blog en pause…

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Merci la Vie

canimeJ’aime ces moments,  J’aime ces partages d’idées, ces débats, ces billets ces fous rires que nous échangeons sur nos blogs ou sur nos téléphones
c’est le net qui m’alimente autant pour les renseignements que pour les émotions que je puise en votre compagnie.
Les sentiments ne sont pas moins intenses si on n’est pas assis face à face dans la même pièce. Le virtuel, ce n’est pas ce que je vis à travers mon écran, même si certains pourraient le penser. C’est simplement pour moi une amitié à distance à qui la technologie a donné la chance à chacun d’entre nous d’échanger, de partager, même s’il y a des milliers de kilomètres qui me sépare de vous. Je suis une privilégiée de pouvoir échanger avec autant d’ami(es), Qu’ils, qu’elles soient ici ou ailleurs, dans le bâtiment d’à côté ou derrière un écran. Qu’ils, quelles fassent partie de ma vie depuis plus de 9 ans ou qu’ils, qu’elles y soient entrés ces derniers mois. Chacun a sa place et en plus, j’aime mélanger mes amis. Et je le fais. Et quels beaux moments nous  partageons ensemble.canimecanime

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Merci la vie pour mes amis, pour leur chaleur et leur présence. Pour ce qu’elles sont, pour ce qu’ils, qu’elles me donnent d’eux. Merci pour chaque minute, pour chaque courriel, pour chaque pensée, pour chaque bisou dans une fenêtre du net.
Mes ami(es) vous m’êtes précieux (ses), si précieux (ses) que je n’aurai pas assez d’une vie pour vous dire combien je vous aime. Et surtout vous le montrer.canime

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Je vais m’absenter un certain temps de mon blog.  Je dois subir le 22 janvier une intervention chirurgicale à cœur ouvert.  A la suite de l’intervention au bout de 12 jours  je partirais pour un mois en rééducation… Je n’ai pas d’ordinateur portable mais s’il arrive que je puisse disposer quelques instants d’un ordinateur pendant cette longue période je vous enverrez de mes nouvelles . Celles et ceux inscrits sur ma page de facebook auront la possibilité de me laisser un  message.

Avec toute mon amitié . Roberte Colonel

 

 

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Choisissez le bonheur…

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Photo de livre de Jocelin Chavy et Mario Colonel « Trek En Himalaya »

Choisissez le bonheur.

Ne le laissez pas le chagrin vous aveugler, ne laissez pas prendre le contrôle de votre vie, ne le laissez pas ruiner vos rêves. Choisissez le bonheur, même quand vous ne le voyez pas, même quand le sort s’acharne et même dans les moments les plus durs. Le seul moyen pour s’en sortir c’est de regarder autour de nous, de s’accrocher à toutes les belles choses, même infimes soient elles, que la vie laisse sur notre route, et de faire abstraction des mauvaises. (Philippe Bessan)

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« Quand on renonce à aimer pour choisir ce que l’on croit être la sagesse, quand on oublie que la vie est un acte d’amour, un jour vient où l’on découvre que l’on a perdu »… (James Martin Gray)

« Il se trouvera toujours sur votre chemin celui qui vous tendra la main et vous fera voyager dans des contrées inconnues. Prenez le bateau et partez a ses cotés et laisser le voguer sur les vagues du bonheur. J’ai appris qu’être aimée est le plus beau des instants a vivre à n’importe quel âge de sa vie. » (Roberte Colonel)

Qu’est-ce que la poésie?

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On a trempé notre plume et es-ce vraiment hérisé de se dire qu’on assume et qu’on écrit de la poésie. (toile de Madeleine Hand Énigme)

La Rose et le Réséda

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Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Qu’importe comment s’appellec cette clarté sur leur pas
Que l’un fut de la chapelle et l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu’elle vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l’un chancelle l’autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel  celui qui n’y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre gèle lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l’aube cruelle passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Répétant le nom de celle qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
Il coule il coule il se mêle à la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel celui qui n’y croyait pas
L’un court et l’autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L’alouette et l’hirondelle, la rose et le réséda

(Louis Aragon)

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Entre le cœur et la raison…

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Entre le cœur et la raison.

