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Bonne Année…

Scène-dhiver-illustration-dAlexey-DolotovPour cette nouvelle année 2016

Mes meilleurs  vœux,

De  bonheur.

Que vous souhaiter de mieux qu’une parfaite santé pour chacun, chacune, d’entre vous.

De la prospérité et de la passion dans vos activités, de l’amour, et la paix dans le monde.

Je vous embrasse. Roberte

(Illustration dalexcey-dolotov)

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Pour changer mon destin,

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Puisque demain sera fait de moments incertains,

Pour changer mon destin,

Pour que renaisse ma santé.

Le praticien de ses mains doit m’opérer.

Puisqu’il faut des larmes au cycle du chagrin.

Pour que les étoiles éclairent mes nuits de soleil

Pour que mes rêves ce réalisent,

Pour resserrer les liens que nous  donne le destin

Pour vivre sans détour mon amour

Il me faut savoir accepter le noir

Pour ce qui est sombre en ce moment dans ma vie,

Puis, recréer les couleurs arc en ciel,

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Oublier l’ombre, et laisser souffler un vent de bonheur absolu

Pour amorcer le temps des couleurs où  l’épreuve ne sera  plus.

 (Roberte Colonel)

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Écrire à quelqu’un…

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Écrire à quelqu’un est la seule manière de l’attendre sans se faire de mal. 
[Alessandro Baricco]

Chaque peinture ouvre sur des histoires que je peux raconter ou inventer. Et quand je croirais avoir tout dit, une autre histoire se glissera à nouveau sur la page de ma vie. Et la vie ne sera pas triste ? Facile, quand on passe sa vie à fabriquer des histoires, Facile, quand on a une imagination comme la mienne, de voir des indices à partir de détails non concluants ou significatifs. Facile, je vous dis. Et quel bonheur que de constater que  d’un secret peut naître une histoire qui me porte à imaginer son déroulement.

À quoi rêve Marie penchée sur sa page blanche? Aux rendez-vous manqués ? Aux personnages qui ont croisé sa vie se jouant de ses sentiments ? À ceux qui lui ont menti plus d’une fois ? Aux eaux troubles desquelles elle est sortie parfois perturbée ?

À quoi rêve-t-elle ? Rêve-t-elle vraiment aux blessures dont on ne guérit jamais vraiment tout à fait ou se laisse-t-elle bercer par d’heureux souvenirs qui prennent le pas sur tout le reste ? où bien  rêve t-elle a cette lui, cet homme qui partage ses secrets les plus intîmes?

Je l’imagine triste, et pourtant sereine. On peut par moments être triste et heureux, l’un n’empêchant pas l’autre. Aux errances et aux quêtes effrénées, elle a choisi dans l’absence sa destinée. Et, dans le creux douillet de ses propres bras pour endormir la douleur, l’écriture d’un livre comme refuge. Il est là son bonheur, au moins pour ce soir. Demain, il y aura des sourires à nouveau. Elle aura levé l’ancre de l’eau grise où il lui fallait passer quelques heures pour apprécier à nouveau la beauté du monde. Elle lui a promis d’écrire, souvent. Elle le fera. Ce ne sera jamais une obligation. Il n’y a pas d’obligation entre eux. Que du bonheur, que du partage. Elle lui racontera la couleur du ciel, l’oiseau sur la branche, l’odeur du café, une fleur dont elle ne connaît pas le nom. Elle lui parlera de ces endroits où ils iront peut être ensemble un jourComme elle est belle, comme elle est belle, tandis qu’elle lui écrit. Mais n’est-elle pas d’une certaine façon en train d’attendre ? D’attendre une réponse, d’espérer une question… Mais tout cela est tellement agréable, ce jeu de se redécouvrir. Et cette attente n’est pas douloureuse, mais stimulante. Elle n’attend plus quelqu’un, elle attend juste quelques mots où il lui dirait combien elle compte pour lui. Ces mots arriveront quand ils arriveront. Il n’y a pas d’urgence en elle. Juste ce besoin de lire ces mots: « je pense à toi ».

Oui demain, elle verra revenir le soleil dans sa vie parce que ce soir elle l’imagine ainsi Marie.

