Publié dans textes

Aucun malheur ne devrait entacher notre essence de vie…

 

71641333_2502410649980644_3560199353450627072_n

 

Page 2

La patience est un arbre dont les racines sont amères, mais les fruits sont très doux. » (J.E, investisseur)

Se protéger, c’est s’imaginer dans une bulle dans laquelle on ne laisse entrer que le soleil, la lumière, la tendresse, l’amour, l’amitié, les rires, la joie, la bonne humeur, le rêve, la douceur, les sourires… Et ne jamais laisser quiconque ou quoi que se soit percer cette merveilleuse bulle de bien-être.

Marie était comme en sursis depuis quelques jours… Elle se protège, elle s’imagine dans une bulle dans laquelle elle ne laisse entrer que le soleil, la lumière, la tendresse, l’amitié, les rires, la joie, la bonne humeur de certaines de ses amies. Le rêve, la douceur, les sourires… Ne jamais laisser quiconque ou quoi que se soit percer cette merveilleuse bulle de bien-être.

Comme une rose que l’on extrait de son jardin elle s’étiolait lentement se recroquevillait sur elle-même. Elle ne pouvait s’arracher de ses rêveries… Le vent de la désillusion a fait rage et a plié sa tige fragile… Une pluie du chagrin a déferlé sans pareil, et plusieurs pétales ont été touchés, ne laissant d’elle qu’une fleur en péril… Mais, telle une réponse aux prières pour laver l’offence, un soleil doux et guérisseur s’est posé sur elle. De par sa douce clarté réparatrice, l’espoir caché d’un cœur brisé a ressurgi doucement. Assise sur un banc  devant la mer, le soleil caresse doucement sa peau qui frissonne au plaisir simple du va et vient des vagues. Chaleur de l’astre réparateur, comparable à nulle autre. Chaleur qui traverse même son épiderme afin de la toucher, jusque dans son cœur. Alors, malgré des cicatrices indélébiles Marie se réveille. Elle réapprend à croire au soleil qui réchauffe sa peau et lui donne sa couleur bronzée. Elle réapprend encore une fois à s’aimer, à croire, à espérer ; elle se souvient du goût de ses rêveries et vibre de nouveau à ses souvenirs …

L’espoir n’est pas mort… La flamme de ses rêves s’embrase… comme l’hirondelle dans son envol extrêmement fragile, elle détient une force de vie incomparable… Marie reste fixée sur ses objectifs, ses espoirs et ses rêves, en sachant que ce n’est ni le temps ni la difficulté qui seront des obstacles, mais seulement elle-même si elle ne croit plus en ses rêves. La persévérance est une vertu… Voilà sa rêverie. Rayonner de vie, sans jamais se défaire de ses rêves profonds et risquer de perdre l’essence même qui l’anime… Inonder de beauté la vie qui s’offre à elle… renaître de sa désillusion, oublier… Être libre là, et ailleurs, et devenir celle qu’elle a toujours eu envie d’être.

Oublier  la douleur à son cœur. Elle pensait avoir tout perdu, alors que la seule chose qu’elle peut faire maintenant, c’est se reconstruire ! Elle ne lâchera pas ses objectifs de vue, restant persuadée que le meilleur ne pourra sortir que de ce matin de désespérance… S’accrocher à la vie se donner les moyens de vivre ses rêves ne devrait pas endurcir son cœur, mais plutôt affirmer sa persévérance et consolider la foi qu’elle en ses propres capacités.

Il existe parfois des périodes dans la vie où le malheur nous submerge, où on pense perdre pied, mais ces périodes-là, nous apprennent à nous relever… Toujours et encore… Se relever ne veut pas dire ne plus avoir de difficultés, mais c’est savoir accepter le meilleur, afin de traverser les tempêtes avec calme et confiance, en attendant que le beau temps arrive… Alors certes, cela prend du temps, la cicatrice est profonde face a l’abandon, mais Marie est persévérante. Elle garde l’espoir de revoir le soleil l’accompagner dans l’avenir…

«Aucun malheur ne devrait entacher notre essence de vie se dit elle. Aucune peine ne devrait détruire nos rêveries… Croire encore plus fort en l’avenir, briller au-delà des apparences, espérer en ces rêves prometteurs et avancer, en ayant confiance en son destin » (Roberte Colonel)  ( page N°2)