Souffle vent du fanatisme !

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« Certains souvenirs se refusent à sombrer dans l’oubli, quels que soient le temps écoulé ou le sort que la vie nous ait réservé. Des souvenirs qui gardent toute leur intensité et restent en nous comme la clé de voûte de notre temple intérieur… »Haruki Murakami »

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Il ne faut pas oublier mais recommencer , apprendre que la blessure ne s’éffacera pas, mais elle cessera de saigner, puis, ce cicatrisa.Elle deviendra une présence endormmie très fidéle qu’on apprend à emporter avec soi à travers sa vie, a travers ses autres peines et même à travers ses joies.

Souffle vent du fanatisme !

Tu imaginais pouvoir tuer, balayer tout sur ton passage!

Tu voulais continuer d’endeuiller notre Patrie chérie?

C’était sans conter sur la clarté pure d’un nouveau jour

qui  effacera  la noiceur de ton imposture.

Au soleil retrouvé au coeur de la nature

Il fera renaître  le bonheur  en vainqueur.

Le soleil reprendra ses droits afin de recréer les couleurs

qui justifient la foi.

Reviendra aussi ce jour, où la force de sourire, de s’épanouir,

Soufflera le vent du bonheur absolu où le malheur ne sera plus.

Roberte Colonel.

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T’en souviens t-il ?

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T’en souviens t-il ?

lorsque toutes ailes déployées

Nous voguions dans nos ébats amoureux

Quand tout à coup tu laissas tomber ces mots :

Dissipe la nuit mon amour,

Aimons-nous, aimons-nous !

Le vent jeta l’écume de ces ondes sur le rivage.

Nous n’entendions plus le bruit des vagues

Venues se fracasser sur les  rochers.

Je n’entendais que ta voix si chère

Me murmurer tendrement :

Hâtons nous, hâtons nous de nous aimer.

Les parfums légers des embruns embaument les cieux.

Le temps nous  échappe et fuit

Laisse-nous savourer ces doux instants,

Ecouter la douce mélodie d’amour

Du vent dans la brise qui frémit.

ô ! Temps suspend ton envol,

Laisse-nous oublier les heures,

Et savourer cet instant du plus beau de nos jours.

Roberte Colonel

Merci à Pascal Rebeillard pour cette très belle photo.

Eh ! L’oiseau!

 

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Eh ! L’oiseau

Comme chaque matin un petit  moineau

Est venu picorer mes miettes de pain.

Il m’a fièrement  observée !

La tête penchée, il m’a regardé

Il m’a même semblait  qu’il se moquait!

Ne me regarde pas ainsi l’oiseau

Si je te parais étrange,

Je ne suis pas, pour autant  triste.

Je contemple ma vie sans plus voir les récifs

Qui en leurs temps, ont pu me faire pleurer.

Mais c’est fini, j’arrête de jouer !

Au nom de cet amour que j’éprouvais

Je pardonne le mal qu’ils m’ont fait.

Aujourd’hui, je ne garde

Que les bons  souvenirs.

Eh ! L’oiseau, si je te parais triste

Sache que je ne le suis pas.

Dans tous les moments où je les ai aimés

J’avais oublié ma fragilité.

Puis, progressivement est venue

Ma peur de ne plus être aimée.

J’ai vécu, j’ai frémi, j’ai aimé.

Eh ! L’oiseau  tu ne me crois pas lorsque je dis

Que maintenant là ou s’en va ma vie

J’inscrirais mes jours sur une ardoise magique.

Je suis dans l’avenir, plus dans le passé.

Roberte Colonel

A quoi tient L’amour…

 

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A quoi tient L’amour ? On croit qu’il va durer jusqu’a la mort. Les romans nous enseigne cela mais la réalité est parfois différente ce qui fait qu’amour ne rime pas avec toujours…

Il s’était aimés de jours comme de nuit » Le ciel est bleu, la mer est bleue, leurs âmes est bleu, leurs passions grondent et roulent, mais cet orage qui n’éclate pas figure assez bien l’état de leurs âmes… leurs passions grondent et roulent, mais c’est hélas, en d’autres lieux que les rafales désirées balaient les pluies dont ils ont soif, et leurs cœurs restent aride. Ils restent longtemps silencieux. Des météores rayaient le ciel. Doucement elle se pencha vers lui et, en souriant, dit, comme si c’était une chose très simple et sans importance :

« Je crois que je t’aime. »

Il fut surpris, envahi par une joie torrentielle et, malgré lui, après un instant, murmura :

« Je t’aime aussi. »

Elle ferma les yeux et dit : »Ah ! »Comme si un coup venait de la frapper au cœur. Dans un éclair, il avait perçut qu’il y avait en cet : »Ah ! » Du bonheur, de la surprise, de l’adoration, de la souffrance.

