Publié dans Non classé, Pensées, poésie

Souffle vent du fanatisme !

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« Certains souvenirs se refusent à sombrer dans l’oubli, quels que soient le temps écoulé ou le sort que la vie nous ait réservé. Des souvenirs qui gardent toute leur intensité et restent en nous comme la clé de voûte de notre temple intérieur… »Haruki Murakami »

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Il ne faut pas oublier mais recommencer , apprendre que la blessure ne s’éffacera pas, mais elle cessera de saigner, puis, ce cicatrisa.Elle deviendra une présence endormmie très fidéle qu’on apprend à emporter avec soi à travers sa vie, a travers ses autres peines et même à travers ses joies.

Souffle vent du fanatisme !

Tu imaginais pouvoir tuer, balayer tout sur ton passage!

Tu voulais continuer d’endeuiller notre Patrie chérie?

C’était sans conter sur la clarté pure d’un nouveau jour

qui  effacera  la noiceur de ton imposture.

Au soleil retrouvé au coeur de la nature

Il fera renaître  le bonheur  en vainqueur.

Le soleil reprendra ses droits afin de recréer les couleurs

qui justifient la foi.

Reviendra aussi ce jour, où la force de sourire, de s’épanouir,

Soufflera le vent du bonheur absolu où le malheur ne sera plus.

Roberte Colonel.

Publié dans Non classé, poésie

T’en souviens t-il ?

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T’en souviens t-il ?

lorsque toutes ailes déployées

Nous voguions dans nos ébats amoureux

Quand tout à coup tu laissas tomber ces mots :

Dissipe la nuit mon amour,

Aimons-nous, aimons-nous !

Le vent jeta l’écume de ces ondes sur le rivage.

Nous n’entendions plus le bruit des vagues

Venues se fracasser sur les  rochers.

Je n’entendais que ta voix si chère

Me murmurer tendrement :

Hâtons nous, hâtons nous de nous aimer.

Les parfums légers des embruns embaument les cieux.

Le temps nous  échappe et fuit

Laisse-nous savourer ces doux instants,

Ecouter la douce mélodie d’amour

Du vent dans la brise qui frémit.

ô ! Temps suspend ton envol,

Laisse-nous oublier les heures,

Et savourer cet instant du plus beau de nos jours.

Roberte Colonel

Merci à Pascal Rebeillard pour cette très belle photo.

Publié dans Non classé, poèsie

Eh ! L’oiseau!

 

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Eh ! L’oiseau

Comme chaque matin un petit  moineau

Est venu picorer mes miettes de pain.

Il m’a fièrement  observée !

La tête penchée, il m’a regardé

Il m’a même semblait  qu’il se moquait!

Ne me regarde pas ainsi l’oiseau

Si je te parais étrange,

Je ne suis pas, pour autant  triste.

Je contemple ma vie sans plus voir les récifs

Qui en leurs temps, ont pu me faire pleurer.

Mais c’est fini, j’arrête de jouer !

Au nom de cet amour que j’éprouvais

Je pardonne le mal qu’ils m’ont fait.

Aujourd’hui, je ne garde

Que les bons  souvenirs.

Eh ! L’oiseau, si je te parais triste

Sache que je ne le suis pas.

Dans tous les moments où je les ai aimés

J’avais oublié ma fragilité.

Puis, progressivement est venue

Ma peur de ne plus être aimée.

J’ai vécu, j’ai frémi, j’ai aimé.

Eh ! L’oiseau  tu ne me crois pas lorsque je dis

Que maintenant là ou s’en va ma vie

J’inscrirais mes jours sur une ardoise magique.

Je suis dans l’avenir, plus dans le passé.

