Derrière chaque déception…un nouvel espoir de recommencement.

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« Derrière chaque déception, chaos ou échec se trouve un nouvel espoir de recommencement.  »

Et soudain, un orage creva sur la ville et sur la mer. Claire se réfugia dans un de ces abris de terrassiers en bordure de la place de la République. Elle n’était pas seule dans la baraque. Des ouvriers du chantier l’y avaient précédé, cinq en tout, et Claire sortit son paquet de cigarettes achetées le matin même sur la place de la République. Elle en offrit autour d’elle, poussée par un besoin confus de se sentir à l’aise devant ses visages qui l’observait dans l’ombre tous les hommes sauf le plus jeune s’étaient assis sur des madriers, en attendant la fin de la pluie. Quelqu’un lui demanda :

– Vous n’êtes pas d’ici ?

– Non, de Paris !-

– Ah ! Paris…dit la voix comme s’il avait cité un pays exotique, une contrée fabuleuse.

Mais Claire fut heureuse de cet intérêt, elle éprouva un sentiment qui ressemblait à de la reconnaissance, elle eut envie de parler d’elle, de convaincre ses compagnons de hasard qu’elle était digne de leur estime, de leur amitié !

De nouveau elle avait peur. Peur de cette solitude marécageuse dans laquelle, elle allait replonger.

Lorsque la pluie cessa, les hommes sortirent, reprirent leur place dans la portion de chaussée qu’ils défonçaient. « Attention travaux ! » Délavée la plaque noir et jaune luisait. Elle s’arrêta au coin de la rue posa un denier regard en direction des ouvriers. « Vous n’êtes pas d’ici ? » Non ni d’ici ni de nulle part ! Elle se souvenait de la voix grave, fraternelle, qui lui avait posait cette importante, cette décisive question, mais sur l’instant elle n’en n’avait pas compris le sens caché, le sens véritable. Convaincue de n’être jamais au bon endroit elle sentait au fond d’elle même qu’elle n’était de nulle part et que c’était son destin à elle que d’être toujours redevable à ceux qui l’approchait. Rien ne se passait jamais comme elle l’avait souhaitait, ni projetée, et aujourd’hui son amour pour Pierre venait de voler en éclat. Elle se souvenait encore de ses nuits ou il venait la retrouver, de son halètement dans le plaisir, de cette respiration précipitée qui était comme la respiration même du monde avec ses soleils solitaires, tournant dans l’épais velours de leur éternité.  Elle se disait que certaine nuit elle avait eu tellement envie de lui qu’elle se tournait, se retournais dans ses draps, qu’elle allait même sur la terrasse avec l’espoir qu’il serait là en bas, et qu’elle n’aurait qu’a l’appeler pour qu’il la prenne dans ses bras. Jamais un homme ne l’avait attiré ainsi soumise aux caprices de son amour dont l’étrangeté même la subjuguait.

Cet aveu la laissa désemparée comme s’il lui donnait conscience de vivre dans un monde inventé, sans fondations réelles et qui pouvait se renverser au premier choc.

Texte Roberte Colonel

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Auteur : marieliane

Auteur de trois livres « Où es tu maman" livre document éditions Michel de Maule" et Grand Caractère". "Le Sac à dos Éditions Grand Caractère" Passion sur Internet" Avec la participation de Charef Berkani Éditions Ed2A Un roman "Le Sac à Dos" dont l'intrigue se déroule en montagne précisément à chamonix. "Le Sac à Dos" est paru aux éditions Grand Caractère. J'aime les belles ballades en montagne mais aussi dans les sentiers de ma région du Languedoc Roussillon. J'aime l'écriture et l'échange avec mes amies blogueuses.

12 réflexions sur « Derrière chaque déception…un nouvel espoir de recommencement. »

  1. Bonjour Roberte,
    Oui oui je suis tôt aujourd’hui.
    La première phrase comme elle est belle. J’aime beaucoup.
    Quant à la suite, j’ai fait « wouaw » en terminant ma lecture. Quel beau texte. Beaucoup de profondeur, d’émotions, dans tous les mots.
    J’ai beaucoup aimé les brèves descriptions dans ce texte court qui décrit une situation annexée à une atmosphère et aux ressentis du personnage.
    J’aimerais prendre Claire dans mes bras, et entre filles et lui dire que je la comprends très bien et qu’elle a une grande place là où elle se trouve. Qu’elle n’est pas seule.
    Merci pour ce beau texte Roberte.
    Je t’embrasse.
    Geneviève

    1. Merci beaucoup Geneviève, j’apprécie ton commentaire qui me pousse a aller toujours plus loin dans le soin que je mets a écrire mes billet.
      Bisous. Roberte

  2. Merci du compliment georges. Il y avait un moment que cet arc-en- ciel me trottait dans la tête !
    C’est dans une de ces belles maisons que tu habites?
    Bonne soirée Georges.
    Bisous

  3. Mon chère Laurent tu as deviné juste c’est mon attention cette petite nouvelle me trotte dans la tête depuis que je l’ai posée; Sauf que je ne connais pas ce milieu il va me falloir me mettre autravail pour aller chercher des informations. Si tu as quelques idées sur ce milieu n’hésite pas je suis preneuse a moi ensuite de développé. Par avance merci.
    Je rentre juste qde quelques jours de vacance.
    Amitié à toi.

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