Au dehors, la lune était couchée. Les étoiles brillaient, dans un ciel bleu noir. L’orage s’était provisoirement éloigné d’eux.  Elle le regarda et rejeta la tête à l’arrière, avec un sourire tendre. Je te fais peur ?

-Peur ? Je n’ai jamais été plus heureux, dit-il. Il avait l’impression d’être hors du monde, dans quelque bulle enchantée, et ne pouvait arriver à se souvenir que cela puisse lui être arrivé d’aimer de nouveau. Plusieurs fois, il ouvrit les lèvres comme pour parler, mais aucun son ne sortit. Ils restèrent sans parler, les yeux dans les yeux. De temps à autre il secouait la tête comme pour ce dire « Non » à lui même.

– A quoi penses-tu ? Dit-elle.

-Eternelle question de toute femme à tout homme.

-Parce que les hommes ne disent jamais ce qu’ils pensent…Je suis tout a toi ; Tu n’es pas tout à moi…

– Comment serais-je tout à toi ? Je suis un homme chargé de souvenirs. J’ai un pays, une femme…

Il voulu l’embrasser ; elle détourna la tête pour qu’il ne la vit pas pleurer… (Texte Roberte Colonel)

 

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ…

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Et si aujourd’hui nous redevenions des enfants…je vous propose pour ce faire de lire ce conte  mon premier essais…

La forêt

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ.

Jamais on n’avait vu plus belle forêt dans la région . . . les sapins se dressaient majestueux, entourés d’une variété de petits arbrisseaux dont le feuillage se parait des plus belles couleurs de l’automne. Les pommes de pins tombant sur la mousse odorante laissaient s’échapper  leurs graines qui s’envolaient de ci de là.

Dès la tombée du jour, la forêt devenait  un magnifique théâtre où se côtoyaient toutes sortes d’animaux : des  biches, des chevreuils, des hiboux, des lapins, et puis de drôles de petits lutins qui hantaient chaque nuit la forêt.  Ils dansaient, dansaient  et foulaient  la mousse.

Il y avait ce matin là de gros nuages laiteux dans le ciel. Les arbres de la forêt frissonnaient sous le vent glacial. Serrés les uns contre les autres, tous  pensèrent qu’un malheur allait se produire. Soudain, au détour du chemin, ils aperçurent la voiture du garde forestier. Elle s’arrêta au bout de l’allée centrale puis, très vite, le garde se mit à palper l’écorce des sapins. Il leva la tête vers le ciel d’un œil critique en maugréant que  le temps allait changer ! Il  va sans doute neiger avant que nous ayons fini de couper tous ces arbres ! Les pauvres sapins, sous sa main, tremblaient.  Ils avaient si peur de cet homme et de ses grosses mains avides  qui entouraient leurs troncs !

Le roi des sapins venait de comprendre que sa fin était toute proche. Que tous les arbres que cet homme venait de palper seraient sciés puis disparaitraient de ce magnifique endroit. A l’idée qu’il ne serait peut être plus jamais le roi de cette forêt, il laissa s’écouler sa résine en larmes dorées sur son écorce grisâtre. Bientôt il n’y aurait plus ici, qu’un terrain vague envahi de  ronces piquantes, pressées de prospérer sur  le sol.

Quel dommage de couper ces beaux sapins qui avaient si fière allure !  Ils avaient pris racines et vécus plusieurs décennies à cet  endroit. Pourquoi fallait-il donc s’en séparer? Le garde forestier  ne se souciait pas du ressenti des arbres et devait accomplir la charge qui lui avait été imposée. Son œil aguerri lui permettait de repérer chaque sapin à raser.  Cependant son cœur s’attendrissait à l’idée de devoir en couper un si grand nombre. Il lança quelques jurons… puis, contraint d’obéir, il tira de son gros sac en cuir une bombe de peinture rouge. Il devait marquer les troncs des arbres à scier afin de permettre  aux bûcherons, de les reconnaître.

