enfance est bien finie.

Leur âme est tout là-haut, la terre est leur maison,

Le bois est leur berceau, la pierre leur horizon.

Et je suis orpheline ! Mon papa, ma maman,

J’ai perdu mes racines, rien n’est plus comme avant.

Quand Maman est partie, oui, j’ai beaucoup pleuré.

C’était une tragédie mais je m’y attendais,

Parfois je souhaitais que finissent ses souffrances,

Son calvaire me hantait, ce fut une délivrance.

Mais toi papa, pourquoi ? Tu parlais d’avenir,

Tu vivais dans la joie, tout te faisait plaisir.

Tu adorais la fête, boire un bon petit vin,

Manger dans les guinguettes et te griser un brin.

Tu ne parlais jamais de tes doutes de tes douleurs

Qui souvent te donnaient des pincements au cœur,

Ce cœur qui t’a trahi un matin de novembre,

Tu as quitté la vie sans pouvoir te défendre.

Je suis orpheline !

Mon papa, ma maman,

J’ai perdu mes racines,

Rien n’est plus comme avant.

(Madeleine Reynaud) « Trois Petites Notes d’Eternité » Edition Scriba

 

 

 

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Ecrivain

le gris de la vie…

la connaissance de soi et/ou de l'autre

Des détails sordides lui revenaient.

A partir d’un certain âge, la vie est-elle faite de ressouvenirs. Elle interrogea Pierre :

– Songe tu parfois au passé ?

– Que veux tu dire ?

– Je me demande si ce n’est pas un signe de vieillissement :

Quelque chose me tire vers des temps révolus, ou se sont les choses d’autrefois qui tout à coup surgissent.

– tu n’es pas malade Marie ?

– Je vais très bien. Et toi, tu ne sens pas cela ? Tu ne te dis pas : il y a, deux ans, dix ans ? Tu ne te vois pas adolescent, ni tout petit ?

– Jamais ! Je vis ce que je vis. Pas autre chose.

– C’est drôle cela aussi. Tu es comme suspendu dans le vide. Rien derrière toi ?

Certainement, Pierre n’était poursuivit par aucune image. Cette tranquillité lui parut de bon augure : il ne se reprochait rien.

Je pense que te voilà doublement rassurée.

– Peut être, et pourtant…

– Qu’y a t-il encore ?

Elle ne répondit pas tout de suite. Comme chaque soir elle se déshabilla dans la salle de bain et resta plus longtemps qu’elle n’en avait l’habitude ce qui intrigua Pierre.

-Marie tout va bien ?

La nuit, elle le réveilla : quel est celui  qui n’a pas fait de ces choses dans sa vie?

-Voyons Marie, de quel choses veux tu parler ? C’est une lourde charge de juger son mari.

– C’est réparer le mal, dit-elle. Pour cela il faut savoir la vérité 

Pierre pouvait avoir été un mari semblable aux autres hommes. Il avait pu céder aux tentations.

– Comment briser cette confiance ? Comment avouer et infliger un tourment à Marie ?

Une paix vint sur eux avant que vienne leur sommeil.Pierre sombra le premier et elle sentit s’augmenter le poids de sa tête sur son épaule.

Ce moment de solitude, où plus rien ne vient remplir le gris de la vie. (Roberte Colonel)

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Une seule chose est nécessaire : la solitude…

Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir.  (Rainer Maria Rilke) (toile Zhashkov-Nicolai-Georgievich)

Dans le lit trop grand elle s’agite. La chaleur est intolérable. Elle semble sortir des murs. Peut êtres dehors trouverait elle quelles que souffles de fraîcheur ? Elle se dirige vers l’entrée, la porte est à peine entrouverte, elle tend son bras, y sent un léger souffle de vent et non cette chaleur immobile, elle relève ses cheveux. Dehors elle fait quelles que pas. Le gravier crisse. Elle s’éloigne et atteint le jardin. Autrefois, dans son adolescence, elle s’était souvent glissée hors des murs du mas pour jouir de la solitude  dans ce havre de paix sentant bon la pinède  à travers l’odeur odorante des lauriers épanouis et le goût marin du souffle du vent. La rivière, n’appartenait qu’aux riverains. Les cigales se taisent par instants, alors on entend en bas, à cet endroit où la rivière s’élargie  en bassin arrondi, les voix lointaines  des garçons du village venus se baigner.  Là tout est rassurant, entretenu, malgré l’invasion des plantes sauvages et les branches mortes des pins qui ont été sciées au printemps. Louise lis souvent les mêmes passages de son livre pour mieux s’en imprégner. Elle trouve dans les romans toujours, matière d’apaisement  et de consolation. Elle aime à se nourrir des mots dans la solitude. Elle se plaît à créer les personnages dans des lieux suggéré par son imagination, elle construit l’ambiance, et parfois même le détail qui crie la représentativité de sa page. Tel une sauvageonne la solitude est son refuge, il y a dans cette recherche de solitude un idéal de vie choisie.  Pour qu’elle raison fuit elle son entourage familier? texte (roberte colonel