(Ce texte à déjà était publier, sur mon blog. Aujourd’hui, j’ai plaisir à le dédier à un(e) ami(e) très cher(e)

Roberte Colonel

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La merveilleuse histoire du père Noël.

 

contes-noc3abl.jpgDans mon grand  livre de Noël  je vais vous conter la merveilleuse histoire du père Noël.

Le Père Noël est un très,  très  vieux monsieur.  Il aime tous les petits  enfants de la terre. Il est reconnaissable à ses habits rouges et a son long vêtement de dessus chaud très ample que l’on appelle une houppelande. Le père Noël ne se rase jamais ! Aussi possède t-il une longue barbe blanche. Tous les enfants du monde savent le reconnaître. C’est un vieux Monsieur très gentil qui apporte des cadeaux aux enfants sages. Il aime sans condition tous les enfants de la terre.

12373379_900178063430939_2662412364471007043_nPendant toute l’année Le père Noël va visiter les fabricants de jouets. Il lui faut impérativement se procurer tous les jouets que les enfants lui ont commandés. Cette année les enfants ont beaucoup écrits. Aussi le père Noël ne doit pas se tromper, il ne doit pas oublier d’acheter un seul jouet  si non l’enfant qui n’aurait pas son jouet le 25 décembre serait très déçu d’avoir été oublié. Chaque année, Le soir du 24 décembre, les enfants déposent leurs chaussures devant la cheminée. Ils savent tous que le père Noël viendra avec son traineau chargé de jouets. Il mettra les jouets destinés aux enfants sages  dans sa hotte et passera par le trou de la cheminée les déposés dans les souliers bien cirés. sans faire de bruit pour ne pas réveiller les enfants il déposera le reste des autres jouets doucement au pied du sapin. Parce que le papa Noël passe toujours par la cheminée c’est ainsi !  Le père Noël à du mérite.  Il doit rester très attentif il ne doit jamais se tromper de cheminée. C’est un travail immense vous savez, et il ne dispose que de peu de temps pour rendre visite à tous les petits enfants de la terre. Il faut qu’à leur réveil le 25 décembre jour de Noël tous puissent découvrir leurs cadeaux, il ne veut pas voir un seul enfant pleurer cela lui causerait trop de chagrin.

a025c093Il entre  par la cheminée et dépose les cadeaux dans des chaussures disposées autour du  sapin de noël ou devant la cheminée (en France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la cheminée (en Amérique du Nord et au Royaume-Uni), ou tout simplement sous le sapin. En Islande, il dépose un petit cadeau dans une chaussure que les enfants laissent sur le bord d’une fenêtre dès le début du mois de décembre. Au Québec, les cadeaux au pied du sapin sont de mise, en plus des « bas de noël » disposés sur la cheminée dans lesquels on met les petites surprises. Parfois le père noël est très très fatigué… Mais le 24 décembre il ne peut pas se reposer il a beaucoup trop de travail.

CERRI-Mara

C’est la belle nuit de Noël  la neige étant son blanc manteau, la lune brille, les étoiles entre elles font une jolie ronde. Cette nuit doit être exceptionnelle de joie, de bonheur pour petits et grands.

– je sais bien Papa Noël que tu as le droit de te reposer un peu car tu commence à te faire très vieux, mais, tu sais aussi que le temps presse.  Tu es très attendu. Il te reste encore des tas de choses à faire ! Et puis, que fais tu là assis sur la neige, tu pourrais prendre froid ? Je comprends bien que pendant que les enfants dorment et rêvent à ta venue, toi tu prends connaissance de la liste des maisons qu’il te reste  à visiter. Je te vois très inquiet père noël, Tu te demande si tu vas pouvoir remplir ta mission?

Rappel toi, tous les années c’est la même chose. Tu dis je ne vais pas y arriver !  Et tous les ans tu es très fière lorsque tu termines à temps ta dernière livraison de jouets.

