Publié dans texte écris

Le chant d’un soupir

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Le chant d’un soupir

 J’ai les yeux qui se brouillent. Ils s’oublient dans le noir eux aussi. Je me perds dans des questions fades, qui n’ont pas de réponses. Je me retrouve isolée au bord de la mer où il n’y a rien. Le néant, la routine où l’impossible se mêlent autour de moi et frottent mes vêtements. Ils s’immiscent sous ma peau qui les transpire. Je suis la spectatrice directe de ce théâtre qui emmène mon cœur fatigué vers des lumières si petites qu’elles ne semblent pas exister. Et pourtant je n’ai pas le choix, je suis obligée de les suivre. D’aller vers l’inconnu. En soufflant. Puis peut-être un jour en marchant et en retrouvant mes sourires. Mes joies. Peut-être est cela, l’espoir ?  Il y aura derrière ce temps des souvenirs brûlés. Ils seront nés d’outre-tombe et viendront mourir sur la jetée. Parmi l’écume, se meurtrissant sur les rochers, ils s’éteindront. Ils se perdront à tout jamais dans la terre et le ciel, frémissants d’émotions.
Ils seront à eux seuls la composition de cette vie. Dans l’accablement et la tendresse, ils porteront leurs fleurs jusqu’aux sommets des montagnes invisibles. Il y aura derrière ce temps des souvenirs brûlés. Ces archives viendront un jour nous bouleverser. Mais pour l’instant, ils sont un frémissement d’hier, ou peut-être demain. Ils se forment dans mes annales à la plume du présent. Je les savoure à la lueur de la chandelle d’une éternité sans nom. Parce qu’ils sont ce moment. J’espère que j’ai su t’écrire comme un sourire.
Et je termine ainsi, par le chant d’un soupir, une histoire sans point, puisqu’elle n’a pu s’ouvrir. Roberte Colonel 30/10/2017

 

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Publié dans Ecrivain

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.

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Beau texte de la littérature française : Robert Desnos

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix
qui m’est chère ?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre, à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.

J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venus.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.

Un vrai plaisir que de revisiter de beaux textes de la littérature Française.

 

 

Publié dans texte

les chemins du bonheur …

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Pardon savez vous où est le chemin du bonheur qui mènent à Rome ? Rome c’est un peu loin  et n’y serais pas arrivée de si tôt !

Connaissez vous l’adage populaire  qui veut voyager loin ménage sa monture. Et qui ne doute de rien, ne se doute de rien. Alors continuez votre route ! Ne cherchez pas le chemin du bonheur, car le bonheur c’est le chemin !

Il arrive que le bonheur ce trouve à portée de main si près qu’on ne le voyais pas.

On cherche souvent le bonheur à l’autre bout du monde, pour finalement le retrouver sur le seuil de notre porte quand on revient chez-soi.

Le bonheur il est la clé de la vie. La vie est vraiment simple, mais nous persistons à nous la rendre compliquée.

Le plus souvent, on cherche le bonheur, comme on cherche ses lunettes, quand on les a sur le nez !

Texte sur une idée de citation sur le bonheur: Roberte Colonel le 22/10/2017

(Image Lucie Brunellière)

 

 

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Mademoiselle Plume…

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Elle écrit du matin au soir Mademoiselle Plume

Elle griffonne ces silences des mots soulèvent un alphabet pour renouer avec l’écriture.

Elle dit que si toute fois ce doux billet était recouvert par l’écume de ses larmes

Elle terminerait ses derniers mots sur des soieries ourlées d’espoirs.

Roberte Colonel 20/10/2107 (illustration signée Lucie Brunellière

 

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Sur une vague d’insomnie.

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Je suis allongée sur les vagues de mes insomnies

À t’aimer dans cette nuit étoilée de rêves

Attendant jusqu’au petit matin que le jour se lève

Je n’ai qu’un bagage, un encrier d’amour

pour noyer mes mots à l’encre bleu.

Un je t’aime venant dans le vent chaud de mes désirs

Fait vibrer la source de mon corps.

Je m’invente des étreintes de soleil,

Des mirages courant sur ma peau brûlante,

Le parfum assouvi de ma jouissance embaume l’air.

Un éclair, une lueur d’aurore me ramène à la réalité.

Je frissonne devant l’éphémère de mes rêves étoilés.

Roberte Colonel 18/10/2017

 

Publié dans poésie

Petits poissons rêveurs

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Petits poissons rêveurs

Dans les eaux profondes nagent les poissons

Jamais les sables des rives ne les attirent

L’a parmi les coraux se donne la leçon

Comment, devant le danger, s’enfuir…

Avec le courant, ils se balancent dansant solitaire ;

D’autres cherchent parmi les soupirants

Un pour féconder, peupler la mer.

Ainsi les poissons du genre humain,

Instable ils sont, vivants sur la terre

Ils aiment l’aventure et sont malins

Mais ils se baignent dans leur chimère.

Femme poisson tendre, amoureuse,

Elle sacrifie l’amitié pour son amour,

Elle est timide mais aussi chaleureuse,

Indécise, elle fantasme nuit et jour !!!

Enfin les poissons rêvent, et flottent

Sans cesse, dans la mer des Sargasses.

 

 

 

Publié dans poèsie

Je veux vivre le puzzle de ma vie…

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Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à Planter. (Mazouz Hacène)

Magnifique Fleurs

Qui aide a supporté

Ce qui abîme la vie,

Je veux vivre le puzzle de ma vie

À l’envie pour cette vie.

Rester en vie

C’est aimer laisser vivre.

Je voudrais vous dire

Comme il est bon de vivre,

Comme il est bon de rire,

Comme il est bon d’aimer,

Un sourire sans naufrage

L’humour ce partage

Ou la joie se propage

Par des chemins d’ombrages

Ou il fait bon respirer

Les fleurs parfumées des allées.

Je veux vivre des bonheurs

A me couper le souffle.

J’espère en demain

Des jours de soleil

Sans regretter la veille.

Je veux vivre ma vie sans détour,

Du mal qui tourne la page.

Roberte Colonel 11/10/2017