Roberte Colonel

Publié dans Auteur, Ecrivain, Non classé

A quoi tient L’amour…

 

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A quoi tient L’amour ? On croit qu’il va durer jusqu’a la mort. Les romans nous enseigne cela mais la réalité est parfois différente ce qui fait qu’amour ne rime pas avec toujours…

Il s’était aimés de jours comme de nuit » Le ciel est bleu, la mer est bleue, leurs âmes est bleu, leurs passions grondent et roulent, mais cet orage qui n’éclate pas figure assez bien l’état de leurs âmes… leurs passions grondent et roulent, mais c’est hélas, en d’autres lieux que les rafales désirées balaient les pluies dont ils ont soif, et leurs cœurs restent aride. Ils restent longtemps silencieux. Des météores rayaient le ciel. Doucement elle se pencha vers lui et, en souriant, dit, comme si c’était une chose très simple et sans importance :

« Je crois que je t’aime. »

Il fut surpris, envahi par une joie torrentielle et, malgré lui, après un instant, murmura :

« Je t’aime aussi. »

Elle ferma les yeux et dit : »Ah ! »Comme si un coup venait de la frapper au cœur. Dans un éclair, il avait perçut qu’il y avait en cet : »Ah ! » Du bonheur, de la surprise, de l’adoration, de la souffrance.

Au dehors, la lune était couchée. Les étoiles brillaient, dans un ciel bleu noir. L’orage s’était provisoirement éloigné d’eux.  Elle le regarda et rejeta la tête à l’arrière, avec un sourire tendre. Je te fais peur ?

-Peur ? Je n’ai jamais été plus heureux, dit-il. Il avait l’impression d’être hors du monde, dans quelque bulle enchantée, et ne pouvait arriver à se souvenir que cela puisse lui être arrivé d’aimer de nouveau. Plusieurs fois, il ouvrit les lèvres comme pour parler, mais aucun son ne sortit. Ils restèrent sans parler, les yeux dans les yeux. De temps à autre il secouait la tête comme pour ce dire « Non » à lui même.

– A quoi penses-tu ? Dit-elle.

-Eternelle question de toute femme à tout homme.

-Parce que les hommes ne disent jamais ce qu’ils pensent…Je suis tout a toi ; Tu n’es pas tout à moi…

– Comment serais-je tout à toi ? Je suis un homme chargé de souvenirs. J’ai un pays, une femme…

Il voulu l’embrasser ; elle détourna la tête pour qu’il ne la vit pas pleurer… (Texte Roberte Colonel)

 

Publié dans Ecrivain, Non classé, texte écris

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ…

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Et si aujourd’hui nous redevenions des enfants…je vous propose pour ce faire de lire ce conte  mon premier essais…

La forêt

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ.

Jamais on n’avait vu plus belle forêt dans la région . . . les sapins se dressaient majestueux, entourés d’une variété de petits arbrisseaux dont le feuillage se parait des plus belles couleurs de l’automne. Les pommes de pins tombant sur la mousse odorante laissaient s’échapper  leurs graines qui s’envolaient de ci de là.

Dès la tombée du jour, la forêt devenait  un magnifique théâtre où se côtoyaient toutes sortes d’animaux : des  biches, des chevreuils, des hiboux, des lapins, et puis de drôles de petits lutins qui hantaient chaque nuit la forêt.  Ils dansaient, dansaient  et foulaient  la mousse.

Il y avait ce matin là de gros nuages laiteux dans le ciel. Les arbres de la forêt frissonnaient sous le vent glacial. Serrés les uns contre les autres, tous  pensèrent qu’un malheur allait se produire. Soudain, au détour du chemin, ils aperçurent la voiture du garde forestier. Elle s’arrêta au bout de l’allée centrale puis, très vite, le garde se mit à palper l’écorce des sapins. Il leva la tête vers le ciel d’un œil critique en maugréant que  le temps allait changer ! Il  va sans doute neiger avant que nous ayons fini de couper tous ces arbres ! Les pauvres sapins, sous sa main, tremblaient.  Ils avaient si peur de cet homme et de ses grosses mains avides  qui entouraient leurs troncs !

