Publié dans poèsie

Dors-tu ?

Dors-tu ?

Et toi ! dors-tu quand la nuit est si belle,
Quand l’eau me cherche et me fuit comme toi;
Quand je te donne un cœur longtemps rebelle?
Dors-tu, ma vie ! Où rêves-tu de moi ?

Démêles-tu, dans ton âme confuse,
Les doux secrets qui brûlent entre nous ?
Ces longs secrets dont l’amour nous accuse,
Viens-tu les rompre en songe à mes genoux?

As-tu livré ta voix tendre et hardie
Aux fraîches voix qui font trembler les fleurs ?
Non ! c’est du soir la vague mélodie ;
Ton souffle encor n’a pas séché mes pleurs!

Garde toujours ce douloureux empire
Sur notre amour qui cherche à nous trahir :
Mais garde aussi son mal dont je soupire;
Son mal est doux, bien qu’il fasse mourir!

Marceline Desbordes-Valmore, Poésies

Auteur :

Auteur de six livres : Livre document « Où es tu maman » « Editions Michel de Maule » et, « Grand Caractère". Un roman " Le Sac à Dos" aux éditions « Grand Caractère ». Le déroulement de l'histoire se situe en montagne plus précisément à Chamonix. Livre Récit : « Rêves enfouis» Editions Ed2A Roman : « Passion sur Internet » « Equinoxe » « Sophie la clé du Bonheur» de Roberte Colonel- coauteur Charef Berkani. Editions Ed2A Mes loisirs : J'aime me promener au bord de la mer de Valras-Plage et faire de belles ballades dans les sentiers de ma région du Languedoc Roussillon. J'aime passionnément l'écriture et l’échange de lecture sur les billets de mes amies blogueuses.

12 commentaires sur « Dors-tu ? »

  1. J’aurais aimé l’avoir écrite Marie.
    Pas très inspirée ces temps ci.
    Sans doute le soleil qui attire mes pas au bord de la mer… C’est tellement agréable.
    Bonne nuit à toi.
    Bisous

  2. Sérénité du coeur
    ———-

    En mon coeur est faible mémoire,
    Au monde je suis étranger ;
    Mon jardin n’est que terre noire
    Et mon bagage est bien léger.

    Mon destin n’est pas une histoire,
    Mes plaisirs furent passagers ;
    D’écrire et de lire et de boire,
    Est-ce un temps bien aménagé ?

    Ce coeur que le mal abandonne
    Aux fantômes d’antan pardonne ;
    C’est évident qu’il le devait.

    Il se nourrit de quelques rêves
    Et de sérénité, sans trêve,
    Vieillir, ce n’est pas si mauvais.

    1. De tout coeur merci à vous pour ce poème qui me touche tellement. Je vais m’autoriser à le publier sur les pages de mon blog mariliane.
      Je vous souhaite une très belle soirée.

Merci pour ce commentaire.

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