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Sophie la Clé du Bonheur…

Ed2A Couverture Sophie la cle du bonheur de Roberte Colonel et de Charef Berkani -1--001 (1)

Il n’y a de moments plus exaltants que le lancement du dernier né de notre ouvrage chaque fois c’est la même exaltation, un bonheur à nul autre que nous partageons avec le lecteur.

Résumé Sophie

L’amour

Sophie marche du haut de ses talons, l’élançant jusqu’à la lune. En un pas, elle dépose autour d’elle une odeur de lilas qui la rend unique. Elle brille, naturelle, sans autres atours que les siens. Elle est intuitive, habile et s’illustre par un caractère aux pointes d’hystérie. Elle en est sublimée comme un éclat de mystère parsemé par le vent. Ses lèvres rouges s’étendent en un large sourire exotique, s’imprimant dans le présent. Il transpire de sa voix des notes suaves, l’appel d’une sauvagerie délicate qui n’avait de place qu’entre ses bras. Dans ses silences, ils règnent les refrains d’un passé qui n’appartient qu’à eux.

En se promenant dans les allées du parc, il lui est impossible d’oublier ces heures féeriques qu’elle a passées en compagnie de son mari. Deux amoureux, épris de nature et fiers devant la réussite de leurs plantations. Ils se sont réjouis ensemble de voir la végétation florissante agrémenter les pourtours des allées bordant le bois.

Elle se souvient combien Thibault et elle ont été proches. À cette pensée, elle se baisse et cueille une fleur de marguerite. La graine a sûrement atterri à cet endroit, poussée par le vent du Sud. C’est la toute première belle matinée de printemps qu’elle voit depuis si longtemps

Il admirait ses seins, la courbe de ses hanches, la tendre rondeur de son ventre, sa bouche saine. Et il s’était imaginé le plaisir qu’il aurait à transformer ce regard, à enfiévrer ce corps, à bouleverser l’expression tendue de ce visage dans la folie de leurs jeux amoureux. Elle s’était alors penchée sur lui et l’avait regardé dans les yeux, d’un air de défi amusé Puis sa pudeur, du moins ce qui lui en restait, lui avait fait détourner la tête.

Lorsqu’ensemble ils s’étaient retrouvés sous la douche, son corps harmonieux l’avait surpris un instant dans sa nudité, l’avait violemment ému. Elle lisait dans son regard ce désir, cette émotion, cette faim brutale. Là, sans dire un mot, il l’avait prise, l’avait embrassée sur la bouche, sur les épaules, sur ses cheveux encore mouillés. Elle s’était laissée faire en lui rendant ses baisers.

Telles ont été les quelques années de bonheur passées à côté de Thibaut qu’elle a tant aimé ! Vivre près de cet homme calme et pondéré qui aimait la combler de bonheur. Il avait ce regard fragile entre deux mains innocentes. Plein de rage mais aussi de douceur, il a surfé, dit-elle, sur son esprit vagabond. Il a respiré sa candeur en suivant dans ses joutes les courbes de ses reins. Il a été un mirage, un rêve, un autre monde. Elle est un passage, un tableau impressionniste, le fond d’un paysage qui inspire à la mort.

– Je suis frappé par les histoires que tu as écrites et qui m’ont fasciné, lui répétait-il. Tu as été un messager de l’inconnu.

 

Il y avait dans leurs échanges un fleuve de béatitude inconnue et des remous imprécis dans lesquels ils se dessinaient, à l’encre et au fusain.

Il lui disait encore :

– Enfoncés dans le papier, étalé entre les lignes, nous sommes devenus indélébiles et nous avons rêvé ce moment. Tu as été cette poussière rebelle qui brille au fond des flaques, ce grain de sable échappé d’un désert lointain. J’ai parcouru les étoiles et tu as été un mirage au fond d’un instant. Oasis inopinée, tu as rempli ma jarre d’eau alors qu’entre tes écrits se dresse un mur impossible à conquérir. Tu as été mon sortilège, ma drogue au quotidien.

 

Que de jolis mots sont sortis de la bouche de Thibaut. Il savait exprimer ce qui le troublait aussi profondément.

– Tu as été le goût de l’improbable et d’un vent dément qui a levé tes cheveux. Tu as eu des étincelles bien cachées que j’ai perçues dans tes chuchotements. Les années ont défilé, se sont égrenées autour d’un chapelet de minutes qui ont paru des éternités. Il a été si bon ce trouble de la folie pure et secrète dont nous n’avons pas eu idée. Cette énergie, cette force qui nous a construit et qu’un jour nous perdrons. Mais sans savoir pourquoi, toujours nous avons été sur le même chemin…

