Publié dans poésie

Combien de mots recommencés…

Publié  •Modifier le 30/09/2020″Combien de mots recommencés… »

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La vie serait impossible si l’on se souvenait, le tout est de choisir ce qu’on doit oublier. (Roger Martin du Gard)

Soir de nostalgie…

Combien de mots recommencés,

Combien d’images copiées-collées,

Sont gravées dans ma mémoire.

Combien t’en ai-je envoyées

A toi, le poète qui sait,

Tu me disais que l’amour prenait sa source

Au fond des mots que je t’écrivais.

Poète, tu sais si bien dissimuler tes sentiments

Sous les affres lumineuses des étoiles

Dans la nuit tu graves

ton image à leurs firmaments.

Tu aimes la vie à contretemps.

Tu rimes tes je t’aime,

A tes jolis mots choisit qui font rêver.

Tu les minimises au fil de ta vie.

Tu fermes les portes étroites de ton coeur

Pour mieux les ouvrirent au pouvoir du bonheur

Roberte Colonel

Publié dans documents

Alzeimer on te nomme…

Qu’a tu fais de mon mari voleuse de mémoire ?

Tu lui rends toute forme de vie

Impossible depuis des mois.

Maladie d’Alzeimer on te nomme,

  À cause de toi tout à changer en lui.                                                                                                        

 Il tourne ses doigts toute la journée, 

Il ne sait plus faire que cela.

On lui à fait passer un scanner

 Et sais tu sale voleuse que tu as envahi

Son cerveau de taches blanches.

Il y a en a tant que sa vie d’avant

Il ne s’en souvient pas.

 Demande-lui son nom et où il habite ?

Il te répondra d’un air triste

« Je ne sais pas »

Il ne garde aucun souvenir

Des prénoms de ses enfants

De ses petits enfants qu’il aimait tant.

Demain c’est le jour de son anniversaire

Son âge il ne sait le dire.

Sa mémoire s’est envolée

Nous laissant tristes et désemparés.

Nous sa famille ne savons comment réagir

À la solitude dans laquelle il se laisse enfermer.

Viendra le jour pas si lointain

Où il devra nous quitter

parce qu’il n’y a aucun espoir qu’il puisse  guérir.

Qu’emportera t-il de son vécu ici bas ?

Qu’emportera t-il de ce qui fut de notre amour à nous deux?

Roberte Colonel 25/09/2020

Publié dans poèsie

Blessures et repentir sont d’un seul tenant

La poésie est à la vie ce qu’est le feu au bois. Elle en émane et la transforme. (Pierre Reverdy)

En ce premier jour d’automne

Que de l’univers nous revienne

Ce que nous croyions perdu.

Que reviennent celui  qui en s’éloignant n’avaient rien dit ;

Que la souffrance muette soit notre quotidien.

Que cesse l’âpre déchirure : un cri qui éclate

d’autant plus insoutenable qu’il est en dedans.

 Blessures et repentir sont d’un seul tenant 

Comme des passerelles amies des deux côtés.

Roberte Colonel 24/09/2020

Publié dans poèsie

Urgence d’écrire.

la vérité n’a que deux faces mais son troisième côté vaut mieux! (Eugène Ionesco)

Dans le petit matin qui se lève sous un ciel gris dont je ne sais rien encore

Quelques pages blanches pour tout décor et cette urgence d’écrire

De dire, de me dire que dans une certaine cohésion

Telle la mer dont les vagues vont et viennent

Aussi tourmentées  que mes pensées vagabondes

Sur ma page désertique sont présent en ma mémoire

Des souvenirs qui resteront toujours les rêves de mes nuits

Ou ta vie dans ma vie a imprimé sa trace pour toujours.

Roberte Colonel 20/9/2020

Publié dans poésie

Ils sont si fragiles mes mots

Il est un art l’art du mot — l’art du mot — qui ne connaît pas de limites : la poésie. (Ivan Gontcharov)

Ils sont si fragiles mes mots

Ils se plaquent sur mes lèvres,

Parfois ils forcent ma gorge

Ils rugissent de paroles

Qui ne sont pas les miennes.

Les gémissements et la douleur

Laisse des traces de désordre

Au creux d’une histoire insensée

Apocalyptique loin de la réalité.

Roberte Colonel le 17/09/2020

Publié dans poèsie

Les élans du coeur…

« Les élans du cœur n’ont rien de logique. Ils ne dépendent pas de notre volonté et échappent à tout. » (Laure-Marie Lapouge) 

Un jour dont j’ai le souvenir

Nos ombres devant nous, sur le sable,

Penchés l’un vers l’autre, se touchant presque

Du fait des mots que nous voulions nous dire,

Où le rire a gravé nos empreintes

Nos mains se frôlaient

Nos yeux éperdus de bonheur

Aux frissons des vagues que la mer roulait à nos pieds.

Je fantasmais aux mains funambules qui me faisaient l’aimer.

Cette passion sans témoin souvenir de l’ultime étreinte

Dans la détresse du jour qui s’assombrissait
.

Brûlure d’un souffle silencieux,

D’un au revoir que la mer allait emporter loin à la dérive.

Roberte Colonel 03/09/2020