Mon Dieu, se dit le roi des grands sapins, épargnez moi s’il vous plait ! En avril, à mon pied je laisse filtrer  la lumière du jour pour que la terre se réchauffe. Les jonquilles et les violettes odorantes dessinent un tapis de couleurs. Que deviendrait cet endroit si vous me coupez ? Pensez qu’en automne dans le sous bois percent les têtes de cèpes,  des pieds de moutons et des girolles. Les fourmis construisent des monticules de fourmilières et le coucou fait sont nid au faite de mes branches.

-Non ! Pitié ! Vous ne pouvez pas m’abattre ! Je suis très utile.  De mes aiguilles émane  de l’oxygène dont l’atmosphère a besoin pour la survie des hommes et de la nature !  S’il vous plait, ne me marquez pas à la peinture rouge. Épargnez-moi !

Les hommes venus tout exprès faire ce funeste travail n’entendirent pas sa plainte. Ils scièrent, scièrent les pauvres arbres sans défense … Un engin  bizarre se chargea de les dépouiller de leur écorce et pour finir une chenille articulée munie d’énormes  griffes s’empara des rondins de bois pour les charger sur le camion.

 

 

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Ne restait plus maintenant dans ce qui fut une si belle forêt, que  l’odeur pénétrante de la sciure de bois et de résine. On ne percevait plus aucun bruit, tout l’environnement était redevenu silencieux. Les hôtes de la forêt, les animaux,  les oiseaux par peur des hommes c’étaient réfugiés dans la forêt voisine.

Cependant, les gentils lutins petits démons espiègles eux ne désertèrent pas l’endroit et reprirent très vite possession du terrain. Ils décidèrent de ne pas laisser en l’état cette belle forêt délabrée! Pour cela, ils se mirent à danser, a tournoyer en tout sens sur la mousse douce du bois. Ils appelèrent  d’autres petits lutins à venir les rejoindre pour leur prêter main forte.  Il fallait se dépêcher, le temps pressait.  Ils ce devaient de remettre un peu de joie dans ce terrain déboisé. De toutes les forêts environnantes ils accoururent et tinrent une réunion publique. Chacun d’entre eux pu s’exprimer. Le vote se fit à main levée et la résolution fut adoptée. Les petits lutins devaient s’appliquer à danser,  sauter sur la mousse mouillée afin que les graines de pins puissent pénétrer et germer dans le sol. En une nuit,  grâce à ces petits démons espiègles, la forêt  retrouva de belle façon, son aura, et Dame nature se réjouit à nouveau de voir son terrain arboré.

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ.

Conte Roberte Colonel  1ere/ image de la forêt: blog  rien que des chats.canablog.com/  2é/ photo avec l’aimablable autorisation de photographie en disign studio 56

 

 

La puissance de ses mots…

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Je me suis laissé séduire par les mots de mon poète. Je l’avais attendu. Espéré. Sans savoir qu’il viendrait. Dés sa venue quelque chose avait bougé en moi parce que qu’il avait su trouvé les mots pour aller droit à mon cœur.

Sa poésie aux milles mots

 Elle enchante ma vie.

Il dit cette évidence dans nos âmes

Qui brûle sans brûler

Qui crie sans crier

Il y met tant de passion

 A sa façon de me dire

 Je t’aime mon amour.

Il me dit que ce qui ne se dit

Qu’aux anges et aux fées,

Et je suis la seule à le savoir.

L’éclat de sa voix

La force de ses mots m’émoi

Jusqu’au bord des larmes.

Roberte Colonel

Viens reprendre tes droits…

Hier j’avais pour toi les yeux de chimère.

J’avais enfin trouvé mon poète.

Au cœur de la nature tu me recréer

Les couleurs de l’arc en ciel.

Tu avais en mon cœur réinventé le mot bonheur.

Viens reprendre  tes droits,

Recréer les couleurs,

Que justifie ton désarroi.

Ferme les portes étroites,

Pour mieux ouvrir aux fleurs,

C’est aussi voir s’accroître

Le pouvoir de notre bonheur.

Laisse-moi t’aimer,  souffler le vent

De l’amour, du bonheur absolu

Pour amorcer le temps

Où le malheur n’est plus.

Roberte Colonel

D’après le texte l’ombre de l’ambre de Charef Berkani