Quand même Père Noël ne reste pas là assis dans le froid. Il est grand temps de te remettre au travail ! Les petits  enfants attendent fébrilement ton passage. Ils espèrent tous que tu ne les auras pas oubliés et que tu descendras dans leur cheminée.  N’oublie pas,  tu dois impérativement  remplir leurs petits souliers. Et si tu reste assis là trop longtemps tes fesses vont se geler ! Pour te remettre en piste j’ai bien une petite idée père Noël! Et si je  t’offrais une épaisse tranche de pain d’épice et un petit verre de vin bien chaud parfumé à la cannelle cela t’aiderais à reprendre des forces et tu pourrais très vite continuer ta route. Que dis-je ? Les toits des cheminées voyons !  Le vin chaud fit vite effet et Le Père noël tout ragaillardi repartis dans la belle nuit enneigée. On l’entendit crier à dit et à dia aux reines qui tirait sont traineau  d’aller plus vite. On vit même le traineau survolé la forêt !  Le matin de Noël tous les vœux des petits enfants furent  exhaussés.

Roberte Colonel

Traîneau de Noël - Le Père Noël sur son traîneau tiré par les rennes vole dans le ciel au-dessus d'un village de montagne où les enfants jouent et skient - 1999
Carte postale double écrite pour Noël 1999 17,3 x 11,5 cm

 

 

 

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Les écrivains sont une espèce curieuse…

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Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l’intelligence d’en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien. (Sidney A. Friedman)

Les écrivains sont une espèce curieuse dont l’activité consiste à se donner et à donner à leurs semblables de petits bonheurs en décrivant avec la plus minutieuse exactitude de grands malheurs. (Claude Roy)

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– J’aime les mots, les phrases, celles des romanciers. Les paroles de chansons, les poèmes, les contes pour enfant. J’aime tous ces mots qui inspirent et qui donnent des ailes. J’aime que les mots des autres me fassent réfléchir et écrire. J’aime m’arrêter au sens ou à la musique qui se dégagent de leur alignement. J’aime être bouleversée par ceux qui ont su dire. J’aime les images qui se dessinent à partir de bouts de phrases. J’aime le flou de certains et la précision des autres. Oui, j’aime les mots. Écrire est peut-être l’une des rares choses que je sache faire correctement. Une pour laquelle j’ai un certain talent. Une qui me donne un plaisir incomparable. Une qui me donne les mots et leur quête, qui laisse place au rêve et qui sait créer des images, restituer une émotion ou inventer ce que je devine ou pressens.Écrire est un acte solitaire. Écrire est, dans mon cas, si fort que je peux oublier de me nourrir et ne pas entendre le téléphone. Si puissant que je peux m’exclure d’une réalité connue, pour entrer dans un monde qui n’appartient qu’à moi, où rien ne m’atteint. L’écriture a été, est et restera la grande passion de ma vie. Et surtout, besoin d’écrire. Parce qu’écrire me donne les ailes que l’amour peut vouloir m’enlever. Écrire, parce qu’ainsi, je vis dans la liberté et le désir.

(Roberte Colonel)cEdZYM64UexmQRcQgJ_IafRt7ak@256x192

Publié dans Non classé, poésie

On vit, On espère, On se souvient.

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On vit, On espère, On se souvient.

Elle a inventé sa voix, deviné son sourire,

Et la désiré des mois entiers.

Elle le savait déjà un trait d’union d’amour

Au diapason de toi, au cœur de sa joie.

Tu as su rallumés l’été à l’automne de sa vie.

Elle voudrait te fêter chaque jour,  chaque nuit.

Tes mots, tes gestes elle les a imprimés

Au rythme de son sang, au tourbillon de sa vie.

Le temps n’y échappe pas, quand la tempête gronde

Elle peut séparer, rendre fous, bouleverser la vie.

Reste cependant  l’espoir que revienne de nouveaux  jours.

Lorsque l’esprit se perd vous réinventez le monde,

La pensée vagabonde et a la vie que que vous rêvez.

Quand vos pensée dérives vous les voyez en couleurs

Dans un monde qui ravive votre bonheur.

Vous prenez le temps d’écouter votre coeur,

De vivre  votre amour, de vous aimez!