« Nos vies sont faites de tout un réseau de voies inextricables, parmi lesquelles un instinct fragile nous guide, équilibre toujours précaire entre le cœur et la raison ». [Georges Dor]

Cette acrobate a choisie cette voie? Pour qu’elle raison donne telle l’impression d’une femme tentant de maintenir un équilibre problématique en continu? Pour qu’on sente cette urgence de tout concilier avec le peu de temps dont elle dispose? Oui, qu’à telle bien pu  être sa vie avant pour qu’il en soit ainsi dans ces moments d’équilibre précaire…

Elle qui a vécu tant de vies, ou plutôt des morceaux de vie, vivra-t-elle un jour une vie dans laquelle elle sera elle, entièrement elle, et pas nécessairement ce qu’on attend d’elle, ce qu’on veut d’elle, ce qu’on fait d’elle? Il lui arrive, alors qu’elle tourne les pages d’un livre de penser à toutes ces vies et parce qu’une phrase, parce qu’une similarité lui rappellent la chose, de se dire que beaucoup – même, la plupart – de ceux qu’elle a croisés, de ceux à qui elle a pu s’attacher un moment, de ceux qui ont comptés, n’auraient pas été en mesure de tout prendre d’elle et qu’il valait mieux pour cette raison rester au bord d’elle-même. Et n’être elle, totalement elle, que seule. Pour éviter les reproches, les blessures, le rejet, la manipulation. Toutes ces choses qui obligent à la solitude ou à n’être jamais tout à fait soi quand on décide d’en sortir.

Et pourtant, une infime part d’elle a eu cet espoir caché que quelqu’un avez vu dans ses différences et ses particularités, non pas matière à fuir, mais à rester. Mais souvent, même si cet espoir ténu, elle se demande si ce jour ne vient pas un peu trop tard.

Mais quel est donc cette voix qui souffle à son oreille qu’il n’est jamais trop tard? (Roberte Colonel)

Que serais-je sans toi …

 

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Marie avait eu envie de rester là, a rêver tendrement à cet homme qu’elle aimait tant.  Dans ce moment de triste solitude qui la submerge et qui fait monter en elle les mots d’une chanson à ses lèvres, les mots d’Aragon chantés par Ferrat venus de très loin, dont elle ne se rappelle que le début :

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un cœur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.

Les fonds de l’inconnu…

 

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Les fonds de l’inconnu

Elle que tu as écartée de ton chemin  tu la cherches, elle t’attire  irrésistiblement vers des contrées inexplorées.

Par des espoirs insensés, cette femme aux yeux verts étincelants qui ta aimée, avait pour toi, une admiration sans bornes, un regard d’ange. Elle  t’a tellement chéri. Tu as marché vers cette  lueur verte qui t’a  fasciné, et fait espérer.  De ses mots maladroits tu t’en es éloigné.

 A la pensée cachée des lendemains où la vie ne vous reverrait plus ensemble, quand doucement ta main voudrait quitter sa main, quand ces jours sont là et cette peur présente, elle seule sait ta souffrance.

Ses paroles, ses gestes, tu  les avais appris, tu les avais aimés. Ils resteront toujours les rêves de tes nuits. Alors qu’anéanti, tu réinventes des jours où tu es là, installé pour toujours avec, tout à coté de toi… Elle !

Alors, pourquoi laisser le temps passer à ne pas essayer de réécrire la vie, recréer un nid ? Après des détours, réinventer l’amour avec…

Elle !

Roberte Colonel

Le coquillage au bord de la mer…

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Le coquillage au bord de la mer

 (À une jeune étrangère.) 

Alphonse de Lamartine.

Quand tes beaux pieds distraits errent, ô jeune fille,
Sur ce sable mouillé, frange d’or de la mer,
Baisse-toi, mon amour, vers la blonde coquille
Que Vénus fait, dit-on, polir au flot amer.

L’écrin de l’Océan n’en à point de pareille ;
Les roses de ta joue ont peine à l’égaler ;
Et quand de sa volute on approche l’oreille,
On entend mille voix qu’on ne peut démêler.

Tantôt c’est la tempête avec ses lourdes vagues,
Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas ;
Tantôt c’est la forêt avec ses frissons vagues ;
Tantôt ce sont des voix qui chuchotent tout bas.

Oh ! Ne dirais-tu pas, à ce confus murmure
Que rend le coquillage aux lèvres de carmin,
Un écho merveilleux où l’immense nature
Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ?

Emporte-la, mon ange ! Et quand ton esprit joue
Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis,
Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue,
Et, fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits.
Si, dans ces mille accents dont sa conque fourmille,
Il en est un plus doux qui vienne te frapper,
Et qui s’élève à peine aux bords de la coquille,
Comme un aveu d’amour qui n’ose s’échapper ;

S’il a pour ta candeur des terreurs et des charmes ;
S’il renaît en mourant presque éternellement ;
S’il semble au fond d’un cœur rouler avec des larmes ;
S’il tient de l’espérance et du gémissement…

Ne te consume pas à chercher ce mystère !
Ce mélodieux souffle, ô mon ange, c’est moi !
Quel bruit plus éternel et plus doux sur la terre,
Qu’un écho de mon cœur qui m’entretient de toi ?

Poète Alphonse de Lamartine. (1790-1869)

Recueil : Méditations poétiques (1820)

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