Le roi des sapins venait de comprendre que sa fin était toute proche. Que tous les arbres que cet homme venait de palper seraient sciés puis disparaitraient de ce magnifique endroit. A l’idée qu’il ne serait peut être plus jamais le roi de cette forêt, il laissa s’écouler sa résine en larmes dorées sur son écorce grisâtre. Bientôt il n’y aurait plus ici, qu’un terrain vague envahi de  ronces piquantes, pressées de prospérer sur  le sol.

Quel dommage de couper ces beaux sapins qui avaient si fière allure !  Ils avaient pris racines et vécus plusieurs décennies à cet  endroit. Pourquoi fallait-il donc s’en séparer? Le garde forestier  ne se souciait pas du ressenti des arbres et devait accomplir la charge qui lui avait été imposée. Son œil aguerri lui permettait de repérer chaque sapin à raser.  Cependant son cœur s’attendrissait à l’idée de devoir en couper un si grand nombre. Il lança quelques jurons… puis, contraint d’obéir, il tira de son gros sac en cuir une bombe de peinture rouge. Il devait marquer les troncs des arbres à scier afin de permettre  aux bûcherons, de les reconnaître.

Mon Dieu, se dit le roi des grands sapins, épargnez moi s’il vous plait ! En avril, à mon pied je laisse filtrer  la lumière du jour pour que la terre se réchauffe. Les jonquilles et les violettes odorantes dessinent un tapis de couleurs. Que deviendrait cet endroit si vous me coupez ? Pensez qu’en automne dans le sous bois percent les têtes de cèpes,  des pieds de moutons et des girolles. Les fourmis construisent des monticules de fourmilières et le coucou fait sont nid au faite de mes branches.

-Non ! Pitié ! Vous ne pouvez pas m’abattre ! Je suis très utile.  De mes aiguilles émane  de l’oxygène dont l’atmosphère a besoin pour la survie des hommes et de la nature !  S’il vous plait, ne me marquez pas à la peinture rouge. Épargnez-moi !

Les hommes venus tout exprès faire ce funeste travail n’entendirent pas sa plainte. Ils scièrent, scièrent les pauvres arbres sans défense … Un engin  bizarre se chargea de les dépouiller de leur écorce et pour finir une chenille articulée munie d’énormes  griffes s’empara des rondins de bois pour les charger sur le camion.

 

 

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Ne restait plus maintenant dans ce qui fut une si belle forêt, que  l’odeur pénétrante de la sciure de bois et de résine. On ne percevait plus aucun bruit, tout l’environnement était redevenu silencieux. Les hôtes de la forêt, les animaux,  les oiseaux par peur des hommes c’étaient réfugiés dans la forêt voisine.

Cependant, les gentils lutins petits démons espiègles eux ne désertèrent pas l’endroit et reprirent très vite possession du terrain. Ils décidèrent de ne pas laisser en l’état cette belle forêt délabrée! Pour cela, ils se mirent à danser, a tournoyer en tout sens sur la mousse douce du bois. Ils appelèrent  d’autres petits lutins à venir les rejoindre pour leur prêter main forte.  Il fallait se dépêcher, le temps pressait.  Ils ce devaient de remettre un peu de joie dans ce terrain déboisé. De toutes les forêts environnantes ils accoururent et tinrent une réunion publique. Chacun d’entre eux pu s’exprimer. Le vote se fit à main levée et la résolution fut adoptée. Les petits lutins devaient s’appliquer à danser,  sauter sur la mousse mouillée afin que les graines de pins puissent pénétrer et germer dans le sol. En une nuit,  grâce à ces petits démons espiègles, la forêt  retrouva de belle façon, son aura, et Dame nature se réjouit à nouveau de voir son terrain arboré.

N’oubliez jamais que pour chaque fin il y aura toujours un départ.

