Pensées

Quand je regarde notre vie…

 » Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi comme un tremblement de larmes.

Comme ce ciel.

Il est a la fois pluie et soleil, midi et minuit. Je suis tout cela a la fois. Extrême dans le malheur, démesuré dans le bonheur, je ne sais pas dire. »

Albert Camus .

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Quand je regarde notre vie

-Il est désert de ne pouvoir te rejoindre dans ton voyage sur naturel.

 Tu es si prompt  à t’y réfugier.

Ta maladie nous a séparés définitivement l’un de l’autre

sans  que nous puissions prévoir un recommencement de vie ensembles.

A mon arrivée hier à la Roselière tu te tenais derrière la porte vitrée et

Sagement, tu attendais mon arrivée

Me voyant devant toi tu t’es exclamé de joie:

« Ma femme, ma femme je me souviens encore de ta voix « 

Avec le peu de force  qu’il te restait tu m’as serrée  contre toi et

Emue aux larmes j’en oubliai de respirer !

Nos mains soudées l’une à l’autre nous sommes allés nous promener au village

je te parlais des oiseaux qui tournaient au dessus de nos têtes, du ciel si bleu, des quelques fleurs de la

résidence qui n’en finissaient pas de Fleurir en ce début d’automne mais tu étais absent de ma

conversation.

Le cœur serré je pensais à notre amour définitivement éteint pour toi.

Je sortais de ta vie sans que tu ne puisses me donner accès à ton monde,

Je ne sentais que la douce chaleur de ta main dans la mienne.

Roberte Colonel   08/10/2021

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poèsie

L’amour  Hibiscus…

« Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu’écrit la raison. Il faut demeurer entre les deux, tout près de la folie quand on rêve, tout près de la raison quand on écrit. » – André Gide

L’amour  Hibiscus

Toi tu te fais Câline gracile et fragiles

Charmeuse ton pistil frôle mon pétale

D’une délicate caresse qui se disperse,  

Nous enlace de son voile de velours.

Loin de moi l’envie de me défendre,

J’ai comme un tremblement de larmes

Ou serais ces quelques gouttes de pluie sur mon pistil ?

Je suis à fleur de mots, tu es là  collée à moi,

 Tu trembles sous l’effet de la brise légère.

Je ressens, je sens tes odeurs

Notre éclosion fut un feu d’artifice

Nos pétales marbrés nous aurions dis

Deux  jeunes fiancées.

Quelque chose danse en nous,

L’émotion de nous aimer si fort

Fait que nous ressentons tout ce qui nous effleure.

Nous sommes ainsi de tendre Hibiscus émotifs.

Nous savons notre amour éphémère

 Le temps nous est compté.

Au grès de la brise douce et indolore

Nous perdront nos belles couleurs.

Il en sera fini alors de notre vie sur terre.

1er octobre 2021 Poésie et Photo Roberte Colonel

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