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S’aimer entre deux cultures…

Mélanie était si absorbée dans la lecture de son roman qu’elle ne leva pas les yeux à mon arrivée.

Son roman la captivait et je n’osais faire un geste, elle était jolie à regarder.

Je reviendrais te voir c’est promis. Je la vis rougir,  elle est si belle. Je pense qu’elle ferait un beau modèle, l’alliée d’un artiste peintre talentueux.

 Ah si seulement je pouvais lui dire aussi ouvertement, aussi facilement, combien je suis amoureux d’elle. Lui confiait que je suis juif et que ma mère n’acceptera pas que je sorte avec elle.

C’était un fait ennuyeux auquel j’avais évité de penser tout l’été.

Mais le faite était là. Je ne leurs avait toujours pas dit par peur de la réactions  de ma famille… lorsque lorsqu’ils apprendraient que Mélanie n’est pas juive.

 En septembre, les cours reprirent et leYom Kippour arriva et je n’avais toujours rien dis à mes parents. Pourtant plusieurs occasions se présentèrent à moi, mais je me dérobait à chaque fois. Le jour du Grand Pardon, je me tenais à côté de mon père dans la Synagogue bondée et je fut terriblement honteux de ma lâcheté. J’avais trop peur que mes parents m’interdisent  de la revoir. Je l’aimais trop. Mélanie faisait partie de ma vie, et comptais désormais plus que mon père et ma mère que je chéris pourtant de tout mon cœur.

Et au cours de ce voluptueux été de notre vingt deuxième année, dans l’intimité de la chambre douillette de Mélanie nous nous donnèrent l’un à l’autre, puis, nous nous sommes endormis enlacés et heureux.

-Nous avons dormi longtemps, murmurai je encore en extase. Mélanie était plus belle que d’habitude. Elle avait l’air plus doux et vulnérable à la fois.

– ça va Mélanie ?

– ça va, oui, répondit-elle d’une petite voix timide. Elle pensait : » S’il te plaît, ne dis pas que nous n’aurions pas dû. Je sais que nous n’aurions pas dû. Mais je l’ai fait pour toi. »

L’inquiétude dans sa voix déclencha chez moi un flot de tendresse protectrice.

Je t’aimerai éternellement, tandis qu’un sentiment de culpabilité s’emparait de moi.

Je t’aime tant moi aussi fit elle caressant doucement ma joue.

– Dés que possible je te le jure nous allons nous marier… (à suivre)

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Peinture de Jeni Reeves.

 Peintre figuratif et le paysage et illustratrice de 15 titres pour enfants, et la vie de l’écrivain dans l’Iowa. Un intérêt inné chez les personnes et la nature motive cet artiste, dont la vie et l’expérience précédente itinérant dans une gamme d’autres disciplines, influence la façon dont elle fonctionne.

Né à Upstate New York, Jeni Reeves a passé un certain nombre d’années de travail à l’étranger. Elle a étudié l’art et de la sculpture en Italie et, à un âge précoce, peint au sens figuré pour l’exposition et de la Commission.

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Au travers de mes mots…

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J’ai souvent cette envie de prendre le large. De m’abandonner au vent et à la mer. M’éloigner loin de tout, de tous. Près des mots, à l’heure où les jours sont de plus en plus courts, l’heure où j’entre peu à peu dans la léthargie de la saison d’hiver. Cependant, je suis retenue là pensant à des jours meilleurs, plus colorés, plus ensoleillés.

Pourquoi ce silence autour de moi, ne suis-je plus à même de comprendre, de m’agiter, de me révolter contre tout ce qui me paraît injuste dans notre société ?

Je n’existe plus qu’au travers de mes mots mes pauvres mots si loin de la réalité de la vie d’aujourd’hui. Mes écrits pour seul refuge ne savent que parler de douceurs et histoires imaginaires. Es ce cela la vrai vie ?

Que font donc les autres toujours en mouvance alors que je ne saurais faire ? Comment y parvenir, comment exister autrement que dans cet abri de solitude.

Je sais d’avance que vous aurez pour moi mille et une propositions mais serai je libre dans ma tête pour vous dire combien vous avez raison qu’il me faudrait réagir alors qu’au fond de moi je sais n’en avoir nul envie.

Jour après jour inlassablement je continue de regarder le large, avec dans le coeur quelques regrets : ne plus être cette femme que j’étais auparavant.

