Publié dans conte, rêve

Il est venu de si loin…

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Il est venu de si loin…

Il a franchi la mer balotté par les vagues qui mouillait ses pauvres aillons qu’il portait encore sur lui.

Pour toute richesse, il n’avait qu’ un petit ballot contenant les quelques souvenirs de sa vie d’avant.

Pour son voyage lointain il avait emprunté de l’argent afin de payer le passeur qui louait son radeau de fortune à des centaines de pauvre gens.

Il voulait fuir la misère pensait –il. Il voulait trouver de ce coté ci son bel el dora do

mais au cours de la traversée celui ci s’échoua en mer.

Les vagues empotèrent avec elles des centaines de ces compatriotes.

Lui, il s’accrocha de toutes ses forces à la coque du bateau qu’il serra si fort qu’il ne pouvait plus sentir ses doigts endoloris.

En quittant son pays de misère il avait fait un vœu qui le transcendait et lui donnait du courage.

Il ne pouvait pas se laisser engloutir, il fallait à tout prix qu’il réussisse a gagner le rivage.

Dans son pays la bas on le lui avait souvent répété qu’en France il serait respecté, qu’il trouverait du travail.

Il avait fini par croire que sa vie serait meilleur de ce coté ci de la mer. Il choisit donc de rejoindre ce pays du bien être pour trouver sa place, il ne devait pas se démoraliser il y arriverait.

Il luta Jusqu’à l’épuisement  pour atteindre la côte, et ce répéta comme un leitmotiv qu’il serait heureux dans ce pays des libertés ou chacun peut entreprendre, ou chacun a sa place dans une juste société.

Il adressa une prière à son Dieu de bonté de l’aider d’avoir la force de tenir bon, de ne pas flanché. IL senti sur lui la brise du vent léger qui le poussait doucement vers ce monde meilleure, un monde de liberté.

Il continua à nager… longtemps… jusqu’au moment où trop épuisé il s’échoua  fatigué sur le sable mouillé.

Il s’endormit.

A son réveil il sentit dardé sur son corps éreinté les rayons du soleil. Il regarda le ciel et se dit qu’ici quelque soit la couleur de la peau des hommes, ce petit coin de ciel bleu appartenait à tout le monde… sans distinction de race ni de religion.

Roberte Colonel