Loin l’un de l’autre, privée de votre amour

La traque du  bonheur n’y trouve pas son compte.

vous pensez à tout ce temps qui s’attarde,

A toutes ces heures gâchées.

On vit, On espère, On se souvient.

Roberte Colonel

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Faut-il donner à la rose tout les attraits de la beauté ?

 

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Faut-il donner à la rose tout les attraits de la beauté ?

Elle se fait parfois si coquette pour vous attirez.

Méfiez vous d’elle Messieurs  lorsque vous en offrez.

Choisissez bien votre bouquet, vous pourriez vous trompez.

Elle le sait la coquine, sa beauté ce n’est que pour mieux vous attirer,

Vous surprendre !

Sont effluve enivrante c’est pour mieux vous harponner !

Son éclat c’est pour mieux vous charmer, vous attirer,

Et ce  délecté de votre puérilité.

De jour en jour la rose perdra de sa splendeur

Comme toutes les belles  elle est  éphémère…

Vous Messieurs qui vous étiez laisser surprendre par sa beauté

Devant ses pétales fanés n’aurez plus que vos yeux pour pleurer.

(Roberte Colonel

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« Au lieu de se plaindre de ce que la rose a des épines il faut se féliciter de ce que l’épine est surmontée de roses et de ce que le buisson porte des fleurs. » (Joseph Joubert)

 

 

 

 

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Si ma vie était un bouquet…

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Et si ma vie était un bouquet que je composerais d’un maximum de variétés et de couleurs pour le rendre le plus attirant possible? Et si le fait de ne pas sélectionner, mais de tout prendre de ce que j’aime, donnait justement à ce bouquet sa personnalité?

Et si mon bouquet était fait de mes ambivalences, voire même de mes contradictions? Peut-être que celles-ci font de lui ce qu’il est, c’est-à-dire quelque chose de vivant, de non figé, prêt à accueillir encore d’autres fleurs ? Il y a de la place dans mon bouquet. Autant pour mes amis que pour mes coups de cœur. Et ce que j’aime moins avec le temps reste là, quelque part, sans disparaître, mais moins en évidence qu’au départ.

Oui, la vie est sûrement un bouquet. Je ne sais pas encore quelles teintes j’y ajouterai, mais ce que je sais, c’est que ce soir il aura de jolies couleurs. Il n’aura pas tout à fait le même aspect que ce matin. Rien que cette perspective m’enchante. Et tant pis si des ennuis s’y ajoutent, ou même des déceptions. Un autre jour, ils seront remplacés par des joies, ainsi va la vie.

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Un mot qu’il ne fallait pas écrire…

 

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Juste un mot de trop,

 Qu’il ne fallait pas écrire,

Un mot mal interpréter

un  mot écrit dans l’absurdité

de l’ instant.

Un mot qu’on ne peut rattraper

Le mal est fait.

Juste  pour oublier hier,

altes Buch mit Tusche und Feder

Et ce faire pardonner.

Juste une heure pour se confier,

Mais juste un siècle pour rêver.

Juste une minute pour se donner

 Une seconde pour se désirer.

Juste un rien d’éternité

 Pour apprendre à partager.

Juste un clin d’œil pour frissonner.

Un soir pour s’abandonner.

Juste une nuit pour s’enflammer

 Mais toute une vie pour s’aimer.

Roberte Colonel

Publié dans poèsie

Comme il est bon de rire…

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Quand molière fait dire

A l’une de ses servantes:

« Tuez-moi mais laissez-moi rire »

C’est le droit de bien vivre,

Que ce poète nous chante.

L’humour se partage,

La haine se propage,

L’amour est le présage

Du mal qui tourne la page.

Sans envie d’abîmer la vie

 Je voudrais vous dire

Comme il est bon de rire,

D’aimer vivre à l’envie

Dans un monde sans nuage.

(Roberte Colonel)

 

Pour information: les portaits de femmes Vietnamiennes sont de Rehahn un jeune photographe qui a récemment eu l’occasion de visiter le Vietnam. Au fil de son voyage, il a pu rencontrer des personnes remarquables et qui ont accepté d’être prises en photo. Le jeune homme a donc immortalisé leurs rires et sourires cachés timidement par leurs mains. Par respect, modestie ou politesse, ces Vietnamiens, petits et grands recouvrent leur visage avec leurs mains. Découvrez ces magnifiques portraits de sourires timidement voilés.