Sereine, je m’abandonne doucement au vent de la mer qui effleure mon visage et fait naviguer mes mots aux grés des vagues …texte roberte colonel

Toile de William Orpen

Sir William Orpen (né à Stillorgan, près de Dublin le 27 novembre 1878 et mort à Londres le 29 septembre 1931) était un peintre portraitiste irlandais. Il a fait ses études artistiques à la Metropolitan School et à la Slade School of Fine Art de Londres. Comme John Lavery, William Orpen a été un peintre de guerre officiel durant la Première Guerre mondiale. En 1917, il s’est rendu sur le front de l’Ouest. Il a fait des dessins et des peintures de soldats et de prisonniers de guerre allemands, ainsi que des portraits officiels de généraux et de politiciens. La plupart de ces œuvres se trouvent dans les collections de l’Imperial War Museum à Londres.

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Les mots s’envolent… les écrits restent.

 Les mots s’envolent… les écrits restent.

Jamais proverbe ne fut si bien nommé.

Les traces d’un passé écrit peuvent changer le cour d’une existence.

On écrit par habitude on se déleste de souffrances enfouies et l’on se dit : si seulement je pouvais savoir pourquoi cela est arrivé.

Et puis un jour, les yeux tournés vers le ciel, j’observe attentivement les nuages.

Les nuages sont des anges qui savent raconter des histoires. Je distingue parmi cet enchevêtrement de masse laiteuse qui semble se déplacer  pour se joindre à d’autres masses plus volumineuses encore. De ce conglomérat je distingue  une forme humaine. Mes yeux sont rivés à cette forme qui ne cesse de glisser, transportée au gré du vent. Elle me parle par signe et je comprends que je dois partir à la recherche de mon histoire de naissance.

Je rêve éveillée, un nuage ne peut exprimer un tel souhait. Encore une aberration de ma part dont je suis coutumière !

Pendant plusieurs jours je vais rester prisonnière de cette vision. Et je vais finir par admettre que plus nous pénétrons dans l’inconnu, plus il nous semblera merveilleux. J’allais donc partir à la recherche de ce passé qui me faisait tant défaut.

L’attente de réponses officielles me semble longue.

Cependant lorsqu’ arrive enfin les preuves espérées… la découverte est si belle ! Je n’avez même pas imaginé un instant que des lettres relatant des épisodes remontant aux années 40 puissent encore existé. Et plus étonnant pour moi, elles ont été conservées dans des archives Administratives d’Etat. À la vue d’une telle découverte mon cœur bat très vite, je n’avez pas été préparée à ce moment spécial. Je ne pensé pas au coupable responsable qui fut la cause de mes souffrances. Il m’avait pourtant  privée de ma maman ? Non, ma préoccupation était là, écrite de la main de ma maman et étalée devant moi.

La, seulement là est la réparation, l’apaisement pour vivre normalement.

Les mots s’envolent…les écrits restent. Je bénis chaque jour qu’il en est été ainsi pour ce qui concerne mes documents.

L’écriture : ma chère  compagne des jours difficiles, de mes rêves d’enfant, de mes amours,  de mes amitiés je resterai à jamais ta fidèle amie. Texte Roberte colonel

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l’homme penché sur son écritoire…

Il pouvait être là des heures. Livres épars autour de lui, à prendre des notes, parce qu’une idée avait surgi qu’il lui fallait absolument la développer. Et tant qu’il n’avait pas trouvé le fil conducteur et les mots justes, il peaufinerait son texte, comme le peintre retouche sa toile jusqu’à ce qu’il en soit satisfait. Il l’oubliait, absorbé par ce qu’il tenait à écrire et qui le tenait occupé une partie de la soirée ou de la nuit. ( blog Lali.tout.simplement)

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Il ne suffit que de quelques lignes glanées sur le blog d’une amie pour que mes doigts s’agitent sur mon clavier. L’inspiration qui me faisait défaut il y a un instant surgit et les mots dansent sur mon écran. Plus rien ne saurait arrêter mes doigts…le tic tac du clavier magique ne semble pas pouvoir se contenir. A moi d’inventer la suite de l’histoire qu’écrivait cet homme. Toutes les histoires peuvent trouver un chemin différent que celle prévue au départ dès lors que l’imaginaire si créateur n’est pas restreint à imaginer qu’un seul événement…