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Je me nourris de mes mots…

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Écrire est la chose que j’aime entre toutes.
Car j’aime les mots, les phrases, les images, les idées qu’on développe quand on écrit. Et je ne me lasse pas de chercher le mot, les mots, de les adjoindre pour qu’ils créent un ensemble qui ouvre la porte à l’imaginaire.

Je ne réussis pas toujours. Car s’il faut l’inspiration de départ, il faut aussi la patience, la minutie et la détermination. Et ça, je possède. Me laisser aller à mon imagination, mon rapport à l’écriture ressemble à mon lien avec ma vie. 

Et rien de plus, jusqu’à ce que tous mes mots prennent leur place parce que l’inspiration sera passée par là. Je me nourris de mes mots dans la solitude. Je vois vivre les personnages dans des lieux que je construit, l’ambiance, et parfois même le détail crée l’originalité de mon histoire. Lorsque j’écris il y a quelque chose de paisible en moi, je n’ai que le silence pour ami.

Et il ne faut pas souvent plus qu’une phrase pour que je m’extirpe de mon isolement. Qu’une phrase me parle tellement que je la fasse mienne pour un temps, le temps qu’une autre prenne sa place. Les phrases s’accumulent dans mes cahiers épars, dans mes textes. Des phrases tirées de mes lectures où  d’une conversation. Des phrases toutes simples qui ouvrent sur des émotions. Rien ne sait m’exalter autant, me faire vibrer à un point tel que je n’ai plus peur de perdre mes repères le temps que durera le moment d’écriture. Je suis dans mes souvenirs, ou dans l’histoire à écrire, sans besoin de qui conque. L’écriture n’est pas juste le geste d’aligner des mots; de plus en plus, c’est un état. Qui sait m’abstraire d’une situation inconfortable. Du genre qui m’aurait fait sortir de mes gonds, il n’y a pas si longtemps encore. Mais je ne me donne plus cette peine. L’écriture, est devenue la grande passion de ma vie. Roberte Colonel (Toile Garant)

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Ecrivain

L’homme à la Canne Blanche…

Cette histoire est le résultat d’un de mes rêves… mon imaginaire m’a permis de vous la déposer avec mes mots…

 Après avoir écrit mon roman je du faire sa promotion. J’ai dédicacé dans de nombreuses librairies. Je rencontrais un grand nombre de lecteurs. Alors que  mes  dédicaces s’enchaînaient l’une derrière l’autre sans que je puisse me souvenir d’un visage en particulier.

J’étais si fatiguée que je voulais me poser quelques jours avant de repartir chez moi.

L’hôtel était situé dans un cartier très calme. J’avais l’espoir que  nul n’aurait l’idée de venir  me déranger.

A peine mes valises posées sur le lit je décidais de sortir faire quelques emplettes dans le quartier. Je feuilletait tranquillement un livre lorsque pour une raison inconnue je senti ma gorge se nouer.

Que craignais-je dans cette boutique, ici, j’étais en sécurité. Cependant que mon malaise persistait, je pris mes achats sur le bras, et sorti du magasin. Je me dirigeai vers une petite rue longeant celle de la rue Montaigne. Lorsque sur le trottoir d’en face je vis venir un homme élégant, très beau, il avait environ la quarantaines. Il tenait à la main une canne blanche qu’il s’amusait à faire tourner. Lorsqu’il se trouva à ma hauteur, il me regarda avec insistances. Il n’y eu aucun échange de sourire entre nous. Il marchait dans la rue comme possédé, chantant à voix haute. A la vue de ce jeune homme mon malaise grandi Pour quelle raison avait il une canne blanche alors qu’il semblait ne pas être aveugle ? J’accélérai le pas… un sentiment de malaise- grandissant accapara toute mon attention. Il changea subitement de trottoir et se teint à une bonne distance derrière moi. Je n’osais pas me retourner… je repris la rue me menant à mon hôtel et me précipitait dans ma chambre. Je fermé ma porte à clé. Tous mes membres trembles de peur.

Que me voulait cet homme ? Soudain je reconnu sa voix. Il fredonnait une chanson italienne à quelques chambres de la mienne. Cherche-t-il à me faire peur ? Voulait il me faire craquer afin de m’enlever tout courage de fuir ?