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Le passé…

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Le passé laisse une trace c’est pour ça que j’écris des mots pour épancher mon cœur, crever l’abcès, évacuer la douleur, mais encore, pour raturer les souffrances de ma vie, pour gommer les traits tirés de mes larmes qui ont trop coulés, pour dessiner un lendemain revigoré par l’exaltation parfumée d’une rose.

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Je veux écrire l’espoir d’un nouveau jour car j’ai l’espoir d’écrire ce jour sans rature.

Ecrire qu’aujourd’hui, je suis encore, et toujours, sa muse.

Je veux donner à mon cœur le poids léger d’une plume pour qu’il puisse se remettre à battre plus vite, plus fort,  au son de ces je t’aime.

Je veux garder l’espoir pour prendre la valve à rebours, celle qui met le mal en fuite.

Et maintenir grand ouvert la valve qui gagne pour offrir  à mon coeur l’espoir d’un destin éblouissant, de joies et de plaisirs.   (Roberte Colonel)

Publié dans Non classé, poèsie

Ces roses pour moi…

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Ces roses pour moi…

Ces  roses  pour moi destinées

Par le choix de sa main,

Au premier feu du lendemain

Elles étaient fanées.

Avec les heures un à un,

Dans la vasque de cuivre,

Leur  calice tinte et délivre

Une âme à leur parfum.

Liée, entre tant, ô ménesse,

Qu’à travers vos ébats,

J’écoute résonner tout bas

Le glas de ma jeunesse.

(Paul-Jean Toulet 1867- 1920) Ecrivain et Poète Ami de Toulouse Lautrec

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Paul-Jean Toulet Né le 5 juin 1867au Béarn et mort au Pays basque le 6 septembre 1920. Paul-Jean Toulet mène à Paris, pendant quatorze ans, une existence qu’il qualifiait lui-même de dissolue. Ami de Maurras et de Toulouse-Lautrec, il participe à diverses revues, comme le Divan ou La Vie parisienne, et il écrit quelques romans, aux intrigues assez lâches, mais où apparaissent des dons certains de conteur. Le leitmotiv de ces romans (Monsieur du Paur, 1898 ; Les Demoiselles La Mortagne, 1905-1907 ; ou Mon amie Nane, 1905) est la femme légère. En 1920, l’année de sa mort, les Contes de Béhauzigue le consacrent enfin comme écrivain et maître du groupe des « fantaisistes », qui se manifestaient depuis 1912. Contre l’artifice des néo-romantiques et des néo-symbolistes, les fantaisistes développent un certain cynisme jamais dépourvu de tendresse. Aussi sont-ils beaucoup plus que des chroniqueurs ou des chansonniers, et leur liberté spirituelle, assortie d’une ironie discrète, influença Apollinaire. Les textes de Toulet sont pleins de verve et de sarcasmes, dans la tradition d’une poésie française très ancienne, puisque c’est à Marot qu’on a parfois comparé Toulet. On peut trouver aussi certaines évocations d’un dandysme pervers derrière l’apparente nonchalance du style. La Jeune Fille verteroman paru en 1920, est, en revanche, d’un style précieux. Dans Contrerimes, son véritable chef-d’œuvre paru en 1921, après sa mort, Toulet suggère un sensualisme esthétique exprimé dans de courts poèmes, quatrains où les vers riment à contre-longueur, à contre-temps, où les rimes masculines et féminines s’inversent. La badinerie des contes laisse ici place à une mélancolie ironique qui laisse apparaître, sans amertume, une sincère émotion.

Publié dans Non classé, poésie

Le Serment

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Le Serment

Idole de ma vie, 
Mon tourment, mon plaisir,
Dis-moi si ton envie
S’accorde à mon désir ?
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Donne-moi l’espérance ;
Je te l’offre en retour.
Apprends-moi la constance ;
Je t’apprendrai l’amour.
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Sois d’un cœur qui t’adore
L’unique souvenir ;
Je te promets encore 
Ce que j’ai d’avenir.
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Vers ton âme attirée 
Par le plus doux transport,
Sur ta bouche adorée 
Laisse-moi dire encor : 
Comme je t’aime en mes beaux jours,
Je veux t’aimer toujours.