Penché sur son écritoire, Pierre s’attarda un  moment à contempler sa feuille maculée de griffonnages parce que trop fatigué il commettait des erreurs. Il senti soudain une vague de tristesse l’envahir. Trop de souvenir le retenait encore prisonnier de cette femme. Il s’étonnait de ses facultés de dissimulations. Il avait eu la faiblesse de s’éprendre de la femme de son ami. Il se sentait responsable de l’avoir trahi. Je ne me trouve pas d’excuse alors pourquoi  lui écrire une lettre pour qu’il me pardonne?  Il sentit la sueur couler le long de son cou, s’infiltrer sous le col de sa chemise, ruisseler désagréablement au creux du dos. Lors qu’il eut  enfin terminé sa lettre il resta un moment penché sur ses écrits à les relire.  Il quitta la maison et se dirigea dans la ruelle où il vit la voiture de Pauline stationnée. Il se souvenait douloureusement  que la veuille elle s’était refusée à lui. «  Tu m’attire énormément Alix mais je ne peux pas, pas dans ces circonstances je ne suis pas libre  ! »  Elle s’était rapprochée de lui, elle   l’avait embrassé.  En lui rendant son baiser Alix n’avait pas su résisté au désir de presser le corps de Pauline. Elle s’était lovée dans ses bras et dans un sourire plein de promesses et de mystérieuses certitudes elle sembla lui dire qu’elle se donnerait  a lui peut être un jour. Cependant Alix le savait,  il avait fini par l’admettre Pauline ne serait jamais à lui. Il devait définitivement se guérrir de l’amour qu’il éprouvait pour elle. Pauline était de ces femmes pour qui la fidélité est essentielle dans un couple.    (Texte Roberte Colonel) (toile de Alganto)

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L’attente…

Tant de beauté pour le regard… La mer à ses pieds…Combien lui restait il de jour à rêver, à contempler la mer ? Fallait t-il croire en son retour.  

Il avait allumé une cigarette  et se plaça le dos au mur, à l’endroit précis ou pour la première il l’avait prise dans ses bras et s’étaient tenu enlacé. 

Les images se superposaient dans l’esprit de Sarah alors qu’elle revivait l’annonce de son départ. Elle fut troublée un moment par cette conjonction insolite. Ses pensées galopaient follement. Une rosée tiède perlait à ses joues. Il lui était difficile de croire que Florent ne revendrait pas.

Comme chaque jour, levée aux aurores elle sortait de chez elle pour une promenade matinale. Debout, face à la mer elle attendait en pensant que Florent ne pouvait avoir oublié sa promesse de revenir très vite. Au début le sentiment de son impatience ne lui fut pas désagréable. Son esprit, ravi dans l’extase de l’attente de son retour participait au bonheur de se savoir aimée.  Dès son retour il ne  tarderait pas à lui demander sa main elle en était sûre.  Après avoir juré  ne pas vouloir se marier cela donnerait raison a son entourage. Ceux qui s’était refuser à croire qu’elle fût faite pour demeurer vieille fille. Un seul regret attristait Sarah : que sa maman ne fut pas là pour lui annoncer ses fiançailles. Après leur mariage ils habiteraient sa maison familiale au bord de la mer. On la repeindrait de jolies couleurs. On changerait quelques meubles et l’on habillerais les fenêtres de rideaux fleurit.

Et cette angoisse qui l’empêchait de respirer  cette peur  au vente en ce demandant ce qu’elle ferait si Florent ne revenait pas ? Folie, il avait promis de revenir. Elle s’inquiétait trop. Il fallait attendre. Pour se distraire elle se mit à penser à son futur mariage. Cependant q’une gêne superstitieuse la retint de le faire. A  l’annonce de son départ Florent ne lui avait fixé aucune date. Aussi c’était avec inquiétude que le regard tendu vers la mer, scrutant l’horizon elle espérait son retour. 

Une fois encore elle dormit mal et s’éveilla  fatiguée et malheureuse. Le jour suivant elle s’habilla, se coiffa en hâte,  puis  elle prit un livre dans la bibliothèque passa dans le jardin cueillir quelques roses et se dirigea vers son endroit préféré de là où elle pouvait voir les bateaux faire d’ interminables manoeuvres pour accéder au port.

