Publié dans poèsie

Féérie de l’Instant présent

Féérie de l’Instant présent

Sur  le sentier bordant la mer

Côte à côte ils ont marchés  sans dire mot.

Silencieux se tenant par la main

On n’entendait que les battements que faisaient leurs deux cœurs.

Ils se sont assis sur l’herbe parmi les fleurs.

Ils ont partagés leurs secrets intimes sous un soleil amical,

Pensées vagabondes loin, très loin,

Et puis, leurs  regards se sont noyés dans le bleu de la mer

Et la, parmi le chant des oiseaux leurs corps ont tremblés

 A la douce  féérie de l’instant présent.

Roberte Colonel  30/10/2020

Publié dans poésie

L’optimiste

Elle écoute silencieuse

Le bruit que fait la pluie sur les carreaux.

Elle, elle aime dans la forêt le chant des oiseaux

Quand le feuillage prend ses  couleurs automnales.

Elle à son oreille aguerrie au moindre bruit froissé

Aux présages de ses tumultueuses nuits agitées

Et son souffle doucement  s’évanoui  aux froideurs de la nuitée.

 Elle Prend à rebours les moments de travers qui nuisent à son  existence.

Elle est toujours en quête de vérité quand la vie l’offense,

Laissant seul  l’événement se développer

Quand la pluie cesse et, que le ciel obscurci  va s’éclairé.

Roberte Colonel 23/ 10/2020

Publié dans poésie

Un flottement délicieux d’automne

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Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c’est le mystère de toutes choses. (Federico Garcia Lorca)

Octobre est là, avec les souvenirs

De ce jour de tempête où les vagues

Jetaient un ciel gris de nuages

Laissant deviner un éloignement soudain

Sur notre amitié devenue précaire.

 Mes yeux gardent la vision vacillante

Des éblouissements secrets d’une part de nous,

D’un flottement délicieux d’automne

D’où me  parvient encore ta voie troublante

Des merveilles que rien n’a pu détruire.

Roberte Colonel 07/10/2020

Publié dans poésie

SEULE JE VAIS…

Les mots que prononcent les gens heureux sont une mélodie. Mais les mots qu’entendent ceux qui se taisent sont encore plus beaux. (Emily Dickinson)

Seule je vais,

J’ai perdu ma boussole

Et le sens de l’orientation.

Je ne sais plus ou se trouve ma place

 Je n’ai plus rien à qui à quoi m’arrimer.

Je vais comme je peux le cœur serré

Sans plus oser respirer

L’air peut venir à me manquer.

Roberte Colonel 5.10/2020