Marceline Desbordes-Valmore

Poétesse

De 1808 à 1810, elle a une liaison passionnée avec le comédien et homme de lettres Henri de Latouchel, qu’elle nomme Olivier dans ses poèmes. En 1816, elle perd le fils qu’elle a eu avec lui.

Elle se marie en 1817 avec un acteur, Prosper Lanchantin, dit Valmore, rencontré alors qu’elle jouait à Bruxelles. Elle en aura quatre enfants, dont un seul, Hippolyte Valmore, lui survivra (Junie et Inès décèdent en bas âge, et Hyacinthe, dite Ondine, compose des poèmes et des contes avant de mourir à l’âge de 31 ans).

Marceline Desbordes-Valmore publie en 1819 son premier recueil de poèmes, Élégies et Romances, qui attire l’attention et lui ouvre les pages de différents journaux tels que le Journal des dames et des modes, l’Observateur des modes et la Muse française. En effet, son mari n’est guère aisé et sa popularité, à elle, a perdu de son aura : c’est ainsi tout d’abord pour un intérêt financier qu’elle se met à écrire. Le couple s’installe à Lyon. Marceline Desbordes-Valmore continue à voir Henri de Latouche, et entretient avec lui une relation épistolaire soutenue. Par la suite, ses ouvrages les plus importants sont les Élégies et poésies nouvellesen 1824, les Pleurs en 1833, Pauvres fleurs en 1839 et Bouquets et prières en 1843. En 1832, elle cesse définitivement son activité au théâtre pour se consacrer à l’écriture. Toutes ses œuvres, dont le lyrisme et la hardiesse de versification sont remarqués, lui valent une pension royale sous Louis-Philippe Ier et plusieurs distinctions académiques. Elle écrit aussi des nouvelles et compose des Contes pour enfants, en prose et en vers. En 1833, elle publie un roman autobiographiqueL’Atelier d’un peintre. Elle y met en évidence la difficulté d’être reconnue pleinement comme artiste pour une femme.

Fin de vie

Marceline Desbordes-Valmore décède à Paris, dans sa dernière demeure au 59, rue de Rivoli, le 23 juillet 1859, en ayant survécu au décès de presque tous ses enfants, de son frère et de maintes amies. Elle fut surnommée « Notre-Dame-Des-Pleurs » en référence aux nombreux drames qui jalonnèrent sa vie3. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (26e division).

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Tout ce qui est écrit continue de vivre dans l’absence.

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  Tout ce qui est écrit continue de vivre dans l’absence. (Louis Aragon)

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Nous dormirons ensemble

Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l’enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C’était hier que je t’ai dit
Nous dormirons ensemble

C’était hier et c’est demain
Je n’ai plus que toi de chemin
J’ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l’amble
Tout ce qu’il a de temps humain
Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J’ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t’aime que j’en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble.

Louis Aragon

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Pauline la coquine

Charef Berkani

silence

Elle avait connu les abimes
Des pentes où le chagrin s’abime
Pauline la coquine

Elle avait rêvé des jours de tourmente
Du déclin du soleil qui s’invente
Pauline la coquine

Elle avait aimé détester la vie
Tuer le temps pour voir surgir l’oubli
Pauline la coquine

Elle avait oublié ses hauts le cœur
Sur le fil du souffle de son bonheur
Pauline la coquine

Elle espérait de meilleurs lendemains
Pour la brise qui caresse ses mains
Pauline la coquine

Berceau de ses plaisirs qui s’éveillent
Sans regrets des longues nuits de veille
Pauline la coquine

Elle a égrené un à un ses jours
Sacrifiés sur l’autel de son amour
Pauline la coquine
Charef

