Publié dans poésie, texte

Le verbe aimer est difficile à conjuguer…

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Alors que l’amour est si simple, nous en faisons tout un mystère !

« En attendant de l’autre qu’il comble nos failles, épouse nos désirs et donne sens à notre vie, nous avons de l’amour une image inatteignable.

new_2_-_100_dpi-3-2a163-83238Est-ce Lui ? Pourquoi je ne rencontre jamais la bonne personne ? Comment savoir si je l’aime ? Est-ce qu’il m’aime vraiment ?…

Nos vies et rêveries amoureuses se construisent autour de ces questions qui nous taraudent et que nous ne cessons, parfois pathétiquement, de poser à l’autre. Alors que le romantisme est vendu en rose tous les 14 février, et que le sexe est récupéré par des marchands de plaisir nous disant où et comment jouir, le sentiment lui-même est devenu un bien de consommation qu’il convient d’acquérir. Dans une société favorisant les solutions rapides, la satisfaction instantanée, les résultats sans effort, les recettes infaillibles et les assurances tous risques, l’amour est prié de se plier à nos exigences de rentabilité immédiate. Tu me déçois, je te désire moins, nous n’avons plus le cœur qui bat à l’idée de nous revoir :

new_7_-_100dpi-6-3afc7-991b5Je te quitte ou bien encore quittons-nous ! Cela provoque, chez des êtres un peu fragiles, l’idée que l’amour, c’est vivre en état d’emprise, voire d’addiction. La quête de la passion remplace celle de la liberté et de l’équilibre. Le goût de la dépendance est préféré à la sérénité et à la véritable connaissance de l’autre. (Marie-Laure Colonna, psychanalyste)

altes Buch mit Tusche und Feder Comme si nos fantasmes amoureux, bercés de contes de fées et de princes charmants, ne se heurtaient pas suffisamment au choc du quotidien. Comme si la souffrance de la rupture amoureuse n’était pas suffisamment douloureuse pour que l’on s’y attarde en puisant dans nos souvenirs nos désirs de l’autre. Comme ci cela donnait encore un sens a ce besoins de faire revivre une image inatteignable.  A quoi bon retourner le fer dans la plaie ?

1118Au contact de ces mots

Si aimer c’est s’émouvoir

Loin de son regard, loin de ses bras

Alors oui je sais ce qu’est aimé.

Aimer c’est savoir pardonner

Dans le plus grand chagrin

Dans la plus grande douleur

Aves les pleurs qui emplissent le cœur

Jusqu’à en perdre la raison,

Jusqu’au bout de la passion.

Alors oui je sais ce que c’est aimer. Roberte Colonel