– Tu as été le goût de l’improbable et d’un vent dément qui a levé tes cheveux. Tu as eu des étincelles bien cachées que j’ai perçues dans tes chuchotements. Les années ont défilé, se sont égrenées autour d’un chapelet de minutes qui ont paru des éternités. Il a été si bon ce trouble de la folie pure et secrète dont nous n’avons pas eu idée. Cette énergie, cette force qui nous a construit et qu’un jour nous perdrons. Mais sans savoir pourquoi, toujours nous avons été sur le même chemin…

Cinq ans de solitude, elle désire maintenant renouer avec sa vie d’avant Thibaut. Cette vie d’écrivaine qu’elle aime tant. Elle sait qu’il lui faut maintenant être dans une vie qui lui appartient. Une vie où elle peut lire et écrire où elle veut et quand elle veut. Sa vie à elle qui ne dérange personne et où personne ne la dérange. Elle prend un moment pour regarder ses manuscrits étalés sur son bureau. Ses projets inachevés se mêlent à ceux édités qui ont contribué à son bonheur.

 

 

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Sophie la Clé du Bonheur

Sophie La clé du Bonheur de Roberte Colonel et Charef Berkani Editions Ed2A Commandé dés aujourd’hui à Paraître le 6 Novembre 2018

Couverture 2 (1)

Une expérience de lecture incroyable. Et  inoubliable.

Description du produit

Sophie, la clé du bonheur, pour quatre hommes aux destins contradictoires en quête de leur devenir. Thibault qui incarne le parfait amour en totale harmonie avec son âme sensible. Guillaume, le latino-américain, aux mutations douteuses, prédateur des opportunités occultes, dans le seul objectif d’assouvir sa passion du jeu. L’Éditeur, imbu de sa personne, usant de passe-droits pour satisfaire les promotions canapés. Paul, un écrivain qui reconstitue le puzzle de sa vie ressemblant étrangement à celui de Sophie. Truffé de surprises où l’amour s’invite comme solution aux situations étriquées, ce livre est une saga trépidante.

Un agréable moment de lecture. Un livre qui devrait plaire a tous ceux et celles qui ont aimaient les personnages inventés par les deux auteurs d’Equinoxe.

Biographie de l’auteur

À la suite de  »Passion sur Internet » et d »’Équinoxe », Roberte Colonel et Charef Berkani poursuivent l’écriture à quatre mains. Si, venant de Paris, Roberte Colonel vit dans une station balnéaire du Sud de la France, Charef Berkani est quant à lui originaire et installé à Mostaganem en Algérie. D’une rive à l’autre de la Méditerranée, les deux auteurs proposent un roman d’aventure particulièrement original.

Détails sur le produit

  • Broché:152 pages
  • Editeur :Editions Auteurs d’Aujourd’hui (6 novembre 2018)
  • Collection :ROMAN
  • Langue :Français
  • ISBN-10:2376290619
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poèsie

Rêverie d’automne…

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Rêverie d’automne

Le vent souffle sur mes cheveux

Les derniers échos de la mer.

Une porte s’ouvre dans le paysage,

Sur un soleil déclinant aux vagues

Des mots aussi usés que ton nom.

Ils viennent à notre rencontre, 

La mer gémit dans ce monde de désordre..

Te prenant les mains, contemplant ton visage,

Parmi les maisons et d’autres paysages,

 Une paix profonde nous berce.

Au hasard de nos mains un instant jointes,

Un amour nouveau, une délicieuse rêverie,

Que partage le silence qui déverse sur nos caresses,

Le plus vieil   enjeu du monde. 

Doucement les jours passent un a un

Aussi beaux que des songes dans la demi-clarté d’une belle soirée d’automne

Où nous nous dirions tout bas, car le bonheur ce murmure 

Que les jours d’amour sont doux quand la vie est un songe. (Roberte Colonel 23/ 10/:201

 

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et poèsie

un soir d’hiver…

Broken Christmas ornament

 

Un soir d’hiver 

J’étais seule avec ma triste vie

Quand j’écrivais mon passé.

Mes pages inlassablement blanches

Les inclémentes amies de mes nuits

se noircissaient de mots tristes.

Elles me répondaient d’un ton accablé :

– Laisse tes rêves d’autrefois

Dormir aux plis de leur sueur.

Ne réveille pas leurs émois,

Pense à des choses moins amères.

Mais moi, sans discontinue

Je reprenais mon rêve

Dans mes nuits sans sommeil

Je me rappelais Combien

Il avait été difficile de l’éconduire.

Sans trêve les mêmes mots revenaient.

Quand j’avais souhaité son départ

Quand ses yeux déchirèrent la nue

C’était un soir d’ennui

Les heures s’en étaient allées très lentes

Tout avait été dit. (Roberte Colonel le 13/10/2018

 

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et poèsie, texte

Divine, tu t’amuses et danses avec le vent…

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« Le train de l’écrit passe par votre corps et le traverse. C’est de là qu’on part pour parler de ces émotions difficiles à dire, si étrangères et qui néanmoins, tout à coup, s’emparent de vous. J’ai envie d’écrire juste un passage de  mots en moi là maintenant. Des écrits que je  souhaite s’empareront de vos émotions. C’est ça l’écriture. » 

Divine, le vent dans tes cheveux défaits tu es si belle.