Conte Roberte Colonel  1ere/ image de la forêt: blog  rien que des chats.canablog.com/  2é/ photo avec l’aimablable autorisation de photographie en disign studio 56

 

 

Publié dans Non classé, poésie

La puissance de ses mots…

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Je me suis laissé séduire par les mots de mon poète. Je l’avais attendu. Espéré. Sans savoir qu’il viendrait. Dés sa venue quelque chose avait bougé en moi parce que qu’il avait su trouvé les mots pour aller droit à mon cœur.

Sa poésie aux milles mots

 Elle enchante ma vie.

Il dit cette évidence dans nos âmes

Qui brûle sans brûler

Qui crie sans crier

Il y met tant de passion

 A sa façon de me dire

 Je t’aime mon amour.

Il me dit que ce qui ne se dit

Qu’aux anges et aux fées,

Et je suis la seule à le savoir.

L’éclat de sa voix

La force de ses mots m’émoi

Jusqu’au bord des larmes.

Roberte Colonel

Publié dans Non classé

Viens reprendre tes droits…

Hier j’avais pour toi les yeux de chimère.

J’avais enfin trouvé mon poète.

Au cœur de la nature tu me recréer

Les couleurs de l’arc en ciel.

Tu avais en mon cœur réinventé le mot bonheur.

Viens reprendre  tes droits,

Recréer les couleurs,

Que justifie ton désarroi.

Ferme les portes étroites,

Pour mieux ouvrir aux fleurs,

C’est aussi voir s’accroître

Le pouvoir de notre bonheur.

Laisse-moi t’aimer,  souffler le vent

De l’amour, du bonheur absolu

Pour amorcer le temps

Où le malheur n’est plus.

Roberte Colonel

D’après le texte l’ombre de l’ambre de Charef Berkani

Publié dans livre

Surtout ne pas faire d’amalgame…

.Surtout ne pas faire d’amalgame…

Amalgame: fait d’associé artificiellement diverses idéologies pour les discréditer.

Hadji Baba, le père que l’on se rêverait !

S’il est des êtres hors du commun dont on aimerait partager la proximité, Hadji Baba est assurément de ceux-là. Le XXème siècle a profondément bouleversé l’Afghanistan, mais a su préserver le caractère généreux de son peuple. Les déchirements occasionnés par les guerres incessantes ont ravagé un style de vie, des certitudes, le pays entier. Pourtant, il reste encore des espaces dans les cœurs permettant de voir la lumière de l’amour, l’envie de transmettre ce dont on est dépositaire : l’ambition et le goût des autres.

Hadji Baba est passé à côté de son fils, par manque de temps, faute de doigté sans doute. L’accueil d’un garçon, orphelin, dans sa maison donne à l’homme l’opportunité de partager une vie dont il se pensait jusqu’alors seul dépositaire. Le miracle se produit et la sagesse d’Hadji Baba se transmettra vers Djon, son fils adoptif. Avec la sagesse, il a aussi donné soif de savoir et de connaissance au jeune homme, lui faisant découvrir des mondes impensables à celui qui n’a jamais quitté sa contrée. Djon avouera au soir de la vie du vieil homme : son désir de partir conquérir le monde… Ce nouveau déchirement, cependant, ne déplait pas vraiment à Hadji… De plus, l’éloignement provoquera un rapprochement bien improbable.

Un livre captivant, envoutant qui montre le visage vrai d’un peuple fier. Un grand moment d’émotion et de découverte d’un Islam tant décrié pafois….

4ème de couverture :

A l’abri des murs d’enceinte de sa maison, Hadji Baba, figure de la culture persane, prodigue son savoir ancestral au jeune orphelin Djon Ali. Lorsque le vieil homme s’éteint, son fils d’élection quitte le pays dans l’espoir de poursuivre le chemin de la sagesse. Commence alors un long périple : de la France à l’Angleterre, de la Suisse aux Etats-Unis, Djon Ali franchit des montagnes et des mers. Et s’initie, au sein de la diaspora afghane, à la vie occidentale. Le déracinement est douloureux mais l’optimisme infaillible. Entre mémoire, deuil et renaissance, « Le Jardin d’Hadji Baba » est le récit d’une odyssée bouleversante, tout en retenue et poésie. Contes aux parfums de roses et de cardamome, légendes des montagnes du Panshir forment les motifs de ce kaléidoscope tout à la fois nostalgique et moderne.

