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A quoi tient L’amour…

 

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A quoi tient L’amour ? On croit qu’il va durer jusqu’a la mort. Les romans nous enseigne cela mais la réalité est parfois différente ce qui fait qu’amour ne rime pas avec toujours…

Il s’était aimés de jours comme de nuit » Le ciel est bleu, la mer est bleue, leurs âmes est bleu, leurs passions grondent et roulent, mais cet orage qui n’éclate pas figure assez bien l’état de leurs âmes… leurs passions grondent et roulent, mais c’est hélas, en d’autres lieux que les rafales désirées balaient les pluies dont ils ont soif, et leurs cœurs restent aride. Ils restent longtemps silencieux. Des météores rayaient le ciel. Doucement elle se pencha vers lui et, en souriant, dit, comme si c’était une chose très simple et sans importance :

« Je crois que je t’aime. »

Il fut surpris, envahi par une joie torrentielle et, malgré lui, après un instant, murmura :

« Je t’aime aussi. »

Elle ferma les yeux et dit : »Ah ! »Comme si un coup venait de la frapper au cœur. Dans un éclair, il avait perçut qu’il y avait en cet : »Ah ! » Du bonheur, de la surprise, de l’adoration, de la souffrance.

Au dehors, la lune était couchée. Les étoiles brillaient, dans un ciel bleu noir. L’orage s’était provisoirement éloigné d’eux.  Elle le regarda et rejeta la tête à l’arrière, avec un sourire tendre. Je te fais peur ?

-Peur ? Je n’ai jamais été plus heureux, dit-il. Il avait l’impression d’être hors du monde, dans quelque bulle enchantée, et ne pouvait arriver à se souvenir que cela puisse lui être arrivé d’aimer de nouveau. Plusieurs fois, il ouvrit les lèvres comme pour parler, mais aucun son ne sortit. Ils restèrent sans parler, les yeux dans les yeux. De temps à autre il secouait la tête comme pour ce dire « Non » à lui même.

– A quoi penses-tu ? Dit-elle.

-Eternelle question de toute femme à tout homme.

-Parce que les hommes ne disent jamais ce qu’ils pensent…Je suis tout a toi ; Tu n’es pas tout à moi…

– Comment serais-je tout à toi ? Je suis un homme chargé de souvenirs. J’ai un pays, une femme…

Il voulu l’embrasser ; elle détourna la tête pour qu’il ne la vit pas pleurer… (Texte Roberte Colonel)