Inspiré d’un billet de Roberte Colonel

Voir l’article original

Publié dans Non classé, texte écris

Le Silence…

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Le Silence…

De La fenêtre sans rideau, et par de là les sapins recouvert de neige, Pauline regarde les flocons tomber  un a un sur  le sol gelé du jardin. Un épais tapis blanc recouvre les arbres et les fleurs. . Cependant que son visage arbore une tendresse infinie, elle se sent très seule en ce début de soirée. Elle n’imaginait pas que cette passion ardente et douloureuse qu’elle vivait avec Guillaume  put la tourmenter de cette façon. Son absence  s’éternisait  sans qu’elle  en comprenne la raison. Ce pouvait il qu’il se soit lassé d’elle ? Était-il simplement retenu à cause du mauvais temps ? Et que peut être, elle ne le reverrait  jamais ! Il  le lui arrivait de la laisser sans nouvelle, et son retour lui donnait une impression ambiguë, à la fois nostalgique et désespérée que cela puisse se reproduire. La lueur du jour s’amenuisait de minutes en minutes et sa petite vie sans lui redevenait triste. Elle avait redouté cela, qu’un jour tout finisse entre eux mais pas ainsi, pas sans un mot ! Tantôt elle avait l’impression de s’être fait une montagne de cette absence de nouvelles dont jamais il ne parlait à son retour.  Tantôt au contraire, ce silence était trop clairement celui qu’il faisait pour rendre toute chose entre elle et lui pénible et, semble t’il,  irrémédiable. D’ailleurs sa perplexité ne cessait pas, protégeant encore une espérance. Es ce important ? Songeait-il sans cesse à  partir ? Pour aller ou ?  N’ importe où ?  Tout cela donnait mal à la tête à Pauline, mais sans pour autant la décider à le questionner sur son ressenti amoureux.  Elle n’en disait rien, pourtant ces silences l’exaspérait d’autant qu’il la laissait la, sans le moindre mot d’excuse. Il avait tellement changé !….

Pauline se dit qu’elle en avait connu des abîmes et descendu des pentes où le chagrin ravine les jours de tourmentes. Elle avait rêvé de soleil qui s’éteignait à vue au moment du réveil. Elle avait vécu des rancœurs à détester la vie, tuer les heures pour voir surgir l’oubli. Elle avait trouvé des bonheurs à  couper le souffle à oublier ses souffrances.  Perçu le sublime, espérer demain, sans regretter la veille,  et suivi des chemins où le plaisir s’éveille. Elle avait fait le bilan de sa vie sans détour après s’être dit que ce qui est important c’était  d’être vivante. Elle rêvait à cet instant ou elle oublierait son silence, déjà ces griefs s’estompait, se diluait.  Ce soir son amour pour Guillaume venait de sombrer …   Roberte Colonel.

Merci à  Franciane pour cette jolie création.

Publié dans Non classé, Pensées, poèsie

Les coquillages

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Les coquillages

Chaque coquillage incrusté
Dans la grotte où nous nous aimâmes
A sa particularité

L’un a la pourpre de nos âmes
Dérobée au sang de nos cœurs
Quand je brûle et que tu t’enflammes ;

Cet autre affecte tes langueurs
Et tes pâleurs alors que, lasse,
Tu m’en veux de mes yeux moqueurs ;

Celui-ci contrefait la grâce
De ton oreille, et celui-là
Ta nuque rose, courte et grasse ;

Mais un, entre autres, me troubla.

Paul Verlaine

Publié dans conte, Non classé

Chat timide fait souris effrontée…

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« Chat timide fait souris effrontée »