Tu t’amuses, tu te promènes dans les allées de la forêt, tu admires les arbres de ce bel Automne annoncé.

Tu te shootes de l’Humus qui se dégage de la mousse des bois. Ou n’est-ce pas plutôt de l’odeur de l’amanite tue-mouches aux propriétés psychotropes ? Tu avances joyeuse, tu ne vois que ses couleurs mouchetées rouge orangé. Tu n’entends plus que ce mystère qui entoure les brames des cerfs amoureux, le cri de la hulotte « nia, nia hop hu hu hue ».  Elle aimerait sans doute retenir pour quelques jours supplémentaires les feuilles des arbres qui se détachent une à une des branches des châtaigniers. Quel spectacle pour tes yeux  les feuilles qui tourbillonnent puis se séparent et s’éparpillent sur le sol.

Quelques gouttes d’eau, des larmes, quelques perles de tristesse au bout de leurs feuilles elles savent que poussé par le vent leur vie s’arrêtera sur la mousse du bois.

Divine, tu laisses sur ton passage  accrochée de si de là aux branches des arbres quelques uns de tes longs cheveux. Tu t’amuses et danses avec le vent tu es aussi légère que l’étoile filante dans le ciel. Ta beauté a séduit toute la forêt. 

Soudain un bruit vient te surprendre. Tu es inquiète. Tu observes avec appréhension d’où vient le bruit. Qui a pu te suivre à cet endroit ? Ton cœur bat très vite. Tu as peur.

Mais voilà que sans suit un brame de cerf!   Majestueux il semble ne pas te voir. Il ne te regarde pas. Le temps lui est compté. A cet heure il n’a qu’un seul désir celui d’aller faire la cour à sa biche.  L’Amour, l’Amour puissant, la Volupté féconde. (Texte Roberte Colonel le 07/10/2018)

 Les cerfs

Aux vapeurs du matin, sous les fauves ramures 
Que le vent automnal emplit de longs murmures, 
Les rivaux, les deux cerfs luttent dans les halliers : 
Depuis l’heure du soir où leur fureur errante 
Les entraîna tous deux vers la biche odorante, 
Ils se frappent l’un l’autre à grands coups d’andouillers. 

Suants, fumants, en feu, quant vint l’aube incertaine, 
Tous deux sont allés boire ensemble à la fontaine, 
Puis d’un choc plus terrible ils ont mêlé leurs bois. 
Leurs bonds dans les taillis font le bruit de la grêle 
Ils halètent, ils sont fourbus, leur jarret grêle 
Flageole du frisson de leurs prochains abois. 

Et cependant, tranquille et sa robe lustrée, 
La biche au ventre clair, la bête désirée 
Attend; ses jeunes dents mordent les arbrisseaux; 
Elle écoute passer les souffles et les râles; 
Et, tiède dans le vent, la fauve odeur des mâles 
D’un prompt frémissement effleure ses naseaux. 

Enfin l’un des deux cerfs, celui que la Nature 
Arma trop faiblement pour la lutte future, 
S’abat, le ventre ouvert, écumant et sanglant. 
L’oeil terne, il a léché sa mâchoire brisée; 
Et la mort vient déjà, dans l’aube et la rosée. 
Apaiser par degrés son poitrail pantelant. 

Douce aux destins nouveaux, son âme végétale 
Se disperse aisément dans la forêt natale ; 
L’universelle vie accueille ses esprits : 
Il redonne à la terre, aux vents aromatiques. 
Aux chênes, aux sapins, ses nourriciers antiques. 
Aux fontaines, aux fleurs, tout ce qu’il leur a pris. 

Telle est la guerre au sein des forêts maternelles. 
Qu’elle ne trouble point nos sereines prunelles : 
Ce cerf vécut et meurt selon de bonnes lois, 
Car son âme confuse et vaguement ravie 
A dans les jours de paix goûté la douce vie; 
Son âme s’est complu, muette, au sein des bois. 

Au sein des bois sacrés, le temps coule limpide, 
La peur est ignorée et la mort est rapide ; 
Aucun être n’existe ou ne périt en vain. 
Et le vainqueur sanglant qui brame à la lumière. 
Et que suit désormais la biche douce et fière, 
A les reins et le cœur bons pour l’œuvre divin. 

L’Amour, l’Amour puissant, la Volupté féconde. 
Voilà le dieu qui crée incessamment le monde. 
Le père de la vie et des destins futurs ! 
C’est par l’Amour fatal, par ses luttes cruelles. 
Que l’univers s’anime en des formes plus belles. 
S’achève et se connaît en des esprits plus purs. ( Anatole France)

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