Publié dans Non classé, texte écris

Le Silence…

floaties.gif

Le Silence…

De La fenêtre sans rideau, et par de là les sapins recouvert de neige, Pauline regarde les flocons tomber  un a un sur  le sol gelé du jardin. Un épais tapis blanc recouvre les arbres et les fleurs. . Cependant que son visage arbore une tendresse infinie, elle se sent très seule en ce début de soirée. Elle n’imaginait pas que cette passion ardente et douloureuse qu’elle vivait avec Guillaume  put la tourmenter de cette façon. Son absence  s’éternisait  sans qu’elle  en comprenne la raison. Ce pouvait il qu’il se soit lassé d’elle ? Était-il simplement retenu à cause du mauvais temps ? Et que peut être, elle ne le reverrait  jamais ! Il  le lui arrivait de la laisser sans nouvelle, et son retour lui donnait une impression ambiguë, à la fois nostalgique et désespérée que cela puisse se reproduire. La lueur du jour s’amenuisait de minutes en minutes et sa petite vie sans lui redevenait triste. Elle avait redouté cela, qu’un jour tout finisse entre eux mais pas ainsi, pas sans un mot ! Tantôt elle avait l’impression de s’être fait une montagne de cette absence de nouvelles dont jamais il ne parlait à son retour.  Tantôt au contraire, ce silence était trop clairement celui qu’il faisait pour rendre toute chose entre elle et lui pénible et, semble t’il,  irrémédiable. D’ailleurs sa perplexité ne cessait pas, protégeant encore une espérance. Es ce important ? Songeait-il sans cesse à  partir ? Pour aller ou ?  N’ importe où ?  Tout cela donnait mal à la tête à Pauline, mais sans pour autant la décider à le questionner sur son ressenti amoureux.  Elle n’en disait rien, pourtant ces silences l’exaspérait d’autant qu’il la laissait la, sans le moindre mot d’excuse. Il avait tellement changé !….

Pauline se dit qu’elle en avait connu des abîmes et descendu des pentes où le chagrin ravine les jours de tourmentes. Elle avait rêvé de soleil qui s’éteignait à vue au moment du réveil. Elle avait vécu des rancœurs à détester la vie, tuer les heures pour voir surgir l’oubli. Elle avait trouvé des bonheurs à  couper le souffle à oublier ses souffrances.  Perçu le sublime, espérer demain, sans regretter la veille,  et suivi des chemins où le plaisir s’éveille. Elle avait fait le bilan de sa vie sans détour après s’être dit que ce qui est important c’était  d’être vivante. Elle rêvait à cet instant ou elle oublierait son silence, déjà ces griefs s’estompait, se diluait.  Ce soir son amour pour Guillaume venait de sombrer …   Roberte Colonel.

Merci à  Franciane pour cette jolie création.

Publié dans Non classé, Pensées, poèsie

Les coquillages

12316538_598795636944590_1462242179365960732_n

Les coquillages

Chaque coquillage incrusté
Dans la grotte où nous nous aimâmes
A sa particularité

L’un a la pourpre de nos âmes
Dérobée au sang de nos cœurs
Quand je brûle et que tu t’enflammes ;

Cet autre affecte tes langueurs
Et tes pâleurs alors que, lasse,
Tu m’en veux de mes yeux moqueurs ;

Celui-ci contrefait la grâce
De ton oreille, et celui-là
Ta nuque rose, courte et grasse ;

Mais un, entre autres, me troubla.

Paul Verlaine