Pause…

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48b691af1af0b3ae34b2ba8594d9bbc9Juste besoin d’une petite pose… un moment de répit avant de reprendre dans quelques semaines mon blog et mes mots douceurs.

Je souhaite a chacun de vous d’excellentes vacances ensoleillées. Je vous embrasse.

Roberte Colonel 22/07/2017

 

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Voyage dans tes rêves…

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« Voyage et ne le dis à personne
Vis une vraie histoire d’amour
et ne le dis à personne
Vis heureux
et ne le dis à personne…
Les gens ruinent les belles choses »
Khalil Gibran

altes Buch mit Tusche und Feder

Voyage dans tes rêves,

Dans tes nuits parsemées d’étoiles

Retrouve-moi sous la voûte du ciel étoilé.

Tu ne me vois pas cependant je suis là, si près

Voyage mon aimé par cette belle nuit d’été

Ou nos pensées succombent épuisées

À la source de l’espoir retrouvé.

Roberte Colonel 18/07/2017

 

Faut il toujours craindre l’orage?

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Faut il toujours craindre l’orage, le vent, les éclaires dans le ciel alors que le soleil ne demande qu’a renaître après la tempête.

La veille elle en était à se le demander. Elle n’osait entrevoir leur amour engloutie.  La chute fulgurante qui avait étourdit leurs corps, dans les nuits étoilées un faux pas les a précipités dans le désespoir.

Puis secrètement il est passé sans faire de bruit. La nuit était si noire qu’elle la recouvrait d’un sommeil réparateur.

Depuis son départ il avait toujours eu cette façon d’être encore là, au fond de son cœur. De prendre juste un peu de place,  pas assez pour qu’elle tombe amoureuse à nouveau, mais juste assez pour ne pas l’oublier.

Et ce matin rien n’était plus pareil. L’endormissement de la veille à cédé la place à mille soleils qui éclatent en perles de miel. Dans ce bleu camaïeu la mer l’attire. Elle sait quelle a des confidences à lui faire.

L’air est aux aguets du moindre souffle, il se désole d’attendre son secret.

Divaguant tout au long des semaines épuisées… une pause légitime en ce jour est propice à l’apaisement.

Roberte Colonel le 14/07/2017

une vérité universelle…

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Il y a une vérité universelle à laquelle nous sommes tous et toutes confronté, que nous le voulions ou non, tout à toujours une fin. J’ai toujours détesté les fins. Le dernier jour de l’été, le dernier chapitre d’un livre génial, la séparation d’un ami proche. Mais les fins sont inévitables. Les feuilles tombent, on ferme le livre, on se dit au revoir… Au revoir à tout ce qui nous était familier, à tout ce qui était confortable pour aller de l’avant. Et même si nous partons, même si ça fait mal, il y a des personnes qui font tellement partie de nous qu’elles nous accompagnerons toujours, quoi qu’il arrive. Elles sont la terre sur laquelle nous marchons, l’étoile vers laquelle nous nous dirigeons et ces petites voix claires qui raisonnent pour toujours dans notre cœur. Toujours. -(Castle)

Cette vérité à laquelle nous sommes tous et toutes confronté, est douloureuse a vivre. La séparation d’avec un être cher laisse en nous des cicatrices qui sont sources de souffrances. Ne pas se retourner, ne pas chercher à le, la retenir. Laisser le temps au temps de lui dépendra la guérison.

Il est cependant plus facile de l’écrire et de s’y astreindre que de le vivre journellement. Roberte Colonel

Le bonheur est comme un frêle voilier en pleine mer…

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La nuit sombre s’efface, les étoles s’estompent

Mon cœur vogue vers  des royaumes bleus et doux,

Vers des mirages étoilés ou j’entrevois ton tendre visage,

J’ai besoin des merveilles, j’ai besoin du soleil.

A l’infini j’écris ton nom.

En marchant sur le port, je rêve a des contrées enchantées

je cherche dans l’azur un peu de cet air pur, je cherche des soleils.

D’où vient soudain ce moment magique, unique et nostalgique ?

Le bonheur est comme un frêle voilier en pleine mer

Il avait suffit d’un orage pour le détruire.

Le voile se dissipe inopiné la vie m ‘apparaît moins triste

Oh ! Non je ne rêve pas ! La mer berce mon âme de ses flots.

La vie s’écoule en moi lente et douce, je m’abandonne en elle.

Roberte Colonel 8 /07/2017

 

 

C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière

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« C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. »(E  Rostand, Cyrano de Bergerac)

Marie contemplait l’immensité mouvante qui déroulait ses anneaux d’argent sous la lune. Tout était calme. Elle regardait le navire qui semblait fendre les flots avec une aisance quasi magique. Elle eut un sourire amer. Depuis longtemps le destin semblait l’avoir condamner à toujours devoir accepter que l’on se moque de ses sentiments. Qu’importait ! Nulle part elle ne trouverait la consolation qu’elle attendait… qui pouvait bien se soucier de ce nouvel échec qu’elle venait une fois encore de subir. Blessée par la force des mots que Paul lui avait déposés, elle l’était dans l’âme…Rien de bien agréable à lire. Aussi ne valait-il mieux ne pas répondre. Elle n’avait pas le gout du scandale bien qu’elle aurait pu le défier ce n’était pas pour lui déplaire. Cependant elle avait aimé cet homme d’un amour passionné cette certitude était douce a son cœur. Elle ne pouvait se résoudre à devenir autre que ce que son cœur lui dictait. L’abandon si cruel fut il, les souvenirs ne sont bon que lorsqu’ils vous aident a vivre.