Une seule solution s’offrait à moi…quitter la chambre au plus vite et aller demander de l’aide à un responsable de l’hôtel.

Généralement dans un moment pareil apparaissent un enchaînement de réactions inexplicables. C’est ainsi que je traversé le couloir en courant sans omettre une fois encore, de fermer à clé  la porte  séparant un long couloir en deux .

Affolée, tremblant des pieds à la tête,  je suis entrée dans la cuisine de l’hôtel en demandant que l’on me vienne à l’aide .  – appelez la police s’il vous plaît, je suis poursuivie par un homme dans l’hôtel  . La police ne mit que quelques minutes pour arriver et s’emparer de l’individu. Il parlait à voix basse, donnant sans doute à la police quelques explications sur son comportement de l’après midi. Je n’entendis rien de leur conversation mais, je remarquai qu’un des policiers fouillait les poches de son veston. Il en sortit un livre que je reconnu immédiatement. Il s’agissait de mon dernier roman. A cet instant, l’homme plongea son regard sombre dans le mien. Puis me fixant toujours intensément je l’entendit dire :

-Lorsque j’ai vu pour la première fois cette dame elle était entrain de dédicacer dans une librairie. Elle m’écrivait quelques mots de dédicace sur mon livre et je suis tombé sous son charme. Depuis ce jour, je ne l’ai pas oublié.  Alors que je  pensais ne jamais la revoir aujourd’hui le destin à voulu cette nouvelle rencontre.  Pour qu’elle me remarque je n’ai pensé qu’à   cette stupide solution, me promener avec une cane blanche… Je sais que c’est un peu idiot de ma part mais que faire d’autre, en la pour- suivant comme je l’ai fait elle avait bien compris que je n’étais pas aveugle.  Je regrette sincèrement lui avoir fait peur  .

Le policier s’éloigna, nous laissant  seul régler ce mal entendu  

Ne sachant plus que penser des intentions de cet homme un peu fou, je suis remontée dans ma chambre.  J’ai dû mettre une bonne heure avant de retrouver mon calme  jusqu’au moment où j’entendis que l’on frappa à ma porte! Je savais d’instinct que c’était l’homme à la canne blanche. Son regard n’était plus le même il avait changer et il me troubla. A cet instant, je n’avais plus peur. Mais je ne présumais pas encore de ce que serait l’issue de notre rencontre !  Roberte Colonel 

Peinture  : Duncan Hanna)

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Ecrivain, livre

Un écrivain c’est un inventeur…

16807021_1427418117292529_1783863946143104084_npage de 4é de couverture de Equinoxe
« Penser longtemps le texte au lieu de pouvoir l’écrir est le meilleur des tamis. 
Nous sommes des rédacteurs de variantes, jamais des auteurs » Roberte Colonel
 

« être écrivain ,c’est errer dans l’espace avec un crayon . »

Parler, c’est faire figurer. écrire c’est disparaître. (Pascal Guignard)  
Un écrivain, c’est inventeur.
Il doit être capable de recréer totalement un univers à lui. (Antony Burgess)
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Ecrivain

DEDICACE AU CENTRE CULTUREL DE SEYSSINS LE MARDI 18 MARS 2003

 

conférence_pierre_kammerer

 

Soirée débat à l’occasion de la sortie du livre « où es tu maman?
Thème: la résilience « avec Pierre Kammerer psychanalyste: auteur du livre « Adolescence dans la violence » »La résilience »: l’étude des variations de comportement chez le sujet qui est confronté à un environnement défaillant mais qui répond aussi à ces défaillance en modifiant cet environnement. Ces sujets qui transforment leur malheur en un tremplin et qui en paient le prix.
Cyrulnik les appelle des enfants »résilient » et ceux qui auront été les précieux partenaires de leurs transformations, des « tuteurs de résiliences »
Thème qui fut longuement débattu avec le psychanalyste autour du récit « Où es tu maman »?
« Le livre de Roberte colonel est un très beau livre, j’ai donc plaisir à le partager avec vous disait Pierre Kammerer, s’adressant au publique venu nombreux à cette soirée rencontre.
Il fera date certainement dans le domaine qu’il aborde. Il fait naître des émotions intenses, il convoque l’enfant en nous même, et il parle au citoyen que nous sommes devenus.
La souffrance qu’elle exprime est vive mais elle se garde d’être plaintive, elle dit le vrai. Elle se nourrit sans cesse d’espoir et elle conduit à une posture de résistance et de dignité, ce sentiment auquel un enfant aspire dès son plus jeune âge.
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