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La guerre de 1914 a entraîné de grands bouleversements dans la vie quotidienne des français…

 

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Georges Clémenceau en visite dans une tranchée quelque part sur le front en décembre 1917. © AFP – STR

Survient la déclaration de guerre en 1914. A la tête de la commission de l’armée à la Haute assemblée, le sénateur du Var se veut «le chien de garde aux créneaux de la nation». Il multiplie les attaques contre le gouvernement et l’état-major. Il «dénonce les insuffisances de l’effort de guerre, s’emporte contre la création des fronts en Orient, contrôle âprement le gouvernement (pendant la bataille de Verdun, il obligera dix-huit fois Briand à comparaître devant la commission)» (Larousse)…

Sa détermination lui vaut finalement d’être rappelé au gouvernement en novembre 1917, à l’âge de 76 ans. La France est alors en plein doute. Des mutineries éclatent dans l’armée épuisée. Revenu au pouvoir, Clémenceau affirme son programme : «Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c’est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre ; politique extérieure, je fais toujours la guerre (…). La Russie nous trahit, je continue de faire la guerre. La malheureuse Roumanie est obligée de capituler : je continue de faire la guerre, et je continuerai jusqu’au dernier quart d’heure». Faire la guerre jusqu’à la victoire finale.

«A bien mérité la Patrie»
Le discours passe bien dans l’opinion qui donne à l’énergique président du Conseil le surnom flatteur de «Père la victoire». Dans le même temps, avec son chapeau, son écharpe de laine et ses gants, le président du Conseil multiplie les visites dans les tranchées. Des visites appréciées par les poilus qui le surnomment «le vieux».La guerre de 1914 a entraîné de grands bouleversements dans la vie quotidienne des français, mettant un terme à toute une époque que l’on qualifia de « belle »

La Belle Époque fut ainsi nommée en référence aux nombreux progrès réalisés au niveau médical, scientifique, et des communications (automobile, aviation, TSF).

En 1900 les frères Lumière font la première projection de films sur écran géant de 16m x 21m.
Les courants artistiques sont variés: impressionnisme, Art Nouveau, cubisme, fauvisme; la musique prend des libertés inattendues avec le classique conventionnel.

Au niveau de la mode une véritable révolution se met en marche.

Si la guerre menace, les avancées de la Belle Époque ne seront cependant jamais effacées.

La grande guerre de 1914 mit un terme à toute une époque, et le monde changea …

Publié dans poésie

Hommage poètique aux Soldats de 14-18 vous n’êtes plus qu’un nom d’or sur nos places Publiques…

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Tu n’en reviendras pas toi qui courait les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien Légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

On part Dieu sait pour où Ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

Roule au loin roule le train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un nom d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri.

poème d’Aragon, mis en musique par Léo Ferré, et éditorial témoignage pour tous les 11 Novembre passés et à venir.(Edito d’Yvan Levaï – France Inter – 09-11-08) Chanté par Barbara puis Léo Ferré.     Blog.lemonde.fr/   (Le toupin)

Billet déjà paru sur mon blog le 11novembre 2012