
Il y a dans toute relation le risque de la perte, de l’abandon.
Ce sont les blessures du lien qui s’inscrivent en nous le plus durablement.
Et c’est aussi ce que nous en ferons qui ouvrira ou fermera les portes de la tendresse.
Quand est venu le temps de se séparer, de s’éloigner ou de se perdre,
La tendresse, si elle n’est pas tuée par le ressentiment, par la violence de la souffrance (sur soi ou sur l’autre)
Elle permet de garder la trace du meilleur de l’autre et de nous même.
Je crois que la tendresse est un mouvement qui nous entraîne à suivre un chemin bordé de sensations
De sentiments où se trouvent mêlés bienveillance, acceptation, abandon, mais aussi confiance,
Stimulation, étonnement, découverte.
Pour suivre ce chemin, peut-être faut-il accepter de dépasser des peurs, de sortir des préjugés,
Savoir affronter l’inconnu d’une rencontre.
Peut-être faudra-t-il plus simplement, plus difficilement aussi, accepter d’entrer dans le cycle de la vie.
La tendresse est une naissance à soi-même qui nous fait pénétrer dans le ventre émerveillé de l’existence.
– Jacques Salomé (Apprivoiser la tendresse)
Ce que veut l’amitié.
Mais tout cela n’est pas toi-même,
Tes avis, tes conseils, tes vœux,
Et, dans nos entretiens intimes,
J’ai même entendu tes aveux ;
Et pour tout cela mon cœur t’aime
Et c’est toi-même que je veux.
Poète : Henri-Frédéric Amiel (1821-1881)
Recueil : Il penseroso (1858).
Chère Roberte, c’est un très beau poème, très doux et qui va droit au cœur.
Bonjour Chère Olivia
Merci beaucoup pour votre lecture et votre appréciation.
J’aime découvrir nos grands poètes français et parfois m’en inspirer pour mes écrits.
C’est une bonne idée de s’inspirer des grands poètes, chère Roberte.
Merci beaucoup pour votre encouragement précieux chère Olivia.
Magnifique partage, Roberte !!!
Bonne soirée,
Bisous 😘
Merci ma chère Colette pour ton appréciation.
Belle soirée à toi aussi.
Bisous