 

Isabelle Delloye a été successivement professeur de français à Kaboul, vidéaste au Nicaragua, céramiste à San Francisco puis libraire et éditrice à Paris. De son séjour en Afghanistan, avant l’invasion russe, elle a gardé un souvenir ébloui qui tranche sur les discours convenus sur l’Afghanistan. Après le très beau Femmes d’Afghanistan réédité chez Phébus en 2002, elle publie un nouveau roman nous contant les tribulations du jeune Djon Ali qui découvre le monde occidental.

Publié dans poésie

J’ai Mal à ma France…

 J’ai mal à ma France   En mémoire des victimes des attentats du 13 novembre 2015 coquelicot

Partout on tue

A quoi servirait-il de fuir?

Partout on tue, on incarcère.

Le monde est lassé à mourir de tant de haine et de guerres.

Et l’on a beau scruter le ciel, chercher derriére les nuages

Une lueur providentiellle, rien que la nuit, que les orages.

Et l’on a beau vouloir parler à coeur franc de ce qui nous hante.

Et l’on a beau vouloir crier qu’on a les pieds, mains liés

Comme personne ici crie, on se tait par humilité. (Maurice Carême.18899.1978)

 

Publié dans chanson

À mon dernier amour…

À mon dernier amour
Hier, enfant, tu m’as dit d’une voix inquiète, Souriant et boudant, te penchant dans mes bras : Toi qui chantes pour tous, infidèle poète, Sur nos jeunes amours ne chanteras-tu pas ? Tu fais métier d’écrire et sèmes ta parole. Dis ? que ne m’offres-tu ces bouquets que ta main Effeuille sur la route, insouciante et folle. Je veux glaner les fleurs que tu perds en chemin. Je me fâche, je veux que mon regard t’inspire, Que tu chantes mon cœur qui bat pour toi. Je veux Que tu dises à tous le miel de mon sourire, Et me lises tes vers en baisant mes cheveux. Va rimer nos amours, dans le silence et l’ombre. Je te donne un pensum et te mets en prison. Va chercher sur tes doigts la césure et le nombre, Et reviens, m’apportant aux lèvres ma chanson. Tu le vois, j’obéis, et penché sur ma table, Pâle, pressant mon front, ayant de l’encre aux mains, Mon enfant, je me donne un mal épouvantable, J’accouche avec labeur de ces quelques quatrains. J’ai froid. Tu n’es plus là pour me dire : Je t’aime. Ce papier blanc est bête et me rend soucieux. Lorsque de nos amours j’écrirai le poème, Je préfère l’écrire en baisers sur les yeux. Eh bien ! non, mon enfant, je t’aime et je refuse. Je sais trop ce que vaut l’once de ce parfum, Je n’invoquerai pas cette fille de Muse Qui vend au carrefour de l’encens pour chacun. Je ne t’appellerai ni Manon ni Musette, Et j’aurai le respect sacré de notre amour. La Laure de Pétrarque est un rêve, et Ninette Est l’idéale enfant du caprice d’un jour. Je n’imiterai pas les faiseurs d’acrostiches, Et, tout au fond de moi, je garderai ton nom. Jamais je ne voudrai joindre deux hémistiches, Pour enrouler mon cœur autour d’un mirliton. Il est de ces amours, banales et vulgaires, Qu’un poète menteur drape d’un manteau d’or. Il est, dans le ciel bleu, des amours mensongères, Que riment à seize ans les cœurs vides encor. Mais il est des amours profondes, des tendresses Qui forcent les amants à se parler tout bas, Emplissant les baisers de leurs âpres ivresses : Ces amours, on les vit, on ne les rime pas. Nos poèmes à nous, c’est, notre douce vie, C’est l’heure, chaque soir, passée à ton côté, Ce sont nos nuits de mai, mon rire et ta folie, Nos puissantes amours dans leur réalité. Toujours nous augmentons l’adorable poème. La page, plaise à Dieu, jamais ne s’emplira. J’y vais chaque matin écrire : Mon cœur t’aime, Et je mets au-dessous : Demain, il t’aimera. Voici tes vers, enfant. Je veux, en récompense, Que tu me laisses faire un chant à ma façon. Je te prends doucement dans mes bras, en silence : Mes baisers deux à deux vont rimer leur chanson. Écoute-les chanter sur ton front, sur tes lèvres. Ils ont le rythme, d’or des amoureux concerts. Ils bavardent entre eux, contant leurs douées fièvres… J’ai toujours des baisers, je n’aurai plus de vers.
Émile Zola