Il était une fois, une adorable petite souris gentille, douce qui ne faisait pas de bruit, qui ne chercher que l’amitié. Elle menait une vie tranquille dans un petit endroit sûre. Elle se pensait être à l’abri du rôdeur le vilain matou qui n’avait qu’une idée en tête, l’attirer dans un recoin de sa vie. Il l’avait découverte alors qu’elle  était à se prélasser tranquillement derrière le  bureau de Rose Monde. Ce sacré mistigri lui avait minaudé de doux ronrons et l’avait regardée avec de gros yeux tout ronds. Souricette avait eu un peu peur de lui. Mais elle n’était pas de la race des dégonflées aussi, accepta telle que gros matou se rapproche un peu plus prêt, juste pour voir s’ils pouvaient devenir des amis. Gros matou semblait ravi, il lui promit de bien se comporter ce qu’il fit pendant des jours entiers. Il la laissât même manger dans son écuelle. Souricette appréciât sa compagnie et gros matou devint de plus en plus câlin. Elle l’aimait son gros matou ! Cependant, elle resta toujours sur ses gardes il en allait de sa survie. elle savait depuis longtemps que les matous ça n’aime pas les gentilles petites souris ! Au moindre coup de patte de gros matou elle s’en éloignerait. Elle lui avait bien fait comprendre ! Leur idylle était joyeuse, et douce. Mais un gros matou restes toujours en chasse, il y a besoin de proie c’est dans sa nature de prédateur. Il est incorrigible. Si elle devait un jour le quitter se serait sous le prétexte qu’il lui aurait donné un vilain coup de griffe. Son choix serait alors vite fait. Elle choisirait de rester seule plutôt que de supporter les attaques de gros matou !

Souricette savait, que pour chaque fin qu’elle quelle soit, il y aurait toujours un nouveau départ.

Conclusion : soit cette petite souris grise est téméraire voire suicidaire soit ce chat tigré est patient et joueur. En effet, tout vient à point à qui sait attendre. Sur cette image on a presque l’impression que les deux comparses sont amis et que le chat ne fera aucun mal à la souris curieuse qui lui fait face. Le chat est un animal malin et peu craintif alors il y a plus de chances que ce dernier soit à l’affut en faisant mine de dormir plutôt qu’il ne soit ami de son habituelle proie. A mon sens, le proverbe signifie qu’il ne faut pas laisser de marge de manœuvre aux prédateurs car ceux-ci en profite aisément. (Roberte Colonel)

Ce conte fait suite à : « sous la douceur d’un prédateur »  publié sur ce blog le 1er décembre 2015.

NB/J’avais écris le 14 Février 2014 « Adorable petite souris gentille » j’ai repris le billet en le modifiant légérement pour le besoin de ce conte.

Publié dans Non classé, poésie

Sous la douceur, un prédateur…

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Sous la douceur, un prédateur

Il charme l’auditoire d’un cil en battement ;

De son regard amande doux et mystérieux

Eponge la tristesse au voile de vos yeux

Pour trouver en votre âme un tendre épanchement.

Il vous émeut, vous fascine vous trouble et vous séduit

Essuie votre chagrin sur le drap de la nuit

Et parfume vos rêves d’effluve de printemps

Quand le clair du matin mêle l’or à l’argent

Soulève les paupières et les corps paresseux

Il vous pousse hors du lit en petit coups nerveux :

Sont ventre crie famine ! Rêver n’est plus temps !

Sa douceur  cache un instinct violent.

Comme ceux de sa race, il chasse la souris ;

C’est son jeu favori pour tromper son ennui,

Un jeu souvent mortel ou s’invite le sang.

Nez au vent, sa conquête au jardin va flânant

Le cœur empli de fleurs, espère une amoureuse

Pour nourrir l’insomnie et son vide ennuyeux

Mais ne pense un instant rencontré malfaisant.

Et pourtant, il est là qui l’épie, qui l’attend,

Préparé à bondir lestement et sans bruit

Prêt au macabre jeu de l’amour qui s’enfuit

De  la loi du plus fort sur le faible pensant.

Le cri de la souffrance le laisse indifférent

Il jouit de la faiblesse et du regard vitreux

D’une mort programmée par le jeu pernicieux

D’un prédateur sans âme blanc de tout sentiment.

Las des proies bon marché son chemin traversant

S’offrant sans retenue à son regard qui luit.

Il choisit une cible pour plus grand appétit…

De ce choix, il apprit à être moins gourmand.

(Michèle Brodowicz)

Image Monika Wegler photographe, et écrivain, elle écrit des livres sur les animaux, y compris les lapins. Ses livres ont été publiés depuis les années 1980.

Image déjà utilisée dans un de mes écrits le 14 Février 2014 intitulé : « Adorable petite souris gentille »