Elle allait mettre une croix sur ce bonheur là, il le lui avait demandé de le faire certes un peu différemment mais les mots dans ce cas là prennent souvent le même sens…A la perspective d’avoir à le quitter elle en éprouvait un pincement au cœur. Elle était persuadée que le déferlement des mots qu’il employait depuis quelques temps dans ses écrits ce fut lui qu’il les écrivit.

Ce matin là, par une petite route ombragée entre cours d’eau et mer qu’elles que fleurs éclosaient. Le soleil du matin buvait la rosée à même leurs corolles. Les oiseaux chantaient pour répondre au murmure de l’eau qui glissait doucement rejoindre la mer. En cette belle matinée ensoleillée une telle paix se dégageait de l’ensemble qu’on avait peine à le croire fragile. Et pourtant … une déferlante de mots sont venus l’assombrir.

Marie marcha longtemps les yeux mouillés de larmes jus qu’au port ou ils s’étaient assis si proche en ces instants que la perspective de le quitter un jour ne lui serait pas venu a l’esprit. Cependant déjà, elle s’interrogeait bien un peu sur les sentiments qu’elle lui inspirait ? Ce jour là il n’y avait fait aucune allusion.

Ils avaient vu passé bien souvent des orages, des vents mauvais, et chaque fois que le calme revenait il ne donnait que plus de puissance à leur amour. Elle se disait qu’il n’était pas interdit de rêver à un avenir ou ils seraient enfin réunis pour vivre leur amour au grand jour.

Elle finit par comprendre que rien ne se ferait dans les conditions actuelles. Cette fois ci il l’avait humiliée, blessée. Elle paraissait avoir perdu l’envie de se battre pour conserver l’amour de cet homme. A quoi bon s’interroger sans cesse ?  Cet abandon la laisse démunie, cependant, pas anéantie.

A cet instant Marie préfère se dire que quoi qu’il arrive elle pourvoira le moment venu à ce que lui réserve son destin.  Texte Roberte Colonel 7/07/2017

Griserie merveilleuse…

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Prise par l’absolu des mots qui captaient son attention Soraya avait lu vite. Les joues contractées, ses mèches de cheveux tombants sur son visage elle semblait si imprégnée par sa lecture qu’elle n’entendit pas sonner à la porte d’entrée. Un long moment  s’écoula avant qu’elle ne prenne réellement conscience qu’une personne se trouvait à attendre derrière la porte. Encore si troublée par sa lecture, les mains dans les poches de sa robe, d’un pas nonchalant elle se dirigea vers le hall d’entrée. Elle hésita une fraction de seconde avant d’ouvrir la porte  réprimant cet élan avec la crainte de se trouver face à un importun.

Il était face à elle. Il avait le teint hâlé, un air de distinction et de finesse. Elle percevait la puissance dévorante qu’elle ressentait déjà  au contact de sa main. Elle avait parlé vite freinant l’élan qui la poussait à se jeter dans ses bras. Il y avait si longtemps qu’elle ne l’avait revu. Elle se souvenait de ses mains entourant sa taille, de la chaleur de sa bouche, de la pureté de leur premier baiser. Ils n’étaient que de jeunes adolescents lorsque ils s’étaient rencontrés. Elle poursuivait ses études loin de chez elle. Ils ne se voyaient que pendant les vacances scolaires. Le temps avait passé sur leur jeunesse et chacun avait poursuivi sa route. Jusqu’au jour où le hasard décida de les faire se rencontrer à nouveau. Griserie merveilleuse ! Ils se redécouvraient d’instinct. Cœurs à cœur, par l’amour à l’amour infini qu’ils reconnaissaient dans le plus simple de ses élans. Les lèvres blêmes, entrouvertes, trouvant la force de prononcer « Pour quelles disaient ces lèvres sommes nous restés si longtemps éloignés l’un de l’autre? » Tu le conçois ? Petit silence. Il souriait  et son sourire faisait bouger le filet de rides sur son front.  Il l’attira à lui. Elle avait un corps long, mince, et le visage d’une grande  beauté, les lèvres généreuses cependant. Sa robe très sobre était faite d’une seule pièce de laine bleue, ornée d’un col plus foncé. Elle portait un collier avec une grosse perle verte où s’allumaient des lueurs brillantes.  Elle sortait de mots rapides dont Jordanne ne cherchait même pas à capter le sens trop préoccupé d’imager ce corps qu’il reconnaissait et qui l’enflammait. Ils s’étaient aimés à l’âge de l’étudiant, il s’en souvenait, tout n’était pour eux que rêves, désirs, troubles délicieux, espoirs confus, avec cette confiance au creux de l’âme qui ajoutait à ses émerveillements ! Ils s’étaient retrouvés, ils auraient le temps pour l’explication comme s’ils étaient conscients, subitement, de l’importance que leur procurait la joie d’être seul au monde en cet instant. Roberte Colonel Texte paru 6/07/2013 (peinture Emmanuel Garant)