Publié dans citation

La bonté

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L’intelligence sans bonté est une arme bien dangereuse. (Françoise Sagan)

Il y a trois sortes de bonté qu’il ne faudrait pas confondre : celle qui réside dans l’intelligence, celle qui a sa source dans le cœur, et celle enfin qui naît d’une certaine faiblesse, ou, pour me servir d’un mot moderne, d’une certaine impressionnabilité des nerfs.

La première, plus grande, plus calme, plus constante, moins sujette à des excès et à des retours, mais un peu froide en apparence, se rencontre plus fréquemment chez les hommes ; on la pourrait nommer la bonté virile.

La troisième, passagère, superficielle, capricieuse, est, hélas ! seule à l’usage de la plupart des femmes.

Quant à la seconde, la bonté du cœur, je la tiens pour aussi rare que le génie.
Citation de Marie d’Agoult ; Esquisses morales (1849)
Read more at http://www.mon-poeme.fr/citations-bonte/#kxyxEYXw6Ox4FDK8.99

Publié dans et poèsie

Roule s’en roule ma vie à la tienne…

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Roule s’en roule ma vie à la tienne

Dans des je t’aime écris sur parchemin,

Dans mes attentes des petits matin blêmes

 dans mes craintes,

dans mes mots  subtiles

sans cesse renouvellés a  l’ancre de mes larmes.

Mots fragiles comme l’est  notre amour  qu’il faut protéger

 bien au-delà de l’infini et dans tout les moments.

Roule s’en roule ma vie à la tienne 

Ce beau sentiment  a grandit joliment  écartant les doutes,

Ne laissant jamais matrice de rancœur.

Pour voir le bonheur l’emporter sur la peur

 Tu me donna l’amour pour que de nouveaux jours

Voient la lumière briller  dans mes yeux  amoureux.

 (Roberte Colonel)

Merci à Mariejeanne pour son image 

Blog:   http:/mariejeanne1950 wordpress pour son image.

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Toi mon ami…

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Toi mon ami

Toi mon ami qui toujours doute j’ai donné rendez vous pour toi  aux lendemains qui chantent, aux jours bien plus doux, aux bonheurs qui s’inventent.  Regarde les fées qui veillent tout en haut de la voûte la ou naît le soleil. Si tu regarde en l’air tu verras ton étoile, et aussi tes misères quant elles se font la malle.

Si tu es dans le noir vois le chemin du rire frapper à ton miroir, et fais lui un sourire. Pour qu’il te surveille, j’ai appelé le soleil afin qu’il te revienne dans quelques jours à peine. Prends le temps de t’aimer pour voir tes larmes finir, au fil de l’amitié qui vient te secourir.

Prends le temps d’écouter ce que te demande ton cœur,  cesse de te détester, de te mettre à l’amande. Regarde vers la chance, oublie les heures noirs vois le bleu qui commence à revenir  te voir.