Il faisait très chaud, sa robe volait au vent, elle consulta sa montre, la sueur perlait à la racine de ses cheveux. Puis ayant  coulé un regard à droite et à gauche, sur la pointe des pieds elle épié l’arrivée des bateaux lorsqu’elle crut reconnaître celui de Florent. Maintenant elle en était sûre ce ne pouvait être que lui. Elle demeura quelques minutes interloquée, ses jambes tremblaient si fort qu’elle ne savait pas si celles-ci aurait la force de la porter jusqu’au quai là où se trouvait amarré maintenant le bateau de Florent. Un bonheur aigu la traversa de tout part, elle ferma à demi les paupières, elle était heureuse enfin Florent était là.Texte Roberte Colonel (*toile de Rosanne Pomerleau)

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L’amour ne suffit pas toujours…

 

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« Elle caresse sa nuque en lisant. Et soudain, les mots noyés de larmes se mettent à valser. Il y a encore si peu de temps, il aimait poser les lèvres sur sa nuque  là, là où la peau est si fine que le moindre baiser déclenche un frisson. »  -Elle ressentait le même désir chaque fois. Elle se souvenait de ce moment instant magique, lorsqu’il s’approchait  sans faire le moindre bruit puis, lorsque délicatement, il lui déposait un baiser  juste là au creux de son cou.

 La nuque appuyée au dossier du fauteuil, Eloïse revivait sans effort ces minutes inoubliables. Elle sentait encore, derrière elle, la présence légère de son voile ; des gants blancs enserraient ses doigts ; sa taille comprimée dans un vrai corset, lui donnait l’impression d’être plus fine que d’habitude ; L’église resplendissait de fleurs et de musique, les cierges brûlaient, et le prête prononçait des paroles d’union sacrée ; on entendait un murmure de fond, fait de chuchotement impatient des invités attendant avec émotion le « oui » symbolique. Des craquements de chaises et des soupirs des personnes dans l’assistance qui se réjouissent du bonheur de ce jeune couple. La cérémonie terminée les cloches de l’église sonnèrent à la volée sous le soleil radieux de juin. Elle avait été fière de parcourir à son bras l’allée centrale de l’église. Des gens faisaient une haie pour regarder passer la noce.  De joyeuses festivités avait été suivies dans le jardin jusqu’au petit matin. Eloïse n’avait pas eu peur quand Pierre était venu se coucher auprès d’elle et l’avait en lacée tendrement. Elle sourit  en se remémorant son hésitation, à toucher sa peau nue, et à la secousse vertigineuse, qui soudain l’avait éblouie et faite femme.Le lendemain, Pierre était obligé de repartir à Paris pour son travail. Au départ du train seulement quelques amis étaient venu l’accompagné jusqu’à la gare. Le train siffla, s’éloigna, Pierre agita  une dernière fois son mouchoir, Eloïse ne voyait que lui. On eu dit qu’entre eux deux, un lien se tendait, s’étirait, allait bientôt se rompre. Le train siffla encore, puis disparu dans un infini de brume… Elle caressa à nouveau sa nuque en lisant, elle sait qu’elle n’oubliera  jamais, ces derniers instants. Elle frissonne , tout autour d’elle retomba dans l’immobilité. Ce vide soudain contre son épaule, cette absence! « En amour il n’y a pas d’obstacle  » Pierre lui avait dit cela jadis. Et elle ne l’avait pas compris.  Elle ne l’avait pas cru. (texte Roberte Colonel) (Penture A.C.W. Duncan)

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L’Ecrivain Roberte Colonel

Avant proposRoberte Colonel, mariée, maman de deux enfants, est née à Paris en 1941.
Enfant de L’assistance publique , elle fut élevée dans une famille d’accueil du Loir et cher où elle à grandi séparée
de sa maman.
A 59 ans elle brave tous les interdits qui lui avaient été 
fait et décide de partir à la recherche de ses origines.
Elle croit se reconnaître dans ce qu’écrivait Boris Cyrulnik dans son ouvrage « les vilains petits canards, et décide d’écrire son témoignage dans un livre intitulé « Où es tu maman? ».
S’en suivra de nombreuses rencontres avec ses lecteurs auprès desquels elle désire faire partager ses émotions. 

 

Elle réside aujourd’hui à Valras-Plage où elle consacre son temps à l’écriture et publie son deuxième livre, un roman: « Le sac à dos » aux éditions Grand caractère à paraître le 10 novembre dans toutes les librairies.

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