Vois tout ce que tu donnes  autour de toi, il est temps de t’écouter  et de  prendre le temps de t’aimer. Fais sauter les obstacles et déniche sa clef ; Alors tu revivras.  Lève le voile de ton âme tu verras les rivages interdis  où tu connu des abimes et descendu des pentes les jours de tourmentes. Espère demain sans regretter la veille. Va vers le soleil qui s’éveille. (Roberte Colonel)

Publié dans et poèsie

Dis Moi …

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Dis moi,

Dis moi ,si nous faisions une petite escale là où nous n’aurions  plus jamais mal.

Je veux regarder tout en bleu et ne plus rien prendre au sérieux.

On va étudier les plaisirs là où les rêves se réalisent et viennent nous prendre par surprise.

Dis moi, si on faisait une paranthése là où tous les ennuis se taisent.

Et puis travailler nos désirs oublier nos malheurs, et ne plus penser

Qu’a des  matins bonheurs  là  où les rêves se réalisent

Si nous inventions un nouveau bonheur qui durerait des heures et des heures.

 Dis moi, si nous faisions une p’tite escale là où on n’a plus jamais mal ;

Passer des jours devant les vagues et instaurer des tours de drague.

Traverser notre vie au soleil en s’disant : « l’existence est belle! »

Oublions tous les fous de guerre, et ne vouloir  que le nécessaire.

Dis moi, Si nous faisions une p’tite escale pour oublier que j’ai mal …

!cid_B179DE9A0EB343B2A392EBA12CA392A5@JaniePC(Robertecolonel)

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Ô maman !

Chrysanthemum rubellum morifolium - Photo de marguerite d'automne

A maman

Aujourd’hui 1 novembre c’est une journée de recueillement dans les cimetières. On fleurit de chrysanthème les tombes de nos défunts que nous avons aimés et hélas toujours trop disparus.  Maman aujourd’hui, je n’irais pas au funérarium pour me recueillir sur tes cendres. J’ai tant de fois pleuré d’avoir été séparée injustement de toi. Tes bras auraient dut être mon refuge ils me furent interdits. Je n’ai eu que mes larmes pour me consoler d’un chagrin infini de découvrir éparpillées sur un bureau tes courriers où ta vie me fut racontée. J’ai découvert ta douleur dans tes écrits, pour que l’on te rende ton enfant. Tes supplications n’ont pas été entendues. Ton destin fût un long cortège d’interdits, de malheurs, de privations. Depuis cette  découverte et apprenant que tu ne m’avais jamais abandonnée je me suis apaisée. Mes larmes se sont asséchées. Pour nous deux, il n’y aura jamais de retour sur une autre destinée. Je n’ai pas eu l’opportunité de te revoir, de t’assister dans ce qui fut ton dernier grand voyage. Il paraît que lorsque sa maman disparaît, c’est le monde entier qui s’écroule. L’enfant perd son premier point de repère et doit apprendre à se réorienter que c’est une étape vers l’équilibre. Alors pour sur j’ai du mettre en œuvre très tôt cette réorientation pour devenir moi-même, et apprendre à vivre avec mes manques de toi. Aujourd’hui je n’irais pas me recueillir au columbarium de Seyssins où nous t’avons déposé dans ton écrin entre montagne et verdure.

texte déja paru en novembre 2013

Ô maman! 

Ô maman !! Tu auras tout enduré

Tu es morte vaincue, humiliée.

Privée de ton enfant,

Seule tu avais fini par accepter d’être anéantie.

Alors que ton chagrin ruiné ta santé

 que tu as laissé ce délabré.

 Ta vie durant tu mas attendue.

Et Pour finir par ne plus attendre

mon retour

Que tu pensais impossible.

Ô maman toute ta vie tu as subit l’humiliation

De personnes qui n’ont pas voulu croire en ta sincérité.

Et pour cela tu n’as pu éviter d’être blâmée.

Doucement tes yeux ce sont fermés.

Ô maman,

Tu n’as pas su mes regrets de t’avoir toujours aimée.